Pentablog : Le blog du right cost, de l'offshore, du nearshore et du local

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Présentation des auteursClose
Frédéric Lasnier
Titre : President&Chief Executive Officer
Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.


Aymeric Libeau
Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D
Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise. Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman
Titre : COO - Vice President Business Development
Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Alexandra Mondanel
Titre : International Operations Officer
Bio : Après un stage de 4 mois au sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra a été recrutée en 2005 comme commerciale export. Cette jeune diplômée en Commerce International est une véritable européenne dans l’âme : de mère allemande et de père français, elle a fait une partie de ses études supérieures au Royaume Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe français pendant une année de césure. Son quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique à travers toute l’Europe.

Sophie Lelarge
Titre : Director Sales WW and BLs
Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients).
Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.


Pierre Peutin
Titre : Responsable de la Business Line Information Systems
Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems.
Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver
Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients.
Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin
Titre : Administrateur
Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs.
Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.



Aleth Delcenserie
Titre : Quality Manager
Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration, Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005.
A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO 9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008.
Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc
Titre : Office Manager Hanoi
Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore.
Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
38% de croissance organique au T3, 35ème trimestre consécutif de croissance pour le Groupe de technologie Orléanais

Ce communiqué sera diffusé dans les jours qui viennent sur le site corporate

Sous l’effet de plusieurs grosses signatures et le renforcement d’activités pré-existantes au T2 et T1, Pentalog affichera une croissance interne supérieure ou égale à 38% au T3. Tous les résultats trimestriels de Pentalog affichent systématiquement une hausse du chiffre d’affaires depuis 2002. C’est donc le 35è trimestre de croissance consécutif affiché par Pentalog qui est ainsi devenu la première force d’IT nearshoring de l’Union Européenne. La prévision de chiffre d’affaires annuelle est ainsi revue en hausse, dans une fourchette de 16 à 17 millions d’Euros.
La rentabilité progresse également.
Plusieurs nouvelles productions, pour de nouveaux clients ont été lancées. C’est entre autre le cas de Sierra Wireless, d’Ubisoft Roumanie, d’une Grow up et d’une start up française, et enfin d’un leader industriel allemand.

Le fonctionnement du Pentalog Labbs est désormais opérationnel. Cette unité de R&D a commencé à livrer des proofs of concept à ses clients et sert aussi d’incubateur à des projets d’investissement de Pentalog. D’ores et déjà, de nouveaux concepts, sur des approches business de rupture, ont été proposés au marché. Plusieurs développements commerciaux pourraient être annoncés dans les mois et les années à venir. Le Pentalog Labbs est la première structure d’incubation privée franco-roumaine. Etabli dans les deux pays, le Labbs est placé sous la responsabilité directe de Frédéric Lasnier, le CEO du Groupe, de deux directeurs adjoints, et recherche des fusions fertiles entre pays émergents et économies de l’Ouest. Si l’expérience fonctionne, elle pourrait être étendue au Vietnam.

Au total, le groupe a créé 120 postes depuis le début de l’année et pourrait en créer de 30 à 80 d’ici à la fin de 2010.

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Pentalog Labs : “Le réseau social est une pièce maîtresse de l’ère du cloud computing”

Il y a quelques jours seulement, je vous parlais de la solution M2M que Pentalog entend mettre sur le marché rapidement et qui rejoindra le cloud des solutions Pentalog pour répondre aux besoins des acteurs de l’économie de demain.

Dans la panoplie des projets déployés dans le lab, il existe un projet, en apparence un peu moins avant-gardiste puisque le thème en est les réseaux sociaux. Parmi les milliers de projets existants, n’y en avait-il pas un seul qui pouvait retenir l’intérêt de Pentalog ?! En fait, Pentalog souhaite partir de la copie presque blanche d’une plateforme open source et entamer une réflexion longue, ouvrant vers de nombreuses déclinaisons du concept de réseau social. Nous allons pousser ce concept dans la gestion des compétences, le recrutement, les places de marché, le helpdesk, le crowd sourcing, la relation front-back office… Je ne sais pas encore bien l’exprimer, mais disons que nous rêvons d’une plateforme de réseau social qui pourrait devenir une sorte d’OS des cloud, permettant à des systèmes de converser intelligemment et contextuellement avec des utilisateurs, mais aussi des utilisateurs disposant de fonctions génériques visant à trouver de l’aide rapidement, en langage naturel et dans une interface parfaitement banalisée. Je crois aussi, et depuis très longtemps, que les réseaux sociaux sont les vrais places de marché des services en lignes et que c’est aux deuxièmes de devenir les fournisseurs des premiers. Mais pour cela il leur faut des solutions quasi plug & play dans lequel Facebook, disposant de la première place sur le marché mondial, est vraiment le roi. Il n’empêche qu’à l’heure du cloud, tous les offreurs de services n’iront pas sur facebook pour monter leurs communautés d’utilisateurs, que certains voudront construire des communautés hermétiques ou que d’autre voudront leur propre communauté… mais ouverte partiellement à Facebook et Google.

Nous avons donc ouvert une opération R&D consacrée aux réseaux sociaux dans le lab. D’ores et déjà, comme pour le M2M, nous disposons de deux projets ealy adopters, qui, s’ils ne révolutionneront pas forcément la loi du genre, contribueront toutefois à mettre le groupe Pentalog en scène dans ce marché. C’est le site de Hanoi qui a été retenu pour réaliser par la suite les plateformes de RS, de même que les services web qui permettront à des providers de faire leurs offres au milieu de la place, dans des corners, des groupes… appelez les comme vous voulez.

Ce projet démontrera la puissance de feu intellectuelle d’une solution R&D basée dans deux pays émergents, comme la Roumanie et le Vietnam. L’origine des projets (la Vrotnamie, donc :) ) agira autant en différenciateur, par rapport aux concurrents ouest européens que californiens, qu’il en réduira le coût, ce qui indubitablement augmentera l’agilité dans les phases de conception. Je suis particulièrement optimiste sur la validité de ce choix, quand chaque jour je constate la vigueur sidérante des pays émergents dans le Social Networking.

