Un bon mois après notre retour de Tunisie, le travail de débriefing est déjà largement accompli, beaucoup plus simple en tous cas que celui qui a suivi notre périple entre la Silicon Valley et New York.
Entre avantage francophone indéniable, qualité de l’éducation certaine, mais aussi troubles politiques et émigration de masse, la Tunisie cumule tout à la fois les bons points et les difficultés.
Longtemps je me suis demandé pourquoi ce petit pays ne voyait pas ses plus grandes entreprises exploser à l’international, porté par une amitié indéfectible avec la France, une culture méditerranéenne et un système éducatif à faire pâlir nombre de pays européens et ses plus proches voisins également. Ce pays m’a toujours attiré mais les évènements de l’hiver dernier nous avaient encore une fois empêchés de venir chercher des réponses à nos questions.
Nos premiers rendez-vous nous ont immédiatement donné la principale réponse. Le problème n°1 de l’IT tunisienne, c’est le turn over national. Comprenez par-là que les jeunes ingénieurs tunisiens continuent de fuir le pays, ne trouvant pas dans l’économie locale les réponses à leurs attentes. Nous avons ainsi eu une conversation avec un très jeune entrepreneur, je ne le connais donc que très peu mais beaucoup le qualifient simplement d’opportuniste. Je ne porterai moi aucun jugement de valeur morale, car il serait exagérément réducteur de lui imputer, à lui seul, toute la responsabilité du problème de rétention des ingénieurs tunisiens. Chaque année, il fournit en effet 300 à 400 personnes aux SSII françaises, pour un chiffre d’affaire d’environ 1M€. Il dit n’employer que 3 personnes tant son système est bien rôdé et sa profitabilité fait frémir. 100% de son CA est réalisé en France. Officiellement, l’IT tunisienne délivre 10 000 diplômes d’ingénieurs informaticiens chaque année, mais d’après toutes les personnes que nous avons rencontrées, dont plusieurs membres d’associations patronales de type Syntec, le chiffre de ceux qui sont réellement « utilisables », ne dépasserait pas les 3 000, loin du discours officiel à la presse française. La compétition avec le Maroc autour de ce chiffre ressemble au match statistique qui opposait l’URSS aux USA dans les années 50 ! Mais on voit déjà à ce stade l’impact gigantesque de cette seule personne sur le développement du secteur IT tunisien.
Ajoutons à cela que lui n’envoie aucun débutant à ses clients français mais effectue plutôt son « prélèvement » dans la tranche séniorité allant de 3 à 10 ans. Ajoutons encore, que, pour organisé qu’il soit, il n’est pas le seul à vivre de ce déplacement de population, que beaucoup de candidats se débrouillent par eux même et que certaines SSII françaises font aussi leur marché toutes seules. Parmi les moyens employés viennent ensuite, parfois aux frontières de la légalité, les pratiques de détachement des filiales locale de SSII françaises ou d’officines spécialisées. On peut donc supposer que l’addition se monte bien au-delà des mille personnes par an. Au tarif moyen de l’offshore en France, ce déplacement de population coûte un peu plus de 30 millions d’Euros par an aux exportateurs de services IT tunisiens, tandis que le commerce migratoire ne rapporte « que » 2 à 3 millions, et que chaque personne recrutée par des SSII françaises ne génère par définition de revenu qu’une seule fois, tandis qu’elle continue à manquer durablement aux industriels des services locaux . Ainsi, ce n’est probablement pas à 30M€ qu’il faut comparer les 2 ou 3, mais à la période moyenne pendant laquelle ces personnes resteront en France. Il est tout à fait vraisemblable que la perte nette pour la Tunisie atteigne 100 à 200M€ sur plusieurs années. En revanche, les SSII françaises, à tarif moyen y gagnent environ 90 millions d’Euros de chiffre d’affaire par an soit 270 à 450 sur une durée moyenne de 3 à 5 ans . Pour un pays en développement, l’addition est très, très lourde, voire vertigineuse.
D’un point de vue opérationnel, comment absorber les nouveaux entrants dans l’économie IT locale si les confirmés et les séniors, sensés devenir des experts et des middle managers, disparaissent pour plusieurs années du système ou pour toujours ? Voilà pourquoi l’économie IT tunisienne n’est commercialement pas au niveau où l’on pourrait l’attendre. Il y a là également un gigantesque réservoir de productivité perdu.
