OPENi est un projet organisé afin de mettre un pertinent impact sur tous ses participants en termes de connaissances informatiques auxquelles ils n’ont pas accès pendant leurs études.
Des professeurs, des entreprises en IT et des experts ont la possibilité d’intéragir les uns avec les autres et avec les étudiants.
Aleth Delcenserie, notre Directrice Qualité, a présenté un exposé ce matin sur “La qualité appliquée au processus de développement logiciel”.
N’hésitez pas à suivre également Monica Jiman, Pentalog COO – Vice President Business Development, en ligne sur http://www.privesc.eu/ à 4PM présentant “Les stratégies ITOO pour l’Europe de l’Est”.
Posted on mar., 23 fev. 2010 15:25 by lrusu (15 day(s) old)
Combien de temps aura duré l’accalmie ? Le jeudi 4 aura vu le retour de la peur sur les marchés financiers. Les dettes des pays développés font peur. Que ce soit en Grèce, au Portugal ou maintenant en Espagne. Ce que je trouve extraordinaire en entendant JC Trichet (le patron de la BCE), Ben Bernanke (celui de la FED), le premier ministre espagnol ou la Banque d’Angleterre, c’est qu’ils nous resservent le même discours que nous ont tenu les banquiers il ya un peu plus d’un an. C’est pathétique. Les mêmes banquiers centraux et hommes politiques exigeaient la vérité des banques sur leur situation. A eux aujourd’hui d’accepter de jouer le jeu de la vérité. Que va en effet faire l’Espagne de ses 20% de chômeurs, alors qu’elle n’a aucune marge de manœuvre budgétaire ? Qu’adviendra-t-il de la puissance américaine si elle perd son triple A ? La vérité sur les marchés, la vérité sur le pouvoir, c’est qu’ils ne disent jamais la vérité.
Pourtant, certains élus du Congrès et Joe Bidden, lui-même, le Vice Président américain, reconnaissent que la dette américaine pose une question de sécurité nationale.
La réponse par les politiques de soutien à la consommation a sans doute été la plus fondamentalement stupide de toutes celles que l’on pouvait imaginer. Démagogique, courtermiste, elle n’aura fait que creuser plus encore les déficits des pays développés et aura de ce fait renforcer les machines industrielles et commerciales chinoise et indienne. Fiat demande à Rome d’arrêter la prime à la casse ! Tout ça pour quoi ? Gagner 6 mois, un an, sur ce qui de toute façon se produira. Tout ces sommes faramineuses que les parents d’aujourd’hui transfèrent sans vergogne sur leurs enfant !. Les aiment-ils vraiment ou sont-ils tout simplement les simplets, collés aux radiateurs de l’Euro et du Dollar, d’une classe dans laquelle les meilleurs seraient brésiliens, indiens et chinois ?
Les guerres financières et monétaires ne sont peut-être plus très loin de nous. Obama a durci le ton avec la Chine la semaine passée, mais n’est-il pas trop tard pour l’Amérique ? L’Europe peut encore le faire, mais elle n’a pas de gouvernement économique. Alors que va-t-il se passer ? Cyber attaques, ventes massives de monnaies, spéculation haussière sur le Real, fermeture de frontières… je ne sais pas, mais c’est probablement la partie la plus inquiétante de la crise qui commence. Et quand on voit que les politiques n’ont pas été capables d’agir sérieusement sur les banques, comment peut-on imaginer qu’ils seront capables de réformer les états, bref de se réformer eux-mêmes ? Nous parvenons au sommet de la pyramide de responsabilités. Il n’y a plus rien derrière. Et les hommes politiques courageux ne sont pas légions.
Dans ce contexte, les pressions déflationnistes sur les prix intermédiaires et les sous-traitants n’ont pas fini de s’exercer. Je reviens à mes réalités de gestion, de tactique et de stratégie. Les entreprises comme Pentalog doivent rester concentrées sur leur modèle économique et la maîtrise de leur prix. Les entreprises bénéficiant de marchés publiques et de sociétés nationales, un peu partout, vont voir leurs commandes baisser puis s’effondrer littéralement à partir de 2011devant la déconfiture des états. Les banques centrales sont à deux doigts de faire tourner la planche à billets à plein régime. Sinon, de quoi parle-t-on quant au soutien de la Grèce ? Que dire, dans ce contexte de l’énorme volume des demandes en cours dans notre industrie (Pentalog n’a pas connu autant de demandes pour un mois de janvier de toute son histoire) ? Mais n’est-ce pas que la reprise « technique » suivant un an de marasme ? Certains projets doivent bien être lancés ! Nous percevons la fébrilité dans chaque décision que doivent prendre les grands comptes. Seuls ceux qui travaillent en Asie sont un peu plus sûrs d’eux.
Je ne regrette rien de nos stratégies passées qui nous permettent aujourd’hui de disposer de marges économiques et financières et d’avoir devant nous d’appréciables opportunités de croissance. Nous restons très attentifs, tiraillés entre opportunités formidables et obligation de prudence.
Posted on mar., 9 fev. 2010 17:33 by flasnier (29 day(s) old)
Je ne pensais pas faire un jour des rendez-vous d’affaires chaussée de bottes de neige… En Russie, c’est chose commune. Et rares sont les personnes qui ne portent pas de chapka, THE accessoire indispensable à votre survie dans les rues de St Petersbourg comme dans la campagne “ouralienne” en hiver. Il y en d’ailleurs pour tous les goûts, de toutes les couleurs, en cuir, en peau de lapin, en feutre, avec des brillants, des perles, mais en tous cas, toujours bien accordée avec votre manteau ! Remonter la Perspective Nevsky au petit matin, au milieu de tous ces gens emmitouflés se rendant à leur travail d’un pas décidé, m’a renvoyée à mes cours de lettres de Terminale, et aux personnages grotesques que Gogol dépeint sur un ton satirique dans ses Nouvelles de Pétersbourg, que j’ai relues à l’occasion de ce voyage : Akaky Akakievitch Bachmatchkine, petit fonctionnaire grelotant dans son manteau usé sur le chemin du Ministère, ou encore l’assesseur de collège Kovaliov qui se révailla un matin sans nez…
A Perm, après nous avoir initiés aux rituels de dégustation de la “Ruski Standard” (sachez que ne boire que la moitié de votre verre et le reposer ensuite sur la table est très malpoli pour celui qui vous a invité à trinquer), Denis et ses collègues nous ont parlé des techniques de survie dans la Taïga, que nous n’avons (heureusement) pas eu le temps de mettre en pratique. A côté de ces très bons moments qui m’ont fait totalement oublier mes préjugés sur l’austérité des Russes, nos amis rencontrés aussi bien à Perm qu’à Saint Petersbourg, nous ont démontré une forte volonté de développement international et d’amélioration de leur niveau technique et business à tous points de vue. Une attitude encourageante pour les projets de partenariat que nous envisageons dans ce pays, malgré l’héritage du passé qui semble peser encore lourd dans les relations professionnelles. Un chef d’entreprise nous expliquait comment il s’est lancé des les affaires à l’époque où on pouvait lire des affiches “business is no good” dans la rue. Aujourd’hui les entrepreneurs rêvent de faire du business avec la France, l’Allemagne…
Fred évoquait des problèmes de langue dans son post, c’est vrai que la pratique courante de l’anglais n’est pas systématique chez les ingénieurs IT. Mais globalement après réflexion, je n’ai pas eu l’impression d’être plus gênée pour communiquer que je ne l’ai été en Inde, où les gens parlent un anglais quand même assez “local”, teinté d’accents et d’expressions diverses dont on n’a pas l’habitude. Je ne parlerai pas de francophonie (les cours de l’Alliance Française de Perm semblent être fréquentés surtout par les jeunes femmes de bonne famille), mais par contre nous avons rencontré des germanophones, ce qui est un point positif supplémentaire. Le problème de langue sera bien sûr moindre à Saint Pétersbourg, véritable porte sur le monde occidental, cosmopolite et moderne. Cette ville de 7 millions d’habitants, avec ses 120 universités et grandes écoles est d’ailleurs probablement la 2ème au monde en outsourcing d’ingénierie, peut être même la 1ère si on la compare à Bengalore en termes de pourcentage de la population faisant des études supérieures.
Donc en conclusion, beaucoup de choses intéressantes à creuser après ce voyage, aussi bien du point de vue SAP que des systèmes embarqués ou encore de l’ouverture de nouveaux marchés scandinaves. Nous avons été réellement impressionnés par les gens rencontrés. La Russie semble presque une évidence dans le développement futur de nos activités et de notre présence. Ces projets tombent à pic, alors que l’année France-Russie a été inaugurée hier à Paris… Nous reviendrons avec grand plaisir en ces contrées glaciales mais tellement accueillantes !
ISO 9001-2008 : Audit de surveillance AFNOR réussi
Le 08 décembre à Iasi (Roumanie), le 09 décembre à Bucarest et enfin de le 15 décembre à Orléans les auditeurs AFNOR, en charge du suivi de notre certification ISO9001-2008 obtenus l’année dernière, sont intervenus pour l’audit de surveillance n°1.
Les projets de développement (notre plus gros et 3 plus petits), les processus des ressources humaines, le processus des prestations d’assistance technique et d’infogérance mais également les processus transversaux (SI, vente, …) ont été passés au crible. Les conclusions ont été directes et sans appel : 7 points forts, 0 point sensible, 0 non-conformité, 4 pistes de progrès.
Ces résultats sont bien sur encourageants pour notre démarche qualité. Nos boucles d’amélioration (PDCA) vont continuer de tourner pour que nos processus de développement tendent vers CMMi niveau 3.
Ce résultat a été possible avec l’effort de tous dans l’application des processus mais également des personnes auditées et leurs préparateurs. Je noterai également un élément clé de cette réussite : Aleth et son fort investissement personnel dans sa fonction de directrice qualité.
Les prochaines orientations sont déjà lancées. Je reviendrai dans un autre billet sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : La gestion de changements et la formation prévue sur ce sujet pour les managers de Pentalog.
Lorsque Croissance+ nous a proposé ce voyage au cœur d’Israël Valley, en juillet dernier, je n’ai pas hésité.une seconde mais sans très bien savoir pourquoi. Etait-ce pour les prospects et approches partenariales que nous recevions en Roumanie et Moldavie, en provenance d’Israël ? Ma motivation venait-elle des magazines ou des reportages vantant la dynamique de l’innovation de l’Etat Hébreu ? Je ne savais pas vraiment jusqu’à ce matin et ce déjeuner pris en compagnie de mon Président, celui de Croissance+, Frédéric Bedin. Merci à lui d’ailleurs, car après les 24 dernières heures passées dans le coma, d’abord en Classe S avec chauffeur, mazette, puis dans mon sofa devant ma cheminée, puis à nouveau en voiture pour rejoindre Roissy, je ne savais plus bien ce que je faisais à nouveau au T2A ce matin.
Frédéric m’a donc rappelé pourquoi nous étions là, ce qui m’a aidé moi à mieux formuler ce que j’attends de ce voyage-ci. La technologie israélienne, m’a-t-il rappelé est probablement la deuxième origine mondiale des introductions au Nasdaq, et si ces entreprises y parviennent, c’est parce que le capital risque local a du nez, des c…, et des moyens. Peut-être aussi qu’il existe des incitations et innovations particulièrement performantes en termes de fiscalité. C’est ce que nous examinerons dès demain avec Christian Estrosi lorsqu’il nous aura rejoints. Car si bonnes idées il y a, nous devrons les ramener en France et les proposer à notre gouvernement. A ce sujet, sans jouer l’alarmiste, je dois dire que j’ai ressenti beaucoup de panique dans le mouvement entrepreneurial français, que ce soit avec les gens du Medef à Hanoi ou parmi les membres de cette délégation. Qu’il s’agisse de la réforme de la taxe pro ou du déficit budgétaire, les craintes sont nombreuses devant les incertitudes du gouvernement et alors que la tempête est loin d’être achevée. J’ai assisté à quelques scènes difficiles mêlant des politiques et des chefs d’entreprises. J’ai vu des larmes dans les yeux d’un patron fondateur, de plus de 70 ans, parce qu’il pense que son groupe réalisant 350M€ en 2008 n’en réalisera que 150 en 2009 et pourrait ne pas passer 2010. Je n’ai pas le droit de donner de nom, mais je parle d’un grand innovateur, de quelqu’un que le plan de relance devrait sauver mais ne sauvera pas. Parce que le plan de relance, il a déjà été investi, dans l’industrie automobile, en pure perte.
C’est parce que le monde va mal et que nous savons que la France a besoin des BONNES réformes que Croissance+ part à la recherche de solutions aux confins orientaux de la Méditerranée.
J’y vais aussi parce que, effectivement à deux reprises en deux ans, nous avons été consultés, en Roumanie et Moldavie, par des entreprises d’Israël, dont les dirigeants se souviennent que leurs histoires familiales sont aussi roumaines, ukrainiennes, russes ou Moldaves. Pentalog a une proposition de partenariat active en provenance d’Israël et considère avec intérêt toutes les axes de distribution de ses services et de sa technologie. Un pays aussi innovant ne peut donc en aucun cas être ignoré, surtout lorsque l’opportunité se présente.
Serghei me demande de passer ce billet après sa rencontre avec le Président intérimaire moldave. J’attire tout particulièrement votre attention sur la dernière phrase :
Lors de la rencontre du Club d’affaire France-Moldavie avec le Club d’affaires Français en Moscou du vendredi passé, j’ai eu l’occasion de serrer la main du président intérimaire de la Moldavie – Mihai Ghimpu.
C’était un événement marquant pour le business français en Moldavie, mais pas seulement. Mihai Ghimpu a fait un discours, qui est difficile de sous-estimer. Il a incité les investisseurs étrangers de venir en Moldavie, de lancer de nouvelles affaires et de se développer. En même temps, le Gouvernement actuel va faire tout le nécessaire pour enlever les barrières, créer le milieu vital pour le développement du business. Je vais révéler une de ses phrases qui est simple, mais qui décrit exactement la situation actuelle, et de même mes sentiments : «J’ai toujours dit qu’il m’est égal dans quelle société travaille la personne : française, roumaine, américaine etc., ce qui est important – c’est qu’elle travaille dans son pays, près de sa famille!».
Bravo M. Ghimpu ! Maintenant on attend des actions de votre part !
Posted on lun., 5 oct. 2009 11:03 by flasnier (156 day(s) old)
« Mais, même si une telle vision prend corps, un autre danger guette l’Amérique : contrairement au siècle dernier, l’Amérique n’est plus le centre d’attraction unique des meilleurs cerveaux du globe. Une enquête récente de la Kauffman Foundation indique que 50.000 immigrants asiatiques ont quitté les Etats-Unis ces deux dernières années. Un mouvement qui ne fait que commencer. Le pire est que 90 % de ces retours au pays sont le fait de diplômés du troisième cycle, attirés par les opportunités nouvelles créées chez eux »
Ce petit texte est un extrait d’un article des échos que j’ai twitté hier. Il illustre bien la réalité dont nous parlions il y a quelques semaines. Cela me rappelle aussi un débat au Maroc où les retours au pays sont nombreux également. Monica m’a confirmé avoir vu à Bucarest de nombreuses personnes revenant des US, du Canada ou d’Australie récemment.
L’article oublie aussi que, même si redémarrage il y a aux US, contrairement au passé, il se fera sur la base d’une pression fiscale explosive dans les années à venir. Par ailleurs la qualité de vie pose beaucoup de problèmes aujourd’hui, particulièrement aux non-ams.
Voir l’article (vite car c’est les Echos, après il sera payant).
