Pentablog : Le blog du right cost, de l'offshore, du nearshore et du local

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Présentation des auteursClose
Frédéric Lasnier
Titre : President&Chief Executive Officer
Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.


Aymeric Libeau
Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D
Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise. Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman
Titre : COO - Vice President Business Development
Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Alexandra Mondanel
Titre : International Operations Officer
Bio : Après un stage de 4 mois au sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra a été recrutée en 2005 comme commerciale export. Cette jeune diplômée en Commerce International est une véritable européenne dans l’âme : de mère allemande et de père français, elle a fait une partie de ses études supérieures au Royaume Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe français pendant une année de césure. Son quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique à travers toute l’Europe.

Sophie Lelarge
Titre : Director Sales WW and BLs
Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients).
Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.


Pierre Peutin
Titre : Responsable de la Business Line Information Systems
Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems.
Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver
Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients.
Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin
Titre : Administrateur
Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs.
Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.



Aleth Delcenserie
Titre : Quality Manager
Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration, Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005.
A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO 9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008.
Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc
Titre : Office Manager Hanoi
Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore.
Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
Parlera-t-on encore d’offshore informatique en 2016 ? 36 heures de réflexion sur l’avenir à Chantilly, au Château de Montvillargenne avec Virginie et Eric.

Je ne sais pas répondre à la question. En revanche, je sais que le nombre d’ingénieurs disponibles ou en formation, dans les pays dits développés, ne permettra pas de subvenir à leurs besoins de ressources. Il se pourrait que l’outsourcing offshore soit tellement banalisé que les mots offshore et nearshore aient complètement disparu.
L’Allemagne recherche 200 000 ingénieurs et scientifiques, avant 2014. L’appel sera massif, et pourrait même déstabiliser certaines économies. Dans ce contexte de démographie déclinantes donc, d’abandon inexplicable des professions scientifiques et techniques, et de quasi déflation, le recours aux ressources en offshore pourrait s’accélérer très fortement. Des pays comme l’Allemagne, le Canada, le US ou d’autres, chercheront eux à « importer » ces émigrants haut de gamme.

Il y a deux ans presque exactement, Eric, Virginie et moi nous étions retrouvés à Brasov pour 36 heures de réflexion sur ce que pourrait devenir Pentalog avant 2010, puis d’ici à 2013. Deux plans ont vu le jour. Le plan 14-2010 vit ses derniers mois. Il a prouvé notre capacité à concevoir un avenir proche, à décoder nos forces, nos qualités et à mettre en œuvre des séries d’actions rationnelles permettant d’atteindre un objectif. Nous l’achèverons avec entre 15 et 20% d’avance en terme de chiffre d’affaire. Au-delà des chiffres nous sommes satisfaits de la forme puisque les JV sont renforcées, Pentalog Deutschland est une réalité performante et que notre stratégie outre Rhin est reconnue par les plus belles entreprises. Déjà 60 ingénieurs roumains livrent chaque jour nos clients allemands. De très prestigieuses affaires sont en gestation. Nous y avions également décidé de notre implantation vietnamienne, qui elle atteint aujourd’hui 55 collaborateurs, livre quotidiennement 5 clients français et accueille une partie des développements internes de Pentalog.

Le plan 30-2013 était un exercice différent, très novateur pour nous. Nous avons alors listé des concepts de croissance qui pouvaient être envisagés pour atteindre ce chiffre, entre autre le lancement de nouvelles JV. Nous avons aussi listé nos faiblesses de long terme et commencé à travailler dessus. La formation a connu un boom extraordinaire, en particulier en encadrement, dans des pays souvent critiqués pour leurs capacités en management.

Nous avons ré-évalué notre ex-plan de long terme, qui devient donc notre plan de court terme. Cela signifie qu’il faut le solidifier, matérialiser les actions à accomplir et le recalculer. Je vous annonce qu’avant 2013, nous aurons ouverts au moins une agence supplémentaire en Roumanie, une sans doute au Maghreb, une deuxième au Vietnam et des ouvertures commerciales dans de nouveaux pays cible. Nous allons entre autre devoir absolument intégrer la force de la demande allemande à notre schéma de croissance. Nous pourrions ainsi être rapidement amenés à nous implanter en Pologne, en Estonie ou ailleurs. Le marché actuel de l’offshore en France et Allemagne n’en est encore qu’à ses balbutiements. Il y a longtemps que j’affirme que le volume de l’offshore dans l’outsourcing dépassera largement les 15% et pourrait même atteindre le chiffre de 30. La démographie et l’abandon du scientifique joueront un bien plus grand rôle que la réduction de coûts dans cette progression. Nous confirmons notre intention de continuer à croître de 30% par an avec un recours aussi faible que possible aux acquisitions.

Et pour 2016 ? Changement de méthodes, de financement, de produits et services, d’identification, bref de stratégie. La place réservée aux acquisitions pourrait augmenter. Comme l’offshore, le mot cloud aura presque disparu… parce que nous serons en plein dedans. Le Groupe Pentalog devra avoir encore un avenir. Fera-t-il 50, 75, 100 millions ou 1 milliard d’euros de CA ? Virginie, Eric et moi allons présenter nos réflexions au Conseil d’Administration. A ses membres de réagir.

Ce que je peux dire, c’est que croissance et rentabilité resteront au premier rang de nos préoccupations. Dans le contexte de raréfaction des ressources européennes, nous devrons pour cela plus que jamais parier sur notre productivité et de plus en plus sur l’innovation.

