« La transparence, dans le cadre de l'affirmation des
nouvelles technos comme support essentiel de business,
est devenue le feu sacré de la communication. »
Aymeric Libeau
CIO - Vice President Infrastructures and R&D
« Créer le navire, ce n'est point tisser les toiles, forger les clous, lire les astres, mais bien donner le goût de la mer. » Saint Exupéry
Monica Jiman
Deputy CEO
Deputy CEO
Alexandra Mondanel
International Operations Officer
« S’appuyer sur des partenariats internationaux dans des environnements complémen- taires, c’est assurer la pérennité d’une stratégie de croissance et de globalisation. »
Hélène Hemery
Responsable Marketing
« Une politique web innovante déployée gràce à des méthodes marketing 2.0 permet d'assurer une plus grande visibilité des produits et des services. »
Sophie Lelarge
Director Sales WW and BLs
Director Sales WW and BLs
Pierre Peutin
Responsable de la Business Line Information Systems
Responsable de la Business Line Information Systems
Mickaël Hiver
Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
« Notre fierté est d'accompagner nos clients dans l'implémentation de leurs idées, c'est pourquoi nous jouons notre rôle de conseil au maximum. »
Eric Gouin
Administrateur
Administrateur
Aleth Delcenserie
Quality Manager
« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » Jean Monnet, père de l'Union européenne.
Tuan Nguyenquoc
Sales Director
« Pense à celui qui a planté l'arbre dont tu manges le fruit » dit un proverbe vietnamien. Tous nos collaborateurs participent à la vie de l’entreprise et jouissent de son fruit.
Frédéric Lasnier Titre : President&Chief Executive Officer Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.
Aymeric Libeau Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise.
Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman Titre : Deputy CEO Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Depuis août 2011, Monica est Deputy CEO (Directeur Général Délégué) de Pentalog. Elle prend en charge les activités liées à la gestion opérationnelle et intègre la direction de la production et des structures de production, la direction financière et le reporting, la gestion et le développement des partenariats existants, la direction des systèmes d'information, la direction technique et la pépinière de formation.
Alexandra Mondanel Titre : International Operations Officer Bio : Après un stage de 4 mois au
sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra
a été recrutée en 2005 comme commerciale export.
Cette jeune diplômée en Commerce International est
une véritable européenne dans l’âme :
de mère allemande et de père français, elle
a fait une partie de ses études supérieures au Royaume
Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe
français pendant une année de césure. Son
quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises
partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique
à travers toute l’Europe.
Sophie Lelarge Titre : Director Sales WW and BLs Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients). Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.
Pierre Peutin Titre : Responsable de la Business Line Information Systems Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems. Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients. Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin Titre : Administrateur Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs. Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.
Aleth Delcenserie Titre : Quality Manager Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration,
Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005. A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO
9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008. Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er
janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc Titre : Sales Director Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore. Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
36 Pentaloguiens viennent de se partager 300 000€ au titre du partage des bénéfices de l’exercice 2010 !
En 2011, la SSII Pentalog a réalisé une action exceptionnelle en remettant son capital à presque O et en invitant tous les salariés présents en 2005 et quelques personnalités exceptionnelles arrivées après cette date à participer à une opération sans précédent. Tous ensemble, ces salariés ont alors pris 92% du capital d’une des entreprises IT les plus florissantes d’Europe ! L’ensemble des participants ont investi au cours d’émission des actions de la société en 1993 ! Cette opération sans précédent a permis à près de 20 nouvelles personnes de rentrer à l’Assemblée Générale des actionnaires. Le dividende versé quelques mois plus tard leur a permis, sur un exercice seulement, d’obtenir le « remboursement » de plus de 50% de leur mise de fond ! Évidemment, les situations de détention sont très différentes à l’arrivée puisque certains détient moins de 0,5% du capital (ce qui représente tout de même une valeur théorique comprise entre 100 000 et 200 000€) et que j’atteins les 28%. Mais l’esprit est là ! Certains ont touché plusieurs milliers d’euros dès leur première participation. Je suis très fier de cette opération qui sépare tellement Pentalog des autres entreprises, dans les pays émergents comme ailleurs. Je ne vois aucune manière plus concrète de remercier la fidélité à une entreprise. Ce fut une immense joie pour les fondateurs !
Académie des entrepreneurs 2011 à Prague : l’avenir du progrès
Fabuleuse édition que cette nouvelle session de l’académie des entrepreneurs à Prague le WE du 12-13 novembre. Le plateau réuni par les organisateurs (Ernst&Young, La Compagnie Financière de Rothschild, Les Echos, L’Entreprise et le Groupe Roularta) était de très haut niveau : Le Général Georgelin, ancien Chef d’Etat-major des Armées et actuel Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, Cynthia Fleury, professeur de philosophie politique (research fellow et associate professor) à l’American University of Paris, enseignant-chercheur à l’Institut des sciences de la communication du CNRS, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris et enseignante à l’École polytechnique, Christian de Boissieu, économiste, membre de la Commission pour la Libération de la Croissance et Président du Conseil d’Analyse Économique, Dominique Netter, chef économiste chez Rothschild, et bien sûr Eric Orsenna, Académicien, Conseiller d’Etat, Membre de la Commission pour la Libération de la Croissance, Ecrivain, Entrepreneur, ancien conseiller de François Mitterrand et… membre de l’Académie des Entrepreneurs.
Cette année, notre thème était l’avenir du progrès. La perspective était aussi vaste qu’il est difficile d’en faire une synthèse. Ce que je retiens de nos débats, c’est que le progrès, dont probablement le but est quelque part la quête du bonheur par la transcendance de nos pulsions de destruction (vision hégélienne), ne se produit pas dans n’importe quelles conditions historiques. Pire, il est souvent suivi de vagues de peurs venant de ceux qui n’en comprennent pas encore le sens et peut parfois conduire à l’horreur. On peut ainsi s’interroger sur le chemin qui mène de Marie Curie à Oppenheimer. Ou sur la concomitance entre le financement de l’entreprise de Christophe Colomb, pour découvrir la nouvelle route des Indes, et l’ordre donné par Isabelle la catholique de chasser les juifs d’Espagne, commerçants qui ont contribué à la puissance de son pays ! Isabelle joue-t-elle, en bon politique, sur les peurs des uns afin de pouvoir se permettre simultanément une innovation majeure qui bouleversera tout l’économie et la géopolitique ?
Y avait-il, après Auschwitz, un avenir pour le progrès sur notre continent ?
L’Europe a été pendant très longtemps le continent du progrès. Même lorsque les technologies naissaient ailleurs, c’était en Europe qu’elles se transformaient, se préparaient à l’universalisation pour devenir un confort partagé, une réduction de l’effort pour tous, une confiance augmentée dans l’avenir… Diable, c’est aussi à Auschwitz, en Europe que s’est installée la machine de mort la plus sophistiquée, la plus éloignée de l’idée de progrès. Y avait-il, après Auschwitz, un avenir pour le progrès sur notre continent ? Cette question ne peut pas être tranchée en 70 ans. C’est trop court. Trop de signaux montre que oui ou que non. En tous cas, l’Europe n’est plus le seul espace de généralisation du progrès. Pour beaucoup, les scientifiques européens de la première moitié du XXème siècle étaient juifs. Les États Unis et Israël sont devenus de nouveaux espaces de confiance dans l’avenir pour ces milliers d’esprits brillants et leur compréhension unique de la différence. Cette année, le prix Nobel de chimie était israélien. L’Amérique a fait rayonner ses universités sur le monde tandis qu’elle enfantait, dans la douleur, du premier modèle de société moderne vraiment multiracial. L’extrême orient pourrait bien maintenant devenir le continent de la maîtrise de l’énergie. Quant à l’Inde et l’Amérique latine, conscientes des disparités sociales qui les habitent, d’incroyables énergies, selon nos critères, s’y déploient pour permettre à chacun de s’élever dans la société : cours entrepreneuriat dès le plus jeune âge, cours de tolérance et de respect (!), recours aux handicapés et aux autistes pour améliorer l’ergonomie de l’espace ou des produits ! Pendant ce temps, les européens évoquent, sans jamais avoir rencontré ces forces nouvelles de progrès… la démondialisation, preuve de la vieillesse extravagante des corps électoraux de nos nations ! Ce sont eux qui incarnent, derrière des idéaux en apparence parfois nobles, les peurs qui ont accompagné les très grandes phases de progrès. Les télécommunication data-mobile de masse et le génie génétique sont les progrès fondamentaux de notre époque. Nous n’en sommes qu’au balbutiement, certes, mais ils vont refaire la carte géopolitique et répartir différemment les richesses du monde, en cassant les vieux oligopoles, fondés en Europe et aux US, au début du XXème siècle. Pourquoi les défendre ? Quels sens y-a-t-il à cela ?
Faîtes l’Europe, pas la guerre !