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01 Informatique sélectionne et met côte à côte des posts de Jacques Attali et de Pentablog

L’organe n°1 de la presse professionnelle informatique en France lis donc Pentablog. Cette nouvelle déjà me réjouis, ayant été toujours un lecteur assidu de 01.
La rubrique « dans les blogs » de la semaine dernière revenait sur un article que j’ai écrit il y a quelques mois déjà, au titre un peu provocateur, mais qui ne l’était pas en fait : « Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation ». Il s’agissait d’une piste de réflexion suite au Spring Campus de Croissance+, d’Avoriaz dont le thème 2010 était la création d’emplois.
J’ai en effet entendu beaucoup parler de beaucoup de choses là-bas, et même parfois de protectionnisme… beurk. Je crois au contraire que la mondialisation, non contente de libérer de nouvelles énergies, à la disposition de tous, a besoin du soutien et des expériences de l’occident pour ce qui relève de la formation, du management, de la gestion des capitaux…

Je trouve particulièrement délicieux que la rédaction de 01 ait choisi de publier un extrait de cet article au côté d’un billet de Jacques Attali… véritable expert ès mondialisation et dont je loue depuis longtemps la clairvoyance. Son papier à lui était relatif à l’envahissement des réseaux sociaux dans la vie en général, un autre sujet que je pourrai traiter un jour :)

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Retour sur EestCom de McKinsey : Pentalog était dans le panel

Le 22 et 23 juin se tenait à Bucarest le sommet Eest Com, pendant européen du Nasscom indien. Le gratin de l’offshore et du nearshore européen s’y pressait, clients et fournisseurs. J’étais invité à participer au Panel « Vendors », au côté de Luksoft. Si je n’étais encore pas revenu sur ce sujet, c’est que je n’en avais tout simplement pas pris le temps. La classe des intervenants McKinsey, leur maturité sur bon nombre de sujets m’a tout simplement bluffé. Il y a bien sûr des points qui n’ont pas été traités et qui auraient mérités de l’être, tels que les notions de taille critique, d’économie d’échelles… D’autre auraient pu être mieux traités. La salle est restée sur sa faim lorsque le sujet du recrutement a été abordé par le panel RH.

J’ai appris moi de nombreuses choses, dans les panels « Customers » sur les niveaux de pratique des donneurs d’ordre géants. J’ai été surpris par la faiblesse de l’analyse des fournisseurs de la DSI d’une très grande société d’assurance allemande. L’auditoire ne les a pas ratés après. Pourquoi pas de métriques, pourquoi pas de KPI, de SLA ? Puis des questions sont arrivées, sur les nouvelles relations entre clients et fournisseurs, les vrais partenariats de longue durée, dans des cadres qualitatifs précis, et les business models qui en découlent.

J’ai été particulièrement séduit par les questions relatives au financement des périodes de ramp up et de training des grosses plateformes, avec l’inévitable phase pendant laquelle l’offshoring, du fait des coûts de transfert, de formation, et de fonctionnement dédoublé au début… revient plus cher que le coût mensuel antérieur ; parfois deux ou trois fois plus. Cette période, compte tenu par ailleurs du risque ressenti par les clients, et la vraisemblable augmentation du coût pendant l’année 1, peut avoir raison du lancement du projet. J’ai personnellement vécu cette phase par deux fois dans un très grand projet. Les solutions proposées, basée sur une vraie réflexion financière, ne sont pas triviales dans l’ingénierie commerciale. Le cofinancement de cette période, si en plus la conduite de projet se fait sous contrainte CMMI 3 à 5, avec des respects de nombreux métriques et SLA, peut vous conduire tout droit à une gouvernance des accords placée entre les mains des deux directions générales. Le partenariat est alors très fort et la JV pas loin.

Je dois vous avouer qu’avec aujourd’hui 2 projets offshore à plus de 2,5M€/an (durant plusieurs années), trois clients dépassant le million annuel, et une JV 50/50, Pentalog est particulièrement concerné par ces questions de partenariat client fournisseur. La qualité des consultants et de la salle, particulièrement relevée, m’ont apporté des informations que nous restituerons dans l’offre de Pentalog.

Le consultant sénior organisant l’évènement m’a par ailleurs confirmé ce que je pensais déjà. Pentalog est bien devenu la plus grosse structure nearshore de l’Union Européenne :) . Pentalog est déjà sur le podium européen étendu à la Russie et au Maghreb et est également la première structure nearshore francophone du marché mondial. J’ajoute d’ailleurs, que suite à des discussions particulièrement intéressantes avec des émissaires du gouvernement tunisien, nous visiterons Tunis dans les mois qui viennent.

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Evolution du rapport de force entre grands industriels et acteurs des services en Roumanie

Depuis que nous sommes arrivés en Roumanie, il y a donc 10 ans, nous avons connu de nombreuses évolutions du rapport de forces sur le marché des ressources humaines entre les géants du commerce mondial et les acteurs du service, tels que Pentalog ou les acteurs autochtones.

J’ai parfaitement en mémoire l’arrogance de ces majors, disons, sans les nommer, de l’équipement automobile, allemandes, qui, en achetant les professeurs et tout le corps enseignant d’une ville, étaient capables de recruter des jeunes diplômés par centaines dans leurs centres de développement et n’hésitaient pas à nous menacer quand nous parvenions à en distraire un de leurs filets.

Les crises de ces dernières années qui ont fortement ébranlé le secteur auto (je pense que nous allons connaître une rechute dans les mois qui viennent), mais surtout l’incroyable progression du continent asiatique dans les activités de développement logiciel, sont venus perturber la logique d’investissements que ce secteur avaient initiée en Europe de l’Est. La condition d’équipementier automobile passe OBLIGATOIREMENT par la recherche du niveau de coût le plus bas… lequel ne s’obtient pas en Roumanie aujourd’hui. De fait, le niveau de compétences requis par le développement embarqué dans les productions automobiles est très fortement inférieur à celui que l’on rencontre dans les telecoms, l’industrie aéronautique ou ferroviaire, secteurs qui recrutent aujourd’hui à plein en Roumanie. A titre d’exemple, les centres de développement de cette très grande entreprise allemande, sise dans plusieurs villes de province roumaines, dans lesquelles Pentalog est par ailleurs installé, se retrouvent pris en étau entre la concurrence de proposition de jobs de plus haut niveau technologiques d’une part (entre autre chez Pentalog)… et la concurrence des centres de développements que ce groupe a aussi ouverts en Inde et en Chine.

Le paradigme avait déjà commencé à changer il y a quelques années. Je m’en étais ouvert dans ces colonnes, mais nous disposons aujourd’hui d’une agilité beaucoup plus grande qu’eux, de marges de manœuvre financières beaucoup plus élevées et d’opportunités de projets démultipliées. Le déploiement des équipes de management occidentales de ces entreprises se fait dans des resorts 5 étoiles (voir le célèbre village français du Nord de Bucarest). Elles essayent de répliquer des fonctionnements absolument identiques à leur organisation occidentale, ce qui ne fonctionne pas… leur coût de structures et donc leur overhead explosent.

S’en est arrivé à un tel point que nous sommes passés du stade de la menace, il y a quelques années (« nous sommes puissants dans cette ville et vous allez avoir des ennuis ! » – je repense aussi à cette lettre ridicule en provenance d’Austin-Texas, qui nous menaçait de poursuites MONDIALES, si leurs technologies obsolètes étaient transférées via les personnes que nous leur prenions), aux propositions bienveillantes d’outsourcing d’équipes projet complètes ! Quelle évolution ! Nous avons ainsi été sollicités pour lancer une jolie plateforme de 19 développeurs. Signe des temps ou simple opportunisme alors que nous nous apprêtions à lancer une grosse offensive dans l’effectif de cette société ? Je ne sais pas répondre à cette question. Mais je ne vois pas comment les sites roumains de ces entreprises, pris dans cette tenaille, pourraient ne pas arriver à la conclusion qu’ils doivent absolument faire monter leurs équipes locales au niveau du design des produits et abandonner les développements à des équipes projet adhoc, reposant sur des structures de coût plus compétitives que les leurs et offrant probablement de meilleures conditions financières… C’est à dire tel qu’ils l’ont fait en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord auparavant. Nous verrons, mais je pense effectivement que cette demande répond tout autant à la volonté de parer une menace immédiate venant de Pentalog qu’à une réflexion plus profonde sur le positionnement de ces centres sur la carte mondiale de l’ingénierie.

