J’ai pris la décision d’accompagner mes amis de Peoplecentric en Tunisie dans le courant du mois de mai (autour du 20) afin de me faire une idée de la situation sur place. Mes compagnons de voyage auront eux pour but de rencontrer des étudiants et des professionnels intéressés par des postes d’ingénieurs en France. Quelques mois après la révolution tunisienne, je souhaite sentir sur place les qualités de l’offre IT tunisienne et pourquoi pas de rencontrer des partenaires potentiels, intéressés par la force de frappe de Pentalog en Europe.
Sur le versant Est de l’Europe et particulièrement dans la francophile Roumanie (18% de la population, soit près de 4M de personnes), on voit débarquer depuis quelques mois des entreprises clientes qui souhaitent créer un back up de leurs équipes nord africaines et parfois même les remplacer. A Varsovie, la semaine dernière, l’un des tous plus gros acteurs nord africain du BPO disait à Monica qu’il devait monter d’urgence un BOT (Build operate Transfer) en Europe de l’Est, d’une cinquantaine de personnes, pour l’un de ses plus gros clients.
Deux semaines plus tôt, au Spring Campus de Croissance+ à Avoriaz, la patronne d’un call center implanté en Tunisie me disait qu’elle considère le processus électoral tunisien comme un risque majeur, tant avant qu’après les élections et qu’elle migrait déjà des équipes vers d’autres destinations francophones en Afrique du Nord et dans l’Océan Indien. « Premièrement je considère que cela fait partie de ma gestion de risques. Deuxièmement, mes clients me le demandent » m’a-t-elle dit.
A Pentalog, nous avons identifié entre 2 et 3 nouveaux clients qui sont arrivés chez nous récemment plutôt qu’au Maroc ou en Tunisie au premier trimestre. Nous en avons aussi perdu un qui a fait le pari d’une baisse radicale de prix de l’autre côté de la Méditerranée suite aux évènements récents.
Bref, que ce soit pour la recherche de nouveaux partenaires ou pour mieux comprendre nos compétiteurs, il est temps pour moi de faire ce voyage.
