Que nous reste-t-il alors ? Énormément ! Nous sommes le seul continent qui a vaincu la guerre… après avoir été celui qui l’avait raffiné et généralisé dans les niveaux les plus hauts. C’est un acquis stupéfiant dans un espace géographique, démographique, économique et culturel aussi important. Quel fabuleux levier pour notre avenir ! L’extrême orient n’en a pas fini de ses guerres ! Pourquoi l’Inde représente-t-elle 10% des importations mondiales d’armement ? La guerre, les guérillas et de terribles mafias n’ont pas complètement quitté l’Amérique Latine. Que dire de l’Afrique ? Dans ces conditions, les Européens, qui ont fait le plus gros du chemin le jour où ils se sont choisi une monnaie commune, n’ont-ils pas mieux à faire que de détruire ce symbole puissant aux yeux du monde, le seul d’ailleurs, de leur unité ? Ce continent qui a inventé la paix durable entre des nations naguère belliqueuses n’a-t-il pas là réalisé le plus grand de tous les progrès de l’humanité ? Ne laissons pas cette réalisation remarquable se désarticuler dans les mains des populistes et des peureux, unis dans l’ambition du pire ! Si vous voulez le progrès pour tous, partout dans le monde, faîtes l’Europe, pas la guerre !
Cher Marius, (réponse à une petite merveille non postée ici par un couard, n’agissant pas à visage découvert, et se planquant derrière un forum à mdp)
Pardonnez-moi de vous corriger mais votre rhétorique est vieillotte. Vous parlez de délocalisation du recrutement et ça m’interpelle car absolument rien n’a été délocalisé. Si vous vous renseigniez un peu avant de dire des bêtises sur les gens vous découvririez que PeopleCentric est une entreprise créée en Roumanie par des citoyens roumains vivant en Roumanie, un français résidant en Roumanie depuis 12 ans et deux français résidents et payant des impôts en France. Vous découvririez aussi que son chiffre d’affaire est facturé pour plus de moitié en Roumanie et que l’entreprise vient de commencer à exporter vers la Pologne, un pays en pleine croissance.
En bon père Joseph de la morale économique et sociale, le seul fait de voir une entreprise roumaine œuvrer sur le marché français suffit à vous faire prononcer des anathèmes et employer le mot “délocalisation”, qui n’a ici absolument aucun sens. Au contraire, Peoplecentric Roumanie s’est dotée d’une petite sœur française dans un premier temps qui a même employé une grenouille.
Aujourd’hui, vous ne le savez pas, mais PeopleCentric France s’apprête à connaître une profonde mutation qui la conduira bientôt à compter plusieurs employés français (moins de 10 dans un premier temps). Pas mal pour une boîte née d’abord en Roumanie !
Alors cher Marius, vacherie pour vacherie, vous me donnez bien l’impression d’être le gars qui sort son revolver quand il entend le mot Roumanie, Maroc ou Tunisie ? Vous voyez la référence n’est-ce pas ? Peut-être êtes-vous quelqu’un de charmant, que ses potes adorent, mais voyez-vous, vous venez de balancer l’opprobre sur des gens sympas, que j’aime bien, en employant des mots qui ne peuvent pas s’appliquer à eux, parce que dès le départ, ce sont des gens qui ont créé une activité dans leur pays. Ils ne vous ont rien fait mais vous les avez balancés quand même, parce qu’ils ne sont pas aussi grenouilles que vous. Je ne peux même pas vraiment vous attaquer personnellement, tout caché que vous êtes.
Vous filez un mauvais coton Marius ! Déjà je discerne votre profil psycho de syndicaliste on the air. La quarantaine inassouvie et ne parlant même pas anglais, votre manque de charisme et de talent dans les projets qui vous ont été confiés vous ont mené, comme tant d’autres avant vous, d’une rive à l’autre des extrémismes politiques. Je ne vous en veux pas Marius, même votre carrière de syndicaliste online de l’IT bat de l’aile. Votre site pourri, même pas 2.0 ne partage rien, fermé derrière la page grise d’un forum stalinien, mais qui tout de même dispense ses petites doses de fiel par la complicité involontaire de Google. Ah Marius, quand je pense au Kapo que vous auriez pu être en 43, je me dis que la vie est mal faite…
C’est dégueulasse, ce que je vous fais Marius, n’est-ce pas, depuis mon clavier, dans un delivery center vietnamien, avec des mecs payés à coup de lance-pierre à côté de moi. Ah, c’est vraiment odieux de cataloguer les gens comme ça ! Mais c’est exactement ce que vous venez de faire à ma bande de potes. Sauf que nous, on ne se planque pas derrière des forums à barbelés et des pseudos nazes. On se comprend, Paul75 ? C’est vrai, ça, pourquoi Paul et pas plutôt Claude75 ou Marine59, vos vraies idoles ?
Dans votre ouverture infinie sur le monde qui vous entoure, vous ne vous êtes pas rendu compte que vous portiez un prénom, Marius, ou un pseudo, partagé avec des centaines de milliers d’hommes roumains qui ont autant que vous le droit de vivre et de créer des entreprises en Europe. Ah pardon Marius ! J’oubliais encore que le mot CREER vous était complètement étranger. Pardon, Marius, sincèrement ! Mais j’y pense Marius savez-vous que MUNCI, en roumain, ça veut dire travail ? Ce n’est pas une blague. Allons Marius, trop de signes évidents me montrent qu’au fond de vous-même, sans le savoir, vous aimez la Roumanie et que vous n’êtes pas seulement ce suppôt de Guéant qu’il vous plaît tant de singer. A l’occasion, passez nous voir. Vous ne nous faîtes pas peur et nous, les roumains, on est connu pour notre sens de l’accueil !
PS : Pour plus d’infos, je vous propose de vous adresser à ces deux remarquables jeunes femmes, qui vous parlent depuis leurs locaux en Roumanie. PeopleCentric n’est pas une des officines que vous aimeriez tant qu’elle soit. Pourriez-vous aussi, svp, nous poster votre propre article, nous aimerions beaucoup rigoler comme vous venez de le faire… j’espère.
Avec un budget déséquilibré par de folles dépenses de sécurité, les USA sont au dirigisme ce que les spaghetis sont au Western… un genre.
Depuis mon retour des US, je cherche le temps et l’inspiration me permettant d’illustrer les sensations que j’ai eues là-bas. Pour l’inspiration, c’est la perte du triple A et les singeries politiques qui ont précédé, qui me l’ont apportée. Pour le temps, comme d’habitude, un petit voyage en avion.
Mon propos ne sera pas bien long. Il me vient des routes défoncées dans New York, comme par un tremblement de terre. Il me vient aussi de la fragmentation économique, sociale et culturelle qui fait que des californiens disent qu’il est plus facile de comprendre et de se comprendre avec un employé de call center à Calcutta qu’avec un natif du golfe du Mexique. Le voyageur se demandera si les gens des côtes, Est et Ouest, appartiennent bien à la même nation que ceux du centre du pays. Ce pays où désormais, même les classes moyennes riches, ont honte, dès lors qu’il s’agit de parler des écoles publiques ou du système de santé. Ce magnifique pays, celui de Yale, Berkeley, Harvard, qui nous fait tant rêver, mais qui est le premier à voir décroître son espérance de vie.
L’autre facette de cette Amérique de tous les jours , c’est celle du plus grand arsenal guerrier du monde, comptant un tel nombre de porte-avions (11 ?) en service que le Président américain ne sait probablement pas où il les a tous rangés. C’est aussi des programmes de développement d’avions de combat au budget quasi infini (voir le F35), des centaines de milliers de soldats déployés sur des terrains variés, dans des guerres aux relents colonialistes du XIXè siècle… Ce que l’Amérique économise sur le dos peuple américain, elle le dépense en joujoux de mort rutilants, sensés donner le change diplomatique à toutes les nations du monde.
Je ne peux m’empêcher de penser que cet état, qui ne réagit pas à l’appauvrissement factuel, intellectuel et moral de sa population, qui limite les moyens alloués aux outils de développement économiques les plus élémentaires (éducation, infras), qui invente des menaces pour justifier des actions militaires devant le peuple, présente les atours budgétaires et philosophiques d’un régime dirigiste d’extrême droite. Existe-t-il une sous discipline de l’histoire contemporaine, qui fasse, par la seule analyse des ratios budgétaires, la radiographie des régimes politiques ?
La ressource financière des US est donc affectée à des besoins douteux dans une perspective historique (le retrait d’Irak, bientôt, dans un contexte de retour de la violence, le prouve), tandis que les besoins tangibles d’éducation et de protection sanitaire ne sont pas couverts. Rien ne semble trop beau pour le pôle militaro-énergetico industriel, complètement dépassé par la course du monde, mais qui continue de s’enrichir pendant qu’il appauvrit la nation. Le prochain président américain, sauf à verser totalement dans la paranoïa, n’aura pas les moyens financiers de cet ersatz de dirigisme sud américain d’extrême droite . Que fera-t-il de cette opportunité historique de changement de cap ?
Je précise à ceux qui ne me connaissent pas que j’aime l’Amérique et que j’ai souvent rédigé des papiers sur le génie américain. La même analyse budgétaire, appliquée à la France, avec ses 56% de dépenses publiques dans le PIB, amènerait à conclure que la France est aussi un ersatz de régime totalitaire socialiste. Est-ce un passage obligé pour de vieilles démocraties ?
