2 salons en deux semaines : Embedded Worlds à Munich et Cebit à Hanovre

Outre la cohorte d’annonces qui se font chaque année au Cebit, je l’ai trouvé plus « consumer show » que jamais. Je ne sais plus si, personnellement, j’y retournerai.

J’ai fait 3 rencontres intéressantes au Cebit les deux dernières années : un client éditeur de soft, qui doucement va vers le demi-million d’euros de commande chez nous (qui justifie donc sans problème nos 3 années de participation), Mircea (le désormais patron de notre filiale allemande et mon ami Dimitri – souvent compagnon de nos aventures en Ukraine. Ces 3 là valaient vraiment le détour. Mais là vraiment, cette année, c’était pas terrible.

L’absence d’un « vrai » hall outsourcing a vraiment déconcerté tout le monde et j’ai, professionnellement la sale impression d’avoir perdu mon temps… coincés que nous étions, entre MS et SAP.

A Embedded, c’était très différent. Nous n’étions que visiteurs, mais j’ai vraiment pu apprécier la structuration des offres. Il y a pas à dire, ce monde là est plus pro ! Je suis sorti de ce salon plus intelligent que j’y étais entré. Au fond, c’est ce que j’attends de ce genre d’endroit : nous aider à nous situer.

J’y ai d’ailleurs appris beaucoup sur l’offre de R&D des géants indiens, laquelle atteint aujourd’hui plusieurs milliers de développeurs chez les plus grands. On m’a glissé le chiffre de 3500 personnes chez Satyam.
C’est quand on cherche des ressources spécialisées dans l’aéronautique que le tableau s’assombrit. Chez le même on passerait de 3500 à 200 environ avec guère plus de quelques dizaines de personnes dès que l’on parle de DO178B.

Enfin, les fournisseurs reconnaissent le risque de dispersion que Bengalore commence à générer alors que l’on parle de connaissances liées à des projets aéros… Le turn over est tel que certains auraient peur des représailles des grands groupes en cas de dissémination.

Ma surprise est aussi venue de l’absence d’Altran et d’Alten, qui pourraient très vite perdre leur position de leaders mondiaux, face à la montée en puissance très rapide de Wipro et Satyam dans l’embarqué. Il est très possible que le premier ait déjà rattrapé Alten en termes de force de frappe.
Les indiens ont parfaitement compris que la mondialisation de l’ingénierie était en route et occupent le terrain commercial laissé vacant par les grands tricolores. Ainsi, à Embeded, on voyait flotter le pavillon de Satyam juste à côté d’ARM, de Sagem… légitimant leurs propositions sur le marché européen.

Pentalog annoncera d’ailleurs bientôt une offre R&D offshore restructurée et enrichie, suite à ce grand road show allemand, afin de mieux coller aux basques de ce monde particulièrement exigeant.

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