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Revue de presse semaine 14/2010

- Les petites et moyennes SSII recrutent aussi (29 Mars 2010, 01 Net Pro)
- Faible recul du nombre d’informaticiens au chômage en février (29 Mars 2010, Le Mag IT)
- Importante croissance en vue pour le BPO indien (30 Mars 2010, Le Mag IT)
- Les petites SSII ont mieux résisté à la crise (29 Mars 2010, Channel News)
- Les priorités des dirigeants d’entreprise en 2010 (29 Mars 2010, Channel News)
- “Les réseaux sociaux d’entreprise doivent avoir une utilité métier” (29 Mars 2010, Usine Nouvelle)
- Des sociétés russes s’intéresseraient au français Altis (31 Mars 2010, Les Echos) – disponible en consultation payante
- Un portail pour la communauté des spécialistes du test (30 Mars 2010, 01 Net Pro)
- Légère croissance prévue pour l’informatique en France en 2010 (01 Avril 2010, Les Echos) – disponible en consultation payante
- Logiciels, services: le Syntec confirme une faible reprise, de 1 à 2% (02 Avril 2010, Silicon)
- 150 tests d’évaluation gratuits (02 Avril 2010, 01 Net Pro)
- Twitter fait exploser les frontières du Net (06 Avril 2010, Les Echos)
- La reprise des investissements informatiques se profile en 2010 (02 Avril 2010, Journal du Net)
- Le cloud computing est une vision et un ensemble de solutions (05 Avril 2010, ITR Manager)
- Les réseaux sociaux, des partenaires clés dans l’innovation TV et vidéo (05 Avril 2010, IT Channel)
- Indépendants : l’autre variable d’ajustement des SSII (02 Avril 2010, Le Mag IT)
- L’audit de la climatisation des datacenters devient obligatoire (06 Avril 2010, Le Monde Informatique)

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Revue de presse semaine 12/2010

- L’hiver glacial des SSII (1/3) : les grands noms attendent toujours les premiers bourgeons (15 Mars 2010, Le Mag IT)
- Les data centers critiqués pour leurs émissions en CO2 (16 Mars 2010, Silicon)
- Le logiciel libre poursuit son ascension (16 Mars 2010, IT Channel)
- SSII : les conflits sociaux se multiplient en France (14 Mars 2010, Journal du Net)
- L’hiver glacial des SSII (2/3) : les poids moyens continuent leur glissade (16 Mars 2010, Le Mag IT)
- La crise sert de stéroïde pour l’Open Source à la Française, selon PAC (15 Mars 2010. Le Mag IT)
- Emploi informatique : rechute de l’activité des SSII en février (16 Mars 2010, Channel News)
- Etude sur les salaires informatiques & télécoms en 2010 (17 Mars 2010, L’Informaticien)
- L’hiver glaçant des SSII (3/3) : la crise a creusé les écarts chez les SSII hexagonales (18 Mars 2010, Le Mag IT)
- Saas : attention aux engagements des prestataires (18 Mars 2010, Le Monde Informatique)
- L’Australie, l’autre terre promise de l’emploi IT (22 Mars 2010, Journal du Net)
- La Russie veut créer sa “Silicon Valley” près du Kremlin (19 Mars 2010, Usine Nouvelle)
- Baromètre HiTechPros / CIO : dure récession des services informatiques en février 2010 (22 Mars 2010, Le Monde Informatique)


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Revue de presse semaine 08/2010

L’Islande, nouvel Eldorado du datacenter « green »? (15 Février 2010, 01 Net Pro)
- Google Maps Labs : un laboratoire pour tester les nouveautés (16 Février 2010, 01 Net)
- Logiciel : l’Ile de France 2ème région européenne en matière d’édition (17 Février 2010, Le Mag IT)
- Les SSII très peu concernées par l’annonce de Xavier Darcos sur les seniors (17 Février 2010, 01 Net Pro)
- Microsoft noue des partenariats avec Facebook, LinkedIn et MySpace (18 Février 2010, L’Informaticien)
- Stress au travail : la liste noire des entreprises IT (18 février 2010, 01 Net Pro)
- L’infogérance d’infrastructure perce mieux en France et en Allemagne (19 février 2010, 01 Net Pro)
- Logiciels et services en 2010 : légère progression sur la banque, l’assurance et le secteur public (19 Février 2010, Le Monde Informatique)
- P. Clenahan (Actuate) : «La France pèse lourd dans la BI Open Source» (15 Février 2010, Silicon)
- Les multinationales pratiquent massivement l’outsourcing (15 Février 2010, Channel News)
- Ukraine, mauvais élève de l’Europe en crise (16 Février 2010, Les Echos)
- Quand la virtualisation impose de nouvelles compétences – Par Nicolas Chabrier, Président d’Evaluant (10 Février 2010, ITR Manager)
- Forrester : les entreprises françaises externalisent leurs services (18 Février 2010, Silicon)
- Adoption de nouvelles clauses contractuelles types : vers une meilleure prise en compte de l’externalisation (18 Février 2010, ITR Manager)

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Vodka & tailleur-moonboots

Je ne pensais pas faire un jour des rendez-vous d’affaires chaussée de bottes de neige… En Russie, c’est chose commune. Et rares sont les personnes qui ne portent pas de chapka, THE accessoire indispensable à votre survie dans les rues de St Petersbourg comme dans la campagne “ouralienne” en hiver. Il y en d’ailleurs pour tous les goûts, de toutes les couleurs, en cuir, en peau de lapin, en feutre, avec des brillants, des perles, mais en tous cas, toujours bien accordée avec votre manteau ! Remonter la Perspective Nevsky au petit matin, au milieu de tous ces gens emmitouflés se rendant à leur travail d’un pas décidé, m’a renvoyée à mes cours de lettres de Terminale, et aux personnages grotesques que Gogol dépeint sur un ton satirique dans ses Nouvelles de Pétersbourg, que j’ai relues à l’occasion de ce voyage : Akaky Akakievitch Bachmatchkine, petit fonctionnaire grelotant dans son manteau usé sur le chemin du Ministère, ou encore l’assesseur de collège Kovaliov qui se révailla un matin sans nez…