Visite du Groupe parlementaire d’amitié franco-roumaine chez Pentalog
Pentalog a accueilli mercredi 26 mai, en notre siège Roumano-Moldave de Brasov, en Roumanie, une délégation de députés français, emmenés par le Président Luca. Après avoir déjeuné avec un maire adjoint de Brasov et visité Sacele, banlieue de Brasov jumelée avec la ville de l’un des députés français présents, ils sont venus nous rendre visite en fin d’après-midi. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu’ils ont été surpris par le niveau de francophonie des Pentaloguiens, par leur classe et l’envergure des opérations qu’ils dirigent. L’un d’entre eux m’a dit en aparté qu’il avait découvert chez nous une Roumanie qu’il ne connaissait pas, de haut niveau technologique et conceptuel. Il a poursuivi en me disant qu’il avait retenu qu’il existait une alternative européenne logique à l’Inde en matière de grands chantiers informatiques. Je crois, alors que le sujet n’est pas simple pour un élu d’un état ouest européen, qu’ils ont compris que le retard de l’Europe en matière de production logicielle n’irait que grandissant du fait de la pénurie d’ingénieurs. Pentalog Roumanie représente une forme de solution possible à cette impasse actuelle. Les européens doivent y être d’autant plus vigilants que des officines canadiennes et américaines continuent de racoler la population diplômée des pays de l’Est et exilent une population qui pourrait s’inscrire dans des projets européens.
Certains états européens ont des politiques proches de celles des pays d’Amérique du Nord et cherchent à attirer cette population sur leur sol. Pentalog s’inscrit dans un autre registre en contribuant à l’industrialisation technologique d’un pays émergent européen, en mettant un appareil de production de haut niveau à disposition des professionnels du monde entier. Nous remontons ainsi des profits vers notre pays d’origine et exportons même depuis la France, dans et hors de l’union. Notre projet, fondé par des français, est un projet européen qui doit désormais gagner le monde. Le cadre européen nous est extrêmement cher, voire essentiel, et favorise la France et la Roumanie au sein de notre Groupe.
Le Président de la délégation nous a solennellement remis la médaille de l’Assemblée Nationale avant de prendre congés. Merci à encore à eux, ainsi qu’à l’Ambassade de France, de l’intérêt qu’il nous ont porté.
Signature des conventions de partenariats entre les entreprises françaises et l’Ambassade de France
Le 25 janvier 2011, à 12h30, à la Résidence de France (13-15, rue Biserica Amzei), a eu lieu la signature des conventions de partenariats entre les entreprises françaises (Orange România, Thales, BRD Asigurari de Viata, le Cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel, Pentalog Romania, Lafarge Romania, Automobile Dacia et Colas Drumuri) et l’Ambassade de France qui ont choisi de s’associer pour permettre dès la rentrée 2011 à des étudiants et jeunes cadres d’entreprise roumains (lire la suite sur le site de l’ambassade, voir les photos et écouter le discours de l’ambasadeur).
La belle histoire continue, malgrè des vents parfois contraires. Vive la Roumanie, Vive la France !
Les acquis sociaux des européens, financés par les pays émergents, constituent-ils une prétention impérialiste démesurée ? qui d’autres que les nationalistes populistes pourront les défendre en dernière analyse ?
Avec Internet, le monde est UN. Progressivement, la convergence des cultures se fait. Non qu’elles disparaissent dans une fusion hollywoodienne, il apparaît clairement sur le web que les nouvelles attentes des peuples sont les mêmes, partout. Il y a longtemps que je l’ai repéré parmi nos développeurs roumains, moldaves et vietnamiens. Le village global, cette expression à la mode au début des années 2000, est maintenant une réalité. Comment ne pas s’en réjouir ?
A un niveau certes moins positif, l’éclatement de la bulle de la dette publique occidentale va contribuer à faire converger les situations économiques des pays anciennement riches et celles de ceux qui se développent. Cette dette, prélevée sur les excédents commerciaux des pays en développement, qui finance encore ce que les français appellent des acquis (s’achèterait-on une rente à crédit ?), est d’abord le résultat de la confiscation des richesses produites par les salariés chinois, brésiliens, russes et tant d’autres encore. Recyclé par les marchés financiers, cet argent de l’Est et du sud vient financer des retraites européennes, des RTT, au lieu de rémunérer les salariés mais aussi de financer leurs infrastructures éducatives et sanitaires, leurs logements, leurs droits à la consommation, rétablissant ainsi d’ailleurs la compétitivité économique occidentale.
Dans ce contexte, la préservation de nos acquis sociaux devient une prétention démesurée de puiser dans la richesse des autres, qui travaillent plus et souvent désormais mieux. Oui, la revendication sociale dans la France de 2011 est un nationalisme avéré par les faits, comme si les Français avaient droit à mieux, pour moins d’efforts que les autres, en raison d’une histoire, d’un sens (occidental, européen ?) de l’histoire. Le triple A, ce tirage continu et pour pas cher sur les richesses des autres, est un post-colonialisme, sans doute l’un des derniers avatars d’un impérialisme occidental en bout de course. La simple lecture des faits économiques prouve que le triple A, conçu et administré par et pour des institutions occidentales est un impérialisme politique. Comment la France, les Etats-Unis, le Royaume Uni, le Japon et même l’Allemagne pourraient-ils l’obtenir autrement, aux ratios d’endettement qui sont les leurs ?
Ne me dîtes pas que ce n’est pas vrai ; car si cette manne s’arrêtait demain, nos organismes sociaux seraient soit en cessation de paiement au bout de quelques jours, soit l’Euro, le Franc, le Deutsche Mark s’effondreraient en quelques jours, portant le litre d’essence à 10€, la baguette également, le sucre, les produits fabriqués hors d’Europe… Les pays prêteurs, enfin riches des efforts de leur travail feraient alors un appel décuplé aux mêmes matières premières que nous. Notez que cette réalité est déjà bien à l’œuvre. Elle est d’ailleurs essentielle dans ce qui vient de se passer en Tunisie où le peuple a commencé par se révolter parce qu’il avait faim et que l’inflation sur les matières premières devenait intolérable… bien plus que pour demander l’établissement de la démocratie (que je soutiens de tout mon cœur).
Alors pourquoi les progressistes de tous bords n’envisageraient-ils pas l’inventaire et l’audit de leur jeu de valeurs, acceptant de regarder en face les prodigieux effets positifs de la mondialisation ? Régulée, mais d’abord comprise, elle peut compenser les plus intolérables écarts et rien moins que solder la tyrannie de 2000 ans d’impérialisme occidental sur le monde.
Ne risquent-ils pas de se faire piéger dans un entonnoir de nationalisme à revendiquer, au nom des acquis, la préservation d’une équation financière mondiale totalement inique ? Qui d’autres que les rentiers du populisme, à la fin, pourra tenir ce discours ?
Il y a une solution, basée sur une vieille valeur occidentale et chrétienne : le travail. Si nous, français et européens, voulons des systèmes sociaux, il faudra nous les payer nous-mêmes, dans une ambition collective lucide, ayant remis le travail au centre du jeu, tordu le cou au principe de « l’acquis social » (tropisme français) et de la spéculation financière (tropisme anglais). Les deux sont d’immorales conséquences d’une recherche de situations de rente et d’oisiveté, soient-elles acquises par la ponction sur le travail des autres nations que sur les marchés actions.
Cet article m’a été inspiré par Jean Viard, Sociologue et Directeur de Recherche au CNRS – JDD du 16 janvier.
Offshore / Nearshore : le retour de la géopolitique ?
La vitesse à laquelle va le monde est stupéfiante. Il y a quelques semaines, je me fourvoyais dans une analyse politico-économique du monde émergent. Peut-être me suis-je trompé ? Quoi qu’il en soit les tragiques événements de Tunisie, où des gens meurent aujourd’hui remettent en perspective ce vieux critère géopolitique, voire géostratégique. Et les wikileaks ? Ne doit-on pas craindre que le modèle concernera tôt ou tard les entreprises internationales, qui vivent très souvent dans une culture du secret et des manœuvres politiques que n’aurait pas renié le politburo ?
Toutes les peurs se réveillent :
1. La peur du pillage technologique
J’en veux pour preuve les discours nombreux et alarmistes sur les risques inhérents au transfert de technologie. L’état tape sur les doigts de Renault (lui-même pris au piège d’un sous-traitant chinois), tandis que ces jours-ci, l’armée chinoise réalisait les premier vols de son chasseur bombardier furtif ( !), ce qui ne manque pas d’alimenter des craintes justifiées sur le niveau atteint par la R&D chinoise. Après tout, le Rafale a fait son premier vol autour de 1990 si ma mémoire est bonne. Pas de doute que les volumineux contrats d’offset (compensation), dans l’armement et l’aéronautique civile transfèrent, au sens le plus strict, des savoirs élaborés pendant des décennies et permettent à ceux qui en bénéficient d’incroyables raccourcis sur le chemin du progrès technologique. Certes, les offsets n’ont pas grand-chose à voir avec l’offshore… qui lui s’effectue en parallèle. La compétition est telle pour vendre un avion que les industriels vont de plus en plus loin pour chercher des sous traitances, voir des sous-ensembles, de plus en plus complexe. Le résultat ne s’analyse-t-il pas aujourd’hui dans l’apparition et l’essort d’Embraer, du C919 chinois ou du 100 places russe ? Quoi qu’il en soit, après avoir réduit les coûts, les avionneurs vont devoir maintenant partager leurs bénéfices. Louis Gallois rappelait aujourd’hui dans la presse que le marché mondial des 100-200 places ne pourrait supporter les 6 compétiteurs que l’on voit se profiler aujourd’hui.
