Pentablog : Le blog du right cost, de l'offshore, du nearshore et du local

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Présentation des auteursClose
Frédéric Lasnier
Titre : President&Chief Executive Officer
Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.


Aymeric Libeau
Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D
Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise. Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman
Titre : COO - Vice President Business Development
Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Alexandra Mondanel
Titre : International Operations Officer
Bio : Après un stage de 4 mois au sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra a été recrutée en 2005 comme commerciale export. Cette jeune diplômée en Commerce International est une véritable européenne dans l’âme : de mère allemande et de père français, elle a fait une partie de ses études supérieures au Royaume Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe français pendant une année de césure. Son quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique à travers toute l’Europe.

Sophie Lelarge
Titre : Director Sales WW and BLs
Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients).
Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.


Pierre Peutin
Titre : Responsable de la Business Line Information Systems
Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems.
Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver
Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients.
Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin
Titre : Administrateur
Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs.
Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.



Aleth Delcenserie
Titre : Quality Manager
Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration, Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005.
A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO 9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008.
Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc
Titre : Office Manager Hanoi
Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore.
Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
Offshore et chaîne de valeur ajoutée : merci Laurence Parisot

Il y a très longtemps que j’ai envie de faire ce billet, et je le retardais sans cesse ; un peu par manque de courage devant un sujet aussi ardu qu’impopulaire
Et puis voilà, que tout à coup, la semaine dernière, en voyage à Tunis, Laurence Parisot m’a fait le pitch, gratos, en déclarant que les délocalisations peuvent être créatrices de valeurs pour l’ouest. Mieux encore, elle m’appelle (je l’ai pris pour moi), à mieux expliquer la chaîne de valeur ajoutée… Je ne pouvais plus reculer. Merci Laurence !

Dans mon métier, je dirai que globalement, et même en France, le concept de globalisation est toléré, voire admis, mais de là à le considérer comme vertueux, faudrait pas pousser pépère dans les orties.

Et pourtant, je vois deux bonnes séries de raisons que la France devrait considérer à l’heure de son inexorable : industrielles et fiscales.

- Les raisons industrielles : la France manque tout autant d’ingénieurs que de travailleurs qualifiés à ce jour. Qui a vu un ingénieur au chômage ? Qui a vu un dessinateur R&D au chômage et bien sûr un développeur de soft ?
Il faut à cet égard être absolument clair. La France, tout comme l’Allemagne d’ailleurs, souffre d’un déficit de main d’œuvre qui inhibe les capacités créatives et productrices de nos entreprises. Savez-vous que la France pourrait ne pas être en mesure de livrer les centrales nucléaires qu’elle vend à tour de bras, simplement par manque d’ingénieurs ?
Les capacités que les entreprises françaises mobilisent à l’étranger viennent s’insérer dans un processus de création de valeur français. Autrement dit, à leur livraison en France, les travaux produits à l’étranger profiteront d’un environnement qui les valorisera en terme d’usage… ils seront donc revendus plus chers… ce qui permettra à l’entreprise acheteuse des sous- ensembles produits hors de France de réinvestir, de mieux payer ses employés, de rémunérer des actionnaires français, mais aussi de payer plus d’impôts en France que si elle avait produit pour plus cher localement (eh oui !)…

Ajoutons, et cela s’est toujours passé comme ça dans mon expérience d’offshorer, que je n’ai jamais vu un seul de mes clients (regarder cette liste de success stories, mais attention, tous ne sont pas traités offshore) licencier un seul de ses salariés après nous avoir confié un contrat d’externalisation. En revanche, cela leur a en général permis de s’alléger de tâches de productions logicielles. Ce qui en retour a libéré de l’expérience acquise par la génération de développeurs précédente, en termes de créativité, de conception, de gestion de projet, d’architecture… Le processus d’outsourcing les a ainsi libéré de tâches de production et de management finalement évitables. Je ne parle même pas des services de testing… économiquement incompatibles avec les coûts français dès lors que l’on parle de compétitions avec des produits développés en extrême orient. Ainsi, c’est toute une capacité de création de valeur, par l’innovation, qui va se libérer par le transfert d’activités… qui vont elles mêmes permettre à des économies émergentes de connaître les bienfaits de notre merveilleux monde occidental !

Une dernière question, en forme de conclusion : vers quel pays part majoritairement la production indienne de logiciels ? Vous avez trouvé, n’est-ce pas ? Ce pays est-il menacé dans sa capacité d’innovation logicielle ? Ces entreprises sont-elles sur le point de disparaître ? En parallèle, cette année, la France vient de perdre un de ses rares représentants à l’extrémité de la chaîne alimentaire du software : Business Objects, dans le plus grand silence. A ce niveau, il ne me vient à l’esprit, désormais, que Dassault Systèmes.

- Au niveau fiscal maintenant : l’explication est beaucoup plus rapide, car elle découle toute entière du niveau industriel. La France, dans les conditions de rareté de la main d’œuvre susdites, mais aussi de manque de compétitivité de ses systèmes, a bien besoin, fiscalement, des revenus que les entreprises battant pavillon tricolores vont aller générer à l’étranger.
Pour la France, voire ces entreprises sous-traiter dans d’autres pays avant de réintégrer la production dans sa chaîne de valeur, cela revient à élargir l’assiette fiscale française par l’élargissement de la capacité de production. C’est l’enfance de l’art de l’économiste.

