En 2006, la moyenne d’âge à Pentalog tournait autour de 25 ans. Elle s’élève maintenant à 28. Alors confronté à un turn over élevé, nous avons dû imaginer une politique de rétention intégrant un système de rémunération basé sur la reconnaissance des efforts de nos collaborateurs. Le problème c’est que la notion même d’effort n’est pas la même pour tous et plus encore que le reconnaissance de ce qui est un effort ou non varie avec l’âge. Moi-même, qui ne suis, et tout le monde le sait
, pas particulièrement matinal, j’étais bien placé pour savoir qu’il peut être difficile d’être ponctuel à l’appel du matin quand on a 25 ans. Pourtant, le briefing, les scrum meeting nécessitent de disposer de toute son équipe. Nous avons décidé, considérant la jeunesse de notre population que nous devions en faire un critère de prime encourageant les efforts de réveil. Je peux vous dire que les plus matinaux des managers pentaloguiens n’ont pas été faciles à convaincre
Objectiviser la reconnaissance
De même, nous avons toujours privilégié le recrutement de têtes bien faites, créatives, capables de faire des propositions à leurs clients, en plus de… respecter des process de production, faire le reporting qui nous permette de facturer, de documenter leur travail et bien d’autres choses encore, vécues comme des contraintes par des développeurs talentueux. Si personne à Pentalog ne conteste l’efficacité du système qualité ISO 9001, c’est parce qu’il est intimement lié à un système de rémunération qui intègre la régularité et le suivi des process.
La qualité finale du produit livré et le respect des délais font également parti du panel des gratifications financières.
Quoi qu’il en soit le système de prime nous est apparu comme l’objectivisation la plus patente de la reconnaissance du collab. Au total, ce ne sont pas moins de 40 critères qui sont quotidiennement pris en compte par nos CP pour élaborer la prime individuelle mensuelle de chacun des membres de leurs équipes. Nous sommes attachés à ce type d’innovation managériales qui font la différence avec les autres entreprises. En effet, même si le cout de management d’un tel système n’est pas neutre quand on compte déjà 650 collabs, il nous confère un plus déterminant dans l’attraction et la rétention de nos ressources humaines d’une part et fait de Pentalog l’une des meilleures entreprises offshore nearshore du monde avec des taux de satisfaction et de recommandation records à l’est comme à l’ouest. Notre dernière enquête de satisfaction interne ne montre pas autre chose. La tendance est là même, celle d’une recherche permanente de systèmes harmonieux d’amélioration continue de nos performances. Les listes d’attente que nous avons dans presque toutes le villes en sont la preuve.
De la reconnaissance à l’appartenance
L’autre élément essentiel que nous défendons, en accord avec les recherches sociologiques sur les Y, c’est l’appartenance. Ce peut être par la recherche de valeurs communes, par l’adhésion à des programmes d’innovation ou les très grandes fêtes, mais le plus essentiel, selon nous, c’est d’abord de soutenir le groupe élémentaire dans une société IT qu’est l’équipe projet. Et pour cela encore, Pentalog a une arme secrète, le Team Beering ! Nous avons donc un petit budget, modéré, car nous ne voulons pas pousser à la consommation
, pour envoyer les équipes projets boire un verre ensemble de temps à autre, dans un planning qui leur appartient.
Enfin, au niveau au-dessus, celui de l’agence, du delivery center, l’unité de lieu commune à une bonne centaine de personne, nous accordons un petit budget pour des sorties communes, qui vont de la location de terrains de foot au karting en passant par la fête de Noël ou la semaine de vacances collective chère à notre équipe Vietnamienne. J’ai d’ailleurs ouï dire que ces derniers étaient sur le point de partir en Thaïlande. Je profite de ce petit billet psycho-socio pour leur souhaiter un bon voyage et un bon séjour à tous ! Comme quoi les attentes ne sont pas les mêmes sous toutes nos longitudes
Dernier point, les réseaux sociaux en ligne. Que ce soit Pentalog ou Peoplecentric, les deux entreprises affichent leurs valeurs, leur bonne ou leur mauvaise humeur dans une totale transparence. Les Pentaloguiens partagent beaucoup en ligne. Le printemps arabe a montré à tous l’importance politique ou plus exactement cognitive des réseaux sociaux. Mais nous, les pentaloguiens, nous l’avions déjà expérimenté en Moldavie, qui fut la première de toutes les révolutions Twitter. Nous sommes donc naturellement présents car ces réseaux incarnent un monde dans lequel l’individu expérimente à grande vitesse de nouvelles appartenances et de nouveaux modes d’expression en harmonie avec le reste de sa génération… Y bien sûr.
























