En plein sommet de l’Otan à Bucarest (j’en ai ras le bol du balais des hélicos et la circulation bloquée), pendant lequel sera examiné l’avenir atlantique de l’Ukraine (voir les voyages de Pentalog en Ukraine) et de la Géorgie (voir le voyage à Tbilissi), je me demande combien peut peser l’adhésion d’un état à l’alliance au moment du choix d’une destination offshore.
Je pense que cela dépend du sujet. Mais il est certain que pour ce qui concerne l’aéronautique ou la défense, ça peut compter. Depuis plusieurs mois, des rumeurs font flores sur la toile sur une possible alliance militaire, à l’« Est du Monde », entre la Russie, l’Inde et la Chine. Mais certains les démentent. Quoi qu’il en soit, il est clair que depuis un moment les positions de la Russie et de la Chine sont parfaitement alignées, avec en toile de fond, l’approvisionnement en pétrole de la première économie de croissance du monde… lequel provient majoritairement d’Iran, lui-même grand acheteur de matériel et de technologies militaires russes.
La position de l’Inde est un peu différente mais surtout moins claire, son contentieux avec le Pakistan, allié traditionnel de Washington, la rend absolument inclassable à l’heure actuelle…
Quoi qu’il en soit, ce critère ne concerne que les projets aéronautiques et de défense, l’IT ne me paraît pas concerné.






















Commentaires sur cette entrée :
Salut Fred,
Avec le résultat du sommet, on peut dire que la question ne se pose plus en
ces termes.
Voici le lien vers un article assez juste sur le pourquoi de la décision des
Européens de disqualifier l’Ukraine et la Géorgie:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38197
Une analyse de l’IRIS sur le nouveau gouvernement du Pakistan:
http://www.iris-france.org/Tribunes-2008-03-31a.php3
Salut Seb,
Effectivement, il y avait peu de chance que le sommet aille dans ce sens. D’autant plus qu’il est indispensable, à l’égard de ces deux pays, de les voir valider, démocratiquement, et de manière répété, leur goût pour l’Europe et les valeurs de l’alliance.
Je crois que l’issue de ces deux questions était entendue. Mais c’est un commencement, une orientation.
Par ailleurs, l’OTAN doit aujourdhui intégrer l’énorme déficit en dépense de défense en Europe (particulièrement à l’Est). L’effort de la Russie est lui bien en marche. L’essentiel des enjeux de l’OTAN concernent l’europe (conflit au Caucase, Serbie-Kosovo, même l’Afganistan est plus une question pour l’Europe que pour les US). Tant que nous ne sommes pas capable de faire une Europe de la Défense, on a beau dire, mais nous n’avons que l’OTAN).