Posted on mer., 16 sep. 2009 9:17 by flasnier (175 day(s) old)
Si vous voulez prendre une nouvelle nationalité… choisissez la bonne !
Peut-être pas assez percutant… voilà ce que je me dis suite à l’opération que j’ai lancé il y a quelques semaines en Moldavie. Nous avons collecté beaucoup d’information super intéressantes qui nous serons très utiles pour la deuxième phase de ce plan, lorsque nous établirons le contact et porterons le matériel collecté à la connaissance des politiques et des pouvoirs économiques. Pentalog est devenu membre du board du Club France de Moldavie récemment. Nous porterons ce sujet via cette organisation. Car, si nos opérateurs telecom et nos banques veulent des clients, il faut qu’ils se penchent sur la question de l’émigration en générale et de celle des Hi Pot en particulier.
Pas assez percutant car il est facile de m’accuser de marcher contre les rêves, ce qui n’a pas de sens. Je n’ai pas cessé de rappeler que j’admire aussi ceux qui ont le courage de s’expatrier et de tenter l’aventure. Tout mon parcours personnel en atteste.
Nous avons obtenu déjà un certain nombre de résultats probants outre la collecte des opinions (que nous chercherons probablement à affiner d’ailleurs). Certains sont tout simples. J’ai reçu, par mail, deux courriers de la part de personnes hésitantes qui m’ont indiqué que les positions et les témoignages de ceux qui étaient restés ou revenus les avaient convaincus. Lors d’un dîner, j’avais déclaré que si j’en convainquais un seul, je serai heureux. Je le suis donc doublement… mais bon. Ça ne va pas me suffire.
Ce qui s’est confirmé, c’est que les salaires ne sont pas la premier motif d’émigration. Nous ne nous étions pas trompés là-dessus. Monica me confirmait l’autre jour, que recherchant des CP pour Bucarest, elle trouvait en ce moment pas mal de personnes revenant du Canada, des US, de Nouvelle Zélande et d’Australie. Ceux là, probablement gagnaient plus là-bas que ce que nous proposons aujourd’hui à Buc… quoi que ce n’est pas si sûr que ça dans le cas du Canada.
J’ai échoué avec une personne. J’assume cet échec auprès des pentaloguiens, qui, comme moi, apprécient énormément ce garçon. Un Pentaloguien donc ; et là, je m’en veux car c’est aussi à mon absence que cela est dû. Car je crois que si j’avais pris plus de temps, j’aurai peut-être pu le convaincre. Ces motifs paraissaient imparables. Encore une fois, ce n’était pas l’argent, c’était le fait fondamental de vouloir une nationalité forte et reconnue. Je sais que lui en fera un bon usage et que son talent lui permettra d’aller dans le sens de ses rêves. Ce que nous lui souhaitons tous après ces quelques années passées ensemble.
Nous avons eu toutefois le temps d’en parler un peu la dernière fois. Je lui ai dit qu’il jouait à contre temps, compte tenu du contexte politique. Il le savait, mais toujours, ce qui revenait, c’était cette quête dune nationalité forte, accolée à son identité moldave. Ce n’est que maintenant que je viens de trouver la réponse que j’aurai du lui faire. Une réponse technique, juridique, basée sur la puissance du droit.
La nationalité canadienne ne sert à rien d’autre qu’à vivre au Canada. Elle donne quelques avantages dans le cadre de l’Alena mais sa puissance extraterritoriale n’a rien à voir avec celle du plus petit des états de l’UE. Dans une Moldavie qui s’ouvrira inévitablement sur l’Europe, la nationalité canadienne ne servira à rien. Ainsi un passeport slovène a le même pouvoir qu’un passeport français ou allemand. Un passeport roumain est à peine derrière et aura bientôt le même pouvoir libératoire. Un passeport canadien ne servira jamais à rien en Europe, alors qu’un passeport de n’importe quel pays européen Schengen ouvre les portes du monde entier… dont celles du Canada. Si vous me suivez bien, un passeport roumain a déjà le même pouvoir dans le monde qu’un passeport canadien. Peut-être même un peu plus. Un passeport slovène en a beaucoup plus. Dans quelques années (normalement deux ans seulement) un passeport roumain ouvrira l’espace Schengen, il aura alors beaucoup plus de pouvoir libératoire que n’importe quel passeport nord américain. Il ouvrira les portes de tous les pays du monde, la liberté de circulation et d’installation dans le premier espace économique mondial… et tout ça juste à côté de la Moldavie et alors qu’il est accessible à la population moldave.
Et là aussi, mon parcours personnel compte. Si en 2000, je m’étais installé en Californie, comme j’y ai pensé, quel aurait été le rapport entre mon passé et mon avenir ? Mais je me pose aussi une autre question : Pentalog serait-il aussi puissant aujourd’hui ? Je ne le pense pas, alors qu’à l’époque, pendant quelques mois, j’ai pensé que notre développement serait plus rapide s’il démarrait de là-bas.
L’Europe économique s’est considérablement affirmée comme premier espace d’investissements au monde, très très loin devant les US, le Japon ou la Chine. Les investissements directs étrangers sur le sol européen sont de très loin les premiers au monde. L’UE a reçu en 2006 421 milliard de dollars d’investissement directs étrangers tandis que les USA en recevaient 136 et le Canada était en dessous de 5. La France, par exemple a reçu cette année là 56 milliards (2,5 fois moins) pour une population 5 fois inférieure. Le Royaume Uni en recevait 131 ! C’est-à-dire que les deux premiers pays Européens en matière d’IDE recevaient à eux seuls près de 1,5 fois le montant des IDE nord américains, pur une population 2,7 fois moindre ! Tous ces investissements ont conduit l’UE à représenter 33% du PIB mondial pour moins de 8% de la population.
La création de richesses nouvelles n’a donc rien à voir. Or ces bien ces richesses-là qui font courir les jeunes ambitieux Cette différence, dans l’Amérique du nord des années passées était compensée par le rôle du système bancaire dans les investissements. En ira-t-il de même dans le monde de demain ? La baisse du pouvoir d’achat des années 2000 aux USA a commencé à semer le doute bien avant la crise et à fait naître une vraie problématique dans l’esprit des économistes. Une croissance pourtant soutenue ne crée plus de pouvoir d’achat. Je ne vais pas rentrer dans le pourquoi. C’est très intéressant, mais ce n’est pas mon sujet.
Dernier point, pour les moldaves. Imaginez un moldave qui part en Amérique du Nord pour travailler dans l’IT et qui revient un jour, plein de rêves. Il y en a beaucoup comme ça. Pouvez-vous me citer une entreprise appartenant à un moldo américain qui soit plus grosse qu’Endava (projet moldo-britannique), que Pentalog (projet franco-roumano-moldave) ? Mais le raisonnement est le même en Roumanie. Aucune entreprise américaine de Consulting et d’Outsourcing n’a dépassé les projets européens. Parlons de R&D et observons quels sont la taille des projets américains de R&D en Europe de l’Est et quelle est la taille des projets européens…C’est très simple et inévitable : une terre européenne à une logique commerciale et politique européenne.
A ce moment précis de l’histoire, pour des moldaves qui émigrent, qui sont bien entendu des européens, et qui envisagent de revenir un jour, c’est une erreur stratégique d’acquérir une nationalité américaine, qui les empêchera demain de devenir citoyen d’un état de l’UE. Ce choix leur ferme la porte de l’espace européen tant que la Moldavie ne rentrera pas dans l’UE (ce qui n’est pas pour demain). Il y a un bon choix et il est accessible à tous ceux qui veulent élargir leur horizon. Le temps juridique pour l’obtenir est à peine plus long mais ce choix est extrêmement accessible et beaucoup plus porteur d’avenir en terme de droit international et de projet économique.
Bref, pour tous ceux qui envisagent de revenir un jour, pleins d’ambitions, choisir une nationalité américaine, au lieu d’une nationalité roumaine, qui ouvrira d’ici peu de temps l’espace Schengen, est un choix qui ne résiste ni à l’analyse économique, ni à l’analyse politique, ni à l’analyse historique.
Posted on sam., 22 aou. 2009 15:00 by flasnier (200 day(s) old)
La spin off 2008 de Pentalog a validé son mode de fonctionnement. L’équipe de Raluca s’illustre désormais pour des clients tels que 3M, un éditeur de logiciel de BDD très connu, des start up roumaines, et la liste des clients qui vont basculer dans les mois qui viennent est importante. Pentalog reste bien sûr son plus gros client à ce jour. Mais un contrat en marque blanche a été également signé qui met à disposition la technologie et les process de People Centric d’une société d’intérim. Ce contrat représente un vrai tremplin pour cette start up. Je pense que d’autres du même type seront également conclus dans les mois qui viennent et pas seulement en Roumanie. L’essentiel est que cela valide un business model très différent de celui pratiqué par la concurrence. En un an seulement, PeopleCentric est devenu le n°1 du recrutement IT en Roumanie. En plein mois d’aout, People Centric est encore en recherche d’une trentaine de personnes. Pas mal.
Je ne serai même pas surpris que ce tout nouvel acteur pointe quelque part dans le top5 roumain du recrutement, tous secteurs clients confondus, si l’on considère le nombre de personnes recrutées. Fin aout, Raluca, Elena, Olga et Andra en seront à 100 personnes… en pleine période de crise.
Comment est-ce possible ? Et bien PeopleCentric est parti d’une idée simple, comme tout ce qui marche d’ailleurs. Nous avons simplement observé que les directeurs d’agence de Pentalog consacraient les 2/3 de leur temps à recruter. Or, un DA, ça coûte cher. Ça ferait mieux de manager ses collabs, de recevoir des clients (ou de les visiter si l’on parle d’Europe de l’Ouest) , d’organiser des formations… bref de piloter son activité et sa croissance plutôt que de voir des gens qu’il ne recrutera sans doute jamais. Car là était le problème, comme tous les gens sérieux, nous ne recrutions pas plus de 15% des personnes rencontrées.
Si vous me suivez, ça signifie tout de même une perte du temps gigantesque. C’est effarant de passer les 2/3 de son temps pour 15% de taux succès.
PeopleCentric est parti de ce constat : le DA n’a pas besoin de faire 60 entretiens par mois, il a simplement besoin de recruter 5 personnes. Nous avons défini qu’un objectif de recrutement de 70% des personnes rencontrées était raisonnable. Le pari est gagné. Il l’est pour nous, mais il l’est aussi pour tous les autres clients.
La problématique des cabinets de recrutement est très difficile dès lors qu’une entreprise vient leur demander de recruter 20 développeurs. Par leur éducation et la cour assidue qu’ils reçoivent du marché, ils sont presque aussi difficile à séduire que des managers de haut niveau, recherchés à l’unité. Conclusion, le prix de l’opération la condamne immédiatement. PeopleCentric a élaboré les process qui conviennent et qui divisent le prix de la recherche par 3 tout en maximisant la qualité de la validation technique.
Raluca est prête à venir passer quelques mois en France et nous sommes en discussion avec des entrepreneurs intéressés par le concept pour lancer PeopleCentric France. Elle pense que la filiale française pourrait rapidement faire un million d’euros de CA compte tenu de la taille du marché français. Elle a probablement raison.
Ce qui me réjouis, c’est de voir que :
- des ex pentaloguiens ont des bonnes idées, sont soutenus par Pentalog et les réalisent
- un concept et un business model roumain vont faire leur entrée sur le marché français
- une start up roumaine va créer sa première filiale étrangère en France
C’est beau, non ?
Posted on sam., 15 aou. 2009 14:44 by flasnier (207 day(s) old)
Heureusement que Kennedy n’a pas été à Schweinfurt… où à Hambourg !
C’est ce que je me suis dit hier sur la route entre Francfort et Bamberg (Bavière) où nous avions un rendez-vous Mircea et moi. En effet, en longeant cette ville charmante, je me suis demandé si la phrase de Kennedy aurait eu un tel retentissement historique s’il avait dit « Ich bin ein Schweinfurter! ». Ce qui pourrait se traduire par « je suis un marchand de cochons !». C’est vous dire si je suis inspiré en ce moment.
Ces deux semaines en Allemagne me montre un paysage économique bien différent du nôtre. Je suis un peu surpris, voire décalé, devant le formalisme en vigueur dans les entreprises. De la même manière, j’ai dit à Mircea que je trouvais les entreprises moins créatives, moins innovantes que leurs cousines hexagonales. Peut-être même que les trouve un peu réacs. Finalement, il ne manquerait à la France qu’un peu plus d’anglophonie pour être réellement l’un des pays les plus performants d’Europe.
Je m’aperçois qu’il manque ici tout le tissu de l’innovation, pas de Crédit Impôt Recherche, pas d’association d’entreprises de Croissance, un régionalisme présent à tous les étages dès qu’il s’agit de se regrouper… bref, je ne les trouve pas vraiment au format des nouveaux défis. Elles m’impressionnent par la qualité présente de leur offre et de leur niveau de service mais il leur faudra une petite révolution culturelle pour conserver leur position dans l’échiquier mondiale.
Attention toutefois à ne pas tirer de conclusion trop hâtives sur mes propos, si la France est bien le pays des groupes géants, pas de doute que les PMEs allemandes (le Mittelstand) continuent de mettre 6-0, 6-0 aux PME frenchies.
Posted on mer., 17 jun. 2009 13:42 by flasnier (266 day(s) old)
Les pentaloguiens roumains et moldaves font des bébés, plein de bébés….
En revenant de Chisinau,l’autre jour, j’ai été frappé, dans ce pays qui vit des heures si difficiles, de voir le nombre de nos collaboratrices qui attendent des bébés. Plus tard, Serghei, vaguement concerné par le sujet de mon article, d’ailleurs, m’a également parlé de nos garçons dont les compagnes attendent aussi un heureux événement. A Brasov, en Roumanie, la situation est à peu près identique.
Que signifie cette vague de natalité en Europe de l’Est ? Je dois avouer ne pas être très au fait de la démographie actuelle de ces pays et j’imagine que la Roumanie tire partie des fantastiques années de croissance passées. La vie, dans les villes roumaines, s’accordent de plus en plus avec les modèles de l’ouest, même si beaucoup reste à faire. En revanche, en Moldavie, même s’il y avait une réelle croissance économique, l’incertitude sur l’avenir a toujours été perceptible. Je suis donc plus surpris de cet engouement pour la parentalité.
Quoi qu’il en soit, je suis heureux de constater ce vent d’optimisme, car on ne met pas d’enfants au monde pour qu’ils soient malheureux. Les DA, pourriez vous nous dire combien de personnes attendent des enfants dans vos agences ou en ont accueilli récemment dans leur foyer ?
Posted on lun., 20 avr. 2009 0:10 by flasnier (324 day(s) old)
Lorsque nous avons ouvert Pentalog Roumanie en janvier 2000, le coût du travail local (masse salariale complète) était environ 9 fois inférieur à ce qu’il était en France.
En janvier 2009, toutes agences roumaines du groupe confondues, ce ratio était de 2 pour le salaire net et de 3 pour la masse salariale totale (4 semaines de congés payés au lieu de 5, pas de RTT, différences de taux ici et là…). Ce fantastique rattrapage pourrait nous faire peur, ou à nos clients, surtout lorsque l’on sait que dans le même temps, les prix facturés par les entreprises n’ont augmenté « que » de 100% environ en 10 ans.
