Comment se retrouve-t-on à boire de la bière et de la vodka et à manger du jarret de porc assis à une tablée composée de Russes franco-anglophones, d’un Ukrainien russo-anglo-germano-francophone, d’une Roumaine franco-anglophone, d’un Québecois germanophone, d’un Français anglo-germano-roumanophone, et le lendemain à partager un repas de spécialités indiennes avec un Allemand parlant couramment chinois et un Suisse franco-hispanophone d’origine chilienne qui travaille en Russie ?
La réponse est simple : en allant au CeBIT
et plus précisément, dans le hall «Outsourcing».
Quel formidable melting-pot polyglotte ! Lorsqu’en tant que Français on a tendance à avoir un peu la grosse tête parce qu’on ne parle pas trop mal anglais et allemand, laissez-moi vous dire qu’on retrouve vite son humilité au milieu de ces gens !
L’édition 2007 du CeBIT (2ème participation de Pentalog en tant qu’exposant) a été cette fois encore une formidable leçon d’interculturalité qui a renforcé notre fierté de pouvoir revendiquer les capacités linguistiques de notre équipe offshore, au service d’une communication performante avec le client.
Cette expérience a aussi renforcé nos convictions selon lesquelles les peuples de l’Est sont une véritable référence pour l’apprentissage de langues étrangères et l’adaptation aux diverses cultures d’Europe de l’Ouest. C’est en cela que la cote de popularité des pays d’Asie est en train de chuter.
En effet des visiteurs allemands, néerlandais, suisses nous ont raconté leurs déboires culturels et linguistiques avec des partenaires offshore en Inde. Je cite, « par crainte de contrarier le client, ils préfèrent répondre “oui oui” à quelque chose qu’ils n’ont pas compris, au risque de mettre en danger tout un projet, plutôt que de poser des questions et donner l’impression qu’ils ont des difficultés… ». Autre anecdote racontée par un Allemand indigné : un prestataire indien lui a envoyé ses vœux pour la nouvelle année en commençant son mail par « Hi », le comble de l’impolitesse pour un Allemand, qui utilise toujours une formule très formelle (« Cher Monsieur un tel »), même s’il connaît son client ou partenaire depuis un certain temps. Même les Britanniques, qui en théorie parlent la même langue, avouent avoir de gros problèmes de communication avec les Indiens et finissent par rapatrier certaines activités outsourcées (call centers par ex.).
Il n’y a pas seulement une grande distance géographique entre ces deux mondes, mais aussi un gouffre culturel. Et il n’y a pas de secret c’est bien ça qui risque de faire la différence et qui permettra à l’Europe de l’Est de grignoter des parts de marché.
D’ailleurs, plusieurs Indiens sont venus nous voir sur notre stand et nous ont confessé qu’ils étaient à la recherche de partenaires en Europe de l’Est, qui seraient susceptibles de leur fournir des ressources francophones et germanophones… Eh bien il ne faut pas compter sur nous
Je reviendrai plus longuement sur l’Inde et les problèmes de langues dans un prochain post…





















Mets-nous vite toutes tes photos. Je me souviens avoir adoré le T-shirt d’un prestataire indien qui affaichait ses prix sur lui. Je me souviens en particuier du développeur à 3,36$ de l’heure !
la photo des Indiens, je la réserve pour un autre article sur l’Inde. Pour celui-ci sur les langues, je vais en mettre d’autres…
Ping : L’anti blog de l’outsourcing, de l’offshore, du nearshore et du local » Pentalog High Tech sera présent au CeBIT à Hanovre ! (du 9 au 15 mars 2006, hall 8, stand B15)