Nous venons en effet d’enregistrer une première défection complète d’un de nos clients de longue date. Nous en avons longuement parlé. Très satisfait de nos services, il manque toutefois de volume sur son équipe française et a stratégiquement préféré protéger cette dernière. C’est dur mais compréhensible. Et puis après tout, c’est aussi la gestion de ce type de risque et de situation que nous vendons à nos clients
Heureusement ce n’est pas un gros dossier, entre 3 et 4 personnes à l’année.
Du côté allemand, c’est un peu différent. L’ajustement est continu depuis le début de la crise. Certains de nos clients ont gelé le développement de nos plans communs, tandis que d’autres cherchent à réduire leurs engagements en cours. Nous avons appris la sortie de 4 collaborateurs sur ces dossiers en mai.
Au total, depuis le début de l’année 2009, c’est 17 pentaloguiens qui ont perdu leur mission.
Heureusement que nous avons toujours des dossiers en montée. Ils continuent de faire plus que compenser les sorties. Depuis le début 2009, pour que la base de comparaison soit la même, nous avons mis en œuvre 55 missions nouvelles pour nos collaborateurs.
Mais comme je l’ai déjà dit, c’est au deuxième semestre que nous saurons vraiment ce que fait la crise à notre secteur. En attendant, il nous faut inlassablement chercher à satisfaire les attentes de nos clients. C’est la meilleure arme anti-crise, quoi qu’il en soit.

























Commentaires sur cette entrée :
Je me suis trompé dans le nombre de nouvelles missions depuis début 2009. Nous en avons démarré 55. Je corrige l’article.
Coté allemand je suis assez bien placé pour en parler puisque j’ai 3 dossiers dans l’agence de Iasi.
Une explication très simple sur ces effets c’est que d’une part Francais et Allemand n’ont pas du tout la même approche business et que d’autre part nos collaborations germanique sont dans l’ensemble bcp plus jeunes que celles que l’on entretient la France. Avec certains de nos clients de l’hexagone notre collaboration est très stratégique et donc très solide car historique, nous essayons de bâtir le même type de relation avec l’Allemagne malheureusement la crise est venu enrayer la belle machine. J’espère cependant très vite rehisser les voiles !
salut Gregutzu,
Je pense que ton analyse est tout à fait pertinente. Il y a toutefois un ralentissement près de deux fois supérieur en Allemagne qu’en France. je pense que ça joue aussi.
Je crois résolument à leur rebond, même si je pense que cela sera particulièrement difficile dans le contexte de spécialisation industrielle automobile extrême de l’Allemagne.
La crise va probablement confirmer des changements de comportement extrêmement forts des pays développés à l’égard de l’automobile.
D’un autre côté, l’Allemagne ressortira avec le meilleur ratio dette publique/PIB de l’ensemble des pays de l’OCDE.
Cet avantage sera déterminant dans le monde d’après la crise. Il sera en effet extrêment difficile d’attirer des investissements importants dans les pays les plus endettés. Les entreprises ne seront pas dupes et savent bien que les agents économiques devront rembourser. Alors vive l’Allemagne !
Je pense quoi qu’il en soit que notre choix de pays target (France/Allemagne) est l’un des meilleurs possible pour les 5 prochaines années.
Effectivement les grands groupes industriels sont gravement touchés, mais si on regarde du côté des PME, la situation ne semble pas si dramatique… Un petit peu de lecture à ce sujet :
http://business-leader.ch/actualites/informatique/3771-les-patrons-de-pme-informatiques-allemandes-sont-confiants (article pas très récent mais intéressant quand même);
http://www.cidal.diplo.de/Vertretung/cidal/fr/__PR/actualites/nq/2009__05/2009__05__13__PME__pm,archiveCtx=2069408.html
Encourageant, non ?
Probablement que les PME allemandes sont plus investies sur les secteurs innovants que les grands groupes… un peu comme partout du reste.
Elles sont probablement les meilleures PME du monde et ce sont toujours elles qui ont tiré l’Allemagne en avant.
Ce qui va être plus douloureux, c’est l’invitable modification des comportements de circulation et les conséquences pour l’Industrie. Mais comme se sera long, ils vont avoir le temps de s’adapter.