La transparence, dans le cadre de l'affirmation des
nouvelles technos comme support essentiel de business,
est devenue le feu sacré de la communication.
Aymeric Libeau
CIO - Vice President Infrastructures and R&D
« Créer le navire, ce n'est point tisser les toiles, forger les clous, lire les astres, mais bien donner le goût de la mer. » Saint Exupéry
Monica Jiman
COO - Vice President Business Development
COO - Vice President Business Development
Alexandra Mondanel
International Operations Officer
« S’appuyer sur des partenariats internationaux dans des environnements complémen- taires, c’est assurer la pérennité d’une stratégie de croissance et de globalisation. »
Hélène Hemery
Responsable Marketing
Responsable Marketing
Sophie Lelarge
Director Sales WW and BLs
Director Sales WW and BLs
Pierre Peutin
Responsable de la Business Line Information Systems
Responsable de la Business Line Information Systems
Mickaël Hiver
Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
« Notre fierté est d'accompagner nos clients dans l'implémentation de leurs idées, c'est pourquoi nous jouons notre rôle de conseil au maximum. »
Eric Gouin
Administrateur
Administrateur
Aleth Delcenserie
Quality Manager
« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » Jean Monnet, père de l'Union européenne.
Tuan Nguyenquoc
Office Manager Hanoi
« Pense à celui qui a planté l'arbre dont tu manges le fruit » dit un proverbe vietnamien. Tous nos collaborateurs participent à la vie de l’entreprise et jouissent de son fruit.
Frédéric Lasnier Titre : President&Chief Executive Officer Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.
Aymeric Libeau Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise.
Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman Titre : COO - Vice President Business Development Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Alexandra Mondanel Titre : International Operations Officer Bio : Après un stage de 4 mois au
sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra
a été recrutée en 2005 comme commerciale export.
Cette jeune diplômée en Commerce International est
une véritable européenne dans l’âme :
de mère allemande et de père français, elle
a fait une partie de ses études supérieures au Royaume
Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe
français pendant une année de césure. Son
quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises
partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique
à travers toute l’Europe.
Sophie Lelarge Titre : Director Sales WW and BLs Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients). Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.
Pierre Peutin Titre : Responsable de la Business Line Information Systems Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems. Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients. Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin Titre : Administrateur Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs. Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.
Aleth Delcenserie Titre : Quality Manager Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration,
Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005. A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO
9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008. Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er
janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc Titre : Office Manager Hanoi Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore. Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
38% de croissance organique au T3, 35ème trimestre consécutif de croissance pour le Groupe de technologie Orléanais
Ce communiqué sera diffusé dans les jours qui viennent sur le site corporate
Sous l’effet de plusieurs grosses signatures et le renforcement d’activités pré-existantes au T2 et T1, Pentalog affichera une croissance interne supérieure ou égale à 38% au T3. Tous les résultats trimestriels de Pentalog affichent systématiquement une hausse du chiffre d’affaires depuis 2002. C’est donc le 35è trimestre de croissance consécutif affiché par Pentalog qui est ainsi devenu la première force d’IT nearshoring de l’Union Européenne. La prévision de chiffre d’affaires annuelle est ainsi revue en hausse, dans une fourchette de 16 à 17 millions d’Euros.
La rentabilité progresse également.
Plusieurs nouvelles productions, pour de nouveaux clients ont été lancées. C’est entre autre le cas de Sierra Wireless, d’Ubisoft Roumanie, d’une Grow up et d’une start up française, et enfin d’un leader industriel allemand.
Le fonctionnement du Pentalog Labbs est désormais opérationnel. Cette unité de R&D a commencé à livrer des proofs of concept à ses clients et sert aussi d’incubateur à des projets d’investissement de Pentalog. D’ores et déjà, de nouveaux concepts, sur des approches business de rupture, ont été proposés au marché. Plusieurs développements commerciaux pourraient être annoncés dans les mois et les années à venir. Le Pentalog Labbs est la première structure d’incubation privée franco-roumaine. Etabli dans les deux pays, le Labbs est placé sous la responsabilité directe de Frédéric Lasnier, le CEO du Groupe, de deux directeurs adjoints, et recherche des fusions fertiles entre pays émergents et économies de l’Ouest. Si l’expérience fonctionne, elle pourrait être étendue au Vietnam.
Au total, le groupe a créé 120 postes depuis le début de l’année et pourrait en créer de 30 à 80 d’ici à la fin de 2010.
Elaborer votre projet offshore avec le leader européen de l’Outsourcing!
Le M2M, c’est l’acronyme de Machine to Machine, le concept qui unifie des équipements, au sein d’un réseau intelligent. Le Groupe Pentalog a fait ses premiers pas dans cet univers dès 2005 en réalisant, pour le compte de ses clients, des solutions logicielles de pilotage des équipements réseaux de la génération M2M. Dans une période plus récente, ces clients, montant en puissance au niveau des équipements et devant faire face à une R&D dévorante, se sont tournés d’avantage encore vers Pentalog en lui demandant d’assumer une part plus importante de la démarche logicielle. Le groupe Pentalog leur propose ainsi maintenant une nouvelle ligne de certification des produits, sise à Hanoi. D’ores et déjà, deux projets, dont un pour l’un des leaders mondiaux du M2M ont démarré dans la capitale Vietnamienne.
Et en Europe de l’Est, qu’allons nous faire pour un marché demandeur de l’expertise acquise par le groupe en conception et déploiement de solutions ? Pentalog a chargé le Pentalog Lab, la structure de prospective technologique du groupe, basée en Roumanie, de lancer un projet destiné à revoir complètement le management des réseaux M2M, et de mettre au point un logiciel générique mais customizable, répondant au besoin de tous les secteurs économiques, de la location automobile aux équipements pour la santé ou de la distribution énergétique à la gestion de parc industriel ou la domotique. L’un des chefs de projet du Lab a donc reçu récemment la mission de produire un premier proof of concept, lequel s’accompagnera d’une recommandation d’architecture permettant d’intégrer les données générées par des centaines de milliers, voire des millions d’équipements connectés.
A l’issue de la réalisation de ce proof of concept, c’est l’agence Pentalog de Chisinau qui se verra confier la réalisation de cette ambitieuse plateforme qui prendra place dans le futur cloud de Pentalog ou dans celui de nos clients. D’ores et déjà vendue, avant même d’exister autrement que dans nos intentions et nos rêves, elle attire déjà les questions de plusieurs clients. Elle place quoi qu’il en soit Pentalog Roumanie, Moldavie et Vietnam au cœur de l’un des plus grands enjeux de la société de l’information des 10 années à venir. Pentalog est bien décidé à montrer par les réussites futures que l’Europe de l’Est n’est pas qu’une solution d’outsourcing mais qu’elle est parfaitement capable de relever le défi de l’innovation technologique.
On continue la serie de la présentation de l’évenement Pentastock 2010 avec le discours de Frédéric en Roumain, car, comme lui-même il disait, il se sent Roumain.
N’oubliez pas que les photos sont disponibles sur le compte Picasa.
La passe de 3 : Fast 500, 2ème au prix national de la stratégie, 90è au TOP 100 2010
Pentalog, ou moi, en tant qu’entrepreneur, je ne sais pas bien, vient d’être classé 90è entreprise du classement 2010 de l’Entreprise Magazine/Ernst&Young des 100 entreprises les plus profitables de France, et réalisant plus de 10M€ de CA. Bien sûr 90è sur 100, on peut rêver plus glorieux… mais tout bien considéré, 230 entreprises « rentraient » dans les critères de la compétition et il doit bien y en avoir quelques milliers qui n’atteignaient pas les minimas pour participer (à savoir donc CA 10M€ minimum, croissance minimale de 20% dans les 5 dernières années et profitabilité positive sur le dernier exercice). L’air de rien, il y a déjà moins de monde derrière le portillon. Ce résultat, parmi les 3 millions d’entreprises françaises, honore les Pentaloguiens et leurs efforts. Il me permet entre autre de rentrer dans la prestigieuse académie des entrepreneurs, composée de tous les entrepreneurs, qui, un jour, ont eu le plaisir de rentrer dans le top 100 annuel.