Et bien non. Pentalog a enregistré en 2008, la plus forte profitabilité de son histoire, tant ramenée au chiffre d’affaire qu’aux capitaux propres. Disons simplement que l’Ebit du groupe est d’environ 12,5% et que la rentabilité des capitaux propres est d’environ 60%. Le premier chiffre m’intéresse quand je fais le CEO, et le deuxième quand je fais le président de conseil d’Administration. Je tiens à rappeler qu’à Pentalog, personne, y compris moi, n’a sa rémunération basée sur les dividendes.
Quoi qu’il en soit, un chiffre de 12,5% en 2008 est supérieur d’environ 60% à là moyenne des entreprises françaises du secteur. Parmi les grosses maisons, il n’y a guère qu’Alten qui atteignait des valeurs de ce type les années passées.
Mais comment ce miracle, digne de la pierre philosophale, est-il possible ? Par la productivité. Je ne vais pas prendre l’année 2000 pour référence car nous étions éditeurs de logiciel, mais l’année 2003 qui est l’année de la transformation de notre équipe roumaine en équipe « service ». Nous facturions alors environ 30% des journées de travail disponibles. Nos concurrents, un peu en avance sur nous alors, en facturaient entre 50 et 70% Le reste était composé de dépassement sur les forfaits, de formation de juniors, de contestations de clients sur les performance des équipes dédiées… En 2008, le taux de facturation à Pentalog a atteint les… 97% de moyenne alors que l’entreprise enregistrait une croissance de ces ressources humaines de 66%, immédiatement transformé en croissance de 67% du CA. Si ça, c’est pas de la productivité…
Ce discours, nous l’avons tenu contre vents et marées, à nos collaborateurs, à tous nos interlocuteurs et chacun y a désormais gagné, car il est armé pour la compétition mondiale au moment où le vent souffle.
Là où je veux en venir, c’est que le salaire des développeurs roumains a connu une augmentation de 300% en 10 ans tandis que celui de leurs homologues d’Europe de l’Ouest se développait lui d’environ 25 à 30%. Bien entendu ce fantastique rattrapage se fait maintenant plus lentement et surtout sur la composante « nette » du salaire. Les nations émergentes hésitent de plus en plus à déployer des niveaux de protection sociale et de congés payés qui visiblement vulnérabilisent considérablement les pays de l’ouest de l’Europe.
Je crois moi que les niveaux de rémunération vont continuer de croître en Europe de l’Est et dans toutes les nouvelles nations IT, tout simplement parce que les projets arriveront ici… même quand les prix auront rattrapé ceux de l’Ouest, tout simplement parce que la Roumanie (20M d’habitants) forme aujourd’hui autant d’ingénieurs IT que la France, que le Vietnam en forme 2 fois plus pour 80M de personnes. Que dire de l’Inde ou de la Chine ? C’est par défaut de main d’œuvre, tout simplement que disparaîtra le coeur (activité de dev) de l’industrie IT ouest européenne. Si la France, l’Allemagne ou les US préfèrent envoyer leur chères têtes blondes en masses dans les écoles de cinéma, de psychosocio ou de stylisme, c’est leur problème. Chaque nation choisit elle-même son destin par ce genre de choix.
En attendant, mon raisonnement fait taire les maréchalistes et les bien pensant anti-globalisation car nos entreprises ont fait 10 fois plus pour corriger les inégalités mondiales que les discours bienveillants qui militent un jour pour la coopération mais qui ne veulent pas voire ces économies accéder à la production. D’autant plus, que, d’après le syntec, nous n’avons contribué qu’à 3,5% de l’économie IT française.
Posted on jeu., 26 mar. 2009 7:34 by flasnier (349 day(s) old)
Nous parlons régulièrement sur ce blog des outils Marketing web 2.0 qui sont au coeur de la stratégie web de Pentalog. Les innovations allant bon train en la matière, nous restons toujours à l’affût des nouveautés et nous efforçons de profiter au maximum des opportunités de communication et de vente qu’offrent ces outils. En voici un que l’équipe Marketing a adopté récemment : Google Maps.
En un coup d’oeil, plus quelques clics, vous obtenez un aperçu de la présence mondiale de Pentalog et de ses partenaires, ainsi que de ses clients (liste non exhaustive), de ses collaborateurs en mission, sans oublier les détails chiffrés et autres sur chaque entité répertoriée sur la carte : taille du client mentionné, intitulé de la mission, nombre de collaborateurs à l’adresse Pentalog, etc. Bref, cette cartographie constitue une vitrine sympa, qui reflète clairement la position internationale du groupe. Voyez par vous même (cliquez pour zoomer) :
Developpeurs offshore, Nearshore… Soyez TOUS de VRAIS ingénieurs !
Je profite de ce ces quelques heures en avion pour me lancer dans un deuxième poste. Celui-ci est destiné à tous les développeurs des pays offshore/Nearshore, de Pentalog mais aussi aux autres : Urbi et Orbi.
Je rencontre énormément de sociétés, offshore ou non, qui commencent à rencontrer des difficultés. Le taux d’intercontrat, en Europe de l’Ouest comme en Europe de l’Est, et en Asie, atteint des niveaux que l’on n’avait pas connus depuis longtemps. Une société de Galati, en Roumanie, vient de nous solliciter pour la reprendre gratuitement, une autre de Craiova, toujours en Ro, une de Bucarest (40 personnes tout de même), était elle à vendre pour l’Euro symbolique. Certaines n’ont plus AUCUN contrat en production. Monica vient de me parler d’une société dans la même situation à Hanoi. D’autres vivent avec 30% d’intercontrat (personnel non facturé) A côté des ces situations, d’autres vont bien et tirent même profit de la crise. Sophie et moi avons fait le point hier, notre taux d’intercontrat est de 4% . Manou et Mircea me font savoir de leur côté que nous voyons des signaux de faiblesses clairs en provenance du marché allemand. Pour l’instant, tous nos clients français tiennent le choc. Mais cela ne durera pas. Nous ne devons pas nous contenter des discours simplistes qui nous disent chaque jour que les pays émergents vont profiter de la crise. La preuve, c’est qu’ils sont déjà brutalement atteints.
Les grands éditeurs de logiciels vendaient eux, à la différence de l’outsourcing, sous formes de CAPEX financés par l’emprunt. Mais le marché du crédit est presque mort aux US, au Uk, en Irlande… L’industrie est elle-même en triste état : usine BMW, Peugeot, Volvo à l’arrêt. Saab est en faillite, GM le sera probablement dans quelques jours.
Je veux aujourd’hui parler à tous les développeurs offshore du monde (ouaouhhh, politique le Fred). Pour la plupart d’entre vous, vous vivez votre première crise informatique et parfois la première crise économique moderne de votre pays, et c’est bien normal puisque ces crises sont consubstantielles des économies modernes et ouvertes auxquelles vos pays commencent à appartenir.Les sociétés d’outsourcing technologiques, les éditeurs de logiciels de l’Ouest, sont eux habitués à traverser une crise tous les 5 à 10 ans. En conséquence, les ingénieurs et les développeurs de l’Ouest sont habitués à ces périodes et savent “en mettre un coup” quand il faut le faire. Et méfiez-vous, car leur coût aussi va baisser et moi je ne crois pas que c’est sur les prix que nous devons agir. Non, c’est sur notre efficacité et nos taux de productivité.
En particulier, nous devons tous être capables tout à la fois d’améliorer la satisfaction de nos clients par un respect accru de leurs intérêts, travailler plus (hé oui…) quand c’est nécessaire, et monter le niveau des expertises techniques mais AUSSI fonctionnelles. Montons notre niveau d’implication, car c’est sur le thème de la compétitivité et de la performance que s’arbitreront les décisions budgétaires difficiles que devront prendre les donneurs d’ordre…Aujourd’hui Pentalog est fort. Alors nous devons nous renforcer MAINTENANT ! Nous avons une partie de la solution entre nos mains.
Posted on mar., 24 fev. 2009 11:18 by flasnier (379 day(s) old)
Les Echos consacrent leur rubrique “TETE D’AFFICHE” de mardi 17 février A Pentalog !
Pentalog défend son modèle de SSII offshore
Depuis la fin de 2008, cette SSII, créée à Orléans il y a quinze ans, est installée à Hanoi, dernière étape en date d’une stratégie basée sur une offre de services informatiques à bas coûts, avec une équipe de 300 salariés implantés en majorité à l’étranger……
Posted on ven., 20 fev. 2009 11:46 by slelarge (383 day(s) old)
Réunion passionnante avec la BNR, la BRD, Cora Roumanie et les spécialistes du marché immobilier (merci la CCIFR)
Le dollar est à 1,25 !
Personne n’aurait cru à ce scénario il y a un mois. Et pour être clair, si tout le monde comprend que le chef d’orchestre de cette flambée réside dans la perte de repères sur les marché, il n’en demeure pas moins que la plupart des critères d’évaluation pencheraient plutôt en faveur d’une baisse du billet vert.
Le problème, partout, c’est bel et bien que la confiance n’est plus là et que le billet vert, dans ces conditions, reste le refuge de certains marchés. Le dévissage à venir ne risque-t-il pas de n’en être que plus grand ?
Diable, en voilà une question…
J’étais hier à une très intéressante conférence organisée par la Chambre de Commerce Franco-Roumaine. L’invité vedette était l’un des chefs économistes de la Banque Centrale de Roumanie (BNR), Monsieur Lazea. L’homme est brillant, drôle, mais ne dit pas tout. Comment le pourrait-il ? Après avoir détaillé la situation de l’Economie Roumaine, qui pour toute une série de raisons lui paraît moins friable que celle des autres pays de la Région, je lui ai posé une question qui me paraissait simple. A combien s’élève en Roumanie, en pourcentage de la masse monétaire, les différentes injections et émissions de liquidités qui ont lieu pour soutenir les banques. Question techniquement simple et qui en appelait une autre immédiatement après. Le taux résultant est-il supérieur à ce qui a été fait sur l’Euro, sur le dollar ? De là, probablement pourrait-on tirer une certaine propension, plus ou moins importante, à l’inflation et la solidité de la monnaie en sortie de crise.
J’ai été extrêmement surpris de constater que Monsieur Lazea ne sache pas répondre à cette question. Comme s’il ne connaissait pas la masse monétaire de son pays ! Ce n’est pas possible. Où alors, et je ne l’écarte pas, c’est que ma question était stupide.
Comment interpréter un tel mutisme, venant de la part de quelqu’un qui vous a présenté et commenté des graphs tous très savants pendant 30 minutes ? Et bien je n’ai pas de réponse. Je ne sais pas si j’ai posé la question qu’il ne fallait pas. Toujours est-il que je suis persuadé qu’elle ne va pas tarder à ré-émerger dans la presse roumaine. Franchement, je ne préjuge en rien de la réponse, je n’en ai aucune idée.
En fait, ces questions là impactent fortement nos choix… je vois depuis quelques mois mes budgets vietnamiens et moldaves monter fortement (dans la mesure où nous les établissons en euros mais qu’ils sont plutôt corrélés $, en bons pays producteurs de matières premières qu’ils sont).
Finalement, en 2008, nous avons considérablement augmenté notre volume de production en Roumanie, tirant le plein parti de la baisse du Leu roumain sur toutes les grandes monnaies. Nous avons ainsi parfaitement maîtrisé la pression salariale. Mais quel sera notre scénario 2009-2010 ? Comme l’a dit un commentaire à peine déguisé sur l’Antiblog (The Butcher, salut à toi domnu PM), de toute façon, ce n’est pas à une spéculation monétaire que nous devons nous livrer mais à une répartition de nos risques sur un panier de monnaies de production.
Je vous donne deux ou trois chiffres édifiants entendus dans cette conférence :
- les ventes alimentaires en Roumanie sont en très légère baisse (données Cora)
- les ventes de textile s’effondrent de plus de 25% (Cora)
- les ventes de télé-électroménager s’effondrent dans des proportions inavouables (Cora)
La BNR croit à une relative stabilité du Leu, de même que les stratèges de BRD, évoquent des scénarii dans la fourchette 4-4,3 en fin d’année. Nous verrons. Je dis moi que celà dépendra surtout des quantités de création monétaire relatives des différent états, que cela soit par voie d’injection, de création ou de déficit budgétaire.
Posted on jeu., 19 fev. 2009 16:58 by flasnier (384 day(s) old)
Mircea, Mickaël et Frédéric seront présents pour la première fois en temps qu’exposants sur la foire Embedded World, à Nuremberg, du 03 au 05 mars. Vous les trouverez sur le stand F128, hall 11.0.
Avec le développement de l’expertise et des activités embarquées du groupe (nous comptons Parrot et ST NXP Wireless parmi nos références clients), il est logique d’être présent à cet évènement, qui plus est, dans une zone géographique qui devrait générer une part significative du CA du groupe en 2009 (voir le post sur Pentalog Allemagne publié il y a quelques jours).
Ce sera peut être l’occasion d’identifier une société IT spécialisée dans le domaine embarqué, avec laquelle Pentalog pourra s’associer pour développer dans la zone germanophone une offre embedded systems offshore nearshore, dans le cadre des plans de développement de notre entreprise, déjà mentionnés par Fred à plusieurs reprises sur ce blog.
Quant à moi, je serai au CeBit, du 03 au 08 mars, j’y reviendrai dans quelques jours, quand j’aurai les infos sur notre n° de stand à vous communiquer.
Posted on jeu., 5 fev. 2009 18:12 by amondanel (398 day(s) old)
Offshore / Nearshore : cash is king, ou comment financer une SSII en très forte croissance dans une économie en crise
C’est une question que l’on me pose souvent. Est-ce que vous n’allez pas trop vite ? Est-ce que votre vitesse ne risque pas de vous asphyxier ?
Avec 67% de croissance en 2007 et 64% en 2008, c’est vrai que ça dépote. Ajouter à cela un plus 50% déjà dans le carnet de commande pour le T1 2009, un nouveau pays à l’autre bout du monde, et le financement d’un plan qualité totalement exhaustif… il est vrai qu’il faut du carburant.
Nous avons cinq sources de financement : les clients « à risques », les clients des pays émergents, une profitabilité sérieuse, des actionnaires impliqués, solides et solidaires… et la banque, même en 2009 !
Je ne parlerai pas cette fois-ci des actionnaires.
Les deux premiers semblent un peu surprenants. Je m’explique. Les start up, les organisations et entreprises un peu trop petites ont en effet accès aux services de Pentalog… Mais au lieu de faire rémunérer ce risque en les faisant payer plus que les autres, nous les faisons payer plus tôt et voire même un peu en avance. Nous ne prenons pas ceux qui n’acceptent pas ce principe.En ce qui concerne les pays émergents, c’est encore plus simple. 20% du chiffre d’affaire de Pentalog viennent de Roumanie et de Moldavie… des pays où les délais de paiement normaux s’échelonnent de 10 à 30 jours, y compris lorsqu’il s’agit des banques ou de leaders sectoriels. Ouaouh ! Le développement offshore financé par les services produits pour la clientèle locale des pays émergents !
Ensuite Pentalog s’appuie sur un EBITDA environ 2 fois supérieur aux SSII françaises. Vous êtes d’accord qu’une croissance de 50% sur 10 millions d’Euros et mieux autofinancée avec un EBITA de 15% qu’à 8%. L’effort de financement du chiffre d’affaire est alors deux fois plus simple. Sympa non ? J’en profite pour dire ici que les patrons français de SSII devraient réfléchir plus avant de prendre une presta. Leur faiblesse devant les acheteurs me choquent parfois un peu. Mais c’est bien souvent la faute à un business model sans valeur ajoutée. De notre côté, nous devons toutefois rester très vigilant sur ce point car la pression sur les prix est bien réelle.