Le Renault Gate, quant à lui, ne sera probablement pas le dernier. La culture de la relation d’affaire n’a pas la même maturité dans certaines zones et les jugements des tribunaux locaux relativement aux transgressions de clauses de confidentialité tournent pratiquement dans 100% des cas à la relaxe du salarié fautif. Les groupes internationaux n’ont pour l’instant presqu’aucune prise de ce côté-là.
2.Les risques d’instabilité
Les tensions régionales en extrême orient, les, dans le monde arabo-musulmans et en Afrique posent des questions à quiconque envisage l’établissement de partenariats durables.
Les violences en Egypte, contre les chrétiens, les événements d’Algérie et de Tunisie, au Niger ou en Côte d’Ivoire, tout ça ne plaide pas en la faveur de l’externalisation des services au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Dans certaines zones et lorsque les conditions deviennent difficiles, les passages de douane peuvent devenir quasiment infranchissables pour les équipements technologiques… sauf à y laisser une enveloppe plus ou moins conséquente. Pentalog a vécu cela une fois, en Moldavie, il y a deux ans. Les événements n’y ont duré que quelques jours mais tout devient alors beaucoup plus compliqué. Nous n’avons du faire face qu’à moins d’une heure de coupure électrique et quelques heures, tout au plus, de l’internet. Le pouvoir interminable, en Tunisie, en Lybie et en Egypte, de vieux présidents affaiblis, pourrait déclencher des scenarii complexes se propageant dans toute la zone. Quid de la Lybie ? Les USA ne tenteront-ils pas un coût pour pousser le vieux dictateur dans l’escalier de l’histoire ? L’Algérie, avec ses généraux, ses islamistes, son pétrole et son vieux président laissera-t-elle insensible l’Oncle Sam ? Dans ce contexte, la cote du Maroc, la seule monarchie de l’Afrique du Nord, vient de remonter, pas de doute. Mais attention, lui non plus n’est pas 100% à l’abri des formidables intérêts qui semblent attirer en Afrique du Nord Ouest, les islamistes du monde entier, l’armée française, les chinois… et les américains qui eux n’attendent qu’une défaillance des français.
3. Le critère de légalité
Les questions de circulation des hommes, des biens et des équipements au sein de l’UE plaident en faveur d’un nearshoring européen. Je l’ai déjà écrit, à plusieurs reprises.
Mais ce critère, auquel on pense en premier, n’est pas le seul ! Même la fiscalité européenne est politique ! Alors que les opérations de R&D explosent à Pentalog, la demande des entreprises françaises pour des prestations agréées CIR devient conséquente et disqualifie l’avantage compétitif (prix) de certaines zones hors Espace Economique Européen. Dans certaines spécialités, il nous arrive, CIR compris, d’être moins chers en Roumanie, perturbant un peu tout de même notre stratégie… mais précisément, c’est fait pour ça.
C’est finalement à chaque client ou investisseur dans l’offshore de faire le tri de ses contraintes, de ses besoins et de ses ambitions en termes de réduction de coûts. L’année 2011 sera celle de l’Europe de l’Est en France, j’en suis pratiquement sûr. C’est d’ailleurs elle qui connaît le plus grand boom aujourd’hui, loin devant les autres zones. L’inde recule clairement, la chine explose. Mon best shore reste la Roumanie, un peu devant la Bulgarie, la Pologne et la Hongrie venant immédiatement après. Je place donc clairement l’UE en tête. Hors de ses frontières, et s’il est possible de travailler en anglais, l’ensemble de l’ex bloc soviétique se détache, Russie devant, suivie de la Bielorussie, de l’Ukraine et de la Moldavie. En extrême orient, l’Inde me paraît moins que jamais la solution pour les entreprises françaises. Ses tarifs sont élevés et les prestations doivent être pratiquement aussi « accompagnées » qu’en Chine ou au Vietnam. Avantage donc à ces deux derniers qui pour l’instant restent par ailleurs particulièrement stables.
Des voyages dans 30 pays ces 3 dernières années, surtout des émergents, m’ont amené à réfléchir à la façon dont je vois évoluer la démocratie dans le monde. Mais c’est le WE de réflexion à Dubrovnik avec Eric Orsenna, Daniel Cohen, Boris Cyrulnik, Michel Maffesoli et l’Académie des Entrepreneurs qui m’a poussé à passer par l’écrit. Plusieurs fois, alors que ce n’était pas le sujet des débats, le parallèle a été établi entre une supposée chute de l’Occident et la celle de la valeur démocratique. J’ai commencé cette réflexion sur Facebook et j’en profite pour remercier Olivier, Sébastien, Ivan qui m’ont un peu aidé. Je vous invite poursuivre la discussion si elle vous intéresse.
Mon récent séjour à Dubrovnik, avec une poignée d’intellectuels français et l’académie des entrepreneurs m’a permis de mieux appréhender, de mettre en mots, un doute grandissant que je ressens, plus ou moins souvent, au gré de mes destinations.
Et puis, dimanche dernier, au coin d’une cheminée française, cette réflexion m’est revenue et m’a poussé à parcourir les notes que j’avais prises ce WE là.
Cela avait commencé par Eric Orsenna, s’était poursuivi avec Michel Maffesoli et même Boris Cyrulnik (!) s‘y était mis… Non qu’ils nous aient formellement parlé de démocratie, mais ici et là, dans leur discours, la question de la valeur démocratique, pierre angulaire des valeurs occidentales, était posée. J’ai senti que selon eux, elle pourrait ne plus être un concept à la mode, affaiblie qu’elle serait par l’amoindrissement de la domination occidentale.
Sacrebleu ! C’est exactement ce que j’ai ressenti en interrogeant nos jeunes employés vietnamiens, ou des étudiants chinois il y a quelques années ! Tous m’ont répondu que la démocratie n’est ni une priorité, ni même un souhait, mais qu’il la voit plutôt comme une invention occidentale, inadaptable à l’Extrême Orient, voire même comme une menace. Tout d’abord, par nature, selon eux, la démocratie suppose de diviser la nation, la grande famille, sans jamais parvenir à la réunir après le processus électoral. Cette perception, parfaitement fondée dans de nombreux pays est inconciliable avec le confucianisme. D’ailleurs quels sont les prétendues démocraties de cette partie du monde ? Je n’en vois que deux : le Japon et la Corée du Sud. Au delà de la critique que l’occidental moyen fera à ces pays quant au respect des droits de l’homme et aux conflits d’intérêt qui y règnent (le conflit d’intérêt y étant souvent ressenti au contraire comme une preuve d’harmonie et de logique dans l’organisation du monde), je dirai que ni l’un, ni l’autre ne sont des démocraties spontanées. Les deux pays se sont vus imposer leur régime actuel au sortir de la guerre par un occupant américain bienveillant, surtout soucieux d’établir de nouveaux pouvoirs avec lesquels organiser les futurs courants d’affaire. Il suffirait d’une pichenette dans le dos de l’agitation géopolitique régionale habituelle pour que l’un et l’autre bascule dans des systèmes politiques dictatoriaux et encore plus nationalistes dont les plus beaux représentants se trouvent en Chine et au Vietnam.
A tous ceux qui douteraient de ma démonstration et me renverraient au récent prix Nobel chinois ou aux blogueurs opprimés, je demanderais qui, en 89-91, suite à Tian’anmen, à la chute du mur de Berlin et à l’effondrement de l’URSS, pensaient que la Chine plus de 20 ans plus tard, serait toujours une dictature communiste ? En 89 les valeurs de l’Occident étaient fortes, démocratie en tête. Nous étions les vainqueurs et semblions invincibles.
Et le Moyen Orient ? Soyons sérieux… Qui croit que les syriens et les jordaniens, rêvent de la démocratie libanaise ? Qui croit aux farces simultanées de l’établissement des démocraties irakienne et afghane ? Les deux seules démocraties de la région sont finalement l’Iran(!) et Israël… mais j’entends que mon propos ne rentre pas à ce stade dans le géopolitique.
Le plus grave dans tout ça, ce n’est pas que les masses laborieuses de ces pays ne ressentent pas aujourd’hui le besoin de voter ou de créer des partis politiques (je ne vois d’ailleurs pas d’autre endroit où quiconque ressente ce besoin), non, le plus grave, c’est que ces jeunes, des élites éduquées, parfois formées dans nos universités, n’en rêvent plus du tout, ne sont pas “contaminées” par ce concept que nous pensions indétrônable qu’est la démocratie. Pourquoi ai-je écrit “le plus grave” ? Après tout, que nous importe à nous que les laotiens n’aiment pas démocratie ? Est-ce que, et il faudra y revenir, “le plus grave”, ce n’est pas que nous ne réussissions plus, en 2010, à les contaminer ?