Mais surtout, il vient couronner une année 2009-2010 étonnante pour Pentalog en termes de reconnaissance. Car, si après tout, nous ne sommes « que » 90è à l’échelle de la France, nous avons aussi été distingués dans deux autres compétitions d’envergure. Le fait d’être classé parmi les 500 premières entreprises européennes de technologie (Deloitte Fast 500), dans le TOP100 français et de recevoir la médaille d’argent au concours français de la stratégie d’entreprise, c’est un peu comme celui a gagné le classement du combiné en ski ou le décathlon en athlétisme. Le premier note en effet la croissance sur 5 ans, dans un secteur assez naturellement en croissance, à l’échelle européenne, le second met la rentabilité à l’honneur (90è en France, donc) et le dernier évalue la stratégie et fait le lien entre le passé, le présent et l’avenir).
Pour les actionnaires et les salariés, ce sont des éléments de reconnaissance importants et nous nous réjouissons tous des retombées positives que cela implique, dans les médias et les milieux professionnels. Il est ainsi beaucoup plus aisé pour nous de démontrer que nous avons atteint nos buts quinquénaux en devenant le leader du nearshore européen, en plus d’être devenu le leader français.
L’année 2010 conforte Pentalog sur sa lancée avec sans doute une meilleure rentabilité encore à la clef. La croissance sera elle en retrait par rapport à 2009, mais devrait toutefois tutoyer, voire dépasser un peu les 30%. Nous pourrions donc encore concourir avec quelques chances de succès
Je rejoins le comité stratégique de l’Université Bar Ilan en France
J’ai décidé, à la demande d’amis déjà membres, de rejoindre le comité stratégique de l’Université Bar Ilan de Tel-Aviv, en France. Il s’agit pour moi, en tant que citoyen français, sans aucune origine juive connue, croyant fermement que la globalisation améliore les rapports entre les peuples, de contredire les orientations fumeuses de trop nombreux universitaires français, préconisant un boycott des universités israéliennes.
Je ne crois pas en effet que le boycott soit une arme acceptable dès lors que l’objet en est de diminuer les échanges entre intellectuels. C’est un contresens, voire une offense, à l’idée universaliste et progressiste que je me fais, peut-être naïvement, de l’éducation et de la vocation de l’université.
Pour Pentalog, comme pour moi, nouer des relations économiques avec Israël n’est malheureusement pas un choix comme les autres. Mais quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur l’une des toutes premières puissances de R&D de la zone EMEA. Cette mission que je choisis aujourd’hui me plaît, car elle contribuera à l’établissement d’un courant économique, intellectuel et scientifique, entre l’Europe de l’Ouest, de l’Est et Israël.
Je souhaite que cet engagement, absolument apolitique, apporte quelques goutes d’eau au moulin de la compréhension entre les peuples… qui en a toujours bien besoin malheureusement.
Quelques mots sur le LABS, la structure d’innovation du Groupe Pentalog, qui est en train de se mettre en place… Le Labs a pour vocation de créer de l’innovation au service de la valeur de long terme. Ses activités s’articulent autour d’un tryptique de livrables :
Proof of Concept : la maquette de démonstration de la faisabilité d’un projet d’application, accompagnée de spécifications détaillées
Architecture Cible : le dossier technique, guideline de la fabrication future d’une application de haut niveau
Business Case : le dossier d’organisation de l’équipe et d’analyse des coûts du projet, ainsi que de sa capacité de retour sur investissement Ce dossier complet, que nous appellerons le Dossier LAB, doit permettre ensuite de réaliser les projets en toute sécurité.
L’équipe du LABS doit être compacte, expérimentée et réactive, composée d’experts de choc dotés d’une forte dose de créativité et d’ingéniosité !
3 Project Managers Seniors : techniques ou fonctionnels, leur rôle sera de mettre autour de la table toutes les idées, les organiser et les prioriser, les mettre en valeur dans le POC, de proposer une architecture robuste et enfin d’évaluer le cout potentiel de réalisation.
2 Architectes de haut vol : ils auront la lourde tâche de proposer l’architecture optimale mais aussi un premier niveau de chiffrage de réalisation. L’un sera davantage focalisé sur les parties dimensionnement des systèmes et des architectures de base de données ; l’autre sera plutôt concentré sur les architectures de Front End et connectique applicative.
3 développeurs ergonomes senior : ces personnes devront livrer dans un temps record les POC avec un souci particulier pour l’ergonomie utilisateur final.
2 Business Analysts : ils devront faire ressortir les idées, les organiser et les formaliser pour être compréhensibles et “vendables”.
L’ensemble de l’équipe pourra interagir avec d’autres acteurs du Groupe, notamment la Direction Technique, car cette dernière pourra apporter de nombreuses contributions, du fait de son expérience passée et des capacités de recherches de la Pépinière, mais aussi parce que les deux premiers sujets sont des sujets d’intérêts généraux : la gestion de la productivité et le marketing des compétences.
Il reste des places à prendre et donc si certains d’entre vous sont motivés par un de ces postes, qu’ils se manifestent au plus vite auprès de Frédéric Lasnier !
01 Informatique sélectionne et met côte à côte des posts de Jacques Attali et de Pentablog
L’organe n°1 de la presse professionnelle informatique en France lis donc Pentablog. Cette nouvelle déjà me réjouis, ayant été toujours un lecteur assidu de 01.
La rubrique « dans les blogs » de la semaine dernière revenait sur un article que j’ai écrit il y a quelques mois déjà, au titre un peu provocateur, mais qui ne l’était pas en fait : « Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation ». Il s’agissait d’une piste de réflexion suite au Spring Campus de Croissance+, d’Avoriaz dont le thème 2010 était la création d’emplois.
J’ai en effet entendu beaucoup parler de beaucoup de choses là-bas, et même parfois de protectionnisme… beurk. Je crois au contraire que la mondialisation, non contente de libérer de nouvelles énergies, à la disposition de tous, a besoin du soutien et des expériences de l’occident pour ce qui relève de la formation, du management, de la gestion des capitaux…
Je trouve particulièrement délicieux que la rédaction de 01 ait choisi de publier un extrait de cet article au côté d’un billet de Jacques Attali… véritable expert ès mondialisation et dont je loue depuis longtemps la clairvoyance. Son papier à lui était relatif à l’envahissement des réseaux sociaux dans la vie en général, un autre sujet que je pourrai traiter un jour
Rencontre avec l’Ambassadeur de France à Bucarest : existe-t-il un rapport entre une langue et une culture d’entreprise ?
C’est étonnant mais Henry Paul et moi ne nous étions jamais rencontré en face à face. On me l’avait dépeint comme un homme de culture mais j’ai rencontré quelqu’un de parfaitement au fait de l’économie roumaine. Bien entendu, comme à chaque fois que je rencontre un représentant local du quai d’Orsay, je lui ai parlé de l’effort constant que fait Pentalog dans l’apprentissage de la langue française. Dans l’ensemble de nos agences, les cours de langues, le français en tête, sont permanents. 80% des pentaloguiens, dans le monde s’expriment en français courant. Ce chiffre grimpe même à 90% en Roumanie et fait de Pentalog l’entreprise faisant le plus d’efforts du pays en la matière, tous métiers confondus.
Particulièrement sensible à la question de la langue en tant qu’ambassadeur, Monsieur Paul m’a orienté sur le rapport qui existe entre la langue d’une entreprise et son identité , en me rappelant qu’en temps de crise, les entreprises faisant la preuve du plus de résilience, sont celles dont la culture d’entreprise est la plus forte. Le récent festival Pentastock, pour les 5 ans de Pentalog Moldavie, et les 10 ans de Pentalog Roumanie ont marqué les esprits en la matière.
Il m’a demandé ce que je pensais de l’importance du français dans l’affirmation de la culture de Pentalog. Je ne m’étais jamais posé la question. Et puis, en y réfléchissant un peu plus, j’ai commencé à esquissé une réponse. Nous sommes une entreprise internationale mais son bulletin de naissance est français. Elle est donc française et la langue de toutes ses instances dirigeantes est le français. Encourager et soutenir son développement n’est pas seulement un impératif commercial. C’est aussi une vraie question de management. Le français est une langue politique et diplomatique ; elle ne se contente pas d’exprimer nos décisions, elle les « intentionne » et projette dans les esprits un sens amplifié. Vais-je trop loin ? Est-ce un plaidoyer pro-domo, franco-frenchy ?