Si nous signons un jour avec eux, je ne pourrais bien entendu plus jamais m’exprimer sur ce sujet :)

C’est en tout cas un des thèmes que je vais essayer d’aborder en tant qu’intervenant pour Mac Kinsey vendredi de la semaine prochaine à Bucarest.

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Explosion du framework ?

L’Europe est une femme comme les autres. Elle semble pouvoir mourir d’une crise financière comme d’autre meurt d’une crise d’asthme. Qui parle de voir disparaître les USA ou le Japon ? Qui parle même de voir disparaître la France ou l’Allemagne ? Non, la seule victime désignée, c’est l’Europe et surtout l’Euro. Cela n’a pourtant absolument aucun sens. Au cœur de cette crise ans précédent, il cote à 1,23$ ces derniers jours, c’est-à-dire à 5% au dessus de son cours de lancement en 2002 ! Descendrait-il à 0,8, comme il l’a déjà fait il ya quelques années, que je n’en ressentirais aucun danger. Je suis un actif, un créateur, pas un rentier. Quant à Pentalog, majoritairement exposé à l’euro, sa compétitivité monte face à nos concurrents indiens.

Comment la désintégration de l’Euro, symbole ultime d’une union en construction, n’entraînerait-elle pas la désintégration de l’Europe ? Si nous en arrivons là, ce sera en raison de défauts de remboursement des dettes souveraines et corolairement du manque de solidarité financière. Nous pourrions ainsi nous trouver en 2015 dans une situation très proche de celle de 1918, avec des états endettés (soit de dettes de guerre, soit d’emprunts nationaux, tels que l’emprunt russe), qui perdent le respect des nations créancières. Il n’en faut pas beaucoup plus que cela pour titiller les nationalismes.

Loin de moi l’idée du scénario catastrophe. Il n’y aura pas de guerre entre la France et l’Allemagne à l’issue de cette crise là ! Mais nous pourrions nous réveiller aussi dépourvus de framework européen que dans la première moitié du 20è siècle. Personnellement, ça me fait froid dans le dos et cela se traduirait nécessairement par un désastre économique. Nos économies, les appareils de productions, les entreprises mais aussi les universités sont conçus pour ce framework européen.

Je n’y crois pas. Cette crise ne vaut pas que l’on casse l’Europe. La baisse de l’Euro, malheureusement pas coordonnée par les membres de l’Eurogroupe, n’en est pas moins une formidable opportunité pour les grands équilibres économiques. Elle nous amène une dévaluation compétitive à moindre coût, soutenant nos exports. La conséquence est peut-être aussi une certaine inflation… laquelle est une formidable machine à effacer la dette. Ce que les politiques européens n’ont pas su faire est aujourd’hui déclenché par les marchés. L’impuissance du politique fait peine à voir, particulièrement au moment où il promet de rénover le capitalisme financier.

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Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation (mes réflexions suite au Spring Campus de Croissance+)

Cela fait des années que mon entreprise remplit un rôle de pilote de la mondialisation pour de très nombreuses entreprises IT, ou pour des départements IT d’entreprises utilisatrices, jusqu’à devenir l’un des premiers acteurs d’Europe d’une discipline que l’on appelle le plus souvent « offshore et nearshore » . Cette aventure que mes associés et moi-même vivons depuis 10 ans nous a conduits à investir dans 4 villes roumaines, la capitale de la République de Moldavie et celle du Vietnam, pour un total de presque 500 personnes… dont environ 350 ingénieurs. 50% d’entre eux prennent part à la R&D logicielle de nos clients et nous avons déjà une start up roumaine, issue de Pentalog, en incubation.

Tout ça pour vous dire que je ne suis pas de ceux qui croient naïvement, avec une condescendance qui pourrait même être teintée d’un petit soupçon de racisme, que les asiatiques ne sont que des copieurs et que les européens de l’est se complaisent dans la sous-traitance. La vérité est qu’ils ont souvent plus d’ambition que tous les autres, que leurs systèmes de formations évoluent et s’ouvrent très vite à l’international. Les acteurs de référence du logiciel d’analyse graphique, dans les salles de marché, sont aujourd’hui russes, ukrainiens et chinois.

Je crois aussi et j’ai beaucoup écrit là-dessus, que toutes les industries passent par une phase d’industrialisation, laquelle bien entendu, a pour vocation de maintenir les marges, de faire monter la qualité… en même temps que les prix baissent. L’industrie IT a aujourd’hui plus de 50 ans, il est normal et inévitable qu’elle en passe par là et que les développements logiciels arrivent massivement à Bengalore, Bucarest, Hanoi ou Manille.

Ces pays sont-ils sans faiblesse ? Souvent plus libéraux en qui concerne le cadre du travail et la fiscalité, disposant de populations effectivement plus ambitieuses, ils souffrent aussi de nombreux péchés de jeunesse. La productivité est souvent un concept à construire, les soft skills sont très souvent déficientes (gestion d’équipe, connaissances métier, business attitude…). Par ailleurs, les efforts de productivité sont souvent battus en brèche par les attentes salariales que peuvent avoir des pays dont la croissance est comprise entre 5 et 10% l’an. Ces difficultés représentent un fantastique réservoir de jobs et de valeur pour ceux qui voudront bien s’en occuper.

Les acteurs de la formation y trouveront en effet un fantastique appel d’air, mais aussi les spécialistes de la conduite de projet, de l’interface commerciale, ou même de gestion de l’activité. Je crois même que ces nouveaux pays de la scène R&D devront aller tellement vite qu’ils seront particulièrement ouverts à ceux qui voudront bien leur proposer les bonnes prestas… et même les bon produits logiciels.

Pour ma part, mon choix est fait. Notre effectif ouest européen progresse désormais et nous avons effectivement plusieurs concepts logiciels à l’étude pour « mieux exploiter » et mettre en scène une mondialisation obligatoirement collaborative.

Mais les pouvoirs publics sont-ils capables d’entendre un tel discours ? N’y a-t-il pas là de beaux sujets pour nos élèves de Sciences PO ? Pourquoi ne pas mettre en œuvre les formations ad hoc, pourquoi ne pas parler différemment du développement des pays émergents et de concevoir des IT et BPO parcs qui démarrent en nearshore à Orléans et contrôlent des centres de production offshore à Rabat, à Timisoara, à Sofia et à Mumbai ? Les clients seraient dans ce cas aussi bien à Londres, qu’à New York ou à Paris mais les rôles de pilotes et les dividendes économiques reviendraient ainsi à des entreprises françaises.