Toujours au chapitre des moyens, et là je n’en suis pas peu fier, un excellent bilan comptable, qui nous permet de nous présenter la tête haute devant les banques… françaises. Nous venons en effet de signer une ligne de crédit, modeste, mais correspondant à nos besoins d’assurer notre développement vietnamien. J’ai bien dit « assurer » car nous disposions des moyens de l’autofinancer.
Mais nous sommes en période de crise, et, en période de crise, « cash is king ». Je veux du cash pour pouvoir prendre l’initiative tranquillement et pour profiter des opportunités. D’autant plus qu’en nous endettant en France, nous bénéficions, même aujourd’hui, de capitaux disponibles et moins chers que dans d’autres pays.Là encore, il y a un avantage clef à avoir le gros de ses capitaux propres et son siège en France. Imaginez la situation de l’offshorer roumain ou tunisien qui aurait son siège dans son pays. Je sais à quel taux j’emprunterai aujourd’hui en Roumanie… environ 3 fois plus qu’en France… si j’y arrivais, ce qui ne me paraît pas du tout certain. Ajoutons que nous allons très certainement vers une période de forte inflation… le moment me semble donc idéal pour s’endetter un peu !
Posted on jeu., 29 jan. 2009 9:36 by flasnier (405 day(s) old)
Elections et anniversaires dans nos pays d’implantation (France, Allemagne, Roumanie, Moldavie, Ukraine, Vietnam), regroupements internationaux pouvant avoir une influence sur l’avenir du monde – ou plus prosaïquement dans l’organisation nos déplacements trans-Pentalog – voici un petit tour des principaux événements qui vont agiter les douze mois à venir.
2009: 20 années de liberté en Europe de l’Est.
L’événement majeur de l’année 2009 sera, pour toute Europe de l’Est, la célébration du 20e anniversaire de son affranchissement du bloc soviétique et de la fin des tyrannies et dictatures sur son territoire.
Depuis la victoire de Solidarnosc aux premières élections législatives libres de Pologne, le 4 juin 1989*, à la monumentale chute du mur de Berlin le 9 novembre et à la sanglante chute de Ceausescu le 22 décembre, L’Europe de l’Est célèbrera, en 2009, 20 années de libertés retrouvées. Une liberté souvent recouvrée en douceur mais aussi lors d’événements plus tragiques, comme les révolutions tchèque et roumaine.
* et le même jour le massacre de la place Tian’anmen à Pékin!
2009 : 10e anniversaire de Pentalog Roumanie
Alors qu’en cet instant précis, nos Directeurs d’agences offshore sont réunis à Iasi pour leur sommet semestriel, et accueillent parmi eux les deux derniers venus, Zoltan Réti (DA de Sibiu) et Tuan Nguyenquoc (DA de Hanoï), il me plaît de rappeler l’événement qui a présidé à l’institution de ces réunions : la création de Pentalog Roumanie en août 1999 !
Souvenez-vous : il y a très exactement 10 ans, en janvier 1999, Frédéric faisait ses premiers pas dans les Carpates roumaines. Un petit pas pour lui, … un grand pas pour Pentalog*. Et fin décembre 1999, alors qu’en France la plupart des Pentaloguiens sauvaient meubles et ordinateurs, après la tempête qui avait ravagé les locaux de notre agence d’Orléans, Frédéric et Eric partaient ouvrir notre première agence offshore, à Brasov. Manou, tu n’aurais pas quelque chose à fêter, là ?
* chacun reconnaitra sans problème ce petit clin d’œil au quarantième anniversaire de la mission Apollo 11 (20/07/1969)
2009 : Implantation de Pentalog au Vietnam
Tout le monde le sait, Pentalog Vietnam est aujourd’hui une réalité. Les dernières formalités ont été accomplies et nous avons désormais tous les certificats officiels.
Après un harassant voyage initiatique de 15 jours à découvrir chacune des agences roumaines et moldave, selon un programme TRES chargé, Tuan a droit à sa première piqûre Qualité ce dimanche ; Aymeric partira dans trois semaines guider les travaux de mise en place des infrastructures informatiques à Hanoï et Monica va s’expatrier –pour trois à six mois – au Vietnam pour accompagner la mise en route de l’agence. La dynamique est lancée. Spor la munca !
Principaux événements 2009 pouvant influencer la planète Pentalog
• 18 janvier• Elections régionales anticipées en Hesse, en Allemagne.
• 8 février • Votation en Suisse sur la reconduction et l’extension à la Bulgarie et à la Roumanie des accords avec l’Union européenne sur la libre circulation des personnes.
• 27 février-1er mars • 14e sommet de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) à Hua Hin, en Thaïlande.
• 3-8 mars • Le CeBIT, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies, se tient à Hanovre, en Allemagne. Pentalog y sera présent, comme chaque année depuis 2006.
• 22 mars • Elections parlementaires en république de Moldavie.
• 2 avril • Sommet du G20 à Londres.
• 3-4 avril • Sommet de l’OTAN à Strasbourg et à Kehl, pour le 60e anniversaire de la signature du Traité de l’Atlantique Nord.
• 25-26 avril • Réunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale, à Washington.
• 2-5 mai • Assemblée annuelle de la Banque asiatique de développement à Bali.
• 4 et 7 juin • Elections européennes.
• Juin • 1er sommet du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) en Russie.
• 1er juillet • La Suède prend la présidence de l’UE.
• 8-10 juillet • Sommet du G8 dans l’île de la Maddalena, en Sardaigne (Italie).
• 22 juillet • La plus longue éclipse solaire totale du XXIe siècle assombrira pendant 6 min 38 secondes l’est de l’Asie et le nord-est de l’Océanie.
• 15-23 août • Championnats du monde d’athlétisme à Berlin. (Info pour Sophie ! ;) )
• 27 septembre • Elections au Bundestag allemand.
• 6-7 octobre • Réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul.
• 7 octobre • 60e anniversaire de la création de la RDA.
• 14-18 octobre • Foire internationale du livre de Francfort.
• 9 novembre • 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin.
• 14-15 novembre • Sommet de l’APEC (Organisation de Coopération économique de l’Asie-Pacifique)à Singapour.
• 28 novembre • Election présidentielle en Roumanie (1er tour)
• 12 décembre • Election présidentielle en Roumanie (2e tour)
• 22 décembre • 20e anniversaire de la révolution roumaine et de la chute de Nicolae Ceausescu.
Posted on sam., 17 jan. 2009 20:02 by adelcenserie (417 day(s) old)
Offshore / Nearshore : Qui sont les concurrents de Pentalog ? (deuxième partie)
Ce billet est la suite d’un triptique dédié à l’étude de notre concurrence. Les deux premiers sont consacrés au marché des ressources humaines. Le dernier étudiera notre concurrence commerciale.
Le premier s’intéressait aux cas de Brasov et Sibiu.
3. Iasi, en Moldavie roumaine, est le troisième plateau universitaire du pays. Iasi compte environ 400 000 habitants. La ville est à 500 kms au nord de Bucarest.
Pentalog est implanté à Iasi depuis aout 2007 et y compte 38 collaborateurs fin 2008. C’est LE vecteur de croissance de notre plan 14-2010. Le marché de l’emploi est ouvert. Il n’y a pour l’instant que peu de vrais outsourcers et je peine un peu à nous situer. Disons que nos plus grands concurrents sont encore Continental (mais préalablement sous le contrôle de Siemens VDO) et deux éditeurs de logiciels de très bon niveau : Mind, dans le domaine du biling system pour les opérateurs de téléphonie et Embarcadero dans le monde des outils de développement de base de données. Ces deux là dépassent les 100 collabs. Bon, rien de croustillant à Iasi… Nous sommes probablement dans le top ten. Ce serait bien de finir l’année 2009 pas trop loin du podium, disons autour de la 5ème place, soit environ 65 à 70 collabs. C’est très faisable dans la mesure où nous avons déjà une commande à pourvoir pour l’un de nos clients allemands qui va requérir la participation de près de 30 développeurs J2EE de haut niveau.
4. Bucarest (3 Millions d’habitants) Pentalog à Bucarest est un peu à part puisque notre agence ne se livre qu’à des activités de plus haiut niveau que la concurrence. Nous avons arrêté « l’offshore de base » il y a maintenant 2 ans. Nous concentrons notre stratégie sur l’accompagnement de la clientèle locale. Nous sommes référencés et présents chez Orange Roumanie en même temps que nous le sommes à BRD (le nom de la Société Générale en Roumanie). Nous sommes également fournisseurs d’une autre banque, de Renault Dacia depuis très peu de temps et de plusieurs autres compagnies un peu moins connues. En fait, nous surfons sur la croissance roumaine. Par ailleurs, nous continuons à faire un peu d’offshore mais dans des activités de niche. Bref, notre stratégie est celle de la recherche d’activités à valeur ajoutée, nous permettant d’attirer et de conserver des profils intéressants. C’est simple, dans ce contexte, nous y parvenons toujours… mais nous ne sommes que 40. A Bucarest, les géants s’appellent Oracle, Orange, Société Générale, Adobe… Pentalog est très loin mais ne vise pas le podium. Il faudrait faire trop d’offshore et risquer des turn over élevés. Ce que vivent toutes les boîtes. Notre T0 en 2008 est de 3% quand les autres parlent de 20 au moins (un départ). En revanche, nous avons encore aujourd’hui une bataille ouverte avec l’une des plus grosses boîtes de la place. Ils nous ont parfaitement identifiés mais ne sont pas en mesure de répliquer, en raison de leur business model. Nous en sommes à 10 à 0 à peu près. A Bucarest, notre stratégie, c’est le décalage. Nous aurons près de 50 personnes à la fin de l’année 2009 si elle n’est pas trop mauvaise.
5. Chisinau. Capitale de la République de Moldavie (500 kms de Bucarest – 1 Million d’habitants).
Nous sommes arrivés en mars 2005 après avoir préconstitué, à Brasov, un groupe de 7 jeunes moldaves près à ouvrir leur agence en Md. Pari réussi, puisque 2 ans plus tard, nous étions le n°2. A Chisinau, les plus grosses sociétés sont des outsourcers. Lorsque nous sommes arrivés, le leader de la place, Endava, battant sous pavillon britannique, comptait déjà 150 salariés. Ils sont aujourd’hui environ 200 à Chisinau tandis que nous sommes maintenant environ 75. Dans les deux dernières années, nous avons vu naître un autre concurrent, plus particulièrement orienté « test », en provenance de Russie mais n’ayant qu’un seul client (franco-américain). Ils sont à peu près de la même taille que nous aujourd’hui. Mais leur activité orientée presque à 100% sur les tests leur a facilité la vie. En revanche, ils nous ont pris quelques développeurs de tests scripting. Nous aurons notre revanche, et sachant qu’ils n’ont qu’un seul client, officiant dans les salles de marché ;) , cela devrait se faire tout seul. Endava est une entreprise de classe. Pour l’instant, nous n’avons que très peu guerroyé ensemble. Je pense qu’ils nous ont pris 2 personnes et que nous leur en avons pris une… mais de très très bon niveau. Pentalog est de toute façon un des employeurs de référence dans le pays. Les autres sociétés comptent de 10 à 50 collaborateurs. Mais peu les emplois en CDI à plein temps. Finalement, la place moldave est clean en termes de concurrence. Attention toutefois, s’implanter en Moldavie reste une aventure difficile. Il y a énormément d’embûches (locaux, télécoms, électricité, rapports avec les administrations et les propriétaires…) et exister entre Endava et Pentalog n’est pas facile… mais je suis libéral ;) . Je me souviens d’ailleurs qu’en arrivant à Chisinau, nous avions été menacés par un français, établis en IT, et qui avait évoqué le tord que pourraient nous faire ses connaissances dans les administrations fiscales… et le parti communsite. Il a aujourd’hui 8 développeurs, pas un de plus qu’il y a 4 ans !
6. Hanoi. Vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais si j’ai parfaitement analysé QUI pouvaient être nos concurrents, je n’ai encore aucune idée de leur comportement.
En conclusion et en résumé de ce premier volet, je dirai que notre choix de répartition sur tout le territoire roumain et moldave nous met à l’abri des gros prédateurs. Aucun opérateur en Roumanie, aujourd’hui, est capable de mener une opération de déstabilisation coordonnée dans 5 villes à la fois. En revanche, dans toutes ces villes, nous faisons partie des plus gros opérateurs et nous avons le reste du groupe derrière nous. Cela nous permet d’attaquer un plus gros que nous sans risque de contre-attaque globale sur l’ensemble de nos forces. Je ne pense pas qu’il y ait plus de 5 boîtes, au travers tout ce territoire à disposer de plus de 3 agences. La deuxième chose que je voudrais dire, c’est qu’il n’y a pas que des entreprises occidentales en Roumanie et Moldavie. Nous comptons des compétiteurs d’excellent niveau à capitaux roumains. Mais les seuls qui nous aient menacés à ce jour étaient français, deux fois et allemand, une fois. Comme quoi, on peut tout à fait venir de l’ouest et avoir des pratiques légèrement soviétiques aux entournures. A bon entendeur !
Posted on lun., 12 jan. 2009 11:04 by flasnier (422 day(s) old)
Offshore / Nearshore : Qui sont les concurrents de Pentalog ?
C’est une question que nous posent régulièrement nos clients. Je vais essayer d’y répondre, même si, en plus d’être commercialement dangereux (mais je revendique la transparence comme une arme dans le combat économique), l’exercice est en plus compliqué par le fait que notre concurrence est extrêmement protéiforme.
Ce la dépend tout d’abord de qui parle de concurrence.Si c’est l’un de nos directeurs de site, il considérera que le concurrent, c’est la boîte de l’autre côté de la rue, qui opère sur le même marché des ressources humaines que lui.Cette boîte, en revanche, dans 9 cas sur 10, n’est pas concurrente de la démarche commerciale de Pentalog. Dans l’offshore, la boîte qui est de l’autre côté de la rue peut-être en relation avec la Suède et les US tandis que nous travaillons plus sur la France et les marchés germanophones.Je vais d’abord me livrer ici à une analyse de la concurrence sur le marché des ressources humaines ville par ville, avant de revenir, plus tard, sur la démarche commerciale.
Les forces en présence à Brasov (340 000 habitants – 160 kms au nord de Bucarest)
Avec 90 employés Pentalog est de manière certaine le deuxième employeur IT de la capitale des Carpates. Vous verrez quand nous parlerons des autres villes, que nous affectionnons, en général, cette position de premier challenger d’un gros compétiteur.Brasov est un marché offshore type. Pratiquement 100% des entreprises IT présentes exportent leur production. Les exceptions sont rares et de petite taille. Alors qui sont nos concurrents et que font-ils ?A tout seigneur tout honneur, la première position revient à Siemens PSE, qui, en quelques années a recruté environ 500 personnes. Vous voyez la marge qui sépare le premier de son poursuivant immédiat. PSE est la filiale outsourcing du grand Konzern allemand. Ses ressources vont appuyer des projets que le groupe a un peu partout dans le monde. Dans le cas du site de Brasov, il est particulièrement impliqué en Autriche. Sommes-nous réellement en concurrence avec ce géant dans les phases de recrutement ? Oui et non. Pour les débutants, oui, nous le sommes assurément. Siemens a une position de premier plan au sein même de l’Université de Brasov qui nous fait un peu défaut et que nous devons améliorer. Mais grâce au programme « Pépinière Pentalog », nous avons toutefois fini par détourner plusieurs dizaines de débutants de leurs filets ces deux dernières années. Pour ce qui est des recrutements de confirmés et d’experts, pas de soucis, tous ceux qui ont vraiment du potentiel les quittent dans les deux premières années et rejoignent des entreprises plus propices à la reconnaissance du talent individuel. Cette entreprise a généralisé la grille salariale, ce qui est terriblement démotivant pour les meilleurs. Mais elle vit sur des niveaux d’intercontrat, qui, à la longue, suscitent l’ennui pour les meilleurs et la paresse pour les plus faibles. Nous avons souvent pu le vérifier.Leurs opérations de recrutement à ce niveau ne nous ont jamais privés de personne malgré leur ampleur.