Négatif. Ne pas avoir de filtre, ou d’intermédiation linguistique, entre les décisions de gestion et ceux auxquelles elles s’appliquent ou qui doivent les appliquer est bien constitutif d’une culture commune… La traduction affaiblit le sens. Ce blog, ou chaque article est d’abord rédigé en français n’est-il pas une autre expression de cette culture d’entreprise ? Serait-il le même si nous rédigions d’abord en anglais ? Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le deuxième pays, en terme de lecture du blog en français… est la Roumanie
Pour préparer cet article, j’ai interrogé un peu mes amis et collègues roumains. Pour eux, Pentalog est une entreprise probablement plus internationale que ses concurrentes locales. Le recours à la langue de Molière est enrichissant pour tout le système de management, qui devient ainsi nécessairement multilingue. Ce choix, de ne pas avoir à recourir à l’anglais comme langue officielle, nous conduit à pratiquer plusieurs langues. La centaine de collaborateurs non francophones, la nature des événements et des réunions nous amènent à avoir régulièrement recours en interne à l’anglais et au roumain, sans doute aussi l’allemand, et y compris dans des réunions avec des français. Je viens de voir Eric animant avec passion une réunion en roumain (mais comment parler roumain autrement qu’avec passion )Le vietnamien et le russe ne sont pas des langues que nous pratiquons professionnellement, même si elles sont très fortes dans l’entreprise. Je n’oublie pas que nous avons des collaborateurs qui parlent magyar, hébreu, ukrainiens…
Une entreprise qui ne parle QUE l’anglais n’est naturellement pas multilingue et ne développera pas aussi facilement l’empathie avec les nouveaux marchés et leur culture. Je doute qu’elle soit naturellement plus ouverte qu’une entreprise qui a choisi de garder sa langue originelle en même temps qu’elle reconnaît celles des groupes nationaux et ethniques qui la composent, ou auxquels elle adresse ses productions.
Je réponds donc sans aucune hésitation à l’affirmation de Monsieur Paul. Il a raison. Conserver et développer la langue de naissance d’une compagnie contribue fortement à l’affirmation d’une identité d’entreprise, dans un monde des affaires qui rêverait de ne parler que l’anglais. Cela devient un symbole distinctif essentiel entre tous. Ce rêve qu’elles font n’est d’ailleurs pas porteur d’efficacité. Il est tout bêtement simpliste et n’ouvre pas les esprits… ce que le business et l’international requièrent en tout premier lieu.
Les français aussi ont droit à la vérité. Si on ne la leur dit pas, comme moi, ils partiront !
Je souffre beaucoup de l’attitude politique française, comme d’habitude trop pleine de politiquement correct (donc de peur) et de suffisance mêlés. Quasiment 100% du spectre politique français, profère l’immobilisme, le manque de détermination devant l’abyssal gouffre financier qui va ruiner deux générations de français au moins. Cette absence, ou presque, de réaction devant les déficits, comparée aux démarches vigoureuses de l’ensemble des états autour de nous, va nous mettre de facto dans une situation où la France jouera seule la partition de la relance, un peu comme en 1981… avec le succès que l’on connaît.
Tout le monde se plaint de notre incapacité à réformer. Mais n’est-ce pas au politique de nous montrer la voie ? N’ont-ils pas en mains, quand 100% des nations européennes attaquent frontalement le sujet, l’opportunité de dire aux français, que réellement, faute de détermination, nous courrons à la catastrophe ?
Nous avons eu d’abord affaire à une génération omnisciente et ayant tous les droits sur l’avenir, puis plus tard à leurs enfants, formés à HEC, à l’ENA ou à Sciences Po… tous ces gens tellement brillants et fiers du ventre qui les a fait naître n’ont rien vu, enfermés dans leur bulle de savon, occupés à la faire enfler… C’est à eux que je m’adresse !
« Nous n’en pouvons plus de vos erreurs et de votre conservatisme. Je veux qu’on me dise la vérité et je veux que les autres français l’entendent aussi.
Personnellement j’ai les moyens de réagir. Impôts + autres prélèvements confondus, vous m’avez demandé près de 65% de mes revenus bruts ces deux dernières années, et je l’ai accepté de mon plein gré alors que je passe depuis bien longtemps plus de 183 jours par an hors de France ! Mais dans le contexte de risques que courent l’économie, et même la société française, du fait de l’absence de réaction, j’ai décidé de ne plus payer et d’expatrier mes revenus personnels, d’aligner ma pratique fiscale personnelle sur la réalité de mon agenda et des mes centres d’intérêts.
Notre entreprise remonte par ailleurs en France plus de 50% de ces résultats mondiaux où elle vient volontairement se les faire fiscaliser à plus de 35% – jusqu’à aujourd’hui – le taux le plus élevé d’Europe. Si nous étions simplement corrélés à l’activité… ce n’est que 10% maximum qui remonteraient. Là encore, c’est un choix volontaire. L’absence de réaction de l’état dans la crise m’inquiète. Que va-t-il nous sortir du chapeau, à l’arrache, quand il sera trop tard ? Notre entreprise a besoin de capitaux pour se développer. Aucun financement de l’investissement n’est plus saint que celui qui est réalisé grâce aux profits. Les choix que nous avons faits jusqu’ici, personnels ou d’entreprise, ne peuvent s’accommoder d’autant d’incertitudes. On ne peut pas être l’état qui déjà fait payer le plus, et faire profession d’aveuglement COLLECTIF et VOLONTAIRE pour l’avenir. Faute d’un discours précis et d’un programme détaillé, cela reste « tout va très bien Madame la Marquise », et entretient la crainte des entreprises. Jetez un œil à la cacophonie gouvernementale ambiante en lisant ce petit papier.
Je vais donc renoncer, dans un premier temps, au choix marginal que j’ai fait jusqu’ici, et devenir personnellement résident de l’état européen dans lequel je passe le plus de temps. Je vais réduire ainsi mon taux de PO de 50%, en attendant de voir ce que fera REELLEMENT mon pays. C’est grave.
Mais qu’allons nous faire après quant à nos choix relatifs à la fiscalité de l’entreprise ? Nous sommes en effet présents en Allemagne, ou l’IS a été abaissé à 25%, en Roumanie, il est à 16%. En Israel, où nous venons de rentrer, il vient de baisser à 25%. Pentalog ne réalise pas plus de 50% de ses ventes en France et n’y produit que 5 à 10% du total de sa production. Sa liberté en la matière est totale, sa fidélité a été indéfectible jusqu’ici, mais il lui faut un état crédible et raisonnable pour lui permettre de s’épanouir.
Entendre dire « plus de justice » fait froid dans le dos à tous ceux qui ont un minimum de succès et supportent déjà 80% de la fiscalité directe française. Ou alors, Messieurs les politiques, laissez-moi faire une suggestion et attaquez vous à toutes les injustices que vous avez créées de toutes pièces, les fameuses niches aménagées pour vos chères familles et le placement de leurs héritages, souvent dans de scandaleuses fantaisies fiscales immobilières. Un état moderne qui veut avoir un avenir doit commencer par taxer l’héritage et la rente et libérer le travail et la création. L’héritage est une transmission inique de richesses de génération en génération. Certains sont bien nés et d’autre non. C’est républicain ça ? Et bien l’héritage en France est pourtant beaucoup moins taxé qu’aux US ! La rente, quant à elle, est une exploitation d’une richesse créée dans la passé, non contributive au destin de la nation. Frappez-les ! Mais arrêter de mépriser le travail et la création de richesses nouvelles comme vous le faîtes aujourd’hui. Savez-vous que la R&D logicielle française et plus faible que celle d’Israel ? 60 millions d’habitants contre 6, et tout un volumineux baratin sur l’économie de la connaissance et le CIR ! Vous ne vous demandez-pas pourquoi ?