Lorsque j’ai teasé le sujet sur Facebook, la semaine dernière, j’ai effectivement pu m’apercevoir que plusieurs de mes amis français voient l’Europe comme une puissance à la fin d’un cycle. Les européens selon eux n’apporteraient pas beaucoup plus d’importance à la démocratie que la majorité des chinois. Bien entendu, c’est typique de l’exagération de ton commune aux réseaux sociaux. Toutefois, la perte de confort et de croyance en un avenir meilleur pourraient renforcer cette hypothèse.
Et puis, en en reparlant encore, je viens de collecter cette autre hypothèse encore plus intéressante : ce serait les dictatures qui s’amélioreraient ! Et je pense que ce n’est pas complètement faux, pour provocant que cela soit. Les résultats économiques, et peut-être sociaux(?), du monde émergent non démocratique sont étonnants et peuvent parfaitement séduire de nouvelles jeunes élites mondialisées assoiffées de réussites personnelles et professionnelles rapides. Bref pourquoi s’acharner et perdre du temps sur un pauvre concept juridique, daté, quand une dictature au visage de plus en plus humain permet de se concentrer sur les attentes essentielles, du court au moyen terme ? La pensée du seul Voltaire s’incarnerait-elle aujourd’hui en Russie, au Vietnam, au Maroc ou en Chine et parviendrait-on, près de 300 ans après lui, au concept de dictature éclairée ? J’en doute encore.
J’ai l’impression que la question démocratique est régulièrement posée, que tout le monde en parle au détour d’autres sujets. La première fois que je l’ai vraiment ressenti, c’était au retour d’Israël, lors de mon premier voyage. Je me suis rendu compte que tout le monde se moquait de l’argument d’Israël, défendant la seule démocratie du Moyen Orient. Alors qu’il fonctionnait il n’y a pas si longtemps encore, j’ai réalisé qu’il n’était plus recevable dans la presse, y compris américaine. Sommes-nous déjà nous même “beyond democracy”, dans un autre système de valeurs ?
Aujourd’hui même, j’ai vu notre ministre de l’intérieur condamner une décision de justice concernant des policiers qui, rompant leur serment, ont fait accuser un innocent. N’est-ce pas un propos dangereux pour la démocratie ? Cette question a également été posée pendant les divagations de l’été dernier sur les camps roms. Mais le résultat, nous avons pu le constater, c’est que tout le monde s’en moque. Ça pourrait tourner à la litanie et je n’en vois pas l’intérêt. Dans un autre registre, celui du commerce international, le comportement complaisant, au nom du pragmatisme, de certains pays occidentaux (surtout ceux qui vendent des avions et des centrales nucléaires), à l’égard des dictatures argentées, contribue clairement à la dévalorisation de la démocratie aux yeux de tous, à l’Est comme à l’Ouest. Le régime chinois, reçu en grande pompe à Paris, qui a accueilli les JO, comme bientôt la Russie et le Qatar accueilleront la Coupe du Monde de football, se banalise chaque jour un peu plus dans l’esprit de tous. C’est indéniable. Il ne passe pas un jour sans que ce principe de pragmatisme économique nous soit rappelé. Après les habitants des dictatures émergentes, ceux des pays occidentaux, ce sont donc les régimes politiques, européens en particulier, qui accepteraient aussi cette dévaluation du principe démocratique au nom des affaires.
Cet article pourrait devenir interminable au moment ou je récolte encore de nouvelles opinions. Il me faut pourtant y mettre une fin. Nous vivons à l’Ouest une disette historique de grands hommes tandis que le Président Hu Jin Tao marquera très certainement l’histoire de son pays et peut-être même celle du monde. M6 surfe sur la croissance marocaine, comme le vieux Ben Ali en Tunisie (auquel la France vient de vendre un extraordinaire A340 neuf). Lula, certes élu démocratiquement, casse lui aussi les codes de l’occident triomphant. Si nos démocraties ne nous motivent plus, c’est parce qu’elles nous ont confisqué le pouvoir. Les associations de quartier de Hanoi sont peut-être plus participatives que nos vieux conseils municipaux. Se pourrait-il que les dictatures de l’extrême orient soient en train de se diriger vers le bien de leurs citoyens, tandis que nos démocraties auraient perdu le lien avec les leurs ? C’est bien possible en effet. Tout se résumerait à une simple inversion : une orientation positive (ô combien insuffisante, certes) des choses dans certaines régions du monde (au sud et à l’est) et négative dans d’autres (au nord et à l’ouest). Nous avons bâti, en France et aux USA, des empires industriels et commerciaux sur des valeurs universalistes dont nous pensions la puissance indiscutable, probablement sans nous en apercevoir. Que resterait-il du cinéma américain sans le socle des valeurs occidentales ? Et à nous ? Quel sera l’impact sur le tourisme si les japonais arrêtent de rêver de Victor Hugo et que les Lumières disparaissent partout des programmes scolaires ? Combien de points de CAC 40 ?
A l’Ouest… rien de nouveau ? Peut-être que si, même si je ne saurai pas trancher entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Nous assistons au réveil partiel des consciences. Je ne crois pas, par exemple, que les altermondialistes fassent un bon apostolat de la démocratie occidentale. Leur discours est caricatural, totalement inaudible pour les pays émergents qui veulent aussi leurs part de technologie Blueray, le triple play et un I-phone. Ils contribuent même à la destruction du mythe. Mais ils expriment un tel manque de foi dans l’avenir qu’ils pourraient aussi participer au réveil de nos valeurs. Les wikileaks demandent à ce que nos politiques omniscients cessent de nous prendre pour des benêts. La mondialisation fait de beaucoup d’entre nous des diplomates parallèles, œuvrant beaucoup plus pour la paix dans le monde que les chancelleries et les marchands de canons AOC ! Tous ceux qui soutiennent Assange aujourd’hui veulent plus de vérité. C’est mon cas, même si je ne suis pas d’accord avec les risques insensés qu’il fait courir à de nombreuses personnes. J’espère qu’ils seront écoutés car nous mourrons du politiquement correct si nous ne le faisons pas. N’est-ce pas pour cela qu’un pays comme la France est prétendument irréformable ? Au final nous avons des régimes politiques aussi distants et menteurs qu’inefficaces. Pourquoi leur ferions-nous confiance ? La valeur démocratique n’aurait jamais eu être autant galvaudée, car c’est une dynamique vertueuse pour le développement du monde. Pour des pays qui font ou faisaient rêver, comme la France et les USA, c’est plus encore que pour les autres un actif économique intangible fondamental. L’urgence à s’en apercevoir est là. Je ne vois plus sinon, sur quel nouveau mythe disponible l’occident pourra se développer, tout comme je ne vois pour l’instant aucune alternative substantielle s’affirmer dans les zones émergentes.
Voilà deux ans déjà que Pentalog s’est implanté au Vietnam, à Hanoi. Le groupe était arrivé à un point où son offre se devait d’être complétée par des services “extreme low cost”. A l’époque où nous avons mené notre étude d’implantation, le Vietnam avait été mis en concurrence avec la Chine. Notre choix final a été guidé par une proximité culturelle et linguistique plus marquée par rapport à la France et l’assurance de pouvoir accéder à des ressources de très haut niveau plus facilement. La pari est réussi, puisque nous avons aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs à Hanoi, tous anglophones, et à 50% aussi francophones, qui travaillent pour des clients tels qu’Altadis (groupe Imperial Tobacco), aussi bien que sur des projets d’innovation dans le cadre de Pentalabbs. Aujourd’hui nous estimons que notre positionnement vietnamien, low cost mais sur des prestations d’ingénierie à haute valeur ajoutée, bénéficiant de tout le système et de toute l’organisation Qualité mis en place au niveau du groupe, constituerait également une réponse satisfaisante aux attentes du marché nearshore en Asie, et notamment du marché japonais.
L’outsourcing japonais représentait selon Gartner un CA de 4 milliards d’USD en 2009, dont plus de la moitié correspond à des prestations de développement de logiciel embarqué. Les fournisseurs des Japonais sont avant tout chinois et indiens bien sûr, mais la part de marché vietnamienne (en 3ème position derrière les 2 géants) tend à s’accroître, alors que celle de l’Inde recule depuis 2007. Les prestataires IT vietnamiens travaillent en fait surtout pour le Japon, mais les services vendus se cantonnent souvent à du testing. C’est là que nous nous différencions de la concurrence locale : nous sommes en mesure de fournir des services de développement (IS & embedded systems) de haut niveau, dans le cadre de grands projets.
S’implanter au Japon ne sera pas une mince affaire. C’est la première fois que nous allons nous confronter à un tel gouffre culturel et linguistique. Mais notre expérience passée, multiculturelle et multilingue (français, anglais, roumain, russe, allemand, vietnamien, hébreu, …) sera un gros atout. Il va nous falloir rapidement identifier un futur associé local, doté d’une double culture européano-nippone ou vietnamo-nippone et d’une véritable motivation entrepreneuriale. Nous lançons les recherches dès à présent.
Mircea, Frédéric et moi avons passé quelques jours en Pologne la semaine dernière, pour tenter de répondre à la problématique de l’accélération de notre développement en Allemagne et Autriche. Ce que nous y avons découvert est très intéressant : des formations de haut niveau, un grand nombre d’étudiants avec une part non négligeable de germanophones (du moins par rapport à la Roumanie), des interlocuteurs très pro, tous parfaitement anglophones, un environnement économique des plus dynamiques.