Qui sont maintenant nos challengers ? Une myriade d’opérateurs qui regroupent de 2 à 50-60 collaborateurs. Parmi eux, tout d’abord, un seul opérateur, canadien, s’intéressant, un peu, aux ressources francophones. Je pense qu’ils n’ont que peu de projets, ce qui les fragilise un peu aux yeux des ressources humaines. Je crois qu’ils ne nous ont jamais pris personne en plusieurs années d’existence à Bv, ou alors vraiment très peu. Je ne sais si on leur en a pris.Je pense ensuite à l’un de nos excellents compétiteurs, sur le marché commercial allemand. Mais là, nous ne sommes que peu en concurrence, du fait de leur germanophonie. Pentalog a plutôt porté ses marchés allemands, à ce jour, sur Iasi et Sibiu. Nous n’avons eu que très peu de confrontations avec eux. Je ne sais même pas dire à l’avantage de qui.Cette liste est déjà finie, dans la mesure où l’on ne parle que des vrais outsourcers, disposant d’au moins dix contrats et plusieurs dizaines de collabs. Les autres entreprises sont soit de très petites tailles, soit des entreprises « à risque » ne disposant que d’un client. Ce que l’on appelle parfois des « captives » ou des « entreprises-projet ». Celles-ci sont souvent dotées d’un bon effectif technique, mais leur absence de stratégie les rend très vulnérables aux prédateurs ;) . Réellement, nous en avons profité en plusieurs époques et dans toutes les villes. Il y en a une que nous avons purement et simplement rayé de la carte. Je me souviens encore de son dirigeant, qu’une connaissance commune m’avait fait rencontrer, lors de mon premier voyage en janvier 99. Et de ce con qui me dit « keep out ». Le marché de l’emploi de Brasov est ouvert aujourd’hui. Pas de problème de menaces ou de choses de ce type. Même la relation avec l’université devient plus accessible.
Restons en Transylvanie mais partons à Sibiu (200 000 habitants environ – 230 kms au nord Ouest de Bucarest)
Sibiu, n’ayons pas peur des mots, n’est pas un marché du travail « libre » pour ce qui concerne les ressources IT. Tous les nouveaux entrants doivent porter allégeance au tyran de la place, j’ai nommé le tout puissant groupe allemand Continental. Le dirigeant local Herr Doktor Machin « oblige » littéralement les entreprises locales à ne pas lui prendre de ressources. Sur la base de quelle menace, je ne le sais pas puisque j’ai refusé tout dialogue avec eux quand ils me l’ont proposé. Pourquoi ? D’abord parce que je n’accepte pas, philosophiquement, le principe du trust. Je suis libre et libéral. Ensuite parce que cette proposition est arrivée après plusieurs menaces directes effectuées sur des conjoints de collaborateurs que nous cherchions à recruter, eux aussi salariés de Conti. C’est à ce niveau là, que je dis stop.Pentalog s’est installé à Sibiu en avril 2008 et compte déjà près de 40 collaborateurs. Ce chiffre nous place deuxième ou troisième employeur de ressources en ingénierie. Quoiqu’il en soit, nous consoliderons la deuxième place dans les prochains mois puisque, de manière programmatique, nous sommes déjà 50. Continental compte environ 300 salariés en R&D. Nous avons soulevé leurs foudres pour leur avoir pris… 10 personnes. Mais l’omerta est brisée.Parmi nos autres compétiteurs, un petit opérateur sur le marché allemand, riche d’une trentaine de collabs. Le gars est sympa et très respectable. Nous n’avons encore eu aucune confrontation avec eux. C’est avec lui que nous nous disputons la deuxième position.
Tous les autres sont beaucoup plus petits. Parmi eux, une agence nearshore d’un géant français, dont je tairais le nom, même si ce n’est pas l’envie qui me manque de balancer ses grands airs. Eux aussi nous ont menacés en arrivant à Sibiu. Continental a vraiment pourri le tissu économique. Cette boîte française est évidemment venue en pensant aux ressources humaines de Conti. Mais le Doktor veillait et il a rapidement rappeler à ladite société qu’ils étaient fournisseurs, en France… de Continental. C’est un cadre roumain de cette boîte, rencontré par hasard, qui m’a raconté le truc. Puis nous sommes arrivés et nous avons refusé la pax Continentala et ses rapports de vassalité. Honte à ceux qui s’organisent en cartel et qui ensuite veulent donner des leçons de moralité aux autres. C’est la faiblesse d’un management organisé sur des bases non compétitives qui a « poussé » presque tous les CP de cette société vers nous. Ces braves gens ne devraient pas oublier que la Roumanie change et que son conseil de la concurrence enregistre des résultats de plus en plus probants.
La suite de cet article sera consacrée à nos sites de Iasi, Chisinau, Bucharest et Hanoi…
Posted on ven., 2 jan. 2009 15:23 by flasnier (432 day(s) old)
Je savais que la femme de Thuan avait ses études à Orléans et que lui-même y avait beaucoup séjourné. Hier, Monica et Thuan se sont rendus compte qu’ils avaient eu un ami commun à Orléans. Ce soir, nous dinions avec sa femme et lui… Bingo, ils découvrent tous les 3 qu’ils ont fait une soirée ensemble à Orléans, il y a 5 ans !
Une brasovienne, 2 hanoïais, j’vous jure… Quand je pense que je suis allé chercher celui-ci au bout du monde !
Mais je vous promets d’autres surprises sur cet individu. Révélation sur un pod cast réalisé au Highway 4 à Hanoi (où l’on mange d’excellentes sauterelles rôties au gingembre).
Monica ou la sauterelle ? Qui va gagner ?
Ces 3 là se connaissaient depuis 5 ans. Avant même que Monica ne rentre à Pentalog.
Monica et moi découvrons les transports vietnamiens !
Posted on ven., 28 nov. 2008 10:44 by flasnier (467 day(s) old)
L’émission radiophonique de Patrick Pesnot (tous les dimanches à 13h20 sur France Inter) a consacré 2 épisodes à la Transnistrie.
Voici une nouvelle tentative d’alerter les consciences françaises sur ce “trou noir de l’Europe”.
Alors que la Géorgie bénéficie d’une fenêtre médiatique importante en France, la Transnistrie, enjeu également d’une guerre d’influence entre Moscou et Bruxelles reste largement loin des débats.
Pourtant, la présence de milliers de tonnes d’armes, y compris chimiques et nucléaires, à la porte de la communauté européenne devrait nous inquiéter, sans parler du trafic de femmes et d’organes.
Pour en savoir plus sur l’histoire et les enjeux de la Transnistrie, vous pouvez écouter l’émission en direct sur internet ou la podcaster : http://www.radiofrance.fr
Posted on dim., 23 nov. 2008 19:10 by slelarge (472 day(s) old)
La Russie : une destination de plus en plus contestable pour l’offshore
Le profil de la Russie devient de plus en plus incompatible avec des activités offshore de longue durée, malgré une main d’œuvre particulièrement intéressante. La question qui se pose maintenant est de savoir si ça en vaut la peine.J’en veux pour preuve quatre problèmes majeurs que pose le grand voisin de l’Est de l’Europe :
-la monnaie et le risque d’inflation. Le rouble plonge dans un gouffre sans fin qui accentue les effets de l’inflation sur les produits importés. Nous parlons d’environ 15% d’inflation pour les années 2008 et 2009 à l’échelle de toute l’économie russe. Dans des métiers « star » comme les nôtres, ce taux pourrait bien se transformer en 30 à 40% d’augmentation des salaires, la consommation de nos personnels étant particulièrement composée de produits importés !Par ailleurs, l’offshorer à capitaux européens ou américains, qui aurait eu l’équivalent de 100 000€ en début d’année sur son compte russe n’en aurait plus que 70 000 aujourd’hui ! Le pilotage de la trésorerie locale devient très difficile. Pendant le conflit géorgien, le rouble a perdu 12% sur l’Euro en quelques jours. Nous, Pentalog, allons par exemple récupérer le contenu d’un petit compte bancaire ukrainien qui a été bloqué pendant plusieurs semaines avant l’intervention du FMI. Entre temps, la Grivna (la monnaie ukrainienne) a perdu 30%. Sympa, non ? Certes, c’était en Ukraine, mais certaines banques russes se trouvent dans des situations très comparables. Pour être totalement honnête, je dois ajouter que le Leu roumain dévisse sérieusement depuis quelques jours.
-les risques bancaires et financiers : les banques russes sont innombrables et beaucoup sont sous capitalisées. Les soutenir est extrêmement difficile, particulièrement lorsque l’on sait qu’une partie non négligeable d’entre elles sont liées à la mafia. Le problème, c’est que ces maillons faibles mettent tout le système en danger.
-La Russie a adopté un positionnement « ennemi » qui doit faire réfléchir. Je bondis d’entendre aujourd’hui le Président Medvedev annoncer l’implantation de missiles dans l’enclave de Kaliningrad. Cette décision n’est pas seulement ignoble au sens de l’histoire européenne. Plus encore, elle est débile. La Russie dispose d’un territoire, frontalier de l’Union Européenne, germanophone, anglophone… une perle. Mais tout ce qui s’y passe n’est que Mafia dans le meilleur des scénarios, retour à la guerre froide dans le pire.
La Russie a besoin de renouveler son portefeuille d’activités pour ne pas laisser sa politique économique dans les mains de ceux qui spéculent sur les matières premières… et non, ils implantent des missiles dans leur territoire le plus proche de nous, confirmant ce que je disais au moment de l’opération géorgienne. Les français, les allemands et les italiens jouent avec le feu. Ce positionnement guerrier à l’égard de leurs voisins montre l’impuissance des dirigeants russes à se renouveler. La conséquence est que la plupart des activités de développement embarqué pour l’aéronautique, y compris civile, la sécurité, la défense, ne peuvent plus s’accomplir dans ce pays. J’en avais parlé dans un billet consacré au critère OTAN. Beaucoup de clients, par ailleurs, dans des activités de développement de gestion, à priori beaucoup moins sensibles, ne voudront pas les porter en Russie, en raison de réflexes patriotiques ou philosophiques (les américains, les anglais, les suédois, les finlandais… mais aussi quelques français et allemands).
-L’exécutif russe fait la girouette et déroute tous les investisseurs potentiels. Un jour il lance une guerre en Géorgie, puis Medvedev s’en va faire les yeux doux à l’Europe à Evian avant de la menacer de son plan « missiles » à Kaliningrad ! Il en va de même pour les impôts et taxes. Aujourd’hui, nous apprenons que le mandant présidentiel pourrait être porté à 6 ans et que Monsieur Medvedev pourrait démissionner en 2009. Nous voyons tous ce que cela signifie. Vladimir Poutine prend le pouvoir jusqu’à 2021 (oui, avec 2 mandats). Vous imaginez ce que ce Monsieur aura envie de faire avec d’aussi belles pages blanches à écrire dans le livre d’histoire de la Russie ? Moi, je vois.
La conclusion, ce n’est pas moi qui la formule.La conclusion, c’est l’incroyable exode des liquidités russes depuis aout. Malgré le fabuleux pactole, un baril à 65$ pourrait faire très mal, très vite. La défense du Rouble coûte très cher. Certains, certes rares, évoquent un retour au scénario de 1998. Même si la situation financière a beaucoup évolué en 10 ans, la Russie n’affichait, à l’époque, aucune intention belliqueuse à l’égard de l’OTAN… intentions qui pourraient se transformer en un puissant générateur d’instabilité.
Posted on mer., 12 nov. 2008 16:52 by flasnier (483 day(s) old)
La fin de semaine dernière (j’étais en Roumanie), a suscité en moi de nombreuses interrogations. L’atmosphère de la campagne électorale me paraît un peu moins nauséabonde que pour les précédentes. Je vois par exemple, jusqu’à aujourd’hui, moins d’attaques personnelles. C’est bien. Le thème de la corruption est lui aussi en retrait, à la différence de la dernière campagne. Et pourtant…Coup sur coup, j’ai vu en face la preuve que rien ne change et que la Roumanie reste bien sur le podium européen en matière de corruption.
1. Samedi soir, à Brasov. Je me retrouve nez à nez avec Ion Niculaie, le sinistre milliardaire de Brasov, qui me sourit sur 4X3m. Aucune carrière politique derrière lui, et le voici candidat à la sénatoriale ! Ce mec a démantelé les parcs industriels de la ville au prix de la ferraille. Il a fait échouer tous les plans de reprise des grands ensembles industriels dans les années 2000. Il a acheté, je le sais de manière certaine, TOUS les candidats à la dernière municipale de Brasov. Que va-t-il faire au Sénat ? Chercher une immunité ? Je ne connais pas la loi roumaine en la matière. Quelqu’un pourrait-il nous en dire plus sur ce point ? Où tout simplement va-t-il prendre place pour voter et proposer les lois qui protègeront les oligarques roumains et assureront le développement de leurs sinistres affaires ?Il est candidat sous l’étiquette d’un parti réformateur, plus blanc que blanc ! C’est une honte de voir ce que les roumains avalent comme couleuvre !
2. Dans la presse. Je viens de lire que des agences nationales, dont personnes n’a jamais entendu parler, payent à leurs directeurs des salaires de 20 000 à 50 000€ par mois ! Qui sont les personnes à qui l’on verse de tels salaires et que leur achète-t-on en contrepartie ? Rien n’est gratuit en Roumanie, je le sais depuis longtemps. Que font ces agences ?Je viens ce matin de lire dans la presse qu’un ancien ambassadeur des USA à Bucarest avait affirmé que la Roumanie restait un pays de gens corrompus, provoquant l’ire du Président Basescu. Et je le comprends, car nul n’a le droit d’insulter tout un peuple de cette manière. Je trouve ces propos déplacés lorsqu’ils s’appliquent à tout un peuple, qui est le premier à souffrir du comportement de sa classe dirigeante. Ils ne correspondent du reste pas à la réalité des la classe moyenne qui, progressivement, va devenir la première force politique du pays. Mais alors c’est aux roumains de se prendre en main et de montrer, par leur vote, QUE NON, ils ne sont pas le peuple corrompu que stigmatise Nicolas Taubman, l’ex ambassadeur américain. S’ils ne votent pas pour un programme, ils devraient au moins voter contre la corruption, en renvoyant un Niculaie à ses chères affaires. Plus largement, que vaut un parti qui place un individu pareil en position de se faire élire au Sénat ? Les stratèges électoraux roumains continent de penser que cela ne pose aucun problème !
Monsieur Basescu, que l’Ambassadeur Taubam et moi pensions donc ce que nous voulons ! Ce que vous devez prendre en compte, ce sont les 54% roumains qui pensent que le niveau de la corruption a augmenté dans les 12 derniers mois, alors que seulement 33% pensent le contraire. Il me semble d’ailleurs que le PDL, qui soutient la candidature de Ion Niculaie, est bien votre parti.
Bref, j’ai aujourd’hui beaucoup plus de questions que de réponses, mais en la matière, ce n’est pas à moi de les donner, c’est au peuple roumain, mon ami de 10 ans.