Il paraît que 3000 personnes font le choix de l’expatriation chaque année. Cela fera donc 3001 avec moi, peut-être 3002 avec Pentalog. Si ça ne dure que quelques années, ça ne pèsera « que » de quelques millions d’Euros, bien peu de chose dans le trou qui est l’œuvre d’une génération politique et de sa clientèle… mais là, je chipote. »
Pour ceux qui n’ont pas été présents le WE dernier à la fête Pentastock 2010, je vous invite à lire le discours de Frédéric. Vous trouverez ci-dessous la version en français et en roumain. Bonne lecture !
Chers collègues, Chers amis, Chers partenaires,
L’image de la Roumanie que j’avais avant l’année 2000 et avant d’arriver la première fois ici, était représentée par quelques images de 1989, Brancusi et Ionesco. Quelques années plus tard, j’ai appris que Cioran, que j’ai étudié au lycée, était en fait *Cioran* et d’origine roumaine. En ce qui concerne la République de Moldavie, j’avais à l’esprit quelques images de la guerre de Transnistrie et de vagues idées du pacte germano-soviétique.
Les débuts de Pentalog en Roumanie nous ramènent à un hiver froid, où 3 Mousquetaires ont atterri à Brasov : Eric, Aymeric et moi. Les premières images m’ont montré un pays sombre, triste, où les restaurants (ce qui pour un Français est une référence primordiale) étaient presque vides, avec des menus où presque rien n’était disponible… Aujourd’hui, tout a changé, et je ne ratte aucune occasion quand je parle de la Roumanie, de citer à quel point les villes ont changé en mieux, et à quel point elles sont devenues agréables… pour dire qu’en Roumanie je me sens comme chez moi. En fait, c’est une deuxième maison pour moi. Et malgré tous les pays que j’ai visités, cela n’a aucune chance de changer.
Pentalog est parti en route avec une équipe de quelques personnes au cœur des Carpates. Aujourd’hui, nous sommes la première société de conseil, d’ingénierie et d’externalisation de la Roumanie et Moldavie. Nous sommes partis dans cette aventure comme une organisation 100 % francophone, pour devenir à l’heure actuelle une société internationale. Mais la Francophonie et la France sont toujours restées un point de repère.
En ce qui concerne la société, nous pouvons dire qu’aujourd’hui Pentalog a montré la voie à de nouveaux business-models, tant à l’Est qu’à l’Ouest, aux entreprises dans ce secteur d’activité. Nous avons internationalisé la production et les ventes. Nous avons gagné de grands projets à la fois en volume et en termes de technologie aussi. Les projets de Pentalog Roumanie et Moldavie sont probablement parmi les plus importants dans ces pays et représentent en Roumanie, par exemple, 5% du PIB IT Services. Ces projets, par leur taille et leur complexité, représentent des avantages pour votre développement personnel aussi. Aujourd’hui Pentalog gagne des projets en France, Suisse, Autriche, Allemagne, Roumanie, Moldavie … et bientôt au Vietnam et en Israël.
Ce que nous cherchons chaque jour, c’est d’être à l’avant-garde des méthodes de production software et d’innovations. Cette vision se traduit par l’ouverture de Pentalog Labs, qui mettra en pratique des stratégies de breakthrough. Peut-être qu’Eric, étant le dirigeant de Pentalog Labs et sergent en recrutement discutera aujourd’hui avec certains d’entre vous, afin de créer son commando de bataille.
Parce que nous sommes dans le domaine de l’innovation, quelques mots s’imposent au sujet de People Centric. XPC est une preuve claire de la volonté de Pentalog d’être une entreprise innovante tant en termes de méthodes que de modèle d’organisation sociale, parce que 49% des actions sont détenues par les employés du groupe Pentalog. Les choses ont changé. Raluca et ses associés : Andra, de même que Eric, Virginie, Monica et moi, détenons et dirigeons une start-up qui fonctionne d’après un vrai modèle californien, et dont les associés s’investissent beaucoup et avec un grand enthousiasme, tandis que Pentalog apporte un soutien financier nécessaire pour atteindre un grand destin. Le schéma organisationnel est inversé, dans le sens que la société mère est en Roumanie, la première filiale est en France, et la prochaine probablement au Vietnam ou en Israël.
L’implication des employés au capital social de la société est une règle de conduite que la direction a mise en place dès les premiers jours de sa création en 1993. Même si dans la pratique il est difficile d’appliquer ce système, du point de vue juridique, managérial et patrimonial, le système n’a jamais été interrompu. Actuellement, 5% du capital de Pentalog est détenu par nos collègues roumains et moldaves – environ 10 personnes. Et dans quelques mois cela va atteindre 10%, ca veut dire entre 1-2 millions €.
Je voudrais vous faire part, mes collègues de Chisinau, d’une nouvelle, j’espère qu’elle sera bonne. L’année dernière nous avons été impactés par les conditions politiques et sociales en Moldavie. Pentalog a souffert suite à ça, de nombreux collègues ont choisi de quitter le pays pour trouver une meilleure vie… parfois à plus de 10 000 km distance de leurs familles et amis. Si vous vous souvenez, nous avons parlé de ces sujets dans les médias tant que dans les différents domaines politiques de Moldavie et France et aussi bien avec d’autres entreprises. Mais entre temps, nous avons cherché et trouvé des solutions pour certains de ces problèmes. Ainsi, nous avons signé un partenariat avec la Banque Mobias, qui donnera à tous les employés de Pentalog Chisinau un accès à des taux préférentiels pour des prêts hypothécaires. Bien sûr, ce n’est qu’une première étape, qui sera ensuite complétée. Mais il devait y avoir un point de départ.
En conclusion, je voudrais me prononcer sur la situation de l’IT roumano-moldave dans le cadre de la crise mondiale. Ces 10 dernières années, j’ai voyagé dans le monde entier afin de mieux positionner l’offre Pentalog. Je peux dire de façon générale que l’IT roumain n’est pas particulièrement menacé aujourd’hui et qu’il dispose encore d’une marge de progression. Par ailleurs, je n’ai pas pris part à l’hystérie collective du secteur IT roumain, suite à diverses annonces liées à l’élimination de l’exemption fiscale. Cette mesure, même si elle est juste en termes civique, intervient dans un moment inapproprié du point de vue économique. Je pense qu’un jour cette mesure sera appliquée, parce qu’aucun état démocrate ne peut soutenir durablement une industrie déjà forte par des accords corporatistes. Mais si nous voulons croire au meilleur avenir de la Roumanie, tant les sociétés que les employés doivent comprendre qu’ils doivent payer des impôts. Payer donne des droits.
Ce qui est essentiel aujourd’hui c’est d’être dans une entreprise qui dispose d’un registre de commandes solides pour au moins deux ans, une entreprise qui a un plan de développement stratégique et une vraie colonne vertébrale européenne, qui a les meilleures stratégies pour améliorer la productivité et une fantastique équipe internationale, inspirée par le meilleur de votre culture et de la nôtre.
Je vous remercie d’être venus nombreux, ainsi que pour votre participation quotidienne à la réussite de Pentalog. Et maintenant: Let’s Party!
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Je suis roumain, donc je vais commencer par :
Dragi colegi, dragi prieteni, dragi parteneri,
Imaginea Romaniei pe care o aveam, inainte de 2000 si inainte de a veni pentru prima data aici era reprezentata de cateva imagini din 1989, Brancusi si Ionesco. Cativa ani mai tarziu am aflat ca Cioran, pe care l-am studiat in liceu, era de fapt « Cioran » si de origine romana. In ceea ce priveste Republica Moldova, aveam in minte cateva imagini de razboi din Transnistria si idei vagi ale pactului germano-sovietic.
Inceputurile Pentalog in Romania ne duc catre o iarna friguroasa, in care 3 muschetari au debarcat la Brasov : Eric, Aymeric si eu. Primele imagini mi-au adus in fata o tara sumbra, trista, unde restaurantele (ceea ce pentru un francez este un reper primordial) erau aproape goale, cu meniuri din care nu era aproape nimic disponibil….Astazi, totul este schimbat, si nu ratez nici o ocazie cand vorbesc despre Romania, de a mentiona masura in care orasele s-au schimbat, in bine, si au devenit agreabile …De a spune ca in Romania ma simt ca acasa. De fapt, ca este o a doua casa pentru mine. Si in ciuda tuturor tarilor pe care le-am vizitat, acest lucru nu are nici o sansa de a se schimba.
