C’est ce que je me suis dit hier sur la route entre Francfort et Bamberg (Bavière) où nous avions un rendez-vous Mircea et moi. En effet, en longeant cette ville charmante, je me suis demandé si la phrase de Kennedy aurait eu un tel retentissement historique s’il avait dit « Ich bin ein Schweinfurter! ». Ce qui pourrait se traduire par « je suis un marchand de cochons !». C’est vous dire si je suis inspiré en ce moment.
Ces deux semaines en Allemagne me montre un paysage économique bien différent du nôtre. Je suis un peu surpris, voire décalé, devant le formalisme en vigueur dans les entreprises. De la même manière, j’ai dit à Mircea que je trouvais les entreprises moins créatives, moins innovantes que leurs cousines hexagonales. Peut-être même que les trouve un peu réacs. Finalement, il ne manquerait à la France qu’un peu plus d’anglophonie pour être réellement l’un des pays les plus performants d’Europe.
Je m’aperçois qu’il manque ici tout le tissu de l’innovation, pas de Crédit Impôt Recherche, pas d’association d’entreprises de Croissance, un régionalisme présent à tous les étages dès qu’il s’agit de se regrouper… bref, je ne les trouve pas vraiment au format des nouveaux défis. Elles m’impressionnent par la qualité présente de leur offre et de leur niveau de service mais il leur faudra une petite révolution culturelle pour conserver leur position dans l’échiquier mondiale.
Attention toutefois à ne pas tirer de conclusion trop hâtives sur mes propos, si la France est bien le pays des groupes géants, pas de doute que les PMEs allemandes (le Mittelstand) continuent de mettre 6-0, 6-0 aux PME frenchies.






















Commentaires sur cette entrée :
Hi Eric,
Quelle e le niveau de development IT, en Allemagne?
Quelle e la concurence pour Pentalog?
Hi Fred,
Quelle e le niveau de development IT, en Allemagne?
Quelle e la concurence pour Pentalog?
L’Allemagne est de loin la première puissance IT d’Europe devant la France et le UK. La concurrence est plus atomisée qu’en France avec beaucoup de belles entreprises de tailles moyennes s’illustrant en conseil, en édition et en outsourcing. On les appelle ici des « Software Haus ». En revanche il y a peu de géants, comme en France. Lesquels sont d’ailleurs très présents dans le pays.
Si l’Amérique a inventé l’offshore, l’Allemagne a inventé le nearshore, après la chute du mur de Berlin, du fait de sa grande proximité avec tout le bloc de l’Est. Autrement dit, notre concurrence vient de l’ensemble de ces pays et nous progressons dans un terrain déjà largement occupé.
Dans ce contexte, Pentalog Deutschland a connu un excellent départ puisque 12% de notre chiffre d’affaire global est déjà facturé dans ce pays et que notre taux de croissance local pour 2009 devrait être supérieur à 150%.
Notre offre est ici particulièrement bien reçue puisque nous bénéficions tout à la fois de l’excellente image de l’IT français, de notre positionnement dans les pays les plus compétitifs de chaque zone de présence Pentalog. Par ailleurs nos modes commerciaux et nos modes de production, certifiés ISO 9001, éveillent l’attention des entreprises que nous visitons.
Nous avons d’ores et déjà des clients référence prestigieuses comme la KVB, qui est la caisse des médecins du Land de Bavière, ou LHS-Ericsson, qui est l’un des plus gros éditeurs de logiciel du pays. Mais nous avons également un client prestigieux en Autriche. Cette semaine encore, nous avons progressé en signant, dans l’embedded, un contrat portant sur des services de simulation industrielle en Matlab et Simulink. Nous attendons un potentiel élargissement conséquent de l’un des gros contrats.