Est-ce si stupide pour un ex-état colonial, qui sut dans le passé orchestrer une grande part du commerce mondial lorsqu’il s’agissait de matières premières et non de services ? Est-ce si stupide pour un ex-état, champion de l’aide au développement, de participer à l’orchestration de la mondialisation des services, avec des holdings ad hoc et des services commerciaux partout dans le monde ? Ce travail est déjà en marche dans des sociétés comme Accenture, Cap Gemnini ou Infosys. Mais nous pourrions aller résolument plus loin si nous lancions les formations adaptées, intégrant un travail de terrain des missions économiques et du corps diplomatique de la France à l’étranger, pour que ces projets arrivent plus nombreux dans les mains d’entreprises françaises. Qui sait même si que la construction de ces grands centres de services mondiaux ne serait pas intéressante pour des acteurs tels que Bouygues et autres Vinci. Mais il faudrait alors renoncer aux discours démagos, indispensable préambule pour pouvoir être compris tant par les clients que par les pays fournisseurs.

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1/3 de mode, 1/3 d’oseille, 1/3 d’oxygène

Pentalog grandit beaucoup et rafle parfois des budgets très conséquents auprès des plus grosses entreprises mondiales. Plus grosses, ça veut dire cotées, ça veut dire plus médiatiques, plus chartées, plus visibles, plus… politiquement correctes. Et je ne leur jette pas la pierre, c’est un système. Mais bien entendu, il nous faut les suivre dans ces politiques. Nos services doivent être compatibles, intégrables.

Je dois dire qu’en ce moment les petits camarades entrepreneurs me font bien rigoler dans mon facebook. C’est pas méchant les gars, mais là, ça tourne au ridicule. C’est à celui qui réseautera le plus vert, proposera le dernier machin vert ou un zigwiwi en rotin. Quelle belle énergie :-)
Mais que faire, comment puis-je nous éviter, à nous aussi, de plonger dans cette hystérie collective, puisque précisément, Pentalog est désormais un fournisseur, parfois stratégique, d’entreprises extra-vert(i)es ?

Nous avons pas mal réfléchi à la question, avec, je le reconnais, plus de considération pour la communication associée que pour le niveau de CO2 produit par nos activités. Je fais en effet partie, à titre plus personnel, de ceux qui pensent que la solution aux problèmes de la planète est plus à rechercher dans les philosophies et religions que dans les comportements de consommation. Lesquelles doivent intégrer le besoin énergétique de l’élevage pour la viande, des tracteurs qui produiront les céréales, et les bateaux de pêche qu’il faut pour nourrir 6 milliards de personnes. Dans les trois grands monothéismes, il vous est en effet demandé de « croître et de multiplier ». Et je ne crois pas avoir entendu parler, jusqu’à ce jour, de versions vertes des trois livres. La déclinaison de ce dictat venu d’en haut a gagné tant les conservateurs, évidemment, que la gauche, comme nous le montre, particulièrement en France, l’arsenal législatif de la politique familiale, qu’elle revendique avec autant de ferveur que Christine Boutin !

Alors oui, évidemment, quand on est 6 milliards (de joyeux fêtards crapoteux, comme le dit le poète), il faut s’organiser, pour cultiver, produire, pêcher… Bref, je ne crois pas à ce blabla millénariste (les tempêtes, les sauterelles, bientôt on nous dira que les tremblements de terre à répétition sont le résultat de l’extraction pétrolière !). Et encore quelques années de plus et nous basculerons dans une forme d’animisme post industriel qui fera bien rire Pasteur et Leibniz, de là où ils sont.

Mais pourquoi pas ? Dans les années 50 à 70, des scientifiques éclairés ont expliqué aux français qu’il fallait ingurgiter 5 produits laitiers par jour (je pense plutôt qu’il s’agissait de consommer des excédents)… et ils l’ont fait, s’engageant résolument sur la voie du cholestérol pour tous ! Mais au diable le rationalisme, Le Grenelle de l’environnement et la taxe piquenique nous ont montré la voie et nous devons tous carburer à la menthe fraiche. Pentalog verdira donc avec la même conviction que le reste des entreprises… Mon opinion ne compte pas.

Dans ce cas, tant qu’à faire, pourquoi ne pas sortir des sentiers battus du green IT (la consommation des serveurs, des clims, des salles serveurs et des bureaux), certes sans les oublier, pour se poser de vraies questions énergétiques liées à la production logicielle ? Après tout, les scientifiques qui s’expriment sur le sujet montrent bien que la vérité n’est pas à la portée du premier venu. Alors, allons-y, enfourchons le paradigme à la chlorophylle et poussons plus loin le raisonnement. J’ai donc fait appel à un cabinet spécialisé, dirigé par deux amis, moins sceptiques que moi et plus scientifiques et, avec Pierre Peutin, nous avons réfléchis à ce que pourrait être un green IT de l’industrie logicielle.

A suivre…

PS : je ne voudrais pas passer pour un réac de base. Je ne vois pas en effet l’intérêt de faire de la fumée quand on peut éviter d’en faire. Je crois dans les énergies renouvelables et à leur efficience. Je ne crois en revanche pas qu’elles nous apporteront, pas plus qu’aucune autre innovation, la solution à un problème qui est essentiellement un problème démographique, un problème d’eau à extraire ou à dessaler, un problème de production de masse de protéines et d’hydrates de carbone. A cela, je ne vois pas la solution et je crains que le discours d’aujourd’hui adresse moins de 5% du problème.

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PENTALOG à la Conférence OPENi ICT

OPENi est un projet organisé afin de mettre un pertinent impact sur tous ses participants en termes de connaissances informatiques auxquelles ils n’ont pas accès pendant leurs études.
Des professeurs, des entreprises en IT et des experts ont la possibilité d’intéragir les uns avec les autres et avec les étudiants.

Aleth Delcenserie, notre Directrice Qualité, a présenté un exposé ce matin sur “La qualité appliquée au processus de développement logiciel”.

N’hésitez pas à suivre également Monica Jiman, Pentalog COO – Vice President Business Development, en ligne sur http://www.privesc.eu/ à 4PM présentant “Les stratégies ITOO pour l’Europe de l’Est”.

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Les crises… car ce n’est pas fini

Combien de temps aura duré l’accalmie ? Le jeudi 4 aura vu le retour de la peur sur les marchés financiers. Les dettes des pays développés font peur. Que ce soit en Grèce, au Portugal ou maintenant en Espagne. Ce que je trouve extraordinaire en entendant JC Trichet (le patron de la BCE), Ben Bernanke (celui de la FED), le premier ministre espagnol ou la Banque d’Angleterre, c’est qu’ils nous resservent le même discours que nous ont tenu les banquiers il ya un peu plus d’un an. C’est pathétique. Les mêmes banquiers centraux et hommes politiques exigeaient la vérité des banques sur leur situation. A eux aujourd’hui d’accepter de jouer le jeu de la vérité. Que va en effet faire l’Espagne de ses 20% de chômeurs, alors qu’elle n’a aucune marge de manœuvre budgétaire ? Qu’adviendra-t-il de la puissance américaine si elle perd son triple A ? La vérité sur les marchés, la vérité sur le pouvoir, c’est qu’ils ne disent jamais la vérité.