A Wroclaw, 700.000 habitants, 4ème ville du pays par sa taille, 700 diplômés du cursus IT & Management de l’Université Polytechnique arrivent chaque année sur le marché du travail, auxquels s’ajoutent un millier de diplômés de la Faculté d’Electronique (profils télécom, hardware, etc.). L’université de Wroclaw dispose même de son propre incubateur, qui a soutenu le lancement de pas moins de 130 start-ups sur les 8 dernières années ! La ville héberge un centre de R&D Nokia Siemens Networks qui emploie 1.500 personnes (le plus grand en Europe), sans parler de la présence d’acteurs comme Volvo IT, IBM, Google, etc. Impressionnant… A Varsovie, Samsung a recruté 400 jeunes diplômés de la Faculté d’Electronique et d’IT en moins de 3 ans. La politique partenariale de l’Université avec le monde de l’entreprise prépare efficacement ses étudiants à leur entrée dans la vie active, dans le cadre par exemple de travaux menés au sein d’un Lab créé en collaboration avec la filiale locale de l’Allemand T-Mobile.
Comme Fred l’explique dans son article, la tendance est au rapprochement géographique des intervenants nearshore par rapport au client, pour permettre une plus grande compréhension et implication du prestataire dans la stratégie et le métier propres au client. Et dans ce cadre, le fait de parler la même langue est d’autant plus primordial et justifie les tarifs plus élevés de pays comme la Pologne ou la République Tchèque. Les facilités administratives (la Pologne est membre de l’espace Schengen) bénéfiques aux interventions sur site en zone germanophone d’ingénieurs polonais, font aussi que les Allemands sont prêts à payer un peu plus cher. Par ailleurs, une évidente proximité culturelle m’a à certains moments donné l’impression d’être en Allemagne. Et il n’est pas impossible que ce pays présente des opportunités en termes de francophonie également.
Vous l’aurez donc compris, Pentalog a plutôt été séduit par l’alternative polonaise. Certains éléments sont encore en cours d’analyse plus poussée, mais nous devrions d’ici quelques semaines être en mesure de faire un choix entre un premier site en Pologne et un cinquième site en Roumanie, qui est d’ailleurs susceptible de rejoindre à son tour l’espace Schengen en 2011… C’est reparti pour une nouvelle aventure est-européenne
38% de croissance organique au T3, 35ème trimestre consécutif de croissance pour le Groupe de technologie Orléanais
Ce communiqué sera diffusé dans les jours qui viennent sur le site corporate
Sous l’effet de plusieurs grosses signatures et le renforcement d’activités pré-existantes au T2 et T1, Pentalog affichera une croissance interne supérieure ou égale à 38% au T3. Tous les résultats trimestriels de Pentalog affichent systématiquement une hausse du chiffre d’affaires depuis 2002. C’est donc le 35è trimestre de croissance consécutif affiché par Pentalog qui est ainsi devenu la première force d’IT nearshoring de l’Union Européenne. La prévision de chiffre d’affaires annuelle est ainsi revue en hausse, dans une fourchette de 16 à 17 millions d’Euros.
La rentabilité progresse également.
Plusieurs nouvelles productions, pour de nouveaux clients ont été lancées. C’est entre autre le cas de Sierra Wireless, d’Ubisoft Roumanie, d’une Grow up et d’une start up française, et enfin d’un leader industriel allemand.
Le fonctionnement du Pentalog Labbs est désormais opérationnel. Cette unité de R&D a commencé à livrer des proofs of concept à ses clients et sert aussi d’incubateur à des projets d’investissement de Pentalog. D’ores et déjà, de nouveaux concepts, sur des approches business de rupture, ont été proposés au marché. Plusieurs développements commerciaux pourraient être annoncés dans les mois et les années à venir. Le Pentalog Labbs est la première structure d’incubation privée franco-roumaine. Etabli dans les deux pays, le Labbs est placé sous la responsabilité directe de Frédéric Lasnier, le CEO du Groupe, de deux directeurs adjoints, et recherche des fusions fertiles entre pays émergents et économies de l’Ouest. Si l’expérience fonctionne, elle pourrait être étendue au Vietnam.
Au total, le groupe a créé 120 postes depuis le début de l’année et pourrait en créer de 30 à 80 d’ici à la fin de 2010.
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Pentalog Labs : “Le réseau social est une pièce maîtresse de l’ère du cloud computing”
Il y a quelques jours seulement, je vous parlais de la solution M2M que Pentalog entend mettre sur le marché rapidement et qui rejoindra le cloud des solutions Pentalog pour répondre aux besoins des acteurs de l’économie de demain.
Dans la panoplie des projets déployés dans le lab, il existe un projet, en apparence un peu moins avant-gardiste puisque le thème en est les réseaux sociaux. Parmi les milliers de projets existants, n’y en avait-il pas un seul qui pouvait retenir l’intérêt de Pentalog ?! En fait, Pentalog souhaite partir de la copie presque blanche d’une plateforme open source et entamer une réflexion longue, ouvrant vers de nombreuses déclinaisons du concept de réseau social. Nous allons pousser ce concept dans la gestion des compétences, le recrutement, les places de marché, le helpdesk, le crowd sourcing, la relation front-back office… Je ne sais pas encore bien l’exprimer, mais disons que nous rêvons d’une plateforme de réseau social qui pourrait devenir une sorte d’OS des cloud, permettant à des systèmes de converser intelligemment et contextuellement avec des utilisateurs, mais aussi des utilisateurs disposant de fonctions génériques visant à trouver de l’aide rapidement, en langage naturel et dans une interface parfaitement banalisée. Je crois aussi, et depuis très longtemps, que les réseaux sociaux sont les vrais places de marché des services en lignes et que c’est aux deuxièmes de devenir les fournisseurs des premiers. Mais pour cela il leur faut des solutions quasi plug & play dans lequel Facebook, disposant de la première place sur le marché mondial, est vraiment le roi. Il n’empêche qu’à l’heure du cloud, tous les offreurs de services n’iront pas sur facebook pour monter leurs communautés d’utilisateurs, que certains voudront construire des communautés hermétiques ou que d’autre voudront leur propre communauté… mais ouverte partiellement à Facebook et Google.
Nous avons donc ouvert une opération R&D consacrée aux réseaux sociaux dans le lab. D’ores et déjà, comme pour le M2M, nous disposons de deux projets ealy adopters, qui, s’ils ne révolutionneront pas forcément la loi du genre, contribueront toutefois à mettre le groupe Pentalog en scène dans ce marché. C’est le site de Hanoi qui a été retenu pour réaliser par la suite les plateformes de RS, de même que les services web qui permettront à des providers de faire leurs offres au milieu de la place, dans des corners, des groupes… appelez les comme vous voulez.
Ce projet démontrera la puissance de feu intellectuelle d’une solution R&D basée dans deux pays émergents, comme la Roumanie et le Vietnam. L’origine des projets (la Vrotnamie, donc ) agira autant en différenciateur, par rapport aux concurrents ouest européens que californiens, qu’il en réduira le coût, ce qui indubitablement augmentera l’agilité dans les phases de conception. Je suis particulièrement optimiste sur la validité de ce choix, quand chaque jour je constate la vigueur sidérante des pays émergents dans le Social Networking.
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01 Informatique sélectionne et met côte à côte des posts de Jacques Attali et de Pentablog
L’organe n°1 de la presse professionnelle informatique en France lis donc Pentablog. Cette nouvelle déjà me réjouis, ayant été toujours un lecteur assidu de 01.
La rubrique « dans les blogs » de la semaine dernière revenait sur un article que j’ai écrit il y a quelques mois déjà, au titre un peu provocateur, mais qui ne l’était pas en fait : « Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation ». Il s’agissait d’une piste de réflexion suite au Spring Campus de Croissance+, d’Avoriaz dont le thème 2010 était la création d’emplois.
J’ai en effet entendu beaucoup parler de beaucoup de choses là-bas, et même parfois de protectionnisme… beurk. Je crois au contraire que la mondialisation, non contente de libérer de nouvelles énergies, à la disposition de tous, a besoin du soutien et des expériences de l’occident pour ce qui relève de la formation, du management, de la gestion des capitaux…
Je trouve particulièrement délicieux que la rédaction de 01 ait choisi de publier un extrait de cet article au côté d’un billet de Jacques Attali… véritable expert ès mondialisation et dont je loue depuis longtemps la clairvoyance. Son papier à lui était relatif à l’envahissement des réseaux sociaux dans la vie en général, un autre sujet que je pourrai traiter un jour
Retour sur EestCom de McKinsey : Pentalog était dans le panel
Le 22 et 23 juin se tenait à Bucarest le sommet Eest Com, pendant européen du Nasscom indien. Le gratin de l’offshore et du nearshore européen s’y pressait, clients et fournisseurs. J’étais invité à participer au Panel « Vendors », au côté de Luksoft. Si je n’étais encore pas revenu sur ce sujet, c’est que je n’en avais tout simplement pas pris le temps. La classe des intervenants McKinsey, leur maturité sur bon nombre de sujets m’a tout simplement bluffé. Il y a bien sûr des points qui n’ont pas été traités et qui auraient mérités de l’être, tels que les notions de taille critique, d’économie d’échelles… D’autre auraient pu être mieux traités. La salle est restée sur sa faim lorsque le sujet du recrutement a été abordé par le panel RH.