Posted on lun., 3 nov. 2008 19:45 by flasnier (492 day(s) old)
Pour la troisième année consécutive, Mircea et moi sommes encore jusqu’à cet après midi sur le stand de la Roumanie, au salon IT de Munich. Nous avons appris que ce serait la dernière, du moins sous cette forme là. La Messe München GmbH a annoncé lors d’une conférence de presse avant-hier que ce salon allait être remplacé à partir de 2009 par 2 nouveaux évènements : un consacré à la sécurité et un second dont on ignore tout pour l’instant.
Officiellement, ce changement est opéré, disent-ils, dans le but de s’adapter aux évolutions des marchés IT et des attentes des entreprises. Ils se sont bien sûrs gardés de mentionner que le nombre d’exposants (d’après un voisin exposant assidû depuis 2000) a été divisé par 2 en quelques années, que le nombre de visiteurs professionnels (je l’ai moi-même remarqué alors que je ne fréquente ce salon que depuis 3 ans) était en constante baisse et qu’il était temps d’innover un peu.
On sait bien que la baisse d’intérêt pour ce genre d’événement est une tendance générale, en partie parce que le web a eu raison d’eux. Mais je pense que ça vient aussi des évènements eux-mêmes. La première fois que je suis allée au CeBit en 2006, j’avais été outrée par l’impression de « foire », au sens négatif du terme, que ce salon m’avait laissé. Un spectacle bruyant et coloré qui me semblait plus destiné au grand public qu’aux professionnels. Quand on n’a pas un stand de 200 m2 minimum, on est vite inondé dans la masse. Systems me semble plus orientée « pro » mais il est évident qu’il faut redonner un coup de jeune à cette manifestation vieille de plusieurs dizaines d’années.
Tout ceci pour dire que je trouve ça dommage que les salons professionnels soient en train de perdre autant de vitesse. Ils constituent toujours une bonne opportunité, à défaut d’apporter de nouveaux clients de façon systématique, de pratiquer une veille concurrentielle de terrain, d’écouter ce que les acheteurs ont à nous raconter sur leurs expériences positives et négatives avec des prestataires offshore, bref être à l’écoute des marchés pour pouvoir ajuster notre marketing et notre stratégie aux attentes de nos cibles.
Je suis curieuse et impatiente de découvrir le nouveau concept que la Messe München va nous proposer pour l’année prochaine. Et j’espère que la délégation représentant les professionnels du nearshore roumain sera toujours de la partie.
Posted on ven., 24 oct. 2008 11:43 by amondanel (502 day(s) old)
Si nous changeons de monde et de système, faut-il définir de nouvelles criminalités ?
Au XIXè siècle, les outlaws volaient la paie des mineurs. Au XXIè, les traders volent les pensions des retraités. Les traders, et leurs patrons, parfois complices, sont-ils de grands criminels lorsqu’ils contournent des règles et éventuellement violent la loi ? Doivent-ils être pendus haut et court ?
Ces actions, pratiquées depuis des groupes bancaires, qui d’un côté vendent des produits de retraites et de placement, et de l’autre prêtent aux hedge funds, enregistrent les opérations à découvert et financent le surrendettement, ne peuvent-elles être assimilées à du vol pur et simple quand on voit les quantités faramineuses d’argent qui manquent aujourd’hui ? Ces petits mickey géniaux ont réussi à nous voler deux fois. D’abord en faisant disparaître l’argent et ensuite en se faisant rembourser les manques par les états (donc forcément par nous). Entre temps ils ont prélevé sur les jours heureux des centaines de milliers d’euros, des millions pour les plus dangereux, sous forme de bonus.
Ma banque, à laquelle je suis connement fidèle depuis ma majorité, me fait perdre de l’argent, sous forme de divers placement, depuis 2000… avec le sourire et les compliments de la direction.
La même banque, pour me remercier de ma fidélité imbécile, a surfacturé (doublement de ce que nous devions réellement) à Pentalog ses services d’affacturage. Nous en avons parlé dans ce blog et les assignons dans quelques jours. Je publierais dans ce blog la lettre que ses employés zélés nous ont envoyés, tant c’est un chef d’oeuvre. N’hésitez pas à faire auditer vos comissions d’affacturage par un spécialiste. Juste un chiffre, les société d’affacturage réalise des bénéfices nets allant de 20 à 40%. Vous vous demandez après, pourquoi elles préfèrent ne pas prêter à moyens et longs termes. Madame Lagarde, Monsieur le Président, ouvrez les yeux !
Le problème, ce n’est pas les parachutes dorés. Le problème, c’est que la logique de ce système est immorale et intrinsèquement criminelle. La démonstration est en cours à tous les étages de l’édifice bancaire, y compris en France !
Posted on sam., 18 oct. 2008 14:29 by flasnier (508 day(s) old)
Odessa est vraiment une ville magnifique. Plus de 2 millions de personnes s’y pressent dans des rues dont le luxe rivalise avec les plus belles des villes balnéaires européennes. Monica, Serghei et moi avons visité aujourd’hui l’Université Polytechnique et nous y retournons demain pour visiter les labos consacrés à l’embedded.
Ce matin, la rencontre avec le corps enseignant nous a laissé un peu circonspects. Il est clair que certaines villes ukrainiennes sont toujours à la recherche de leur modèles IT. Nous avons évoqués nos besoins de formation… ils nous ont répondu association dans nos structures de production ! Les professeurs des pays low cost sont décidément trop mal payés par les systèmes locaux. Ils rêvent à l’arrivée d’Intel, de Microsoft où de je ne sais qui encore… qui leur proposerait de s’associer à eux !
Bon, j’ai déjà vu ça ailleurs. Il y a une ville dans laquelle nous sommes installés et dont la moitié du corps enseignant est payé par Siemens (pendant longtemps
la DRH de Siemens était même une prof de l’université), dans une autre ville, c’est Continental qui régale et dans une troisième, c’est Nokia ! On ne peut pas leur en vouloir complètement, tant la démission des gouvernements est grande. Ces « collaborations » sont finalement positives. Dans certains cas la collusion devient un peu forte. Je connais une ville où l’entreprise leader exerce toutes formes de pression sur ces compétiteurs, une entreprise certainement dotée d’une magnifique charte éthique.Demain nous passerons un peu de temps avec les étudiants et étudierons plus en profondeur les difficultés des profs locaux. Nous avons très envie de les aider même si nous ne sommes pas là pour ça.
Posted on lun., 13 oct. 2008 23:23 by flasnier (513 day(s) old)
Non, nous ne pouvons pas être aussi aveugles que Louis XVI le jour où le système nerveux central (les banques) est en train d’exploser.
Nous sommes rentrés dans la fin des taux bas. Nous sommes entrés dans la récession. Plusieurs banques majeures vont disparaître avec les liquidités. Les conséquences sur le secteur IT vont apparaître dans quelques jours, au plus quelques semaines. Les banques vont construire leurs succès désormais sur les économies émergentes uniquement.
Les gouvernements européens, et surtout français et allemands, doivent libérer très vite l’économie si nous ne voulons pas sombrer dans la confrontation avec l’Asie. Nous ne créons pas de richesses, nous spéculons. J’en veux pour preuve cette imbécile bulle immobilière créée par des taux trop bas. Loin de moi l’idée de dire que l’Asie ne spécule pas, au contraire, mais elle crée des richesses considérables.
Le secteur de l’offshore va aussi être touché, en tous cas pour ceux qui travaillent pour le monde financier (l’Inde est déjà particulièrement touchée). En revanche, il y a encore beaucoup à gagner sur l’industrie et les services non financiers. Peut-être que la croissance des prix /coûts offshore va s’inverser à la faveur de contexte inconnu ? D’ores et déjà, les conséquences monétaires frappent les petits pays. Le Leu roumain s’effondre, nous redonnant de la compétitivité sur l’Euro et le dollar.
De toute façon, trop de crise n’est favorable à personne. A nous d’être extrêmement agressifs, conquérants et réactifs dans les semaines qui viennent.
Posted on lun., 6 oct. 2008 12:30 by flasnier (520 day(s) old)
La relation Europe – Russie : Vers une nouvelle conférence de Munich ?
La Russie n’a pas fini, dans les mois qui viennent, d’être au cœur des tensions internationales.Je voudrai revenir sur les propos des derniers jours et surtout sur ceux qui ont été tenus aujourd’hui, en préambule du sommet à 27. Bien sûr, je ne m’exprime que de la modeste fenêtre d’un offshorer. Mais la tension qui prévaut aujourd’hui soulève de très nombreuses questions en termes d’investissement internationaux.
Par exemple, je vous invite à poursuivre ce lien. L’article est de juin. Je me demande en le lisant aujourd’hui s’il y a des stratèges chez EADS ? Berlin et Paris ont-ils leur mot à dire, à l’heure où la plus grosse entreprise de construction aéronautique d’Europe cherche absolument à participer à la reconstruction de l’industrie aéronautique russe ? C’est dur de trouver des propos pareils dans la bouche d’un Gandois. Certes, il est là pour faire du biz…
Au moment de la rédaction de cet article, en juin, j’étais en concurrence sur un dossier d’informatique embarquée, avec une proposition en provenance de Novossibirsk, établie dans le cadre d’une JV entre un géant français de la R&D outsourcée et une entreprise locale. Le partenaire français de cette alliance est donc une boîte particulièrement sous-traitante de nos industries aéronautiques et militaires.Il est entendu que pendant la négociation de cette affaire avec notre client, que nous avons gagnée, je n’ai pas hésité une seconde à évoquer les risques que représentaient une relation avec une entreprise russe, dans un contexte géostratégique qui montrait déjà des signaux de tension évidents (bouclier antimissiles en Pologne). De même, je crois qu’il faut se souvenir qu’à part le fait d’être une excellente cité universitaire, Novossibirsk est aussi une vraie plateforme de criminalité organisée.
Toute forme d’investissement technologique en Russie pose question à l’heure actuelle ; la plupart du temps pour des raisons d’espionnage économique et industriel, que ce soit dans le cadre de technologies civiles ou militaires.
Désormais, quiconque fait un choix d’investissement en Russie devra se souvenir que la Russie peut surprendre et que les tensions actuelles ne sont rien en comparaison de ce qui pourrait se passer le jour où elles s’exerceront sur les frontières de l’OTAN ou pire, sur les frontières de l’Union Européenne. Nous n’en sommes pas forcément loin avec la Moldavie ou plus encore avec les pays baltes, qui sont membres de l’Union Européenne et qui vivent avec appréhension l’irascibilité et l’expansionnisme de leur grand voisin. Ils ont raison, car la Russie n’a renoncé à rien de ce qu’elle pense n’avoir que temporairement perdu.Une telle tension se traduirait alors, immanquablement, par une glaciation instantanée de la relation économique et par des risques conséquents pour ces investissements.
Mesdames et Messieurs du Quai d’Orsay et de toutes les chancelleries de l’Union, ouvrez les yeux, et contrôlez mieux les investissements stratégiques de nos sociétés. Et surtout ne nous rejouez pas un nouvel épisode d’éblouissement munichois, sur fond de représailles économiques incertaines. Ecoutez Fillon en Daladier sur Europe 1 (un commentaire ici) aujourd’hui puis ré-écoutez après l’original de septembre 1938. C’était il y a presqu’exactement 70 ans et c’était aussi bouleversant de courage intellectuel et moral.
Posted on lun., 1 sep. 2008 19:20 by flasnier (555 day(s) old)
Bravo l’Otan… la Russie peut faire ce qu’elle veut !
Le déferlement de violence sur la Géorgie est indigne de la Russie et démontre à quel point la position de l’Otan, qui a refusé l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine était avant tout lâche… une vraie et belle démonstration de politique de l’Autruche.
Le Géorgie, c’est certes loin, mais elle aspire tant à l’Otan qu’à l’Union Européenne. Moscou n’a pas renoncé aux rêves de Staline… qui était Ossète, rappelons-le. Mais qui sait ici que l’Ossétie est une de ces zones de non droit, où prennent place toutes sortes de trafics, tous plus effrayants les uns que les autres, et que Moscou entretient un peu partout aux frontières de l’Europe ?
Lorsque je vois l’ampleur de l’attaque russe, même si c’est d’abord Tbilissi qui a voulu reprendre le contrôle de l’Ossétie, je me dis que beaucoup d’autres conflits pourraient voir le jour. L’otan n’a pas pris ses responsabilités à l’égard de la Géorgie, mais que se passera-t-il demain en Moldavie, pays qui nous est si cher, et qui, avec la Transnistrie, ressemble tellement à la Géorgie. Et puis, tant qu’on y est, pourquoi la Russie ne chercherait-elle pas à récupérer la Crimée ?Quoi qu’il en soit, Sakatchvili va être balayé et si la Russie affirme demain qu’elle n’a pas d’aspirations territoriales en Géorgie, je vous garantis bien que le prochain pouvoir en Géorgie sera totalement inféodé à Moscou.
La Russie est riche, elle est belliqueuse et elle fait de gros efforts de réarmements depuis quelques années. Poutine et Medvedev viennent ouvertement en aide à une bande de mafieux, gestionnaire d’une de ces plateformes qu’ils affectionnent tant. Merci Monsieur Kouchner d’être parti à Tbilissi. Restez-y aussi longtemps qu’il le faudra !
Posted on dim., 10 aou. 2008 22:31 by flasnier (577 day(s) old)
L’hypocrisie des majors française à l’égard de l’offshore semblent proche de sa fin… ce n’est pas trop tôt
Dans un article des Echos, publié mardi, les grandes entreprises françaises de services informatiques, semblent admettre (enfin…) l’inéluctable.
A savoir que Cap Gemini et Atos reconnaissent ne plus faire croître leurs effectifs français au profit de leurs centres implantés dans les pays « low cost ». 0% de développement des effectifs en Occident chez Cap, contre +13,8% dans les pays émergents. Ça fait vraiment longtemps que j’attendais qu’elles commencent à le reconnaître. Leur obstination à ne pas lever le voile sur leur stratégie devait quand même laisser leurs grands clients sur leur faim (eux reçoivent des propositions extrêmement alléchantes d’Accenture, ou même directement désormais des majors indiennes). Comment leur communication pouvait-elle continuer, en effet, de proclamer que l’offshore était une tendance mineure et qu’ils ne voyaient pas à terme une part de marché supérieure à 5% pour le low cost… c’était tout simplement grotesque, surtout quand on sait que les pays les plus innovateurs en matière d’informatique fonctionnent depuis longtemps avec un recours de 30% à l’offshore. Que dire enfin de l’accélération des débits, de la téléphonie IP, des plans qualité, des outils de travail collaboratifs que ces entreprises déploient pour leurs clients internationaux ? Vous ne trouvez pas que c’est un peu comme quand on a dit que tout le monde continuerait à prendre le train et que l’avion était un truc farfelus et sans intérêt.Cela revenait à dire que les français n’étaient pas capables de reconnaître l’aspiration à la réduction des coûts dans leur production logicielle. De là à dire que le logiciel français était très loin du concept d’industrialisation, il n’y a qu’un pas… que je n’hésiterai pas une seconde à accomplir. L’industrialisation passe, nécessairement, par une recherche de réduction des coûts.
Aujourd’hui, c’est Atos et Cap Gemini, qui clament haut et fort, leur intention de confier en priorité les TMA et les missions d’intégration à leurs centres offshore, tandis que le conseil et l’assistance technique resteront en France. Sopra se démarque en affirmant que le gros de son développement restera local… Monsieur Pasquier incarne la réussite des SSII françaises au plus haut niveau. Je pense toutefois qu’il n’a pas compris que l’offshore informatique participait aussi d’une volonté d’internationalisation et de globalisation de la pensée logicielle.