Pourtant, certains élus du Congrès et Joe Bidden, lui-même, le Vice Président américain, reconnaissent que la dette américaine pose une question de sécurité nationale.

La réponse par les politiques de soutien à la consommation a sans doute été la plus fondamentalement stupide de toutes celles que l’on pouvait imaginer. Démagogique, courtermiste, elle n’aura fait que creuser plus encore les déficits des pays développés et aura de ce fait renforcer les machines industrielles et commerciales chinoise et indienne. Fiat demande à Rome d’arrêter la prime à la casse ! Tout ça pour quoi ? Gagner 6 mois, un an, sur ce qui de toute façon se produira. Tout ces sommes faramineuses que les parents d’aujourd’hui transfèrent sans vergogne sur leurs enfant !. Les aiment-ils vraiment ou sont-ils tout simplement les simplets, collés aux radiateurs de l’Euro et du Dollar, d’une classe dans laquelle les meilleurs seraient brésiliens, indiens et chinois ?

Les guerres financières et monétaires ne sont peut-être plus très loin de nous. Obama a durci le ton avec la Chine la semaine passée, mais n’est-il pas trop tard pour l’Amérique ? L’Europe peut encore le faire, mais elle n’a pas de gouvernement économique. Alors que va-t-il se passer ? Cyber attaques, ventes massives de monnaies, spéculation haussière sur le Real, fermeture de frontières… je ne sais pas, mais c’est probablement la partie la plus inquiétante de la crise qui commence. Et quand on voit que les politiques n’ont pas été capables d’agir sérieusement sur les banques, comment peut-on imaginer qu’ils seront capables de réformer les états, bref de se réformer eux-mêmes ? Nous parvenons au sommet de la pyramide de responsabilités. Il n’y a plus rien derrière. Et les hommes politiques courageux ne sont pas légions.

Dans ce contexte, les pressions déflationnistes sur les prix intermédiaires et les sous-traitants n’ont pas fini de s’exercer. Je reviens à mes réalités de gestion, de tactique et de stratégie. Les entreprises comme Pentalog doivent rester concentrées sur leur modèle économique et la maîtrise de leur prix. Les entreprises bénéficiant de marchés publiques et de sociétés nationales, un peu partout, vont voir leurs commandes baisser puis s’effondrer littéralement à partir de 2011devant la déconfiture des états. Les banques centrales sont à deux doigts de faire tourner la planche à billets à plein régime. Sinon, de quoi parle-t-on quant au soutien de la Grèce ? Que dire, dans ce contexte de l’énorme volume des demandes en cours dans notre industrie (Pentalog n’a pas connu autant de demandes pour un mois de janvier de toute son histoire) ? Mais n’est-ce pas que la reprise « technique » suivant un an de marasme ? Certains projets doivent bien être lancés ! Nous percevons la fébrilité dans chaque décision que doivent prendre les grands comptes. Seuls ceux qui travaillent en Asie sont un peu plus sûrs d’eux.

Je ne regrette rien de nos stratégies passées qui nous permettent aujourd’hui de disposer de marges économiques et financières et d’avoir devant nous d’appréciables opportunités de croissance. Nous restons très attentifs, tiraillés entre opportunités formidables et obligation de prudence.

Posted on mar., 9 fev. 2010 17:33 by Frédéric LASNIER (206 day(s) old)
Tags: Pour les amis, Thématique Est-Ouest
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Vodka & tailleur-moonboots

Je ne pensais pas faire un jour des rendez-vous d’affaires chaussée de bottes de neige… En Russie, c’est chose commune. Et rares sont les personnes qui ne portent pas de chapka, THE accessoire indispensable à votre survie dans les rues de St Petersbourg comme dans la campagne “ouralienne” en hiver. Il y en d’ailleurs pour tous les goûts, de toutes les couleurs, en cuir, en peau de lapin, en feutre, avec des brillants, des perles, mais en tous cas, toujours bien accordée avec votre manteau ! Remonter la Perspective Nevsky au petit matin, au milieu de tous ces gens emmitouflés se rendant à leur travail d’un pas décidé, m’a renvoyée à mes cours de lettres de Terminale, et aux personnages grotesques que Gogol dépeint sur un ton satirique dans ses Nouvelles de Pétersbourg, que j’ai relues à l’occasion de ce voyage : Akaky Akakievitch Bachmatchkine, petit fonctionnaire grelotant dans son manteau usé sur le chemin du Ministère, ou encore l’assesseur de collège Kovaliov qui se révailla un matin sans nez…

A Perm, après nous avoir initiés aux rituels de dégustation de la “Ruski Standard” (sachez que ne boire que la moitié de votre verre et le reposer ensuite sur la table est très malpoli pour celui qui vous a invité à trinquer), Denis et ses collègues nous ont parlé des techniques de survie dans la Taïga, que nous n’avons (heureusement) pas eu le temps de mettre en pratique. A côté de ces très bons moments qui m’ont fait totalement oublier mes préjugés sur l’austérité des Russes, nos amis rencontrés aussi bien à Perm qu’à Saint Petersbourg, nous ont démontré une forte volonté de développement international et d’amélioration de leur niveau technique et business à tous points de vue. Une attitude encourageante pour les projets de partenariat que nous envisageons dans ce pays, malgré l’héritage du passé qui semble peser encore lourd dans les relations professionnelles. Un chef d’entreprise nous expliquait comment il s’est lancé des les affaires à l’époque où on pouvait lire des affiches “business is no good” dans la rue. Aujourd’hui les entrepreneurs rêvent de faire du business avec la France, l’Allemagne…

Fred évoquait des problèmes de langue dans son post, c’est vrai que la pratique courante de l’anglais n’est pas systématique chez les ingénieurs IT. Mais globalement après réflexion, je n’ai pas eu l’impression d’être plus gênée pour communiquer que je ne l’ai été en Inde, où les gens parlent un anglais quand même assez “local”, teinté d’accents et d’expressions diverses dont on n’a pas l’habitude. Je ne parlerai pas de francophonie (les cours de l’Alliance Française de Perm semblent être fréquentés surtout par les jeunes femmes de bonne famille), mais par contre nous avons rencontré des germanophones, ce qui est un point positif supplémentaire. Le problème de langue sera bien sûr moindre à Saint Pétersbourg, véritable porte sur le monde occidental, cosmopolite et moderne. Cette ville de 7 millions d’habitants, avec ses 120 universités et grandes écoles est d’ailleurs probablement la 2ème au monde en outsourcing d’ingénierie, peut être même la 1ère si on la compare à Bengalore en termes de pourcentage de la population faisant des études supérieures.