Pentalog a plecat la drum cu o echipa de cateva persoane in inima Carpatilor. Astazi suntem prima companie de consultanta, inginerie informatica si outsourcing din Romania si Moldova. Am plecat in aceasta aventura ca o organizatie 100% francophona, pentru ca astazi sa devenim o companie internationala; insa francophonia si Franta raman in continuare un important reper.
Din punct de vedere al companiei, putem sa spunem ca astazi Pentalog a aratat calea catre noile business model-uri, atat la Est cat si la Vest, firmelor din acest sector de activitate. Am internationalizat productia, vanzarile. Am castigat proiecte de anvergura atat in volum cat si din punct de vedere tehnologic. Proiectele din Pentalog Romania si Moldova sunt posibil printre cele mai mari din aceste tari si reprezinta in Romania, spre exemplu , 5% din PIB-ul IT services. Aceste proiecte , prin dimensiunea si complexitatea lor, reprezinta si atuuri pentru dezvoltarea voastra personala. Astazi Pentalog castiga proiecte in Franta, Elvetia, Austria, Germania, Romania, Moldova…si in curand in Vietnam si Israel.
Ceea ce cautam in fiecare zi este de a fi in avangarda metodologiilor de productie software si a inovatiei. Aceasta viziune se traduce prin inaugurarea PENTALOG LABS, care va pune in practica strategii de breakthrough. Poate ca Eric, din pozitia de responsabil al PENTALOG LABS si sergent recrutror, va discuta astazi cu cativa dintre voi, pentru a-si crea commado-ul de lupta.
Pentru ca suntem in aceasta zona a inovatiei, se impun cateva cuvinte despre People Centric. XPC este o dovada clara a vointei Pentalog de a fi o firma inovatoare atat in ceea ce priveste metodele cat si modelul de organizare sociala, pentru ca 49% din capital este detinut de catre angajati ai grupului Pentalog. Lucrurile s-au schimbat. Raluca si asociatii sai : Andra, dar si Eric, Virginie, Monica si eu, detinem si dirijam un strat-up care functioneaza dupa un adevarat model californian, in care asociatii furnizeaza nu doar un volum de munca suplimentar, dar mai ales un extraordinar entuziasm. Iar Pentalog le aduce un suport financiar necesar pentru indeplinirea unui destin extraordinar. Schema organizatorica este inversa , in sensul ca firma mama este in Romania , prima filiala e in Franta, iar urmatoarea posibil in Vietnam sau Israel.
Implicarea salariatilor in capitalul companiei este o regula de conduita pe care conducerea a aplicat-o inca de la crearea firmei in 1993. Chiar daca in practica este dificil de a aplica acest sistem, atat din punct de vedere juridic, managerial si patrimonial, sistemul nu a fost niciodata oprit. In prezent 5% din capitalul grupului Pentalog este detinut de catre colegii romani si moldoveni – vreo 10 persoane. Iar in cateva luni va ajunge la 10%, adica intre 1 – 2 mil €.
As vrea sa le dau colegilor nostri de la Chisinau o veste, sper buna. Anul trecut am fost impactati de conditiile politice si sociale existente in Moldova. Pentalog a avut de suferit din aceasta cauza, multi colegi alegand sa paraseasca tara pentru a gasi o viata mai buna…cateodata la peste 10 000 km distanta de familiile si prietenii lor. Daca va aduceti aminte, am vorbit despre aceste subiecte atat in media, cat si in diverse sfere politice din Moldova si Franta si cu alte companii. Insa in acelasi timp am cautat si gasit solutii pentru o parte din aceste probleme. In acest sens am semnat un parteneriat cu Mobias Banca, care va permite tuturor angajatilor Pentalog un acces la credite ipotecare la dobanzi preferentiale. Desigur, nu este decat un prim pas, care va fi ulterior completat. Dar trebuia sa existe un punct de plecare.
As vrea ca incheiere sa va spun cateva cuvinte asupra situatiei IT-ului romano- moldav, in cadrul crizei globale. In acesti 10 ani am parcurs intreaga lume pentru a pozitiona cat mai bine oferta Pentalog. Pot sa va spun din punct de vedere general ca IT-ul romanesc nu este in mod particular amenintat astazi si ca dispune inca de o marja de progres. De altfel nu am fost partas la isteria colectiva a sectorului IT romanesc, in urma diferitelor anunturi legate de eliminarea scutirii de impozit. Aceasta masura, chiar daca este justa din punct de vedere civic, vine intr-un moment economic nepotrivit. Cred ca intr-o zi aceasta masura va fi aplicata, pentru ca nici un stat democratic nu poate sustine durabil o industrie deja puternica, prin acorduri corporatiste. Insa daca vrem sa credem intr-un viitor mai bun in Romania, atat companiile cat si angajatii trebuie sa inteleaga ca trebuie sa plateasca impozite. A plati da drepturi.
Ceea ce este esential astazi este de a fi intr-o companie care dispune de un registru de comenzi ferme pe cel putin 2 ani, intr-o companie care dispune de un plan strategic de dezvoltare si de o adevarata coloana vertebrala europeana, care dispune de cele mai bune strategii de ameliorare a productivitatii si de o fantastica echipa internationala, inspirate de catre ce este mai bun din cultura voastra si din cultura noastra.
Va multumesc pentru prezenta numeroasa, pentru participarea zi de zi la reusita Pentalog.
Si acum : let’s Party !!!
Comme vous avez certainement lu antérieurement par Monica et moi même, le week end dernier PentaStock s’est réuni pour fêter les 10 ans de Pentalog en Roumanie et les 5 ans en Moldavie.
Iris, qui pourrait être l’équivalent roumain du groupe de rock Téléphone et Bere Gratis (”Bière Gratuite”) ont su créé une ambiance extraordinaire.
Que dire de litres de bière et de champagne qui ont été bu par les 260 pentalogiens en folie.
Les photographes professionnels et vidéastes nous livrons leurs images dans les jours qui viennent.
Pour l’instant, vous pouvez voir quelques photos sur notre compte Picassa.
L’Europe est une femme comme les autres. Elle semble pouvoir mourir d’une crise financière comme d’autre meurt d’une crise d’asthme. Qui parle de voir disparaître les USA ou le Japon ? Qui parle même de voir disparaître la France ou l’Allemagne ? Non, la seule victime désignée, c’est l’Europe et surtout l’Euro. Cela n’a pourtant absolument aucun sens. Au cœur de cette crise ans précédent, il cote à 1,23$ ces derniers jours, c’est-à-dire à 5% au dessus de son cours de lancement en 2002 ! Descendrait-il à 0,8, comme il l’a déjà fait il ya quelques années, que je n’en ressentirais aucun danger. Je suis un actif, un créateur, pas un rentier. Quant à Pentalog, majoritairement exposé à l’euro, sa compétitivité monte face à nos concurrents indiens.
Comment la désintégration de l’Euro, symbole ultime d’une union en construction, n’entraînerait-elle pas la désintégration de l’Europe ? Si nous en arrivons là, ce sera en raison de défauts de remboursement des dettes souveraines et corolairement du manque de solidarité financière. Nous pourrions ainsi nous trouver en 2015 dans une situation très proche de celle de 1918, avec des états endettés (soit de dettes de guerre, soit d’emprunts nationaux, tels que l’emprunt russe), qui perdent le respect des nations créancières. Il n’en faut pas beaucoup plus que cela pour titiller les nationalismes.
Loin de moi l’idée du scénario catastrophe. Il n’y aura pas de guerre entre la France et l’Allemagne à l’issue de cette crise là ! Mais nous pourrions nous réveiller aussi dépourvus de framework européen que dans la première moitié du 20è siècle. Personnellement, ça me fait froid dans le dos et cela se traduirait nécessairement par un désastre économique. Nos économies, les appareils de productions, les entreprises mais aussi les universités sont conçus pour ce framework européen.
