Notre passage en Pologne, la semaine dernière nous a permis de faire le point sur a pratique Nearshore d’autres pays, en particulier le Royaume Uni et surtout l’Allemagne. Force est de constater que ce dernier pays, qui a inventé le nearshore se rapproche majoritairement de la méthodologie prônée par Pentalog. Alors que le niveau des coûts salariaux est inférieur de 13,5% par rapport à la France (pour un niveau de salaire brut pourtant supérieur de 15% – mais les charges patronales sont plus de deux fois plus fortes en France, pays qui alloue par ailleurs 7 jours de congés supplémentaires par an). Pourtant, malgré cet écarts favorable des coûts salariaux, les entreprises allemandes sont friandes des prestations tchèques, slovaques ou polonaises, plus chères et dépassant allègrement les 200€/jour de moyenne, voir 230.
L’écart de coût salarial entre un salarié allemand et un polonais de niveau équivalent n’est de guère plus de 33%. Ce que les allemands apprécient particulièrement avec ces peuples limitrophes, c’est la grande qualité de leur formation, leur germanophonie et… le temps qu’ils leur font passer en Allemagne, sans restriction de durée et sans visa. Ainsi, ces entreprises considèrent comme moi que les équipes distantes doivent être dotées du maximum de compétences et que la gestion de projet doit absolument être autochtone pour un maximum d’efficacité. C’est le paradigme précisément mise en œuvre par Pentalog, afin d’éviter l’intervention de chefs de projet peu habitués à l’international et que les SSII habituelles des clients essayent de nous fourguer. Certes, notre structure de direction de projet, en France, en Allemagne et en Israel nous permet un contact étroit et permanent auprès de nos clients mais il est vrai que ne pas avoir besoin de visas pour nos collaborateurs roumains fait pas mal la différence avec leurs collègues moldaves et vietnamiens ou nos concurrents du Maghreb. Les allemands n’hésitent pas à faire passer jusqu’à 183 jours par an en Allemagne aux salariés de leurs partenaires polonais ou tchèques (ce chiffre représentant une limite fiscale bien connue). Nous aussi pratiquons ce système, avec un seul client, allemand d’ailleurs, qui reçoit dans ces locaux environ 15 personnes en continu sur un total de 30. Les ressortissants des pays hors EU sont en général limités par les systèmes des visas et des permis de travail (j’y reviendrai dans quelques temps).
Ce voyage, quelle que soit l’arbitrage que nous rendront entre Cluj, Timisoara et Wroclaw pour l’ouverture d’une nouvelle unité de production, a renforcé ma conviction que nos équipes, du moins pour nos sites implantés dans des pays membres de l’UE, doivent rencontrer leur clients de plus en plus régulièrement, afin de développer leur connaissance des activités et partager avec lui les enjeux économiques et sa stratégie.
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