A Perm, après nous avoir initiés aux rituels de dégustation de la “Ruski Standard” (sachez que ne boire que la moitié de votre verre et le reposer ensuite sur la table est très malpoli pour celui qui vous a invité à trinquer), Denis et ses collègues nous ont parlé des techniques de survie dans la Taïga, que nous n’avons (heureusement) pas eu le temps de mettre en pratique. A côté de ces très bons moments qui m’ont fait totalement oublier mes préjugés sur l’austérité des Russes, nos amis rencontrés aussi bien à Perm qu’à Saint Petersbourg, nous ont démontré une forte volonté de développement international et d’amélioration de leur niveau technique et business à tous points de vue. Une attitude encourageante pour les projets de partenariat que nous envisageons dans ce pays, malgré l’héritage du passé qui semble peser encore lourd dans les relations professionnelles. Un chef d’entreprise nous expliquait comment il s’est lancé des les affaires à l’époque où on pouvait lire des affiches “business is no good” dans la rue. Aujourd’hui les entrepreneurs rêvent de faire du business avec la France, l’Allemagne…

Fred évoquait des problèmes de langue dans son post, c’est vrai que la pratique courante de l’anglais n’est pas systématique chez les ingénieurs IT. Mais globalement après réflexion, je n’ai pas eu l’impression d’être plus gênée pour communiquer que je ne l’ai été en Inde, où les gens parlent un anglais quand même assez “local”, teinté d’accents et d’expressions diverses dont on n’a pas l’habitude. Je ne parlerai pas de francophonie (les cours de l’Alliance Française de Perm semblent être fréquentés surtout par les jeunes femmes de bonne famille), mais par contre nous avons rencontré des germanophones, ce qui est un point positif supplémentaire. Le problème de langue sera bien sûr moindre à Saint Pétersbourg, véritable porte sur le monde occidental, cosmopolite et moderne. Cette ville de 7 millions d’habitants, avec ses 120 universités et grandes écoles est d’ailleurs probablement la 2ème au monde en outsourcing d’ingénierie, peut être même la 1ère si on la compare à Bengalore en termes de pourcentage de la population faisant des études supérieures.

Donc en conclusion, beaucoup de choses intéressantes à creuser après ce voyage, aussi bien du point de vue SAP que des systèmes embarqués ou encore de l’ouverture de nouveaux marchés scandinaves. Nous avons été réellement impressionnés par les gens rencontrés. La Russie semble presque une évidence dans le développement futur de nos activités et de notre présence. Ces projets tombent à pic, alors que l’année France-Russie a été inaugurée hier à Paris… Nous reviendrons avec grand plaisir en ces contrées glaciales mais tellement accueillantes !

Pour voir les photos : Saint Petersbourg, Perm & l’Oural.

Pentalog, la Russie, une offre SAP

Alex et moi avons donc pris le chemin de la Russie la semaine dernière. Nous avons été très loin, aux confins de l’Europe géographique, au pied de l’Oural, pour évaluer une relation avec l’un des plus grands spécialistes russes de SAP.

Je tiens tout d’abord à les remercier de leur incroyable hospitalité. Nous avons pêché en faisant un trou dans une rivière gelée, visiter une grotte de glace… bu beaucoup de vodka, très bien mangé partout où nous avons été. Je souhaite d’ailleurs, à cet égard, souligner ici la qualité de cette gastronomie russe, faîte de saumons et autre poissons, marinés ou fumés, de caviar, de viandes superbes. Bref, les papilles les plus aiguisées ne seront pas déçues en Russie.

Au plan professionnel, nous avons beaucoup apprécié, là encore, la qualité des gens que nous avons rencontrés. Je souhaite d’abord remercier Evgenia, Denys, Maxim, Victor et Evgeni pour nous avoir accompagnés chaque heure de notre voyage. C’est une incroyable disponibilité professionnelle que je salue là chez ces jeunes développeurs, chefs de projet et managers.

Au plan des moins, il en faut bien quelques uns, sinon vous ne me croiriez pas ;) , nous avons Alex et moi, remarqué la même difficulté, avec les langues étrangères, que j’avais déjà souligné au Maroc et en Ukraine. L’anglais dont nous avons besoin n’est pas tout à fait atteint et il faudrait travailler le français pour aller plus loin… Me voyez-vous venir ;) ? Quoi qu’il en soit, je confirme que sur le plan linguistiqie, rien, dans le monde, n’atteint le niveau de la Roumanie et de la Moldavie dès lors que l’on veut des gens parlant aussi bien l’anglais que le français.

Je ne peux pas, en effet, m’empêcher de pense à nos presque 100 collaborateurs moldaves, dont plus de 80% sont francophones, près de 100% anglophones… et 100% russophones.

Avant de partir dans l’aventure SAP, je me suis promis de composer la « killer offer » de ce marché. Nous ne concevons plus de ne pas être celui qui propose le service « best in class » quelle que soit sa nature. Sinon, il ne faut pas le faire. L’avons-nous trouvé pour SAP ? Je ne sais pas encore. Alex et nos services d’information vont encore pré-qualifier un opérateur, au moins, dans une autre zone géographique, avant de prononcer une décision go/nogo SAP, où, seul ou accompagné ?

Posted on mar., 26 jan. 2010 0:42 by Frédéric LASNIER (220 day(s) old)
Tags: Nearshore, Offshore, Pour les amis, Russie et ex URSS
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qu’allons-nous faire à Perm, Russie ?

Alex et moi nous rendons dans quelques jours à Perm au pied de l’Oural. Pourquoi ?