Donc en conclusion, beaucoup de choses intéressantes à creuser après ce voyage, aussi bien du point de vue SAP que des systèmes embarqués ou encore de l’ouverture de nouveaux marchés scandinaves. Nous avons été réellement impressionnés par les gens rencontrés. La Russie semble presque une évidence dans le développement futur de nos activités et de notre présence. Ces projets tombent à pic, alors que l’année France-Russie a été inaugurée hier à Paris… Nous reviendrons avec grand plaisir en ces contrées glaciales mais tellement accueillantes !

Pour voir les photos : Saint Petersbourg, Perm & l’Oural.

ISO 9001-2008 : Audit de surveillance AFNOR réussi

Le 08 décembre à Iasi (Roumanie), le 09 décembre à Bucarest et enfin de le 15 décembre à Orléans les auditeurs AFNOR, en charge du suivi de notre certification ISO9001-2008 obtenus l’année dernière, sont intervenus pour l’audit de surveillance n°1.

Les projets de développement (notre plus gros et 3 plus petits), les processus des ressources humaines, le processus des prestations d’assistance technique et d’infogérance mais également les processus transversaux (SI, vente, …) ont été passés au crible. Les conclusions ont été directes et sans appel : 7 points forts, 0 point sensible, 0 non-conformité, 4 pistes de progrès.

Ces résultats sont bien sur encourageants pour notre démarche qualité. Nos boucles d’amélioration (PDCA) vont continuer de tourner pour que nos processus de développement tendent vers CMMi niveau 3.

Ce résultat a été possible avec l’effort de tous dans l’application des processus mais également des personnes auditées et leurs préparateurs. Je noterai également un élément clé de cette réussite : Aleth et son fort investissement personnel dans sa fonction de directrice qualité.

Les prochaines orientations sont déjà lancées. Je reviendrai dans un autre billet sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : La gestion de changements et la formation prévue sur ce sujet pour les managers de Pentalog.

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Israel, pourquoi j’y vais, pourquoi on y va ?

Lorsque Croissance+ nous a proposé ce voyage au cœur d’Israël Valley, en juillet dernier, je n’ai pas hésité.une seconde mais sans très bien savoir pourquoi. Etait-ce pour les prospects et approches partenariales que nous recevions en Roumanie et Moldavie, en provenance d’Israël ? Ma motivation venait-elle des magazines ou des reportages vantant la dynamique de l’innovation de l’Etat Hébreu ? Je ne savais pas vraiment jusqu’à ce matin et ce déjeuner pris en compagnie de mon Président, celui de Croissance+, Frédéric Bedin. Merci à lui d’ailleurs, car après les 24 dernières heures passées dans le coma, d’abord en Classe S avec chauffeur, mazette, puis dans mon sofa devant ma cheminée, puis à nouveau en voiture pour rejoindre Roissy, je ne savais plus bien ce que je faisais à nouveau au T2A ce matin.

Frédéric m’a donc rappelé pourquoi nous étions là, ce qui m’a aidé moi à mieux formuler ce que j’attends de ce voyage-ci. La technologie israélienne, m’a-t-il rappelé est probablement la deuxième origine mondiale des introductions au Nasdaq, et si ces entreprises y parviennent, c’est parce que le capital risque local a du nez, des c…, et des moyens. Peut-être aussi qu’il existe des incitations et innovations particulièrement performantes en termes de fiscalité. C’est ce que nous examinerons dès demain avec Christian Estrosi lorsqu’il nous aura rejoints. Car si bonnes idées il y a, nous devrons les ramener en France et les proposer à notre gouvernement. A ce sujet, sans jouer l’alarmiste, je dois dire que j’ai ressenti beaucoup de panique dans le mouvement entrepreneurial français, que ce soit avec les gens du Medef à Hanoi ou parmi les membres de cette délégation. Qu’il s’agisse de la réforme de la taxe pro ou du déficit budgétaire, les craintes sont nombreuses devant les incertitudes du gouvernement et alors que la tempête est loin d’être achevée. J’ai assisté à quelques scènes difficiles mêlant des politiques et des chefs d’entreprises. J’ai vu des larmes dans les yeux d’un patron fondateur, de plus de 70 ans, parce qu’il pense que son groupe réalisant 350M€ en 2008 n’en réalisera que 150 en 2009 et pourrait ne pas passer 2010. Je n’ai pas le droit de donner de nom, mais je parle d’un grand innovateur, de quelqu’un que le plan de relance devrait sauver mais ne sauvera pas. Parce que le plan de relance, il a déjà été investi, dans l’industrie automobile, en pure perte.

C’est parce que le monde va mal et que nous savons que la France a besoin des BONNES réformes que Croissance+ part à la recherche de solutions aux confins orientaux de la Méditerranée.

J’y vais aussi parce que, effectivement à deux reprises en deux ans, nous avons été consultés, en Roumanie et Moldavie, par des entreprises d’Israël, dont les dirigeants se souviennent que leurs histoires familiales sont aussi roumaines, ukrainiennes, russes ou Moldaves. Pentalog a une proposition de partenariat active en provenance d’Israël et considère avec intérêt toutes les axes de distribution de ses services et de sa technologie. Un pays aussi innovant ne peut donc en aucun cas être ignoré, surtout lorsque l’opportunité se présente.

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Posted on dim., 22 nov. 2009 23:36 by Frédéric LASNIER (285 day(s) old)
Tags: Pour les amis, Thématique Est-Ouest
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Revue de presse semaine 45

- La reprise se poursuit en octobre dans l’industrie française (02 novembre 2009, Capital.fr)
- Internet a 40 ans (30 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Des rabais fiscaux pour les PME high-tech en Chine (30 octobre 2009, 01NetPro)
- La crise fait baisser les tarifs de l’externalisation applicative (29 octobre 2009, Journal du Net)
- Wipro NewLogic : sortie de crise en vue (29 octobre 2009, 01Netpro)
- Les villes françaises championnes de l’innovation ; l’Europe en tête de la course à l’innovation (28 octobre 2009, ITespresso.fr)
- Externalisation : les DSI français restent assez conservateurs (28 octobre 2009, 01Netpro)
- Les partenariats de Renault en Inde et en Russie, un cas d’école (27 octobre 2009, Usine Nouvelle)
- Google introduit la « recherche sociale » (27 octobre 2009, ZDNet)
- Allemagne : Internet aurait dynamisé l’esprit civique (27 octobre 2009, NetEco)
- Collaboration en entreprise : l’e-mail privilégié face aux outils web 2.0 (26 octobre 2009, Silicon.fr)
- Le CRM à l’heure du SaaS et du cloud (22 octobre 2009, Journal Du Net)

