J’ai reçu quelques commentaires, par voie postale
, suite à mon billet sur les suites de l’élection présidentielles en Roumanie. Je souhaite en particulier clarifier que je ne condamne pas plus Traian Basescu que les autres politiques roumains en tant qu’homme politique. Simplement il est le Président sortant et son bilan n’est que ce qu’il est : maigre, voire mauvais. Le fait qu’il ait passé les ¾ de son mandat en cohabitation n’excuse pas tout. Le sujet sur lequel il s’est le plus exprimé, la lutte contre la corruption, ne présente pas beaucoup d’avancées non plus. Quant à l’audience internationale de la Roumanie, elle n’a fait que baisser pendant son mandat et la gestion de l’image de marque du pays est toujours insuffisante.
Les entreprises ne trouvent plus aucun interlocuteur et la corruption dans les marchés publics ne faiblit pas.
Je ne me prononçais donc pas pour ou contre le Président Basescu, ce qui n’aurait aucun sens, mais sur les méthodes politiques utilisées, par lui comme les autres. J’aurai voulu voir un Président ayant profité des 5 années passées au pouvoir pour prendre de la hauteur et travaillant pour la Roumanie. Las, le Président roumain n’est qu’un homme politique comme les autres hommes politiques roumains et je regrette vraiment de ne pas l’avoir plus et mieux entendu sur la situation financière de son pays.
La phase actuelle du plan de Pentalog concerne entre autres le développement du marché local dans notre chiffre d’affaire. Force est de constater que nous ne savons pas et ne voulons pas travailler sous la table comme certains artistes du genre. Je déplore que cela reste majoritairement obligatoire, mais baste, tant que nous ne sommes pas obligés… Nos clients du secteur privé local ont eux un très grand professionnalisme et une intégrité totale. C’est donc avec eux que nous poursuivrons. Quant aux marchés publics, nous verrons bien ce que les nouveaux gouvernements pourront faire en la matière.
Mais que l’on ne vienne pas me dire que tout ceci ne concerne pas les entreprises étrangères. Cette année Pentalog paiera en Roumanie un impôt qui comptera de 5 à 6 chiffres et qui financera de nombreuses enveloppes et de ce point de vue, Pentalog est un roumain comme les autres, sans privilège.

























Commentaires sur cette entrée :
En fait, Fred, tu ré-ouvre le débat sur la crise morale roumaine qui touche également la classe politique (peut être plus que les autres catégories): “nous ne savons pas et ne voulons pas travailler sous la table comme certains artistes du genre”. Crois-moi, en ce qui concerne la corruption dans le système publique on met tous de la pression pour l’éliminer peu à peu (au moins ceux des générations 20+ et 30+ employés dans le secteur privé, la plupart de la population active en Roumanie). C’est pas gagne, mais ce n’est pas désespérée non plus.
Bien sûr que le climat économique, politique et social concerne les investisseurs étrangers dans les pays, j’espère que personne n’a conteste ca.
Mais en tant qu’investisseur et “roumain au cœur” tu dois respecter la volonté des roumains, parce que les démocraties fonctionnent comme ca, et c’est dans la réélection de Basescu (qui j n’aime pas de tout d’ailleurs) et dans le fait que les 49.75 % qui ne l’ont pas vote respectent la volonté des autres (mis a part le cirque gratuit et inutile offert par le plus grand parti d’opposition ces derniers jours) que je vois de signes d’amélioration de l’exercice démocratique en Roumanie.
Quant a président Basescu et ses premiers 5 ans de mandat, on a quand même 49.75% de la population qui a participé au 2eme tour d’élections qui est déçue. Espérons qu’il va apprendre quelque chose de cette histoire la. Je comprends bien la frustration du secteur privé (parce que j’en fais partie) qui a fait tant des efforts pour s’adapter aux nouvelles réalités économiques de cette année, face a l’impuissance et résistance aux reformes du secteur publique. Je veux juste dire, encore une fois, que ce n’est pas la crise politique qui a généré cette situation et la sortie de la crise politique elle-même ne va pas automatiquement résoudre le problème.
La solution, comme toujours dans des situations comme ca, est connue : licencier 150.000 gens du secteur publique, ou bien réduire les salaires dans le secteur publique et arrêter de payer des bonus et des primes préférentielles. Un manageur d’une entreprise n’hésiterait pas à faire ca. Mais un état se gère d’une manière un peu différente, et puis : qui va prendre la responsabilité pour cet acte ?
Rassure toi Marius, je sais bien que vous êtes extrêmement nombreux à vouloir changer les choses. Pourtant les changements tardent trop à venir en ce qui concerne la corruption et pour la première fois j’ai senti un énorme ras le bol des communauté d’affaire qui travaillent avec l’état. Le malaise a été relayé par l’amabassadeur de France, durement, devant un ministre roumain dont j’ai oublié le nom.
C’était une première, je n’avais encore jamais vu ça.
Bien entendu, ou que ce soit je respecte la démocratie, laquelle accepte elle notre participation financière. Notre liberté de penser et d’action, dans le respect des lois, sont la conséquence de l’état de droit.
L’éléction de Basescu ne me fait ni chaud ni froid. Elle a le mérite de nous prémunir du régime des oligarches que nous promettaient d’autres partis.
Tu vois que je peux lui trouver des qualtés