Je ne vais pas aller chercher très loin mon exemple. Pentalog France génère, sur ses seules capacités de production, un résultat opérationnel de 2%… pas parce que nous cherchons à le réduire, mais parce que la France cumule les plus forts coûts sociaux d’Europe avec le plus faible niveau de prix de prestation intellectuelle (je ne parle pas en l’air, je connais réellement le fonctionnement de tous les marchés de consulting européen).

Et bien, pour 2007, nous afficherons en France, grâce à l’intégration des productions roumaines et moldaves, un chiffre d’affaires 5 fois plus importants que celui généré par la seule équipe française et un résultat français 7 fois plus important et donc une note fiscale multipliée par 7…

Laurence, ça va comme ça ?

Posted on mer., 12 mar. 2008 20:27 by Frédéric LASNIER (872 day(s) old)
Tags: Thématique Est-Ouest
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Commentaires sur cette entrée :

Déposé le ven., 4 avr. 2008 11:32 par Michel L.

Ayant un peu réfléchi moi aussi sur cette problématique, j’ai été interpellé sur une phrase de votre résonnement: “Ce qui en retour a libéré de l’expérience acquise par la génération de développeurs précédente, en termes de créativité, de conception, de gestion de projet, d’architecture”.
Dans la mesure où la génération SUIVANTE de développeurs ne sera plus “in house”, mais bien outsourcée, d’où viendra la fameuse “expérience [...]en termes de créativité, de conception, de gestion de projet, d’architecture” de la PROCHAINE génération?

Déposé le ven., 4 avr. 2008 14:43 par Fred Lasnier

Très bonne question… à laquelle j’envisage deux réponses possibles :

1. la carrière des gens impliqués dans un processus de création de logiciel ne commence pas forcement par du dev. J’en veux pour preuve les nombreux ingénieurs de grandes écoles, ou les jeunes issus de filière de gestion, ou des ergonomes, qui ne passent jamais par le dev et qui pourtant sont très nombreux chez les éditeurs de soft (bien plus que les développeurs en tous cas). Ils travaillent alors directement sur l’amont, au plus proche des besoins du client et de l’expérience personnelle que ce dernier développera avec le soft. Les phases de code « pur » représentent rarement plus de 50% du temps total du cycle de développement et de maintenance (plutôt 25 à 30% quand le produit a été bien conçu en amont). Si la tendance à l’offshoring est durable, il faudra effectivement envisager de repenser les formations, un peu comme on l’a fait dans l’industrie (on forme maintenant des acheteurs industriels). Quoi qu’il en soit, les ressources humaines des pays développées trouveront alors leur place « plus haut » dans la chaîne de VA, plus proche du marché. Il ne faut pas oublier que 30% des temps de développement sont dus à des erreurs et des manques de spécifications…investis en pure perte. Il y a donc là un gros réservoir de jobs, métier, en amont. Je pense quoi qu’il en soit que le face à face avec un éditeur de code, en vert sur fond noir, n’est pas la meilleure solution aujourd’hui pour acquérir l’expérience en gestion des hommes, en maîtrise des projets, où en analyse métier. Les frameworks, qui ont réduit les temps de développements purs, ont-ils, selon vous, nuit à la progression des individus dans leur carrière ? Non bien sûr, au contraire, et pourtant ils ont considérablement réduit les temps de codage dans la réalisation des softs.

2. Il est possible aussi qu’avec le temps et la croissance des économies des pays émergents, leur compétitivité s’érode et que le recours à l’offshoring perde progressivement de son sens… mais alors cela pourrait signifier que c’est le marché qui, profitant de la dynamique de ces pays, se soit délocalisé ! Ce n’est pas ce que je nous souhaite ! C’est alors nous, la France, qui deviendrions un pays offshore :)

En conclusion, je dirai que nous sommes rentrés dans la phase industrielle de l’économie de la connaissance, comme l’automobile, l’aviation et tant d’autres auparavant…
Les réflexions que nous devons mener pour rester sur ce marché, doivent être philosophiques quant à la relation que les utilisateurs entretiendrons avec les produits que nous espérons leur vendre et industrielles sur les moyens de les produire.

Déposé le dim., 6 avr. 2008 1:03 par Alain Payan

Bonjour Monsieur Lasnier,
Je suis venu ici suite à votre message dans le forum offshore du site VIADEO qui donne le lien vers ce blog. Je vous invite à voir mon profil sur Viadeo.
Avez vous des clients en Espagne ou en angleterre? Avez vous des projets surs les Etats Unis? Je vous pose ces questions car j’ai des origines sudaméricaines et j’ai une idée de projet de création la bas d’une société de services informatiques spécialisée dans les services offshore et outsourcing. Je suis intéressé par votre expérience de créateur et dirigeant de société de service et notamment de l’offshore qui pourrait me conseiller sur le sujet. Cela pourrait etre intéressant pour votre société en termes de fournisseur d’offshore sur une zone géographique différente (amériques) mais aussi linguistique.
Au plaisir de vous lire…

Déposé le dim., 6 avr. 2008 14:25 par Fred Lasnier

Merci de cette sollicitation.

Je vous répondrai à part par mail.

Je vais essayer de faire uen première réponse, par intérêt pour le blog :

- quand vous savez déjà produire offshore/nearshore pour Paris et Francfort et Wien… mais que vous avez aussi livré Nairobi, San Francisco ou Hong Kong… le désir est grand de faire encore + et de se structurer pour !

Je vous recontacte.


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