Revue de presse semaine 44

- Logiciels et services IT en Belgique : 0% de croissance en 2009 (26 octobre 2009, Journal du Net)
- Nouvelle poussée de l’euro au-delà de 1,50 dollar (26 octobre 2009, La Tribune.fr)
- Fort mouvement vers l’externalisation des data centers (24 octobre 2009, IT Channel.info)
- Les 10 technologies stratégiques de 2010 (23 octobre 2009, Silicon.fr)
- Google et Microsoft signent un accord de licence avec Twitter (22 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Le cloud computing placé en tête des investissements à réaliser en 2010 selon Gartner (21 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Sun Microsystems va supprimer 3.000 postes dans le monde (21 octobre 2009, les Echos)
- L’Allemagne choisit de se préparer à la pénurie de main-d’oeuvre de l’après-crise (21 octobre 2009, les Echos)
- Renault : le partenaire russe en panne de cash, évitez (20 octobre 2009, Capital.fr)
- Les effectifs indiens de Capgemini dépassent ceux de la France (20 octobre 2009, les Echos)
- Semi-conducteurs : TSMC anticipe un début de redressement du marché en 2010 (20 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Twitter franchit le cap des 5 milliards de tweets (20 octobre 2009, NetEco)

Démocratie en Moldavie – suite

Serghei me demande de passer ce billet après sa rencontre avec le Président intérimaire moldave. J’attire tout particulièrement votre attention sur la dernière phrase :

Lors de la rencontre du Club d’affaire France-Moldavie avec le Club d’affaires Français en Moscou du vendredi passé, j’ai eu l’occasion de serrer la main du président intérimaire de la Moldavie – Mihai Ghimpu.

C’était un événement marquant pour le business français en Moldavie, mais pas seulement. Mihai Ghimpu a fait un discours, qui est difficile de sous-estimer. Il a incité les investisseurs étrangers de venir en Moldavie, de lancer de nouvelles affaires et de se développer. En même temps, le Gouvernement actuel va faire tout le nécessaire pour enlever les barrières, créer le milieu vital pour le développement du business. Je vais révéler une de ses phrases qui est simple, mais qui décrit exactement la situation actuelle, et de même mes sentiments : «J’ai toujours dit qu’il m’est égal dans quelle société travaille la personne : française, roumaine, américaine etc., ce qui est important – c’est qu’elle travaille dans son pays, près de sa famille!».

Bravo M. Ghimpu ! Maintenant on attend des actions de votre part !

Posted on lun., 5 oct. 2009 11:03 by Frédéric LASNIER (333 day(s) old)
Tags: Pour les amis, Roumanie-Moldavie, Thématique Est-Ouest
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Revue de presse semaine 40/2009

Bonne lecture…

- Twitter s’apprête à lever 100 millions de dollars (25 septembre 2009, les Echos)
- Internet: The forty glorious years (25 septembre 2009, CIOL)
- La Dares confirme la montée du chômage des informaticiens (25 septembre 2009, ZDNet.fr)
- La zone euro n’est pas vraiment tirée d’affaire (23 septembre 2009, le Monde)
- China zückt politisches Scheckbuch (22 septembre 2009, Handelsblatt)
- Offshoring geht nur mit Methode (22 septembre 2009, Computer Zeitung)
- Un français à la tête de l’Institut Européen de l’innovation et de Technologie (IET) (21 septembre 2009, L’Informaticien.com)
- Indian IT firms step up security with paramilitary (21 septembre 2009, CIOL)
- CFOs unzufrieden mit CIOs: Keiner weiß, was Outsourcing bringt (18 septembre 2009, CIO)

Revue de presse semaine 39/2009

Quoi de neuf ?

- 20 start-up européennes à suivre (21 septembre 2009, Journal du Net)
- Nouvelles technologies : la France améliore son classement au niveau mondial (17 septembre 2009, les Echos)
- Secteur IT : la France manque de compétitivité (17 septembre 2009, IT Channel.info)
- Phone calling coming to Twitter (17 septembre 2009, CNN.com)
- Vers une consolidation de l’automobile en Europe avec la reprise (16 septembre 2009, Euroinvestor)
- BPO-Markt Deutschland: Umfang der ausgelagerten Aufgaben nimmt zu (16 septembre 2009, CIO)
- IT soll Finger von Web 2.0 lassen (16 septembre 2009, CIO)
- How Russia could be more productive (septembre 2009, Mc Kinsey)
- Infrastructure outsourcing on the rise (15 septembre 2009, Offshoring Times)
- Outsourcing demand to pick up in H2: NASSCOM (15 septembre 2009, CIOL)
- Löhne: Arbeitskosten steigen stark (15 septembre 2009, CIO)
- Finland to set up tech innovation centre in Delhi (11 septembre 2009, CIOL)

L’Amérique perd ses meilleurs immigrants ?

« Mais, même si une telle vision prend corps, un autre danger guette l’Amérique : contrairement au siècle dernier, l’Amérique n’est plus le centre d’attraction unique des meilleurs cerveaux du globe. Une enquête récente de la Kauffman Foundation indique que 50.000 immigrants asiatiques ont quitté les Etats-Unis ces deux dernières années. Un mouvement qui ne fait que commencer. Le pire est que 90 % de ces retours au pays sont le fait de diplômés du troisième cycle, attirés par les opportunités nouvelles créées chez eux »

Ce petit texte est un extrait d’un article des échos que j’ai twitté hier. Il illustre bien la réalité dont nous parlions il y a quelques semaines. Cela me rappelle aussi un débat au Maroc où les retours au pays sont nombreux également. Monica m’a confirmé avoir vu à Bucarest de nombreuses personnes revenant des US, du Canada ou d’Australie récemment.

L’article oublie aussi que, même si redémarrage il y a aux US, contrairement au passé, il se fera sur la base d’une pression fiscale explosive dans les années à venir. Par ailleurs la qualité de vie pose beaucoup de problèmes aujourd’hui, particulièrement aux non-ams.

Voir l’article (vite car c’est les Echos, après il sera payant).

Posted on mer., 16 sep. 2009 9:17 by Frédéric LASNIER (352 day(s) old)
Tags: Thématique Est-Ouest
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Si vous voulez prendre une nouvelle nationalité… choisissez la bonne !

Peut-être pas assez percutant… voilà ce que je me dis suite à l’opération que j’ai lancé il y a quelques semaines en Moldavie. Nous avons collecté beaucoup d’information super intéressantes qui nous serons très utiles pour la deuxième phase de ce plan, lorsque nous établirons le contact et porterons le matériel collecté à la connaissance des politiques et des pouvoirs économiques. Pentalog est devenu membre du board du Club France de Moldavie récemment. Nous porterons ce sujet via cette organisation. Car, si nos opérateurs telecom et nos banques veulent des clients, il faut qu’ils se penchent sur la question de l’émigration en  générale et de celle des Hi Pot en particulier.

Pas assez percutant car il est facile de m’accuser de marcher contre les rêves, ce qui n’a pas de sens. Je n’ai pas cessé de rappeler que j’admire aussi ceux qui ont le courage de s’expatrier et de tenter l’aventure. Tout mon parcours personnel en atteste.

