C’est en discutant avec Pierre et Pierre que nous nous sommes rendus compte que la seule discussion sur les kilowatts ou les K€ d’électricité n’était pas suffisante et surtout pas assez spécifique à notre activité. Je reconnais toutefois que la facture énergétique annuelle de Pentalog me fait quand même tiquer et que, comme tout le monde, sa réduction m’intéresse.
Mais en quoi notre activité peut-elle être spécifique ? Quels éléments additionnels à la réflexion peut-on amener en plus de la réduction des consommations énergétiques des salles serveurs et des environnements de travail ?
C’est en parlant de camembert (hé oui !) que l’évidence m’est apparue. La question n’est en fait pas de savoir combien les fromageries Président consomment annuellement d’électricité, mais plutôt de savoir qu’elle est la quantité d’énergie (et sa variation négative) nécessaire à la production D’UN camembert, depuis le fermier et ses vaches jusqu’au camion qui le mènera au supermarché ? Ainsi ramenée à une unité tangible, la réflexion devient intelligible tant pour le patron de la fromagerie que pour le mangeur de camembert !
On en revient donc aux métriques ! Quel est la quantité d’énergie nécessaire à produire un logiciel moyen à Pentalog ? une ligne de code ?!!?
Et puis, sur mon exemple du camembert, je me suis arrêté avant la distribution, mais pourquoi ne pas l’intégrer à mon raisonnement dans le cas du soft ? Ainsi je vais me poser la question de savoir comment mon application parvient à l’utilisateur ? Via un pauvre serveur d’entreprise ? Qui marche toute la journée… et même la nuit, pour une dizaine d’utilisateurs présents 8h par jour ! Qui fait tourner un antivirus et une solution de back up pour moins de 10 documents produits chaque jour et quelques dizaines de mails ! Est-ce bien raisonnable ?
On continue ? Ok. Un logiciel bien conçu devra donc être en mesure d’être exploité depuis un cloud qui, lui-même, peut se permettre d’avoir des salles serveurs (puisqu’il fonctionne H24 7/7 pour des besoins partout dans le monde). Donc, premièrement, il nous faut une architecture moderne. Mais peut-être aussi que le bon soft évite de faire des requêtes sur le serveur de manière désordonnée, sans tenir compte des possibilités de groupage de requêtes identiques ou de coordination des tâches. Finalement, un logiciel bien conçu, selon les critères ancestraux de la profession, ayant un meilleur rendement et satisfaisant plus son utilisateur, aurait en plus l’avantage de moins solliciter les processeurs et les centrales nucléaires ! Cool, les bonnes pratiques viennent à la rescousse de la planète.
Enfin, et parce que nous aimons aborder les problématiques dans leur ensemble, nous nous sommes aussi demandés quel pouvait être l’impact des choix de low costing de Pentalog sur notre production. Là, c’est beaucoup plus compliqué intellectuellement, car nous devons tenir compte, pour ce qui est du CO2, de plusieurs paramètres :
- la France produit, grâce à son parc nucléaire, une électricité neutre en terme d’émissions polluantes (mais avec le degré de risque associé à l’usage de cette techno)
- les cadres de Pentalog se déplacent énormément, y compris en avion
- les employés des SSII françaises se déplacent souvent à plusieurs dizaines de kms de leur lieu de travail contractuel pour rejoindre leurs clients, en utilisant touts sortes de moyens de transports
- les employés des sites offshore de Pentalog habitent en général à proximité (de quelques centaines de mètres à quelques kms) de leur lieu de travail. Ils marchent, ils prennent des bus. Ceux qui ont une voiture ne font jamais plus de 10 kms.
Les deux derniers points doivent être envisagés sur un effectif comparé de 450 collaborateurs.
Nous allons donc structurer une offre « Green IT » répondant à 4 promesses d’optimisations :
1. la production : qualité des ordinateurs, des serveurs, des éléments réseaux et des équipements de climatisation. Chercher à minimiser les déplacements professionnels liés à la production. Et enfin l’évaluation continue et l’amélioration de la productivité (plus nous programmons vite, moins nous consommons d’électricité dans le cycle de production – dans le respect du point 3).
2. L’activité tertiaire regroupant le travail administratif, commercial et les déplacements liés à ces deux aspects.
3. L’utilisation du produit vendu. Tout au long de sa durée de vie, il aura besoin d’un environnement d’exploitation (minimisation du besoin de puissance grâce à la bonne architecture et un code sain). Réflexion sur tout ce qui pourrait permettre une amélioration des consommations énergétiques et une augmentation de la durée de vie des équipements serveurs des applications.
Bien entendu, la politique de Green IT de Pentalog sera totalement associée à son offre de Cloud à venir.
Choisissez votre destination offshore!


























Commentaires sur cette entrée :
(En direct de Singapour aussi)
Au Vietnam nos collabs prennent les scooters, ils habitent entre 2 et 8km de nos locaux.