Sans en dire trop pour le moment, nous sommes entrés en relation, il y a quelques mois avec plusieurs sociétés officiant dans l’ERP, dans plusieurs régions de la planète. Pentalog, de son côté n’est pas réellement enclin à développer son propre département sur ce sujet, les relations avec l’éditeur étant en général contraignantes et très longues à bâtir. Pour autant, à notre taille actuelle, et pour notre futur, nous devons être de plus en plus capables de répondre à toutes les requêtes de nos clients. Ainsi en va-t-il avec le resserrement des panels de fournisseurs. L’ERP représente un trou dans la raquette de Pentalog ; il faut le combler.

Par ailleurs, ce type de service est souvent synonyme de tarifs élevés, incompris de la part des clients. Ainsi les salaires en France, mais aussi en Roumanie, en Inde… sur ce type de compétences échappent bien souvent aux logiques locales de ces différents marchés. Aller aussi loin, dans une région aussi improbable est pour nous un moyen de compenser les exagérations de ce marché. Est-ce un bon calcul ? Nous le verrons. Pour l’instant, cette idée de fonctionner avec un quelques consultants français, ou allemands, agissant en front line, et complétée de nos nouveaux amis russes nous paraît intéressante et la motivation du partenaire semble très forte. Nous rentrons dans la phase opérationnelle de l’opération.

Pentalog en Russie ?

Après le voyage en Inde que Frédéric et Alexandra ont fait début novembre, ils comptent se rendre en Russie pour une étude sur place des possibles destinations qui pourraient accueillir une nouvelle entité du groupe Pentalog.

Comme auparavant le but est de faire une évaluation de la capacité du pays à servir des clients en informatique, notamment embarquée, dans les secteurs suivants : aéronautique, défense, automobile. Ils gardent toujours en vue la question de la francophonie, donc nous invitons tous les ingénieurs russes, les expats et les entrepreneurs francophones qui lisent ce texte à nous contacter.

Ils n’ont pas encore pris de décision définitive au sujet des villes à visiter. Après un passage à Perm, il faut décider entre Moscou, St. Petersbourg et Novossibirsk.

Le voyage aura lieu du 21 au 28 janvier. N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez pouvoir jouer un rôle dans notre projet.

Posted on jeu., 7 jan. 2010 15:44 by Alina Rafoi (239 day(s) old)
Tags: Inde, Offshore, Russie et ex URSS
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Revue de presse semaine 01

- L’ours russe se prépare à entrer en hibernation (28 Décembre 2009, Le Monde)
- L’état du monde IT : Inde, l’année du scandale (29 Décembre 2009, Le Mag IT)
- L’état du monde IT : 2009, déjà la fin du plein emploi dans l’informatique en France ? (28 Décembre 2009, Le Mag IT)
- Vidéo : Pierre Chappaz : “Wikio devient une référence dans la blogosphère en Europe” (29 Décembre 2009, IT Espresso)
- Vidéo : O. Fécherolle (Viadeo) : “Nous allons ouvrir notre réseau social BtoB via les API” (29 Décembre 2009, IT Espresso)
- Emploi : les nouveautés 2010 (30 Décembre 2009, Capital)
- McAfee s’attend à une « explosion » des attaques contre Facebook et Twitter en 2010 (31 Décembre 2009, ZDNet)
- Les 10 technologies stratégiques pour 2010 selon le Gartner (31 Décembre 2009, IT Channel)
- Pour une production informatique orientée services, par Catherine Le Louarn, Directeur associé de Solucom (31 Décembre 2009, ITR News)
- Spécial boule de cristal : 2010, toutes les prédictions de la presse IT (04 Janvier 2010, Le Mag IT)
- En 2010, les dépenses informatiques devraient rejoindre leur niveau de 2008 (04 Janvier 2010, Silicon)
- Vers une stabilisation du chômage en Allemagne (05 Janvier 2010, La Tribune)

Revue de presse semaine 47

- Les pôles de compétitivité face au défi de l’international (10 novembre 2009, Le Monde)
- Le marché IT se prend les pieds dans le tapis en 2009 (10 novembre 2009, Journal du Net)
- Symposium /ITxpo 2009 du Gartner (3e jour) – Le virage social de l’IT (9 novembre 2009, IT Channel)
- Allemagne : excédent commercial en baisse, production industrielle en hausse (9 Novembre 2009, La Tribune)
- Des délocalisations à la campagne (9 novembre 2009, 01 Net Pro)
- La crise et les tendances à moyen terme du marché informatique (10 novembre 2009, IT Channel)
- Seule l’infogérance a progressé en 2009 sur le secteur des logiciels et services en France (6 novembre 2009, Distributique)
- Logiciels : les ténors français montrent la voie (12 novembre 2009, 01 Net Pro)
- Les enjeux IT des banques en contexte de crise (13 novembre 2009, Journal du Net)
- Cinq technophiles sur le podium Forbes des personnalités les plus puissantes (13 novembre 2009, NetEco)
- Timide retour à la croissance en 2010 pour l’informatique française (9 novembre 2009, Silicon.fr)
- Cloud computing : un marché français de 1,5 milliard d’euros en 2009 (10 novembre 2009, Journal du Net)
- L’informatique devient officiellement une science (10 novembre 2009, Le Point)