Nous avons obtenu déjà un certain nombre de résultats probants outre la collecte des opinions (que nous chercherons probablement à affiner d’ailleurs).  Certains sont tout simples. J’ai reçu, par mail, deux courriers de la part de personnes hésitantes qui m’ont indiqué que les positions et les témoignages de ceux qui étaient restés ou revenus les avaient convaincus. Lors d’un dîner, j’avais déclaré que si j’en convainquais un seul, je serai heureux. Je le suis donc doublement… mais bon. Ça ne va pas me suffire.

Ce qui s’est confirmé, c’est que les salaires ne sont pas la premier motif d’émigration. Nous ne nous étions pas trompés là-dessus. Monica me confirmait l’autre jour, que recherchant des CP pour Bucarest, elle trouvait en ce moment pas mal de personnes revenant du Canada, des US, de Nouvelle Zélande et d’Australie. Ceux là, probablement gagnaient plus là-bas que ce que nous proposons aujourd’hui à Buc… quoi que ce n’est pas si sûr que ça dans le cas du Canada.

J’ai échoué avec une personne. J’assume cet échec auprès des pentaloguiens, qui, comme moi, apprécient énormément ce garçon. Un Pentaloguien donc ; et là, je m’en veux car c’est aussi à mon absence que cela est dû. Car je crois que si j’avais pris plus de temps, j’aurai peut-être pu le convaincre. Ces motifs paraissaient imparables. Encore une fois, ce n’était pas l’argent, c’était le fait fondamental de vouloir une nationalité forte et reconnue. Je sais que lui en fera un bon usage et que son talent lui permettra d’aller dans le sens de ses rêves. Ce que nous lui souhaitons tous après ces quelques années passées ensemble.
 
Nous avons eu toutefois le temps d’en parler un peu la dernière fois. Je lui ai dit qu’il jouait à contre temps, compte tenu du contexte politique. Il le savait, mais toujours, ce qui revenait, c’était cette quête dune nationalité forte, accolée à son identité moldave. Ce n’est que maintenant que je viens de trouver la réponse que j’aurai du lui faire. Une réponse technique, juridique, basée sur la puissance du droit.

La nationalité canadienne ne sert à rien d’autre qu’à vivre au Canada. Elle donne quelques avantages dans le cadre de l’Alena mais sa puissance extraterritoriale n’a rien à voir avec celle du plus petit des états de l’UE. Dans une Moldavie qui s’ouvrira inévitablement sur l’Europe, la nationalité canadienne ne servira à rien. Ainsi un passeport slovène a le même pouvoir qu’un passeport français ou allemand. Un passeport roumain est à peine derrière et aura bientôt le même pouvoir libératoire. Un passeport canadien ne servira jamais à rien en Europe, alors qu’un passeport de n’importe quel pays européen Schengen ouvre les portes du monde entier… dont celles du Canada. Si vous me suivez bien, un passeport roumain a déjà le même pouvoir dans le monde qu’un passeport canadien. Peut-être même un peu plus. Un passeport slovène en a beaucoup plus. Dans quelques années (normalement deux ans seulement) un passeport roumain ouvrira l’espace Schengen, il aura alors beaucoup plus de pouvoir libératoire que n’importe quel passeport nord américain. Il ouvrira les portes de tous les pays du monde, la liberté de circulation et d’installation dans le premier espace économique mondial… et tout ça juste à côté de la Moldavie et alors qu’il est accessible à la population moldave.
Et là aussi, mon parcours personnel compte. Si en 2000, je m’étais installé en Californie, comme j’y ai pensé, quel aurait été le rapport entre mon passé et mon avenir ? Mais je me pose aussi une autre question : Pentalog serait-il aussi puissant aujourd’hui ? Je ne le pense pas, alors qu’à l’époque, pendant quelques mois, j’ai pensé que notre développement serait plus rapide s’il démarrait de là-bas.

L’Europe économique s’est considérablement affirmée comme premier espace d’investissements au monde, très très loin devant les US, le Japon ou la Chine. Les investissements directs étrangers sur le sol européen sont de très loin les premiers au monde. L’UE a reçu en 2006 421 milliard de dollars d’investissement directs étrangers tandis que les USA en recevaient 136 et le Canada était en dessous de 5. La France, par exemple a reçu cette année là 56 milliards (2,5 fois moins) pour une population 5 fois inférieure. Le Royaume Uni en recevait 131 ! C’est-à-dire que les deux premiers pays Européens en matière d’IDE recevaient à eux seuls près de 1,5 fois le montant des IDE nord américains, pur une population 2,7 fois moindre ! Tous ces investissements ont conduit l’UE à représenter 33% du PIB mondial pour moins de 8% de la population.

La création de richesses nouvelles n’a donc rien à voir. Or ces bien ces richesses-là qui font courir les jeunes ambitieux Wink Cette différence, dans l’Amérique du nord des années passées était compensée par le rôle du système bancaire dans les investissements. En ira-t-il de même dans le monde de demain ? La baisse du pouvoir d’achat des années 2000 aux USA a commencé à semer le doute bien avant la crise et à fait naître une vraie problématique dans l’esprit des économistes. Une croissance pourtant soutenue ne crée plus de pouvoir d’achat. Je ne vais pas rentrer dans le pourquoi. C’est très intéressant, mais ce n’est pas mon sujet.

Dernier point, pour les moldaves. Imaginez un moldave qui part en Amérique du Nord pour travailler dans l’IT et qui revient un jour, plein de rêves. Il y en a beaucoup comme ça. Pouvez-vous me citer une entreprise appartenant à un moldo américain qui soit plus grosse qu’Endava (projet moldo-britannique), que Pentalog (projet franco-roumano-moldave) ? Mais le raisonnement est le même en Roumanie. Aucune entreprise américaine de Consulting et d’Outsourcing n’a dépassé les projets européens. Parlons de R&D et observons quels sont la taille des projets américains de R&D en Europe de l’Est et quelle est la taille des projets européens…C’est très simple et inévitable : une terre européenne à une logique commerciale et politique européenne.

A ce moment précis de l’histoire, pour des moldaves qui émigrent, qui sont bien entendu des européens, et qui envisagent de revenir un jour, c’est une erreur stratégique d’acquérir une nationalité américaine, qui les empêchera demain de devenir citoyen d’un état de l’UE. Ce choix leur ferme la porte de l’espace européen tant que la Moldavie ne rentrera pas dans l’UE (ce qui n’est pas pour demain).  Il y a un bon choix et il est accessible à tous ceux qui veulent élargir leur horizon. Le temps juridique pour l’obtenir est à peine plus long mais ce choix est extrêmement accessible et beaucoup plus porteur d’avenir en terme de droit international et de projet économique.

Bref, pour tous ceux qui envisagent de revenir un jour, pleins d’ambitions, choisir une nationalité américaine, au lieu d’une nationalité roumaine, qui ouvrira d’ici peu de temps l’espace Schengen, est un choix qui ne résiste ni à l’analyse économique, ni à l’analyse politique, ni à l’analyse historique.

INDICATEURS DES TARIFS MOYENS FACTURÉS
3' trimestre 2009

460
137
175
91
256