Je n’y crois pas. Cette crise ne vaut pas que l’on casse l’Europe. La baisse de l’Euro, malheureusement pas coordonnée par les membres de l’Eurogroupe, n’en est pas moins une formidable opportunité pour les grands équilibres économiques. Elle nous amène une dévaluation compétitive à moindre coût, soutenant nos exports. La conséquence est peut-être aussi une certaine inflation… laquelle est une formidable machine à effacer la dette. Ce que les politiques européens n’ont pas su faire est aujourd’hui déclenché par les marchés. L’impuissance du politique fait peine à voir, particulièrement au moment où il promet de rénover le capitalisme financier.
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Nous avons une compagnie en Israël, à Tel-Aviv, c’est une certitude. Il se passe la même chose que partout ailleurs auparavant. Lina et Eli sont désormais des amis. Je ne serais pas surpris d’annoncer un ou deux clients sérieux avant l’automne. Nous avons en effet fait des rencontres très prometteuses dans quelques unes de pépites technologiques d’Israël et quelques besoins ont été identifiés. L’économie israélienne est beaucoup plus performante en ce moment que toutes les économies occidentales. Nous y arrivons donc à un moment clef, alors que l’Europe traverse la plus grande crise de confiance depuis la seconde guerre mondiale.
J’apprends beaucoup en Israël, au contact de mes nouveaux amis. J’apprends surtout que comme le dit Jean Gabin, « je sais que je ne sais rien ». Israël, c’est 100% de particularismes sociaux, économiques et culturels. Je ne laisserai plus personne prononcer des sentences définitives sur cette population, unie par une seule dynamique, plaçant l’innovation au cœur de tout, parlant autant de langues qu’il en existe et mue par un même goût du travail et de l’action.
J’ai discuté avec une arabe américano-israélienne et musulmane, Capital risker aux US , Eli et Lina. J’en ai tiré une conclusion pour moi : « Ecoute ! » La situation est d’une complexité que la télécommande de mon téléviseur ne me permet de la comprendre. Pas plus que les meilleurs rédacteurs des meilleurs journaux. Israël, ne se résume pas à une acariâtre nation religieuse. L’ensemble des médias européens, et maintenant américains, se polarisent sur les questions territoriales d’une part et religieuses d’autre part. Mais ce que ces gens défendent également, c’est un mode de vie, une démocratie, un droit à innover technologiquement et socialement, qui tout simplement n’existent pas ailleurs au moyen orient. L’israélien moyen ne fait pas plus que de défendre ce que l’européen de base n’imagine même pas pouvoir perdre (et pourtant…). Il me faudra aussi aller voir l’autre face de la question. J’irai.
Ce contexte crée une urgence de vivre qui fait plaisir à voir et crée des opportunités pour chacun. Avec nos amis Lina et Eli, nous allons contribuer à cette création d’opportunités et à en faire bénéficier tout le groupe Pentalog.
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Concours et récompenses diverses : Pentalog reconnue comme une société innovante
Ces 6 derniers mois, Pentalog a été très sollicité pour répondre et participer à de nombreux concours et classements, en France aussi bien qu’au-delà de nos frontières. C’est bien le signe d’une certaine reconnaissance de notre business model, de nos performances et de notre positionnement. A travers ces sollicitations, ce sont notre notoriété, notre marque et notre capacité d’innovation qui sont mises en valeur. Petit retour sur ces derniers mois passés à préparer des dossiers de candidature, répondre à des questionnaires stratégiques et technologiques :
- Prix de l’Entrepreneur de l’Année : en avril 2010, Frédéric Lasnier est nominé à titre personnel pour figurer au Top 100 – Prix de l’Entrepreneur de l’Année, organisé par le magazine L’Entreprise, Ernst & Young et les Echos. Le jury régional se réunira en juillet et Frédéric sera présent à la remise des prix nationaux en septembre prochain, à l’opéra Garnier.
- Prix de la Stratégie d’Entreprise : en mai 2010, Pentalog est finaliste de la 4ème édition du Prix de la Stratégie d’Entreprise sous le haut patronage du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Parmi 137 entreprises candidates Pentalog est qualifiée à la finale nationale pour la remise des prix. Merci aux étudiants de l’ESSEC qui nous accompagnent. Pentalog sera à Bercy le 09 juin pour la cérémonie de remise des prix.
- Deloitte Technology Fast 500 : en novembre 2009, Pentalog a été Lauréat du Deloitte Technology Fast 500 européen 2009. C’est la première fois que Pentalog intègre ce prestigieux classement en se classant parmi les 500 entreprises technologiques de la zone EMEA (zone Europe, Moyen Orient et Afrique) ayant la plus forte croissance de chiffre d’affaires sur les 5 derniers exercices, de 2004 à 2008. Pentalog a connu un taux de croissance de 391% pendant cette période. En 2008, Pentalog avait remporté le prix « Coup de Cœur » du Deloitte Technology Fast 50 de la région Grand Ouest. Nous allons reconcourir cette année au Fast 50 et Fast 500.
- Trophées de l’innovation : novembre 2009, 5ème édition des Trophées de l’innovation, organisé par le Syntec informatique et Orange Business Services. Pentalog s’est distingué parmi 40 dossiers et figurait parmi les 16 retenus pour la remise des trophées.
- Trophées Entreprises et Société de l’Information : en mai 2010, 10ème édition des Trophées Entreprises et Société de l’Information organisé par Le Monde Informatique et CIO, qui récompensent les meilleurs projets IT de l’année 2009. Pentalog a été sélectionné dans le palmarès et nominé dans une des catégories. Aymeric Libeau sera à la cérémonie de remise des prix le 20 mai.
- European Business Awards : avril 2010, Pentalog a été sollicité pour le premier de round de sélection pour représenter la France aux European Business Awards 2010, dont l’objectif est de promouvoir l’excellence, les bonnes pratiques et l’innovation au sein de la communauté d’affaires européenne. La sélection se fait parmi 7000 sociétés analysées, de la grosse multinationale à la PME de croissance.
Nous communiquerons évidemment sur les résultats dès qu’ils seront connus. Pour finir, n’oublions pas que Pentalog est membre de Croissance Plus depuis 3 ans et de l’IE Club depuis 2010. Frédéric Lasnier a aussi accompagné François Fillon au Vietnam en novembre dernier, avec une importante délégation de patrons français.
Bref, Pentalog a mis l’innovation technologique, financière et sociale au cœur de ses pratiques et aujourd’hui, cette stratégie payante est reconnue par les hautes sphères du business ; ça fait plaisir
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Mondialisation et planétarisation : face à face impromptu avec Albert Jacquard
Bien sûr ce n’était pas prévu et ce n’était pas un rendez-vous de longue date… mais quand je l’ai vu hier matin au check in du vol Paris Bucarest, je n’ai pas résisté et je lui ai proposé de prendre le café (mais il n’a bu que de l’eau). Et puis nous ne nous sommes plus quittés pendant 6 heures. Je n’ai d’abord tout simplement pas pu lui cacher l’admiration, tout mondialiste que j’étais devenu, pour l’homme qu’il est. A 20 ans, j’arrêtais tout ce que je faisais pour écouter cette voix si particulière… et qui n’a parlé que pour moi pendant ce très long moment privilégié.
Je n’ai d’abord pas su comment lui parler, j’aurai voulu qu’il me juge après 3 phrases et un coup d’œil, mais bien sûr cet homme là est bien plus intelligent que cela. Alors, sans doute maladroitement, j’ai entrepris de lui dire ce que je fais pour qu’un dialogue s’engage. Ce n’était pas difficile, nous avons même trouvé plusieurs points, non pas d’accord, mais de convergence d’analyses.
Je lui ai dit que par passion pour le développement, par choix de mode de vie et par intérêt financier, j’étais un mondialiseur. J’aime la niac des populations qui s’élèvent. Je lui ai dit ce que je peux rarement dire, à savoir que je ne vois pas de raison valable, autre que le consentement commercial d’un client, pour qu’un français soit moins cher qu’un suédois et plus qu’un roumain et un vietnamien. Je lui ai aussi dit que j’étais un passionné de la compétition mais quelqu’un de sensible au destin de l’humanité.