Je crois moi que les opérations de conseil, après deux ans de maintenance ou plusieurs intégrations successives dans un même métier, pourront s’accomplir dans un cadre offshore.Ces grandes entreprises de service n’ont-elles jamais répondu, dans le cadre des opérations de référencement, à des demandes de tarifs sur des prestas qui ressemblaient à s’y méprendre à de l’AT (les débits d’internet n’arrêtent pas de grimper, alors pourquoi ne pas oser ?). N’ont-ils jamais eu des demandes relatives à des missions de business analysts offshore (de la part d’un très grand opérateur de téléphonie fixe et mobile) ?Nous-mêmes avons d’ores et déjà une bonne dizaine de consultants et autres analystes, travaillant depuis le site offshore, pour des clients localisés à des milliers de kms. Si on ajoute l’AT, nous en avons au moins 50 sur 250 qui travaillent déjà selon ces modalités. De temps en temps, ces personnes se déplacent pour quelques jours, voire quelques semaines, chez notre client… c’est tout.
J’attends maintenant de voir, dans ce nouveau contexte de reconnaissance de plus en plus globale de l’offshore, comment vont évoluer les positions de Syntec, qui en matière d’analyse stratégique, faisait vraiment pitié.
Savez-vous, mais je ne dirai pas le nom de ce triste sire, qu’un jour nous avons été appelés, à Orléans, par un cadre dirigeant du syntec, qui nous a ouvertement menacés de nous empêcher de gagner des affaires, et de nous faire de la contre publicité… C’est quelqu’un qui a fait une très grande école française, disons… très vieille France. J’en ai encore honte pour lui et pour l’institution qui lui a confié des responsabilités. C’est fou de voir des gens, prétendument de si haut niveau, se fourvoyer à ce point et commettre une telle erreur d’analyse sur leur rôle au sein d’une organisation pourtant aussi mature. C’était il y a deux ans seulement, était-ce la vision de Syntec ou celle d’un Superdupont du service informatique tricolore ?
Posted on jeu., 7 aou. 2008 16:16 by flasnier (580 day(s) old)
Après l’Ukraine, Pentalog appuie BNP Lease en Roumanie – les opérations avec SG continuent de s’intensifier en Roumanie et Moldavie
C’est en effet suite au succès de la première mission de consulting mené à Kiev que BNP Lease a choisi de poursuivre sa collaboration en Europe de l’Est avec Pentalog.
Après Petru, c’est au tour de Razvan d’appuyer la filiale leasing de cette très grande institution qu’est BNP Paribas. Le pool de consultants de Monica atteint désormais les 13 personnes… une quatorzième est déjà dans le pipe.
Elles s’investissent quotidiennement dans 3 pays : La Roumanie, l’Ukraine et la Moldavie.
Leurs missions sont variées : depuis la participation à des développements en régie, en passant par des intégrations de logiciels métiers (précisément, ce sont des CP Pentalog qui conduisent l’intégration des core systems de BNP Lease), mais nous avons aussi le privilège d’accompagner le déploiement de la SG en République de Moldavie, grâce à Thierry et Eric, respectivement PMO et Directeur de Projet.
Posted on mar., 5 aou. 2008 19:49 by flasnier (582 day(s) old)
Je suis pour les 35 heures, heu non les 22… pour la retraite à 43 ans et l’augmentation des cotisations sociales !
Et non, je ne plaisante pas… car chaque fois que nos gouvernants français relèvent un taux ou diminuent le temps de travail, c’est autant d’arguments qu’ils donnent à l’outsourcing offshore.Et que les SSII classiques ne viennent pas me jeter la pierre alors que, si elles ont des armées de développeurs en régie, c’est bien grâce de la flexibilité légendaire du contrat de travail français ! Sinon, que l’on m’explique pourquoi les SSII françaises sont parmi les plus grandes du monde…
Donc l’offshorer qui est tapis en moi est capable, certes avec cynisme, de se réjouir de la propension au ramollissement des français. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour augmenter mon business et ils y parviennent.D’un autre côté, le citoyen français qui lui aussi séjourne, quelques instants par jour en moi, se désespère devant notre incapacité de réforme.
Mais plus encore, au lieu de me réjouir, je suis effondré, lorsque j’entends, il y a quelques semaines, dans l’aéroport de Marseille, deux cadres d’EADS, dire qu’ils ne peuvent pas baser un projet de R&D en France parce que :
-les réunions de coordinations sont impossibles dans les équipes françaises parce qu’il y a toujours une ou deux personnes en congés ou RTT. Les lundis et les vendredis sont presque totalement à proscrire dès que vous devez réunir plus de 5 personnes.
-le planning des projets calculés dans une direction américaine n’est pas tenable en France du fait du nombre de jours non travaillés dans l’année. Les time to market déterminés aux US ou au UK ne sont pas tenables en France.Comme me le disait, il y a quelques jours un de mes clients, à propos des cadres français, « c’est quand les élites se sont laissées aller à l’oisiveté que l’Empire Romain a commencé à chuter ». Les politiques français n’ont jamais rien compris au métier de l’innovation, du management et de la finance… nous avons besoin aussi de temps pour être meilleur que les autres. Il n’y a pas assez de cerveaux dans notre économie et les nôtres travaillent 15 à 20% de moins que les autres. C’est aussi évident que cela.
Donc mon petit message au gouvernent français est simple. Continuez à faire semblant de réformer les 35 heures, continuez d’augmenter les cotisations de retraite et mieux encore, continuez d’instaurer une taxe de financement du dialogue social ! Je trouve particulièrement cynique et triste de m’enrichir grâce à vous !
Posted on mer., 30 jul. 2008 11:06 by flasnier (588 day(s) old)
Visite des monastères de Moldavie avec nos clients et amis de Dmailer
Benoît et Lucas, respectivement CTO et CEO de Dmailer, sont avec nous Roumanie, puis Moldavie, depuis vendredi dernier. Travaillant depuis le début dans le cadre de notre agence de Chisinau en République de Moldavie, nous avions convenu que ce nouveau voyage passerait par l’un des autres gros pôles de Pentalog en Europe de l’Est.
Nous avons donc visité Brasov vendredi soir, où ils ont été accueillis par presque tous les chefs de projets, pour le dîner.
Nous avons fait une petite visite du centre de Brasov.
Samedi matin, nous commencions un très long road trip, Virginie, les 2 Dmaileriens et moi, qui nous menait de Transylvanie en Moldavie et enfin en Bucovine. Au menu, 5 monastères en 2 jours ; je vous laisse découvrir quelques photos faites par Benoît, notre reporter théologien.
Benoît et Lucas à Voronet
Virginie et moi à Moldovita
Dimanche soir, nous arrivions enfin à Chisinau, à la rame… puisque nous avions intelligemment programmé de visiter la région la plus inondée d’Europe. Iasi nous a un peu fait penser à une sorte de Venise, sur laquelle la Passat de Monica glissait tant bien que mal.
Nous sommes aujourd’hui rentrés dans le vif de leur visite avec au menu des débats, une discussion sur la meilleure organisation possible dans le cadre de la fantastique croissance programmée de Dmailer… qui, pour mémoire, n’est rien moins que le créateur d’une technologie complète de bureau mobile et de back up, sur toutes formes de disque externe. Un chiffre ? Il y a maintenant 40 millions de licences vendues de la technologie Dmailer dans le monde, dans 125 pays !
Posted on mar., 29 jul. 2008 9:40 by flasnier (589 day(s) old)
J’étais au concert de Metallica hier soir à Bucarest !
Bon, c’était un concours de circonstances. Mais j’ai compris d’un seul coup, mercredi midi, que tout mes potes allaient à ce concert.Nous avons donc trouvé un billet sur le marché parallèle… même pas plus cher que les vrais !
Quelle expérience inattendue ! D’abord il a plu comme jamais depuis le début de l’année à Buc (alors qu’aujourd’hui, le soleil est de retour… j’vous jure !). Chose tout aussi inattendue, j’y ai rencontré des Pentaloguiens de toutes les agences de Roumanie (Iasi était représenté par Pierre, Brasov par Razvan et Florin et Bucarest par Monica, Ovidiu et Thierry). Nous y avons même croisé un client bancaire !
J’ai donc hurlé, comme tout le monde les jolis refrains « Die, Die, Die » et « Sick & Destroy ». Merci à Pierre pour le briefing de survie en territoire inconnu.
On a mangé des chips et de la bière sous des tonnes de flotte… et le pire, c’est que ça m’a plu !
Posted on jeu., 24 jul. 2008 16:49 by flasnier (594 day(s) old)
Un grand jour pour la justice et pour la prospérité des Balkans : Radovan Karadzic a été arrêté
Depuis 1992, tous ceux qui aiment les balkans souhaitaient que le peuple serbe en finisse avec ces vieux démons, pour la prospérité des Balkans et pour donner à la région un avenir meilleur. Je suis personnellement arrivé dans la région en pleine guerre du Kosovo et je peux dire que dans la région, à l’époque, les avis étaient très divers. Nombreux étaient ceux qui soutenaient le régime de Milosevic.
Je ne sais pas maintenant de quel soutien populaire le théoricien de l’épuration ethnique va bénéficier, mais je pense, quoi qu’il en soit, que cette action est un acte politique fort, qui met la Serbie sur les rails de l’adhésion européenne. Il semble ce matin que ce soit bien la police serbe qui ait procédé. J’espère que cela va se confirmer.Ça me donne envie de faire un tour à Belgrade, qui est une très belle ville, dans un pays magnifique. Encore un effort, il en reste un !
Posted on mar., 22 jul. 2008 9:22 by flasnier (596 day(s) old)
Double analyse de l’efficacité économique des entreprises
Il y a quelques temps déjà que je comptais m’attaquer à une double analyse de l’efficacité économique des entreprises, EST/OUEST d’une part, et sectorielle d’autre part (Editeurs/Services). J’en ai retenu 3 à l’analyse au départ, puis j’ai décidé d’ajouter Pentalog… qui agit en tant que PME dans le secteur des services IT. Je souhaite en fait vérifier plusieurs points. Quelle est la rentabilité des capitaux investis dans notre secteur, d’un acteur à l’autre ? Vaut-il mieux être éditeur ou fournir un service ? L’investissement dans les entreprises offshore est-il meilleur ? Bien sûr, il faudrait analyser bien plus de 4 entreprises pour tirer des conclusions. Mais vous savez ce que c’est… problème de temps. Ma petite liste intègre donc Cap Gemini, Microsoft, Wipro et Pentalog.
Les résultats seront-ils aussi décapants que je l’imagine… regardez donc ce tout petit tableau :
Les multiplications entre parenthèses mesurent systématiquement le rapport aux capitaux propres. On pourrait critiquer une telle mesure au niveau du CA. Je pense toutefois que cela donne une idée du taux de transformation des capitaux en activités. De même qu’il donne une idée des besoins de cash pour financer le chiffre d’affaires. Pour l’Ebit, cette multiplication représente le taux de rentabilité d’exploitation des capitaux propres. Le dernier mesure le rapport existant entre les capitaux propres et la capitalisation boursière. En général, on mesure en années de bénéfices. Ce qui apparaît de manière évidente, c’est que la plus grande efficience des capitaux propres est celle de Pentalog (qui les transforme plus de 5 fois en CA annuel et qui atteint l’année dernière les 83% de rémunération). Ce qui apparaît clairement aussi, c’est que Cap Gemini se paye bien peu cher en comparaison des deux autres sociétés cotées. Finalement Wipro et Microsoft s’achètent pour 6 à 7 fois leurs capitaux propres (rapport entre la capitalisation et les capitaux propres), tandis que Cap Gemini se cède à 1,5 fois. Il est probable que Pentalog s’apprécie autour de 10 à 15M€ aujourd’hui, soit autour de 20 fois ses capitaux propres. Les analystes, en général, parlent plutôt en nombre d’années des bénéfices. On est alors à 12 ans pour Cap, 17 pour Microsoft et près de 30 pour Wipro ! Nous parlerions d’environ 20 à 25 années pour Pentalog. Pourtant la dernière ligne de mon tableau est claire : parmi les 3 sociétés cotées, c’est bien Cap Gemini qui génère le plus gros profit… une fois ramené au prix de l’action : 8%, contre 3,62% à Wipro et 5 à Microsoft.
Explication. Cap Gemini ne se présente pas comme un rêve, que ce soit pour la profitabilité de son exploitation ou ses capacités de croissance. Il se paye donc moins. De son côté, Wipro affiche un taux d’Ebit sur CA de 17% (!), et caracole, selon les années entre 20 et 30 points de croissance… c’est la définition d’un rêve. Ajoutons que les investisseurs, aujourd’hui, n’ont que très peu « pricé » les potentialités futures et gigantesques du marché indien, alors que pourtant, mon petit doigt me dit… Et Microsoft, que vient-il finalement faire dans mon inventaire ? Je pense que les risques encourus par la firme de Redmond sont totalement représentatifs de l’évolution du monde de l’IT. Faute d’un accord dans l’internet, Microsoft va bientôt se retrouver complètement marginalisé dans un monde qui ne veut plus payer pour le soft. Il lui FAUT un accord dans la régie publicitaire. C’est une question de vie ou de mort. Il y a bien sûr des stratégies alternatives, dans le contenu ou les telecoms. Mais Microsoft doit maintenant aller vite, très, très vite. Yahoo vient de lui faire perdre plusieurs mois. Faute de très grande annonce dans les 12 à 18 mois, je vois mal l’avenir de Microsoft, arcbouté sur sa propriété intellectuelle, dans le secteur le plus mondialement ouvert qui soit, et dans lequel plus personne n’acceptera bientôt de payer pour un droit d’usage. Microsoft a beaucoup, beaucoup vieilli, et pas compris grand-chose à l’évolution récente du monde. Microsoft pourrait être à l’OS et à la bureautique ce que Borland fut au langage.
Alors quel rapport entre Microsoft, Wipro, Cap et Pentalog ? Tous les 4 appartiennent au même compartiment du marché. Mais maintenant, tout a changé. Un acteur de services tel que Wirpo s’apprécie déjà 2 fois plus, en années de bénéfice, que le premier éditeur de logiciel mondial (qui l’eut cru il y a 5 ans seulement ?). Sa rentabilité d’exploitation (Ebit/CA) est quasiment identique mais les capitaux propres nécessaires à sa bonne marche et à ses 30% de croissance sont 2 fois plus efficaces.
Un Pentalog est 4 à 5 fois plus efficace qu’un Wipro et nous ferons encore mieux cette année. Certes nous sommes une PME, peu encombrée de graisse, mais nous ne sommes plus non plus une micro entreprise, non analysable. Sincèrement, Wipro et Pentalog vivent dans un marché comparable, mais les Wipro et les Infosys ont bel et bien commencé à faire de la graisse et à gérer “old fashion”. Tout cela cache des mouvements profonds. Un Cap qui s’apprécie 12 fois, dans un marché sans grand risque et progresse finalement vite, contre un Microsoft apprécié 17 fois et en plein doute. Sur qui misez-vous ? Et que pensez d’une évaluation de 30 fois les bénéfices pour Wipro ? Moi ça me conviendrait car tous les marchés offshore ne nous sont pas encore parvenus, loin de là. Et un Wipro, plus que tout autre acteur, est conçu pour la conquête des pays émergents.
Mais d’un autre côté, quelle valeur donner à une entreprise située dans un pays exposé à l’un des plus grands risques géostratégiques de la planète – quelques soient ses performances ?
Faire de l’analyse doit être un métier très passionnant mais très exposé !