J’ai appris moi de nombreuses choses, dans les panels « Customers » sur les niveaux de pratique des donneurs d’ordre géants. J’ai été surpris par la faiblesse de l’analyse des fournisseurs de la DSI d’une très grande société d’assurance allemande. L’auditoire ne les a pas ratés après. Pourquoi pas de métriques, pourquoi pas de KPI, de SLA ? Puis des questions sont arrivées, sur les nouvelles relations entre clients et fournisseurs, les vrais partenariats de longue durée, dans des cadres qualitatifs précis, et les business models qui en découlent.
J’ai été particulièrement séduit par les questions relatives au financement des périodes de ramp up et de training des grosses plateformes, avec l’inévitable phase pendant laquelle l’offshoring, du fait des coûts de transfert, de formation, et de fonctionnement dédoublé au début… revient plus cher que le coût mensuel antérieur ; parfois deux ou trois fois plus. Cette période, compte tenu par ailleurs du risque ressenti par les clients, et la vraisemblable augmentation du coût pendant l’année 1, peut avoir raison du lancement du projet. J’ai personnellement vécu cette phase par deux fois dans un très grand projet. Les solutions proposées, basée sur une vraie réflexion financière, ne sont pas triviales dans l’ingénierie commerciale. Le cofinancement de cette période, si en plus la conduite de projet se fait sous contrainte CMMI 3 à 5, avec des respects de nombreux métriques et SLA, peut vous conduire tout droit à une gouvernance des accords placée entre les mains des deux directions générales. Le partenariat est alors très fort et la JV pas loin.
Je dois vous avouer qu’avec aujourd’hui 2 projets offshore à plus de 2,5M€/an (durant plusieurs années), trois clients dépassant le million annuel, et une JV 50/50, Pentalog est particulièrement concerné par ces questions de partenariat client fournisseur. La qualité des consultants et de la salle, particulièrement relevée, m’ont apporté des informations que nous restituerons dans l’offre de Pentalog.
Le consultant sénior organisant l’évènement m’a par ailleurs confirmé ce que je pensais déjà. Pentalog est bien devenu la plus grosse structure nearshore de l’Union Européenne . Pentalog est déjà sur le podium européen étendu à la Russie et au Maghreb et est également la première structure nearshore francophone du marché mondial. J’ajoute d’ailleurs, que suite à des discussions particulièrement intéressantes avec des émissaires du gouvernement tunisien, nous visiterons Tunis dans les mois qui viennent.
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Evolution du rapport de force entre grands industriels et acteurs des services en Roumanie
Depuis que nous sommes arrivés en Roumanie, il y a donc 10 ans, nous avons connu de nombreuses évolutions du rapport de forces sur le marché des ressources humaines entre les géants du commerce mondial et les acteurs du service, tels que Pentalog ou les acteurs autochtones.
J’ai parfaitement en mémoire l’arrogance de ces majors, disons, sans les nommer, de l’équipement automobile, allemandes, qui, en achetant les professeurs et tout le corps enseignant d’une ville, étaient capables de recruter des jeunes diplômés par centaines dans leurs centres de développement et n’hésitaient pas à nous menacer quand nous parvenions à en distraire un de leurs filets.
Les crises de ces dernières années qui ont fortement ébranlé le secteur auto (je pense que nous allons connaître une rechute dans les mois qui viennent), mais surtout l’incroyable progression du continent asiatique dans les activités de développement logiciel, sont venus perturber la logique d’investissements que ce secteur avaient initiée en Europe de l’Est. La condition d’équipementier automobile passe OBLIGATOIREMENT par la recherche du niveau de coût le plus bas… lequel ne s’obtient pas en Roumanie aujourd’hui. De fait, le niveau de compétences requis par le développement embarqué dans les productions automobiles est très fortement inférieur à celui que l’on rencontre dans les telecoms, l’industrie aéronautique ou ferroviaire, secteurs qui recrutent aujourd’hui à plein en Roumanie. A titre d’exemple, les centres de développement de cette très grande entreprise allemande, sise dans plusieurs villes de province roumaines, dans lesquelles Pentalog est par ailleurs installé, se retrouvent pris en étau entre la concurrence de proposition de jobs de plus haut niveau technologiques d’une part (entre autre chez Pentalog)… et la concurrence des centres de développements que ce groupe a aussi ouverts en Inde et en Chine.
Le paradigme avait déjà commencé à changer il y a quelques années. Je m’en étais ouvert dans ces colonnes, mais nous disposons aujourd’hui d’une agilité beaucoup plus grande qu’eux, de marges de manœuvre financières beaucoup plus élevées et d’opportunités de projets démultipliées. Le déploiement des équipes de management occidentales de ces entreprises se fait dans des resorts 5 étoiles (voir le célèbre village français du Nord de Bucarest). Elles essayent de répliquer des fonctionnements absolument identiques à leur organisation occidentale, ce qui ne fonctionne pas… leur coût de structures et donc leur overhead explosent.
S’en est arrivé à un tel point que nous sommes passés du stade de la menace, il y a quelques années (« nous sommes puissants dans cette ville et vous allez avoir des ennuis ! » – je repense aussi à cette lettre ridicule en provenance d’Austin-Texas, qui nous menaçait de poursuites MONDIALES, si leurs technologies obsolètes étaient transférées via les personnes que nous leur prenions), aux propositions bienveillantes d’outsourcing d’équipes projet complètes ! Quelle évolution ! Nous avons ainsi été sollicités pour lancer une jolie plateforme de 19 développeurs. Signe des temps ou simple opportunisme alors que nous nous apprêtions à lancer une grosse offensive dans l’effectif de cette société ? Je ne sais pas répondre à cette question. Mais je ne vois pas comment les sites roumains de ces entreprises, pris dans cette tenaille, pourraient ne pas arriver à la conclusion qu’ils doivent absolument faire monter leurs équipes locales au niveau du design des produits et abandonner les développements à des équipes projet adhoc, reposant sur des structures de coût plus compétitives que les leurs et offrant probablement de meilleures conditions financières… C’est à dire tel qu’ils l’ont fait en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord auparavant. Nous verrons, mais je pense effectivement que cette demande répond tout autant à la volonté de parer une menace immédiate venant de Pentalog qu’à une réflexion plus profonde sur le positionnement de ces centres sur la carte mondiale de l’ingénierie.
Si nous signons un jour avec eux, je ne pourrais bien entendu plus jamais m’exprimer sur ce sujet
C’est en tout cas un des thèmes que je vais essayer d’aborder en tant qu’intervenant pour Mac Kinsey vendredi de la semaine prochaine à Bucarest.
L’Europe est une femme comme les autres. Elle semble pouvoir mourir d’une crise financière comme d’autre meurt d’une crise d’asthme. Qui parle de voir disparaître les USA ou le Japon ? Qui parle même de voir disparaître la France ou l’Allemagne ? Non, la seule victime désignée, c’est l’Europe et surtout l’Euro. Cela n’a pourtant absolument aucun sens. Au cœur de cette crise ans précédent, il cote à 1,23$ ces derniers jours, c’est-à-dire à 5% au dessus de son cours de lancement en 2002 ! Descendrait-il à 0,8, comme il l’a déjà fait il ya quelques années, que je n’en ressentirais aucun danger. Je suis un actif, un créateur, pas un rentier. Quant à Pentalog, majoritairement exposé à l’euro, sa compétitivité monte face à nos concurrents indiens.
Comment la désintégration de l’Euro, symbole ultime d’une union en construction, n’entraînerait-elle pas la désintégration de l’Europe ? Si nous en arrivons là, ce sera en raison de défauts de remboursement des dettes souveraines et corolairement du manque de solidarité financière. Nous pourrions ainsi nous trouver en 2015 dans une situation très proche de celle de 1918, avec des états endettés (soit de dettes de guerre, soit d’emprunts nationaux, tels que l’emprunt russe), qui perdent le respect des nations créancières. Il n’en faut pas beaucoup plus que cela pour titiller les nationalismes.
Loin de moi l’idée du scénario catastrophe. Il n’y aura pas de guerre entre la France et l’Allemagne à l’issue de cette crise là ! Mais nous pourrions nous réveiller aussi dépourvus de framework européen que dans la première moitié du 20è siècle. Personnellement, ça me fait froid dans le dos et cela se traduirait nécessairement par un désastre économique. Nos économies, les appareils de productions, les entreprises mais aussi les universités sont conçus pour ce framework européen.
Je n’y crois pas. Cette crise ne vaut pas que l’on casse l’Europe. La baisse de l’Euro, malheureusement pas coordonnée par les membres de l’Eurogroupe, n’en est pas moins une formidable opportunité pour les grands équilibres économiques. Elle nous amène une dévaluation compétitive à moindre coût, soutenant nos exports. La conséquence est peut-être aussi une certaine inflation… laquelle est une formidable machine à effacer la dette. Ce que les politiques européens n’ont pas su faire est aujourd’hui déclenché par les marchés. L’impuissance du politique fait peine à voir, particulièrement au moment où il promet de rénover le capitalisme financier.