Peut-être parce que je ne cherchais absolument pas la polémique, il m’a répondu « planétarisation ». Nous avons très vite été d’accord. J’ai toujours su, à l’école, quoi qu’en disaient mes professeurs, libéraux ou marxistes, que Malthus avait forcément raison, que notre univers terrestre était nécessairement fini et que tout n’était qu’une question de temps. Marxistes et libéraux, dans une incestueuse relation politique, ne faisaient que se débattre, comme ils pouvaient, avec le « croissez et multipliez ». La planète est une entité naturelle et tangible, pour qui a de grandes mains. Le monde, lui est un concept que l’on peut décliner à loisir : le monde de l’enseignement, de la finance, de l’écologie… La mondialisation ne serait ainsi qu’une maximisation des relations commerciales, de la politique et de la communication au sein d’un espace mental ne portant en lui-même aucune richesse naturelle et vivrière. Automatiquement, la mondialisation ne devient ainsi que pure spéculation sur ce dont le vivant a besoin pour accomplir sa destinée. Il n’y a pas de match avec Albert Jacquard, j’ai pourtant à cet instant la nette sensation qu’il vient de pousser la balle dans mes filets.
« – Pourtant Monsieur Jacquard, vous reconnaîtrez facilement que partout où les conditions du développement se sont réunies, souvent grâce à la mondialisation, la guerre, la violence, mais aussi l’hyper-natalité ont reculé.
- Oui, c’est exact, que ce soit en Iran, en Turquie ou maintenant au Maroc et dans bien d’autres endroits.
- La mondialisation pourrait ainsi venir au secours de la planétarisation, en contribuant tant à une répartition améliorée des ressources qu’à une maîtrise plus grande de la natalité.
- Je n’y avais jamais songé en ces termes et ce n’est pas faux. » A ce moment, je confesse avoir refreiné un sourire.
Il m’a sidéré pour tout le reste, par son ouverture d’esprit. Il n’y a aucun dogmatisme dans cet homme. Nous avons parlé du système des retraites par répartition, qui repose lui aussi sur une exponentielle, lesquelles sont vouées, comme chacun le sait, à se casser la figure. « Cela ressemble au système de Bernard Madoff, Monsieur Jacquard, n’est ce pas ? ». « Assurément, mais on ne peut pas le dire comme ça car la sociale démocratie a ses dogmes, quasi religieux, qu’on ne peut pas remettre en cause, c’est ainsi ». Pour la surprise qu’il m’inflige, et parce qu’il n’y a pas de match avec Albert Jacquard, je lui attribue encore un point en cachette.
J’essaierai de revenir un jour sur ce qu’il m’a dit du partage des richesses, finalement très proche de ce que mes amis m’ont toujours entendu dire. Je n’ai jamais aimé la rente, les loyers, les droits patrimoniaux et l’héritage. Je ne suis pas bien sûr, car cet entretien était finalement bien trop court, mais je crois que lui non plus.
Encore merci au hasard…
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Ce mot n’arrête pas de me revenir à l’esprit ces jours-ci, au bureau, pendant mon footing, en voiture et j’ai fini par me demander pourquoi. Etait-ce uniquement la proposition de loi sur la parité homme femme dans les conseils d’administration ? La répétition dans les médias de ce concept a bel et bien joué le rôle de pitch sur le matraquage lancinant de ce mot dans mon esprit ces dernières semaines… et j’ai fini par trouver pourquoi.
En effet, sans l’utiliser moi-même, cela fait plusieurs années que ce concept de parité, nommé ainsi ou non, est au centre de mes propositions et décisions les plus importantes. Peut-être que c’est en fait l’un de mes objectifs, non pas secret, mais que je n’explique pas plus à mon entourage professionnel et mes associés qu’à moi-même. Un peu comme quelque chose que l’on sait devoir faire mais sans savoir expliquer pourquoi.
Je confesse que je recherche pour Pentalog des niveaux de performance que nos concurrents n’atteignent pas : tant en croissance qu’en rentabilité. Cela fait maintenant 6 ans que Pentalog surperforme son marché de 6 à 20 fois en termes de croissance organique et de 3 à 4 fois en termes de rentabilité (depuis 3 ans seulement pour ce dernier paramètre). Pendant longtemps, je n’ai pas fait accompagner cette recherche d’une gestion de risques particulière (c’est fait maintenant), mais j’ai toujours tenu à une gestion d’équilibres multiples que nous pourrions appeler des parités :
- parité entre actionnaires salariés et non salariés, parce que je crois qu’il est indispensable d’associer ses collaborateurs pour que la performance soit durable en même temps qu’il est utile d’avoir des associés ayant des attentes exclusivement financières.
- Parité entre villes de province (nous amenant de la stabilité) et capitales, qui nous amènent opportunités commerciales et compétences plus rares
- Parité entre zone € et zone $ pour pallier les risques monétaires. Je me suis beaucoup exprimé la dessus dans le passé et je vais y revenir bientôt.
A cette liste s’ajoute maintenant de nouvelles exigences. Je souhaite en effet faire fonctionner les différentes instances de l’entreprise dans un minimum de multiculturalisme. Nous y travaillons :
- 10% du capital est désormais roumain, allemand et moldave (100% de ces 10% appartenant à des collaborateurs). Je souhaite augmenter ce chiffre à l’avenir. C’est inévitable si nous voulons respecter les principes fondateurs de Pentalog en continuant d’associer nos salariés méritant. C’est désormais entre 1 et 2M€ qui ont changé de nationalité. C’est très insuffisant, mais l’AG n’est plus franco-française et j’en suis très fier.
- Notre Comité Directeur est insuffisamment roumain. Les roumains sont pourtant la première nationalité du groupe mais seule Monica Jiman les représente dans le comité le plus opérationnel du groupe. Elle sera désormais rejointe au sein du Comité de Présidence du groupe par Raluca Otelea, la patronne de PeopleCentric. Cette autre réunion, qui rassemble les Présidents et Vice-Présidents, élabore la stratégie de l’entreprise et la transforme en tactiques. C’est aussi ici qu’est établi et piloté la liste des risques corporate qui pèsent sur le Groupe. Les roumain(es) représentent donc 33% de ce comité. C’est mieux ! Il n’y a en revanche aucun roumain au Conseil d’Administration. C’est un point que nous devrons améliorer.
Je crois que le principe de gestion de parités multiples est finalement essentiel, pour la conduite de toute société, qu’il s’agisse d’une compagnie ou d’un état. C’est ainsi que les meilleures d’entre elles se prémunissent de la survenance des risques majeurs, par l’expression de sensibilité diverses, ou mobilisent des forces qui sinon resteraient inexploitées. Dans ce dernier cas, la parité devient un effet de levier pour la société.
Mais surtout, après le débat sur la parité H/F dans les conseils d’administration, que je pense déjà dépassé, j’ai compris qu’en règle quasi générale, ce principe est indispensable à l’accomplissement d’une performance durable de l’organisation sociale.
J’ajouterai deux mots sur la parité H/F à Pentalog. Notre Comité Directeur est à 60% féminin, notre CA à 33 et le Comité de Présidence à 50% exactement. Nous ne sommes donc pas en retard sur le calendrier légal.
Et si les français faisaient de l’argent et créaient des emplois en pilotant la mondialisation (mes réflexions suite au Spring Campus de Croissance+)
Cela fait des années que mon entreprise remplit un rôle de pilote de la mondialisation pour de très nombreuses entreprises IT, ou pour des départements IT d’entreprises utilisatrices, jusqu’à devenir l’un des premiers acteurs d’Europe d’une discipline que l’on appelle le plus souvent « offshore et nearshore » . Cette aventure que mes associés et moi-même vivons depuis 10 ans nous a conduits à investir dans 4 villes roumaines, la capitale de la République de Moldavie et celle du Vietnam, pour un total de presque 500 personnes… dont environ 350 ingénieurs. 50% d’entre eux prennent part à la R&D logicielle de nos clients et nous avons déjà une start up roumaine, issue de Pentalog, en incubation.
Tout ça pour vous dire que je ne suis pas de ceux qui croient naïvement, avec une condescendance qui pourrait même être teintée d’un petit soupçon de racisme, que les asiatiques ne sont que des copieurs et que les européens de l’est se complaisent dans la sous-traitance. La vérité est qu’ils ont souvent plus d’ambition que tous les autres, que leurs systèmes de formations évoluent et s’ouvrent très vite à l’international. Les acteurs de référence du logiciel d’analyse graphique, dans les salles de marché, sont aujourd’hui russes, ukrainiens et chinois.