Revue de presse semaine 46

- Logiciels : un marché français très concentré et faiblement internationalisé (03 novembre 2009, Les Echos)
- EuroSoftware 100 : les éditeurs français s’affirment sur des secteurs verticaux (02 novembre 2009, Distributique)
- Mieux utiliser Twitter en se servant des listes (04 novembre 2009, Le Monde)
- Logiciels: le classement Truffle 100 affiche une croissance de +3% (03 novembre 2009, Silicon.fr)
- Le face à face Grande Bretagne/Etats-Unis dans la compétition sur l’innovation (4 novembre 2009, Usine Nouvelle)
- Les pôles de compétitivité se réunissent à Sophia Antipolis (4 novembre 2009, 01netPro)
- Classement du logiciel européen Truffle 100; La France derrière l’Allemagne et le Royaume Uni (04 novembre 2009, It Channel)
- Semiconducteurs : hausse de 10,2% attendue en 2010 (09 novembre 2009, Journal du Net)
- 2009 : une année de transition pour l’industrie informatique en France (06 novembre 2009, L’informaticien)
- Pas de retour à la croissance des dépenses IT dans l’industrie avant 2010 (04 novembre 2009, Distributique)
- L’informatique, parent pauvre du plan de relance (03 novembre 2009, 01netPro)

Revue de presse semaine 45

- La reprise se poursuit en octobre dans l’industrie française (02 novembre 2009, Capital.fr)
- Internet a 40 ans (30 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Des rabais fiscaux pour les PME high-tech en Chine (30 octobre 2009, 01NetPro)
- La crise fait baisser les tarifs de l’externalisation applicative (29 octobre 2009, Journal du Net)
- Wipro NewLogic : sortie de crise en vue (29 octobre 2009, 01Netpro)
- Les villes françaises championnes de l’innovation ; l’Europe en tête de la course à l’innovation (28 octobre 2009, ITespresso.fr)
- Externalisation : les DSI français restent assez conservateurs (28 octobre 2009, 01Netpro)
- Les partenariats de Renault en Inde et en Russie, un cas d’école (27 octobre 2009, Usine Nouvelle)
- Google introduit la « recherche sociale » (27 octobre 2009, ZDNet)
- Allemagne : Internet aurait dynamisé l’esprit civique (27 octobre 2009, NetEco)
- Collaboration en entreprise : l’e-mail privilégié face aux outils web 2.0 (26 octobre 2009, Silicon.fr)
- Le CRM à l’heure du SaaS et du cloud (22 octobre 2009, Journal Du Net)

Revue de presse semaine 44

- Logiciels et services IT en Belgique : 0% de croissance en 2009 (26 octobre 2009, Journal du Net)
- Nouvelle poussée de l’euro au-delà de 1,50 dollar (26 octobre 2009, La Tribune.fr)
- Fort mouvement vers l’externalisation des data centers (24 octobre 2009, IT Channel.info)
- Les 10 technologies stratégiques de 2010 (23 octobre 2009, Silicon.fr)
- Google et Microsoft signent un accord de licence avec Twitter (22 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Le cloud computing placé en tête des investissements à réaliser en 2010 selon Gartner (21 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Sun Microsystems va supprimer 3.000 postes dans le monde (21 octobre 2009, les Echos)
- L’Allemagne choisit de se préparer à la pénurie de main-d’oeuvre de l’après-crise (21 octobre 2009, les Echos)
- Renault : le partenaire russe en panne de cash, évitez (20 octobre 2009, Capital.fr)
- Les effectifs indiens de Capgemini dépassent ceux de la France (20 octobre 2009, les Echos)
- Semi-conducteurs : TSMC anticipe un début de redressement du marché en 2010 (20 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Twitter franchit le cap des 5 milliards de tweets (20 octobre 2009, NetEco)

Revue de presse semaine 39/2009

Quoi de neuf ?

- 20 start-up européennes à suivre (21 septembre 2009, Journal du Net)
- Nouvelles technologies : la France améliore son classement au niveau mondial (17 septembre 2009, les Echos)
- Secteur IT : la France manque de compétitivité (17 septembre 2009, IT Channel.info)
- Phone calling coming to Twitter (17 septembre 2009, CNN.com)
- Vers une consolidation de l’automobile en Europe avec la reprise (16 septembre 2009, Euroinvestor)
- BPO-Markt Deutschland: Umfang der ausgelagerten Aufgaben nimmt zu (16 septembre 2009, CIO)
- IT soll Finger von Web 2.0 lassen (16 septembre 2009, CIO)
- How Russia could be more productive (septembre 2009, Mc Kinsey)
- Infrastructure outsourcing on the rise (15 septembre 2009, Offshoring Times)
- Outsourcing demand to pick up in H2: NASSCOM (15 septembre 2009, CIOL)
- Löhne: Arbeitskosten steigen stark (15 septembre 2009, CIO)
- Finland to set up tech innovation centre in Delhi (11 septembre 2009, CIOL)

Si vous voulez prendre une nouvelle nationalité… choisissez la bonne !

Peut-être pas assez percutant… voilà ce que je me dis suite à l’opération que j’ai lancé il y a quelques semaines en Moldavie. Nous avons collecté beaucoup d’information super intéressantes qui nous serons très utiles pour la deuxième phase de ce plan, lorsque nous établirons le contact et porterons le matériel collecté à la connaissance des politiques et des pouvoirs économiques. Pentalog est devenu membre du board du Club France de Moldavie récemment. Nous porterons ce sujet via cette organisation. Car, si nos opérateurs telecom et nos banques veulent des clients, il faut qu’ils se penchent sur la question de l’émigration en  générale et de celle des Hi Pot en particulier.

Pas assez percutant car il est facile de m’accuser de marcher contre les rêves, ce qui n’a pas de sens. Je n’ai pas cessé de rappeler que j’admire aussi ceux qui ont le courage de s’expatrier et de tenter l’aventure. Tout mon parcours personnel en atteste.

Nous avons obtenu déjà un certain nombre de résultats probants outre la collecte des opinions (que nous chercherons probablement à affiner d’ailleurs).  Certains sont tout simples. J’ai reçu, par mail, deux courriers de la part de personnes hésitantes qui m’ont indiqué que les positions et les témoignages de ceux qui étaient restés ou revenus les avaient convaincus. Lors d’un dîner, j’avais déclaré que si j’en convainquais un seul, je serai heureux. Je le suis donc doublement… mais bon. Ça ne va pas me suffire.