Posted on mar., 17 jun. 2008 8:28 by flasnier (631 day(s) old)
C’est la première fois que fais ça. Mais c’est pour une bonne cause !
Anne est la première graphiste de l’histoire de Pentalog. A une époque, nous ne pouvions rien faire sans elle. Aujourd’hui, elle chante, et sans blague, elle est aussi brillante qu’intransigeante.
Ce soir, les Pentaloguiens seront séparés, c’est inévitable. Mais tous se retrouveront dès le lendemain, et je ne doute pas qu’au moment où il ne restera plus qu’une des deux équipes, nous serons majoritairement derrière celle-ci, qu’il s’agisse de la France ou de la Roumanie.
Et moi, dans tout ça ? Et bien, je ne suis pas très footbaleux, d’autant que les supporters de ce sport basculent très facilement dans le nationalisme et les commentaires ouvertement racistes pendant les matchs. Je trouve ça assez dépassé, très XXè siècle.Vous insistez… d’accord, ce soir je serai plutôt bleu, bien-sûr, mais le parcours de la Roumanie me tient à cœur aussi. Comme je l’ai déjà dit, mon drapeau à moi a 4 couleurs : bleu, blanc, jaune et rouge !
Posted on lun., 9 jun. 2008 10:43 by flasnier (639 day(s) old)
Donc le mariage Moldave !
Enfin plutôt Ukraino-Moldave puisque les parents de Serghei sont Ukrainiens de langue et de culture.
Contrairement à la famille nous n’étions pas de la cérémonie religieuse donc juste invités pour le repas et la soirée (pour le meilleur diraient certains )
Les mariés accompagnés de leurs parrains de mariage (dont un français !) nous attendaient dans le restaurant.
Une tradition est d’offrir à ce moment la des fleurs à la mariée. Ensuite on nous donnait un verre de vin afin de trinquer avec les mariés et témoins.
En tous cas, si ils ont bu à chaque fois, chapeau ! cela ne s’est pas vu.
Ensuite direction les tables où nous attendaient des assiettes remplies de nourriture fort appétissante : assortiment de poissons fumés, légumes grillés, toutes sortes de viandes et de charcuteries, accompagnés de champagne, vin blanc ou cognac.
Au fur et à mesure de la soirée, les témoins, les parents se sont exprimés et même si je n’ai pas compris les mots, l’émotion était bien palpable.
Les visage de Serghei et de Viorica étaient rayonnants de bonheur.
Le clou de la soirée a quand même été la danse des mariés (on comprend pourquoi maintenant Serghei avait moins de disponibilité ces derniers temps, quel boulot !).
Sur une valse de Yann Tiersen, les mariés ont exécuté une véritable chorégraphie.
C’était original et touchant.
Un vértiable Taraf (formation musicale composée de cuivres et d’un Timbal (malheureusement il est caché derrière le violon dans la photo) a enchainé sur des danses traditionnelles où Ukrainiens, Modaves, Roumains et Français se sont tenus la main dans des rondes endiablées.
C’était chaleureux, convivial, bon… Comme la Moldavie !
Merci à vous deux
Posted on jeu., 29 mai. 2008 19:35 by slelarge (650 day(s) old)
Retour d’un voyage éclair en Ukraine… en route pour un mariage moldave
Olivier et moi nous sommes rendus à Kiev, dont je viens de partir pendant que lui reste sur place jusqu’à la fin de ce weekend. Nous y avons rencontré Petru, le premier Pentaloguien en mission, que je tiens à féliciter au nom de son client… la filiale leasing de BNP Ukraine (Ukrsibank pour les initiés). Gageons que Petru aura bientôt d’autres petits camarades sur place si la tendance se confirme.
Petru que je retrouverai demain, puisque je suis maintenant pour un très long transit dans l’aéroport de Budapest pour aller célébrer à Chisinau un très heureux événement, qui nous remplit tous de joie : le mariage de Viorica et Serghei ! Je ne sais pas combien de nous allons être de français, de roumains… et de moldaves, mais je ressens une grande émotion au moment où nous allons tous accompagner ces amis très chers pour un grand pas dans leur vie.Nous te connaissons Serghei depuis 5 ans, Vio depuis 4 ans, mais quel bonheur c’est d’emprunter avec vous les chemins de l’Est et de l’amitié !Tu me pardonneras Serghei, mais je ne sais pas dire « Casa de Piatra », en russe !
Posted on ven., 23 mai. 2008 18:58 by flasnier (656 day(s) old)
L’Ukraine devient membre de l’OMC et annonce une inflation de 30% !
Que de nouvelles en provenances de Kiev… pas que des bonnes. Je ne veux pas me prononcer sur un scénario pour ce pays dans lequel nous venons tout juste de nous installer mais disons que les dernières nouvelles soufflent un peu le chaud et beaucoup le froid.
L’Ukraine devient membre à part entière de l’OMC… souffle le chaud. Indubitablement, l’OMC constitue pour l’Ukraine l’antichambre de l’Union Européenne. Avec 48 millions d’habitants et une posture pro -occidentale sur 100% des questions stratégiques, c’est un des paris que nous faisons avec Kiev.
L’inflation vient de passer la barre des 30%. Le seuil des 45% entraînent la qualification d’hyperinflation qui bloque toute collaboration économique internationale. Faîtes très attention amis ukrainiens, vous jouez avec le feu. A ce niveau là, investir en Ukraine est un sport à haut risque et pourrait effondrer le marché local que nous sommes venus chercher.
L’inflation est une pomme de discorde entre le président et Timochenko, chacun se renvoyant
la responsabilité. Le programme de madame le premier ministre fait froid dans le dos et agit comme un véritable multiplicateur d’une tendance déjà terriblement inflationniste. Attention à ce qui peut se passer à la faveur d’une crise institutionnelle qui chaque jour se dessine un peu plus.
En conclusion, la stratégie adoptée par Pentalog dans ce pays pourrait évoluer dans les mois qui viennent. Nous y sommes venus pour nous intéresser d’abord au marché local et au potentiel de croissance, mais un scénario de crise économique et institutionnelle, qui ne peut vraiment pas être écarté au vue des dernières nouvelles, pourrait nous amener à revoir nos orientations…
Posted on dim., 18 mai. 2008 19:20 by flasnier (661 day(s) old)
Je persiste et signe : le manque de ressource IT constitue un véritable frein à la croissance en Europe… sutout de l’ouest
Je viens de poster un comment de réponse suite à mon dernier post relativement au manque de ressources en ingénierie. Je suis ce matin chez un « vrai » innovateur français, à Marseille, que je respecte tout particulièrement et aux côtés duquel nous nous investissons depuis maintenant 2 ans. Cette société innove dans un domaine habituellement réservé aux entreprises américaines de la Silicon valley ou de Boston, aux côtés de petites boîtes comme San Disk, Gemalto, Orange… Et bien, ils me confirment que malgré les millions d’euro de fund raising, malgré une notoriété grandissante, des locaux d’une grande qualité, dans un cadre méditerranéen exceptionnel et un domaine technique particulièrement sexy… ils ne peuvent pas recruter autant qu’ils voudraient et que c’est pour ça qu’ils travaillent avec Pentalog, et finalement pas réellement pour l’aspect réduction des coûts opérationnels. Nous leur avons amener en fait 40% de leur croissance en effectif de dev. Un autre de mes clients marseillais, un peu moins innovant « techniquement » mais qui l’est à fond en terme de business model, me confirmait hier que sans nous, il n’aurait sans doute pas atteint ses objectifs. Nous parlons là d’une filiale d’Orange. Il s’agit donc d’un manque endémique de ressources humaines et il est durable. Il n’adresse pas de la même manière 100% du secteur. S’il est déjà extrêmement fort en IT, la chose prend une tournure dramatique lorsque l’on parle de développement embarqué et conception hardware… et c’est bien ce compartiment là qui doit amener la croissance au XXIè siècle, n’est-ce pas ? Alors, dîtes-moi, qu’est-ce qu’on fichu les pouvoirs publics ces dernières années et en quoi n’ont-il pas cherché à créer l’indispensable alignement entre la formation et les engagements en faveur de l’économie de la connaissance pris à Lisbonne il y a quelques années. C’est bien l’Europe de l’Ouest qui doit servir de locomotive en la matière et je crains que dans ce contexte, son rôle ne soit pas simple à assumer.
Posted on ven., 16 mai. 2008 10:17 by flasnier (663 day(s) old)
Plans de recrutements énormes dans le secteur IT des pays émergents
Le projet xPC me fait toucher du doigt l’ampleur des problématiques liées à la démographie des ingénieurs en Europe d’une part (tout le monde en parle), mais plus encore dans les pays émergents.Je viens de faire 3 rendez-vous, cette semaine à Bucarest, avec différents acteurs majeurs (des entreprises utilisatrices et des sociétés IT). Ces 3 seules entreprises, combinées à celle que je dirige, ambitionnent de recruter 600 personnes d’ici à la fin de l’année, quand les universités ne forment « que » 5000 personnes par an (dont 50% n’entrent jamais dans l’IT roumain).
Autrement dit, les plans de recrutement de la plupart des opérateurs sont totalement condamnés à l’échec (en Inde, en Chine et en Europe de l’Est) , et le turn over va atteindre des niveaux sans précédents !Ne faîtes pas trop les malins en Europe de l’Ouest, car vous formez beaucoup moins d’ingénieurs relativement à votre population et le papy boom est maintenant bien là et les pressions salariales vont redevenir plus fortes.J’essaierai de revenir aussi rapidement que possible sur les besoins à l’ouest. Que se passe-t-il donc dans les pays émergents ? Ils doivent en fait satisfaire 4 tendances particulièrement puissantes
la demande de développement logiciel low cost qui, n’en déplaisent aux conservateurs de tous bois, est une tendance qui s’intensifie (particulièrement en Europe de l’Est – résolument plus tendance que l’Inde ou la Chine). La crise économique qui frappe maintenant les banques, l’assurance et l’industrie ne va faire que renforcer cette tendance.
les besoins du marché intérieur. Ces pays progressent à marche forcée, de 6 à 10% par an. Ils sont frappés par une inflation salariale galopante qui les conduit à faire des gains de productivité très élevés pour rester compétitifs… donc à informatiser leurs entreprises, et leurs administrations vétustes.
Mon troisième point est propre au pays de l’Europe émergente. Ils vont maintenant faire l’objet de fonds structurels très élevés afin d’accélérer le rattrapage avec les pays plus anciens.
En plus de l’offshore lié à la réduction des coûts opérationnels, les pays émergents voient maintenant débarquer une demande de « capacité de travail », liée à la démographie des ingénieurs à l’Ouest. La demande allemande, en particulier, est tout simplement stupéfiante, loin devant celle des US, de la France ou du Canada.
En conclusion, il est maintenant temps urgent de comprendre que sans des politiques de formation massives et tous azimuts, les promesses des grands groupes IT ne pourront être tenues. Les capacités vont manquer, c’est clair… mais quelles en seront les conséquences ?
Posted on sam., 10 mai. 2008 19:43 by flasnier (669 day(s) old)
Chose promise chose due : voici le dernier bilan de nos affaires internationales. Le chat grossit !
- En Roumanie. Je ne parle ici que de nos clients du marché local roumain. Ouverture du compte Ericsson (bravo Monica !), en ingénierie de dev java. Risquons un chiffre, nous devrions accrocher le million d’Euro sur le marché local bucarestois cette année. Ce n’est pas encore énorme. Mais c’est bien le marché local roumain qui fait de Pentalog Bucarest l’agence la plus rentable du groupe. On dit souvent que les salaires des bucarestois sont très élevés aujourd’hui… exact. Mais ils restent assez inférieurs aux niveaux pratiqués en Europe de l’Ouest. Le marché local offre souvent des niveaux de facturation très proches des niveaux parisiens. Et, pour les missions de haut niveau, les prix peuvent même dépasser ceux qui se pratiquent en Europe de l’Ouest. D’où une rentabilité substantiellement plus élevée des opérations. De qui parle-t-on ? 100% de blue chips such as BRD-Société Générale, Orange Roumanie, Haulotte Roumanie, Ericsson, Colas, Vodafone…
Ceux qui disent que Bucarest est trop cher n’ont tout simplement pas compris qu’il faut arrêter d’y faire de l’offshore. C’est une chimère, particulièrement pour la France, ou les US, où le différentiel entre les prix de vente est trop faible.
- En Ukraine : ouverture d’une très grande référence bancaire ukrainienne, filiale d’une major française, très implantée dans le pays, et qui nous confie une première mission avec 2 à 3 autres en option à la clef. Disons que c’est une très grande banque française, qui n’est pas celle que j’ai citée pour la Roumanie. Sachant qu’il n’y en a que 2 dans le pays
- En Belgique : une web agency vient de nous confier une partie de ses travaux.
- En Allemagne : Deux de nos développeurs ont commencé une relation avec Dionex, une de ces célèbres PME très exportatrice, qui, avec ses 2000 employés, est parfaitement représentative de ce fameux Mittelstand. Dionex est une entreprise de très haute technologie, spécialisée en Chromatographie. Les deux garçons ont maintenant regagné Brasov. Bonne chance à eux !
Nous élargissons aussi notre équipe e-Circle à 3 personnes, et qui pourrait atteindre les 10 personnes rapidement. e-circle est l’un des top leaders européens du marché du mail marketing.
Mais nous avons aussi ouvert un autre compte, plus étonnant : La Caisse d’Assurance Maladie du Land de Bavière ! Il s’agit, la Bavière étant le plus puissant état de la fédération allemande, de la plus grande caisse du pays. Etat fédéral oblige, chaque état dispose d’une caisse totalement indépendante.
Deux développeurs vont démarrer une équipe dédiée dans les semaines qui viennent ; ils devraient être rejoints par 4 à 8 autres personnes en cours d’année.
Je n’aurai jamais osé penser que nous pouvions aller aussi vite pour gagner des références pareilles, dans les marchés publics de surcroît !
34 pentaloguiens, qui représentent 22% du CA, travaillent maintenant pour d’autres marchés que la France, et des options sont prises pour que cet effectif atteigne les 50 avant la fin de l’année.
Ce bilan nous va droit au cåur car il valide une stratégie dans laquelle nous croyons profondément. Les marchés de l’ingénierie changent et les clients, maintenant, regardent plus loin que les pages jaunes de leur département pour choisir un fournisseur. L’internationalisation est un passage obligé pour une entreprise forte, afin de diminuer son exposition aux risques locaux (monétaires, déficits structurels pénalisant la croissance d’un pays…). Imaginez la situation actuelle d’une entreprise exportant 80% de sa prod logicielle aux US !
Pentalog s’enracine progressivement dans les économies de croissance à l’est de l’Europe (pour y vendre et pas seulement pour y produire). L’Europe de l’Est où l’Asie, sont indispensables à la stratégie des entreprises qui veulent croître. La Roumanie et l’Ukraine ont connu une croissance de 8% l’année dernière… qui nous a permis à nous de faire 67% (et 110% localement) !
Mais aussi, Pentalog travaille commercialement l’Europe de la performance économique durable, l’Europe qui a su conserver de vraies productions et qui disposent d’atouts économiques pour les 10 années à venir (Allemagne, Autriche, Scandinavie – attendez quelques mois . La France également fait partie de l’Europe qui a su garder des productions au lieu de s’investir toute entière dans les spéculations boursières et immobilières !
Posted on lun., 21 avr. 2008 10:41 by flasnier (688 day(s) old)
Visitez une SSII offshore en Roumanie ! N'hésitez pas à nous solliciter pour l'organisation de visites sur place avec Gregory, directeur de l'agence de Iasi.