Je crois aussi et j’ai beaucoup écrit là-dessus, que toutes les industries passent par une phase d’industrialisation, laquelle bien entendu, a pour vocation de maintenir les marges, de faire monter la qualité… en même temps que les prix baissent. L’industrie IT a aujourd’hui plus de 50 ans, il est normal et inévitable qu’elle en passe par là et que les développements logiciels arrivent massivement à Bengalore, Bucarest, Hanoi ou Manille.
Ces pays sont-ils sans faiblesse ? Souvent plus libéraux en qui concerne le cadre du travail et la fiscalité, disposant de populations effectivement plus ambitieuses, ils souffrent aussi de nombreux péchés de jeunesse. La productivité est souvent un concept à construire, les soft skills sont très souvent déficientes (gestion d’équipe, connaissances métier, business attitude…). Par ailleurs, les efforts de productivité sont souvent battus en brèche par les attentes salariales que peuvent avoir des pays dont la croissance est comprise entre 5 et 10% l’an. Ces difficultés représentent un fantastique réservoir de jobs et de valeur pour ceux qui voudront bien s’en occuper.
Les acteurs de la formation y trouveront en effet un fantastique appel d’air, mais aussi les spécialistes de la conduite de projet, de l’interface commerciale, ou même de gestion de l’activité. Je crois même que ces nouveaux pays de la scène R&D devront aller tellement vite qu’ils seront particulièrement ouverts à ceux qui voudront bien leur proposer les bonnes prestas… et même les bon produits logiciels.
Pour ma part, mon choix est fait. Notre effectif ouest européen progresse désormais et nous avons effectivement plusieurs concepts logiciels à l’étude pour « mieux exploiter » et mettre en scène une mondialisation obligatoirement collaborative.
Mais les pouvoirs publics sont-ils capables d’entendre un tel discours ? N’y a-t-il pas là de beaux sujets pour nos élèves de Sciences PO ? Pourquoi ne pas mettre en œuvre les formations ad hoc, pourquoi ne pas parler différemment du développement des pays émergents et de concevoir des IT et BPO parcs qui démarrent en nearshore à Orléans et contrôlent des centres de production offshore à Rabat, à Timisoara, à Sofia et à Mumbai ? Les clients seraient dans ce cas aussi bien à Londres, qu’à New York ou à Paris mais les rôles de pilotes et les dividendes économiques reviendraient ainsi à des entreprises françaises.
Est-ce si stupide pour un ex-état colonial, qui sut dans le passé orchestrer une grande part du commerce mondial lorsqu’il s’agissait de matières premières et non de services ? Est-ce si stupide pour un ex-état, champion de l’aide au développement, de participer à l’orchestration de la mondialisation des services, avec des holdings ad hoc et des services commerciaux partout dans le monde ? Ce travail est déjà en marche dans des sociétés comme Accenture, Cap Gemnini ou Infosys. Mais nous pourrions aller résolument plus loin si nous lancions les formations adaptées, intégrant un travail de terrain des missions économiques et du corps diplomatique de la France à l’étranger, pour que ces projets arrivent plus nombreux dans les mains d’entreprises françaises. Qui sait même si que la construction de ces grands centres de services mondiaux ne serait pas intéressante pour des acteurs tels que Bouygues et autres Vinci. Mais il faudrait alors renoncer aux discours démagos, indispensable préambule pour pouvoir être compris tant par les clients que par les pays fournisseurs.
Spring Campus Croissance+… je crois que je ne suis plus un chef d’entreprise français
Le WE dernier, Virginie et moi avons pris le chemin d’Avoriaz pour rejoindre nos amis de Croissance+. Comme à l’habitude, Frédéric et son équipe avaient magnifiquement fait les choses. Le thème de cette année « Vers le plein emploi » me paraissait un peu ésotérique, car au fond, je n’y crois pas. Il y a longtemps selon moi que la France a fait le choix d’une société du chômage. Je pense en effet que les sociétés très protectrices, finissent par accumuler des niveaux de coûts du travail qui chassent l’emploi de base hors de leurs frontières, que c’est difficilement évitable. Bien entendu, personne ne l’a jamais présenté comme ça, mais il faut un sacré degré d’innovation dans les productions pour se permettre des coûts intégrant le meilleur système de santé du monde, le meilleur système de retraite, un des temps de travail le plus court. Quand vous vendez des satellites ou des avions de combats (encore faut-il les vendre), ça passe. Pour la production automobile et les teeshirts, c’est une toute autre affaire.
Qu’ai-je appris, donc ? J’ai tout d’abord réalisé à quel point les chefs d’entreprise français sont des experts du système administratif et à quel point je suis personnellement dépassé en la matière. Je me suis même demandé si une telle connaissance était saine ? Ne serait-ce pas mieux s’ils pouvaient se concentrer pleinement sur leur business model et le développement de leur entreprise ?
Ensuite, et c’est très représentatif de l’avantage concurrentiel de Pentalog, je me suis rendu compte de toutes les difficultés qu’ils ressentent, que ce soit sur le temps légal de travail, la motivation des équipes, le montant des charges ou de la fiscalité. Ils sont trop nombreux à rémunérer des officines et autre avocats fiscalistes, pour optimiser ceci ou cela, bref à dépenser du temps, des ressources, de l’argent, hors du développement de leur entreprise et de la création de richesse. Ces « optimiseurs du système » ne sont que les parasites du parasitisme. Ce que tous ont demandé, c’est de la clarté, de la simplification. Moins d’aide, de subventions et plus de liberté, par pitié ! J’ai ainsi appris, le croirez-vous, que le montant des aides aux entreprises en France était supérieur à celui de l’impôt sur les sociétés ? Comment peut-on en être arrivé à un tel degré d’absurdité ?
Je dois reconnaître que j’étais arrivé à Avoriaz avec, en toile de fond, l’idée de finalement localiser Pentalog Labbs en France… mais les débats du WE dernier m’ont un peu refroidi.
Par ailleurs, à vivre beaucoup dans les économies en développement, j’avais perdu de vue les questions économiques à la mode en Europe et aux US. Nicolas Bouzou, Jean-Marc Daniel (truculent !) , Michelle ?, dans des débats animés par l’extraordinaire Nicolas Dauze de BFM et Frédéric Bedin, notre Président, nous ont remis en perspective ce que pouvait signifier le mot innovation dans des sociétés qui déplacent progressivement le curseur de « l’avoir » vers « l’être ». A coup d’exemples (du vélib à la gestion des services à la personne, nous avons pu comprendre qu’au-delà du vélo lui-même, l’innovation et l’exploitation économique était plus dans le concept de liberté que de bicyclette. Le vélo que j’achète à Décathlon ne crée aucun emploi, ne génère aucune économie et n’est finalement pas là où j’en ai besoin quand j’en ai besoin. Même le MIT étudie le truc. Il en va de même pour le service de ménage, la garde des enfants ou l’entretien du jardin. Je ne peux pas m’occuper de chaque service, en revanche, il peut exister des gestionnaires et des outils, qui eux généreront l’innovation, manageront les équipes et leurs compétences et m’assureront du meilleur niveau de service, au meilleur prix.
Cela n’a finalement rien à voir avec le développement durable, rien à voir avec le Grenelle, mais il est indubitable que la crise économique des économies matures est aussi une crise de « l’avoir » au profit de l’être. C’est ce qu’ont bien compris nos amis et clients de Nekoe à Orléans… mais aussi nos camarades de People Centric, qui eux on déjà vendu des solutions de gestion du temps de la compétence et avance à grande vitesse dans ce secteur. Le pire, c’est que cela fait 10 ans que je travaille là-dedans dans la recherche d’optimisation des ressources et des compétences du groupe Pentalog et que j’étais passé à coté des besoins de ces nouveaux secteurs… qui sont finalement très proches de nous en terme de problématiques de gestion. Il faut que nous accélérions encore dans cette voie car les innovations du groupe pourraient bien les intéresser !
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