Ce qui s’est confirmé, c’est que les salaires ne sont pas la premier motif d’émigration. Nous ne nous étions pas trompés là-dessus. Monica me confirmait l’autre jour, que recherchant des CP pour Bucarest, elle trouvait en ce moment pas mal de personnes revenant du Canada, des US, de Nouvelle Zélande et d’Australie. Ceux là, probablement gagnaient plus là-bas que ce que nous proposons aujourd’hui à Buc… quoi que ce n’est pas si sûr que ça dans le cas du Canada.

J’ai échoué avec une personne. J’assume cet échec auprès des pentaloguiens, qui, comme moi, apprécient énormément ce garçon. Un Pentaloguien donc ; et là, je m’en veux car c’est aussi à mon absence que cela est dû. Car je crois que si j’avais pris plus de temps, j’aurai peut-être pu le convaincre. Ces motifs paraissaient imparables. Encore une fois, ce n’était pas l’argent, c’était le fait fondamental de vouloir une nationalité forte et reconnue. Je sais que lui en fera un bon usage et que son talent lui permettra d’aller dans le sens de ses rêves. Ce que nous lui souhaitons tous après ces quelques années passées ensemble.
 
Nous avons eu toutefois le temps d’en parler un peu la dernière fois. Je lui ai dit qu’il jouait à contre temps, compte tenu du contexte politique. Il le savait, mais toujours, ce qui revenait, c’était cette quête dune nationalité forte, accolée à son identité moldave. Ce n’est que maintenant que je viens de trouver la réponse que j’aurai du lui faire. Une réponse technique, juridique, basée sur la puissance du droit.

La nationalité canadienne ne sert à rien d’autre qu’à vivre au Canada. Elle donne quelques avantages dans le cadre de l’Alena mais sa puissance extraterritoriale n’a rien à voir avec celle du plus petit des états de l’UE. Dans une Moldavie qui s’ouvrira inévitablement sur l’Europe, la nationalité canadienne ne servira à rien. Ainsi un passeport slovène a le même pouvoir qu’un passeport français ou allemand. Un passeport roumain est à peine derrière et aura bientôt le même pouvoir libératoire. Un passeport canadien ne servira jamais à rien en Europe, alors qu’un passeport de n’importe quel pays européen Schengen ouvre les portes du monde entier… dont celles du Canada. Si vous me suivez bien, un passeport roumain a déjà le même pouvoir dans le monde qu’un passeport canadien. Peut-être même un peu plus. Un passeport slovène en a beaucoup plus. Dans quelques années (normalement deux ans seulement) un passeport roumain ouvrira l’espace Schengen, il aura alors beaucoup plus de pouvoir libératoire que n’importe quel passeport nord américain. Il ouvrira les portes de tous les pays du monde, la liberté de circulation et d’installation dans le premier espace économique mondial… et tout ça juste à côté de la Moldavie et alors qu’il est accessible à la population moldave.
Et là aussi, mon parcours personnel compte. Si en 2000, je m’étais installé en Californie, comme j’y ai pensé, quel aurait été le rapport entre mon passé et mon avenir ? Mais je me pose aussi une autre question : Pentalog serait-il aussi puissant aujourd’hui ? Je ne le pense pas, alors qu’à l’époque, pendant quelques mois, j’ai pensé que notre développement serait plus rapide s’il démarrait de là-bas.

L’Europe économique s’est considérablement affirmée comme premier espace d’investissements au monde, très très loin devant les US, le Japon ou la Chine. Les investissements directs étrangers sur le sol européen sont de très loin les premiers au monde. L’UE a reçu en 2006 421 milliard de dollars d’investissement directs étrangers tandis que les USA en recevaient 136 et le Canada était en dessous de 5. La France, par exemple a reçu cette année là 56 milliards (2,5 fois moins) pour une population 5 fois inférieure. Le Royaume Uni en recevait 131 ! C’est-à-dire que les deux premiers pays Européens en matière d’IDE recevaient à eux seuls près de 1,5 fois le montant des IDE nord américains, pur une population 2,7 fois moindre ! Tous ces investissements ont conduit l’UE à représenter 33% du PIB mondial pour moins de 8% de la population.

La création de richesses nouvelles n’a donc rien à voir. Or ces bien ces richesses-là qui font courir les jeunes ambitieux Wink Cette différence, dans l’Amérique du nord des années passées était compensée par le rôle du système bancaire dans les investissements. En ira-t-il de même dans le monde de demain ? La baisse du pouvoir d’achat des années 2000 aux USA a commencé à semer le doute bien avant la crise et à fait naître une vraie problématique dans l’esprit des économistes. Une croissance pourtant soutenue ne crée plus de pouvoir d’achat. Je ne vais pas rentrer dans le pourquoi. C’est très intéressant, mais ce n’est pas mon sujet.

Dernier point, pour les moldaves. Imaginez un moldave qui part en Amérique du Nord pour travailler dans l’IT et qui revient un jour, plein de rêves. Il y en a beaucoup comme ça. Pouvez-vous me citer une entreprise appartenant à un moldo américain qui soit plus grosse qu’Endava (projet moldo-britannique), que Pentalog (projet franco-roumano-moldave) ? Mais le raisonnement est le même en Roumanie. Aucune entreprise américaine de Consulting et d’Outsourcing n’a dépassé les projets européens. Parlons de R&D et observons quels sont la taille des projets américains de R&D en Europe de l’Est et quelle est la taille des projets européens…C’est très simple et inévitable : une terre européenne à une logique commerciale et politique européenne.

