Cette annonce est très typique de la boîte qui n’a rien compris au marché du travail roumain. La Roumanie n’est déjà plus une plateforme offshore classique. Recruter 2000 ingénieurs à Iasi est tout simplement impossible. Cette annonce est de plus incompatible avec la capacité universitaire et démographique totale. Ils vont se jeter la tête la première dans un gouffre immobilier. Ils doivent se croire en Inde !
Recruter 2000 personnes en Roumanie est possible pour Cap, sans problème, mais sur 5 à 10 plateformes régionales. Ce schéma serait beaucoup plus en accord avec l’esprit roumain, largement épris d’individualisme et qui aime bien être chouchouté. La plupart de ces très grandes implantations sont à proie à un invraisemblable turn over et sont affublés de toutes sortes de crises morales dans un contexte de productivité en général très moyen. Cap Gemini ne tire pas les enseignements des plans roumains d’Oracle (qui n’aura atteint les 1500 personnes – la plupart en support après 5 ans quand même… à Bucarest), pas plus que de ceux de Siemens ou Continental, qui ayant investi en province, ont choisi de partir sur plusieurs unités (Brasov, Sibiu, Iasi et Timisoara)… C’est mal vu à mon avis. Cap devra revoir sa stratégie… Ils ont le temps de se rattraper.
Pour nous, pas de soucis, nous sommes habitués à cohabiter avec Siemens à Brasov (500 personnes)… et c’est nous qui sommes en croissance depuis un moment dans cette ville
.
Et puis ce qui est réjouissant, c’est que Iasi va devenir célèbre en France aussi.
De notre côté, nous sommes 140 en Roumanie/Moldavie (et 25 en France), mais sur 4 sites. C’est pas vraiment comparable en terme de management !
























