Israel, pourquoi j’y vais, pourquoi on y va ?
Lorsque Croissance+ nous a proposé ce voyage au cœur d’Israël Valley, en juillet dernier, je n’ai pas hésité.une seconde mais sans très bien savoir pourquoi. Etait-ce pour les prospects et approches partenariales que nous recevions en Roumanie et Moldavie, en provenance d’Israël ? Ma motivation venait-elle des magazines ou des reportages vantant la dynamique de l’innovation de l’Etat Hébreu ? Je ne savais pas vraiment jusqu’à ce matin et ce déjeuner pris en compagnie de mon Président, celui de Croissance+, Frédéric Bedin. Merci à lui d’ailleurs, car après les 24 dernières heures passées dans le coma, d’abord en Classe S avec chauffeur, mazette, puis dans mon sofa devant ma cheminée, puis à nouveau en voiture pour rejoindre Roissy, je ne savais plus bien ce que je faisais à nouveau au T2A ce matin.
Frédéric m’a donc rappelé pourquoi nous étions là , ce qui m’a aidé moi à mieux formuler ce que j’attends de ce voyage-ci. La technologie israélienne, m’a-t-il rappelé est probablement la deuxième origine mondiale des introductions au Nasdaq, et si ces entreprises y parviennent, c’est parce que le capital risque local a du nez, des c…, et des moyens. Peut-être aussi qu’il existe des incitations et innovations particulièrement performantes en termes de fiscalité. C’est ce que nous examinerons dès demain avec Christian Estrosi lorsqu’il nous aura rejoints. Car si bonnes idées il y a, nous devrons les ramener en France et les proposer à notre gouvernement. A ce sujet, sans jouer l’alarmiste, je dois dire que j’ai ressenti beaucoup de panique dans le mouvement entrepreneurial français, que ce soit avec les gens du Medef à Hanoi ou parmi les membres de cette délégation. Qu’il s’agisse de la réforme de la taxe pro ou du déficit budgétaire, les craintes sont nombreuses devant les incertitudes du gouvernement et alors que la tempête est loin d’être achevée. J’ai assisté à quelques scènes difficiles mêlant des politiques et des chefs d’entreprises. J’ai vu des larmes dans les yeux d’un patron fondateur, de plus de 70 ans, parce qu’il pense que son groupe réalisant 350M€ en 2008 n’en réalisera que 150 en 2009 et pourrait ne pas passer 2010. Je n’ai pas le droit de donner de nom, mais je parle d’un grand innovateur, de quelqu’un que le plan de relance devrait sauver mais ne sauvera pas. Parce que le plan de relance, il a déjà été investi, dans l’industrie automobile, en pure perte.
C’est parce que le monde va mal et que nous savons que la France a besoin des BONNES réformes que Croissance+ part à la recherche de solutions aux confins orientaux de la Méditerranée.
J’y vais aussi parce que, effectivement à deux reprises en deux ans, nous avons été consultés, en Roumanie et Moldavie, par des entreprises d’Israël, dont les dirigeants se souviennent que leurs histoires familiales sont aussi roumaines, ukrainiennes, russes ou Moldaves. Pentalog a une proposition de partenariat active en provenance d’Israël et considère avec intérêt toutes les axes de distribution de ses services et de sa technologie. Un pays aussi innovant ne peut donc en aucun cas être ignoré, surtout lorsque l’opportunité se présente.
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Déposé le lun., 23 nov. 2009 12:31 par livi
pling si cei bogati, da ?