A ce moment précis de l’histoire, pour des moldaves qui émigrent, qui sont bien entendu des européens, et qui envisagent de revenir un jour, c’est une erreur stratégique d’acquérir une nationalité américaine, qui les empêchera demain de devenir citoyen d’un état de l’UE. Ce choix leur ferme la porte de l’espace européen tant que la Moldavie ne rentrera pas dans l’UE (ce qui n’est pas pour demain).  Il y a un bon choix et il est accessible à tous ceux qui veulent élargir leur horizon. Le temps juridique pour l’obtenir est à peine plus long mais ce choix est extrêmement accessible et beaucoup plus porteur d’avenir en terme de droit international et de projet économique.

Bref, pour tous ceux qui envisagent de revenir un jour, pleins d’ambitions, choisir une nationalité américaine, au lieu d’une nationalité roumaine, qui ouvrira d’ici peu de temps l’espace Schengen, est un choix qui ne résiste ni à l’analyse économique, ni à l’analyse politique, ni à l’analyse historique.

Offshore / Nearshore : La géopolitique de l’IT

Dans une conversation avec l’un de nos associés en JV la semaine dernière, nous avons un peu disserté sur la nature géopolitique et stratégique de l’offshore. Nous avons réfléchi quelques minutes à la cartographie mondiale de l’outsourcing.

Nous sommes arrivés à la conclusion que la demande « Europe de l’est » répondait à des problématiques de proximité sociale, culturelle et ménageait la chèvre et le chou entre protectionnisme et délocalisation compétitive.

La demande « Asie » répond elle majoritairement à une pure question de réduction de coûts, lorsque les contraintes de décalage horaire, de circulation des biens et des personnes et de culture ne sont pas des obstacles.

J’enfonce ici des portes ouvertes depuis des années. A côté de cette carto simpliste, mais qui exige déjà la construction d’un réseau d’unités de production complexe pour qui prétendrait à l’exhaustivité, je m’aperçois qu’il existe aussi des régions disposant de spécialités qui sont soit liées aux anciennes spécialisations technologiques de ces pays, soit encore à une volonté parfaitement contemporaine de développement de leur portefeuille d’activités.

Disons que, parmi les pays offshore, tout le monde fait de l’informatique de gestion, mais pas tous de la même manière :

- les petits pays d’Europe de l’Est (Slovaquie, Tchéquie, pays baltes, Bulgarie, Moldavie) s’investissent majoritairement sur de petits projets. Ils sont souvent forts pour soutenir un processus d’innovation ou des petites maintenances. La faible quantité de ressources humaines les amène souvent à des niveaux de coûts prohibitifs (sauf Bg et Moldavie).
- Les grands pays d’Europe de l’Est : Ukraine, Pologne, Roumanie, Russie. Ceux-ci ont la puissance de feu pour constituer des plateformes projets de plusieurs dizaines de collabs (y compris plus de 50). Mais on les retrouve aussi sur les petits projets. Ils disposent souvent d’un catalogue de spécialités important, que ce soit dans les infras, les grandes appli (SAP, Oracle, BO, les ETL…). Ceci leur permet de dépasser la typologie standard du projet de dev offshore (Java/Dotnet+1 BDD).
- Les pays d’Asie font rêver par la capacité à mettre en ligne des centaines de collabs mais inquiètent sur les aspects fonctionnels et la communication.

Dans l’embarqué, c’est beaucoup plus complexe car très peu de pays en font vraiment alors que cette demande explose. Choisir un lieu de production à cet égard n’est pas aisé car bien souvent votre client requiert un niveau d’expertise élevé. JE DIS BIEN EXPERTISE, ET PAS SIMPLEMENT EXPERIENCE. Cette expertise ne se gagnant bien souvent que par la participation à des projets dans le domaine industriel de référence de chaque client.

Alors, où peut-on faire de l’embedded aéro ? Bien sûr là où l’on construit des avions : en Russie évidemment, un peu en Ukraine, un peu au Brésil. Mais la politique indienne en la matière commence elle aussi à porter ses fruits, car désormais il existe de réelles capacités en la matière. Mais attention, car sur ce marché, l’appartenance à l’Otan peut-être déterminante.

Où peut-on faire de l’embedded telco : là où l’on est fort en télécom depuis longtemps. En Russie, en Roumanie, en Inde, en Pologne.

Et de l’automotive ? En Roumanie, en Pologne, en Russie… et en Inde.

En conclusion, vouloir faire de l’offshore ou du nearshore n’est déjà plus aujourd’hui une stratégie suffisante, car la promesse de réduction des coûts ne rassasie plus les donneurs d’ordre. L’offshore lui aussi a du se spécialiser, se professionnaliser. Mais on ne peut accomplir ces progrès sans une analyse en profondeur des logiques nationales de compétitivité et d’excellence qui s’établissent tant sur les héritages du passé que sur les politiques de développement.
 
L’acteur de l’offshore / Nearshore, dans ce contexte, devra établir ses choix en fonction de l’offre qu’il entend déployer. Mais force est de constater qu’à ce jour, il n’y a guère que l’Inde qui propose une carte des spécialités complète ; la Russie n’étant pas loin derrière. Par contre, l’un comme l’autre posent de sérieux problèmes dès lors que l’on travaille dans des domaines un peu trop pointus ou que les processus de communication se complexifient, incluant par exemple des allers/retours entre client et fournisseurs, ou la compréhension d’un patrimoine de spécifications rédigés en d’autres langues européennes que l’anglais, bien des années avant le portage offshore.

Pour toutes ces raisons, je conclus que l’offshorer est contraint à des choix dictés par ce que j’appellerai une « géopolitique de l’offre de services ». Je ne vois vraiment pas aujourd’hui comment être un outsourcer low cost complet sans disposer d’implantations en Europe et en Asie. Cela me parait être le minimum. Et encore, plusieurs unités sur les deux continents peuvent être nécessaires pour disposer d’un portefeuille de spécialités tendant à l’exhaustivité.