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Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation (mes réflexions suite au Spring Campus de Croissance+)
Cela fait des années que mon entreprise remplit un rôle de pilote de la mondialisation pour de très nombreuses entreprises IT, ou pour des départements IT d’entreprises utilisatrices, jusqu’à devenir l’un des premiers acteurs d’Europe d’une discipline que l’on appelle le plus souvent « offshore et nearshore » . Cette aventure que mes associés et moi-même vivons depuis 10 ans nous a conduits à investir dans 4 villes roumaines, la capitale de la République de Moldavie et celle du Vietnam, pour un total de presque 500 personnes… dont environ 350 ingénieurs. 50% d’entre eux prennent part à la R&D logicielle de nos clients et nous avons déjà une start up roumaine, issue de Pentalog, en incubation.
Tout ça pour vous dire que je ne suis pas de ceux qui croient naïvement, avec une condescendance qui pourrait même être teintée d’un petit soupçon de racisme, que les asiatiques ne sont que des copieurs et que les européens de l’est se complaisent dans la sous-traitance. La vérité est qu’ils ont souvent plus d’ambition que tous les autres, que leurs systèmes de formations évoluent et s’ouvrent très vite à l’international. Les acteurs de référence du logiciel d’analyse graphique, dans les salles de marché, sont aujourd’hui russes, ukrainiens et chinois.
Je crois aussi et j’ai beaucoup écrit là-dessus, que toutes les industries passent par une phase d’industrialisation, laquelle bien entendu, a pour vocation de maintenir les marges, de faire monter la qualité… en même temps que les prix baissent. L’industrie IT a aujourd’hui plus de 50 ans, il est normal et inévitable qu’elle en passe par là et que les développements logiciels arrivent massivement à Bengalore, Bucarest, Hanoi ou Manille.
Ces pays sont-ils sans faiblesse ? Souvent plus libéraux en qui concerne le cadre du travail et la fiscalité, disposant de populations effectivement plus ambitieuses, ils souffrent aussi de nombreux péchés de jeunesse. La productivité est souvent un concept à construire, les soft skills sont très souvent déficientes (gestion d’équipe, connaissances métier, business attitude…). Par ailleurs, les efforts de productivité sont souvent battus en brèche par les attentes salariales que peuvent avoir des pays dont la croissance est comprise entre 5 et 10% l’an. Ces difficultés représentent un fantastique réservoir de jobs et de valeur pour ceux qui voudront bien s’en occuper.
Les acteurs de la formation y trouveront en effet un fantastique appel d’air, mais aussi les spécialistes de la conduite de projet, de l’interface commerciale, ou même de gestion de l’activité. Je crois même que ces nouveaux pays de la scène R&D devront aller tellement vite qu’ils seront particulièrement ouverts à ceux qui voudront bien leur proposer les bonnes prestas… et même les bon produits logiciels.
Pour ma part, mon choix est fait. Notre effectif ouest européen progresse désormais et nous avons effectivement plusieurs concepts logiciels à l’étude pour « mieux exploiter » et mettre en scène une mondialisation obligatoirement collaborative.
Mais les pouvoirs publics sont-ils capables d’entendre un tel discours ? N’y a-t-il pas là de beaux sujets pour nos élèves de Sciences PO ? Pourquoi ne pas mettre en œuvre les formations ad hoc, pourquoi ne pas parler différemment du développement des pays émergents et de concevoir des IT et BPO parcs qui démarrent en nearshore à Orléans et contrôlent des centres de production offshore à Rabat, à Timisoara, à Sofia et à Mumbai ? Les clients seraient dans ce cas aussi bien à Londres, qu’à New York ou à Paris mais les rôles de pilotes et les dividendes économiques reviendraient ainsi à des entreprises françaises.
Est-ce si stupide pour un ex-état colonial, qui sut dans le passé orchestrer une grande part du commerce mondial lorsqu’il s’agissait de matières premières et non de services ? Est-ce si stupide pour un ex-état, champion de l’aide au développement, de participer à l’orchestration de la mondialisation des services, avec des holdings ad hoc et des services commerciaux partout dans le monde ? Ce travail est déjà en marche dans des sociétés comme Accenture, Cap Gemnini ou Infosys. Mais nous pourrions aller résolument plus loin si nous lancions les formations adaptées, intégrant un travail de terrain des missions économiques et du corps diplomatique de la France à l’étranger, pour que ces projets arrivent plus nombreux dans les mains d’entreprises françaises. Qui sait même si que la construction de ces grands centres de services mondiaux ne serait pas intéressante pour des acteurs tels que Bouygues et autres Vinci. Mais il faudrait alors renoncer aux discours démagos, indispensable préambule pour pouvoir être compris tant par les clients que par les pays fournisseurs.
Pentalog grandit beaucoup et rafle parfois des budgets très conséquents auprès des plus grosses entreprises mondiales. Plus grosses, ça veut dire cotées, ça veut dire plus médiatiques, plus chartées, plus visibles, plus… politiquement correctes. Et je ne leur jette pas la pierre, c’est un système. Mais bien entendu, il nous faut les suivre dans ces politiques. Nos services doivent être compatibles, intégrables.
Je dois dire qu’en ce moment les petits camarades entrepreneurs me font bien rigoler dans mon facebook. C’est pas méchant les gars, mais là, ça tourne au ridicule. C’est à celui qui réseautera le plus vert, proposera le dernier machin vert ou un zigwiwi en rotin. Quelle belle énergie
Mais que faire, comment puis-je nous éviter, à nous aussi, de plonger dans cette hystérie collective, puisque précisément, Pentalog est désormais un fournisseur, parfois stratégique, d’entreprises extra-vert(i)es ?
Nous avons pas mal réfléchi à la question, avec, je le reconnais, plus de considération pour la communication associée que pour le niveau de CO2 produit par nos activités. Je fais en effet partie, à titre plus personnel, de ceux qui pensent que la solution aux problèmes de la planète est plus à rechercher dans les philosophies et religions que dans les comportements de consommation. Lesquelles doivent intégrer le besoin énergétique de l’élevage pour la viande, des tracteurs qui produiront les céréales, et les bateaux de pêche qu’il faut pour nourrir 6 milliards de personnes. Dans les trois grands monothéismes, il vous est en effet demandé de « croître et de multiplier ». Et je ne crois pas avoir entendu parler, jusqu’à ce jour, de versions vertes des trois livres. La déclinaison de ce dictat venu d’en haut a gagné tant les conservateurs, évidemment, que la gauche, comme nous le montre, particulièrement en France, l’arsenal législatif de la politique familiale, qu’elle revendique avec autant de ferveur que Christine Boutin !
Alors oui, évidemment, quand on est 6 milliards (de joyeux fêtards crapoteux, comme le dit le poète), il faut s’organiser, pour cultiver, produire, pêcher… Bref, je ne crois pas à ce blabla millénariste (les tempêtes, les sauterelles, bientôt on nous dira que les tremblements de terre à répétition sont le résultat de l’extraction pétrolière !). Et encore quelques années de plus et nous basculerons dans une forme d’animisme post industriel qui fera bien rire Pasteur et Leibniz, de là où ils sont.
Mais pourquoi pas ? Dans les années 50 à 70, des scientifiques éclairés ont expliqué aux français qu’il fallait ingurgiter 5 produits laitiers par jour (je pense plutôt qu’il s’agissait de consommer des excédents)… et ils l’ont fait, s’engageant résolument sur la voie du cholestérol pour tous ! Mais au diable le rationalisme, Le Grenelle de l’environnement et la taxe piquenique nous ont montré la voie et nous devons tous carburer à la menthe fraiche. Pentalog verdira donc avec la même conviction que le reste des entreprises… Mon opinion ne compte pas.
Dans ce cas, tant qu’à faire, pourquoi ne pas sortir des sentiers battus du green IT (la consommation des serveurs, des clims, des salles serveurs et des bureaux), certes sans les oublier, pour se poser de vraies questions énergétiques liées à la production logicielle ? Après tout, les scientifiques qui s’expriment sur le sujet montrent bien que la vérité n’est pas à la portée du premier venu. Alors, allons-y, enfourchons le paradigme à la chlorophylle et poussons plus loin le raisonnement. J’ai donc fait appel à un cabinet spécialisé, dirigé par deux amis, moins sceptiques que moi et plus scientifiques et, avec Pierre Peutin, nous avons réfléchis à ce que pourrait être un green IT de l’industrie logicielle.
A suivre…
PS : je ne voudrais pas passer pour un réac de base. Je ne vois pas en effet l’intérêt de faire de la fumée quand on peut éviter d’en faire. Je crois dans les énergies renouvelables et à leur efficience. Je ne crois en revanche pas qu’elles nous apporteront, pas plus qu’aucune autre innovation, la solution à un problème qui est essentiellement un problème démographique, un problème d’eau à extraire ou à dessaler, un problème de production de masse de protéines et d’hydrates de carbone. A cela, je ne vois pas la solution et je crains que le discours d’aujourd’hui adresse moins de 5% du problème.
Le Directeur d'agence de Pentalog Vietnam de Hanoi vous explique les avantages de l'externalisation informatique au Vietnam : communication IP, profils francophones, décalage horaire, organisation certifiée.