Je pense que c’est en quelque sorte une analyse précoce de cette contrainte qui a permis à Pentalog de creuser un écart avec ses confrères. Nous l’avons d’abord mis en œuvre à l’échelle de la Roumanie-Moldavie, puis, plus tard, de l’Asie. Le benchmark n’est donc pas fini. La Roumanie n’est pas le nearshore de la Suède (nous irons donc à Petersbourg et à Riga), l’inde impose des compensations en ingénierie quand on lui vend des Airbus (nous irons donc voir en Inde), l’explosion des BPO pourrait sourire au Maroc… ITO, BPO, EDO, are neverending stories!

Offshore Outsourcing et démocratie sont-ils compatibles ?

Je me suis posé cette question hier soir en faisant le point sur la situation en Moldavie… laquelle n’avait rien de réjouissant.
Pourtant, je me suis alors fait cette réflexion, à savoir que tous pays offshore étaient sans exception des dictatures et que les pays nearshore étaient déjà presque tous des démocraties. Vous allez penser que je caricature, mais la petite liste suivante me donne raison :

- Nearshore : tous les pays de l’Europe centrale et orientale, membres de l’UE sont des démocraties, n’en déplaisent à ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’une dictature. L’Argentine, le Chili, l’Uruguay sont les pays nearshore des US et posent peu de problèmes à leurs habitants.  En Europe, les exceptions ont toute la même caractéristique ; ce sont d’ex RSS (Moldavie, Bielorussie, Ukraine). Le bonheur ne revient pas vite là où l’impérialisme de Moscou est passé. La palme revient sans doute à la Biélorussie, qui elle a toujours un leader de l’ère Crétacée (l’ère des crétins ?). Le Maroc n’est pas une démocratie et il est bien possible que la France ait contribué à cette situation. La Tunisie n’est pas une démocratie non plus et veut jouer également la carte du nearshore.

- Offshore : Madagascar tient quand même la une depuis un petit moment, mais l’Inde est-elle une démocratie quand 80% de sa population vit un sort innommable que personne ne veut améliorer ? La Chine, l’Indonésie, la Malaisie, mon cher Vietnam, ne sont pas des exemples de respect des droits de l’homme non plus. Finalement, je ne trouve aucune démocratie dans la zone offshore

Alors, est-ce que cela veut dire que la démocratie coûte trop cher  pour notre industrie ? Ce n’est pas impossible en fait, quoique pourtant réducteur. Pas plus tard que la semaine dernière, un de nos concurrents sur les ressources humaines en Moldavie, souhaitait que les communistes gagnent l’élection « pour que rien ne change ». Je ne me prononcerai pas ici personnellement sur l’élection moldave car je ne suis pas légitime. D’ailleurs, pour moi, le problème n’est pas que les communistes gagnent où perdent cette élection. La vraie question est de savoir quel sera le régime, qui, par sa politique, assurera le développement économique du pays et le respect de droits élémentaires à l’éducation, à la santé, à voter sans doute sur le respect des procédures démocratiques. Là sont les vraies questions. J’expliquai donc à ces gens, que nous, les compagnies de soft, devions payer nos charges sociales, en vraies entreprises citoyennes, quitte à demander des contreparties fiscales pour nous et nos salariés. Je leur expliquai alors ce que tout le monde sait, y compris eux, à savoir que les gens quittent ce genre de pays pour les conditions de vie plus que pour le salaire (ce que la plupart du temps, les dirigeants ignorent). JE NE PARLE ICI QUE DE NOTRE METIER. Mais ce garçon a refusé de l’entendre en m’expliquant le bienfait de son système salarial, basé sur l’utilisation d’un paradis fiscal pour payer ses salariés. Je reviendrai sur ce sujet un de ces jours.

Je crois en fait que ce n’est pas la démocratie qui coûte cher en elle-même. Personne ne conteste la vigueur de la démocratie canadienne et pourtant le travail y est beaucoup moins cher qu’au Luxembourg, en Suède, en Allemagne et même qu’en France.

Je ne cherche pas à retomber absolument sur mes pieds à la fin de cet exercice difficile, mais je dirai que ces pays ont besoin des revenus que nous générons. Je dirai aussi que nous sommes des entreprises exigeantes en termes d’infrastructures éducatives mais aussi techniques. Nos entreprises sont également par nature ouvertes sur l’extérieur via leurs clients. J’ai parfaitement senti l’émotion de ceux qui ont partagé cette semaine difficile avec nous. Ils se sont intéressés à ce qui se passait et en ont discuté avec les équipes. Les salariés des entreprises offshore, qu’ils soient moldaves, marocains ou biélorusses sont bien souvent à l’avant-garde démocratique de ces états et partagent souvent des attentes très supérieures au reste de la population. Nous leur offrons bien souvent la seule solution de mettre leur savoir à profit tout en restant dans leur pays.

Et pour conclure, je dirai que personne, pour ces raisons d’ouverture indispensable, ne peut s’implanter dans les pires dictatures, quel que soit le coût salarial. Qui fait de l’offshore en Corée du Nord ou de Nearshore en Lybie ? Ainsi, la présence d’activité offshore informatique pourrait donc servir de mesure au degré de dureté d’une dictature ! Etonnant non ?

Ce matin…

Je me suis réveillé ce matin dans un pays qui a choisi de rester communiste : la République de Moldavie.

Posted on lun., 6 avr. 2009 10:51 by Frédéric LASNIER (515 day(s) old)
Tags: Pour les amis, Roumanie-Moldavie, Russie et ex URSS
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