Extrapolation ? D’autres chiffres me donnent raison. Alors que l’offshore tunisien a à peu près 10 ans, on compte, selon les dires des uns et des autres, entre 7 000 et 20 000 informaticiens actifs sur le sol national. Le chiffre de 7 000 correspondrait plutôt à la population des centres offshore, tandis que le chiffre de 27 000 intégrerait les techniciens réseaux des administrations et les employés IT locaux (27 000 personnes représentant tout de même 0,42% de la population totale du pays, c’est-à-dire une proportion deux fois inférieure seulement à la France). Quoi qu’il en soit ces données montrent qu’évidemment l’économie informatique tunisienne ne retient pas ses diplômés et que ce pays exsangue financièrement forme des ingénieurs (et des médecins) pour les pays riches ! Ils sont de plus en plus nombreux à partir aux States, en Belgique et au Canada, en plus de la France.
A la décharge de notre entrepreneur profitant de conditions de marché exceptionnelles, précisons que ce n’est pas de sa faute si les entreprises locales ne répondent pas assez aux aspirations de la population. Comme il me l’a dit « au bout de 2 ans en France, ils deviennent les clients ou les patrons des équipes des centres offshore marocains et tunisiens ». Notre homme voit d’ailleurs de plus en plus grand puisqu’il a commencé à recruter directement dans les centres offshore des SSII françaises de rang 1… au Maroc
Il y a là les bases d’une relation incestueuse dans laquelle les grandes SSII françaises et leurs clients jouent le rôle de la victime consentante. Ce sont en effet eux qui investissent sur les centres offshore nearshore, pillés par des acteurs de moindre envergure, qui sapent leurs efforts de productivité. Les clients de notre homme ne s’appellent en effet pas Atos, Cap Gemini ou Steria… Il faut les chercher en deuxième, voire en troisième ligne, chez les sous-traitants du rang 1.
Que faut-il changer pour mettre de l’ordre dans tout ça ? L’immigration choisie chère à notre président de la République ? Il paraît que c’est fait depuis quelques semaines et que les informaticiens de développement sont sortis de la liste des professions en tension. Où alors que les SSII de rang 1 et leurs clients excluent de leur sourcing des entreprises occupées à les piller par ailleurs ? Humm, pas facile. Tout ce que je sais, c’est que certains de mes excellents confrères tunisiens méritent de meilleures conditions que cela car eux investissent lourdement dans une économie software locale ruinée sans compensation par des acteurs qui n’investissent pas le moindre euros et se contentent de venir aspirer une jeunesse qui rêve de la France. C’est consternant et trop facile. Où est la limite de la morale dont on nous a souvent rebattu les oreilles dès lors qu’il était question d’offshore ou de nearshore ? Je connais bien, moi, le cas de la Roumanie où le même genre de sergents recruteurs, patentés par l’administration hospitalière française et la médecine libérale, viennent piller sans vergogne les derniers médecins et infirmières.
La patron d’un pilier IT de l’économie tunisienne m’a démontré qu’il travaillait sur le fond, c’est-à-dire l’insatisfaction des ingénieurs tunisiens, en envisageant pêle-mêle participation salariale, bonus et avantages divers pour retenir ses troupes. Jusqu’à une période récente, cette société qui compte parmi les plus respectables, souffrait d’un TO annuel que j’ai évalué entre 35 et 50%. Leur politique leur permet déjà de le réduire très fortement dès cette année. Pendant ce temps, le fleuron de l’IT tunisienne, malgré un chiffre de 200 recrutements par an, n’a pas dépassé le cap des 500 collabs depuis plusieurs années ! Comme moi vous avez déjà fait le calcul.
Finalement, la francophonie ne fait pas de la Tunisie, dans la réalité, une destination offshore facile pour les acteurs français. La taille des entreprises existantes prouve que la croissance n’y est pas aisée, malgré la disponibilité d’un excellent vivier.
De notre côté, nous pensons que nous maîtrisons des instruments de gestion de RH qui nous ont fait réduire le taux de TO sous les 10% depuis des années, dans des pays pourtant caractérisés par des rotations des personnels très élevées. Nous envisageons donc de nous implanter dans ce magnifique pays, très prometteur, afin de tirer parti des magnifiques opportunités qu’il compte. Nous entamerons, dans les jours qui viennent, des discussions avec des partenaires intéressés par les valeurs, les méthodes, et les succès commerciaux du groupe Pentalog, qui connaît chaque années des croissances organiques comprises entre 25 et 50% et dont l’effectif dépassera bientôt les 700 personnes (voir les CVs en ligne de nos collabs).
A l’issue de ce voyage, malgré les difficultés locales, nous confirmons donc que nous envisageons la création d’une unité logicielle qui pourrait revendiquer dans les 3 ans plus de 100 collaborateurs. Cette décision reste malgré tout suspendue aux conditions qui régneront à l’issue du processus électoral en cours. Un membre de notre conseil d’Administration commencera des consultations dans quelques jours.

























Commentaires sur cette entrée :
LE pb est simple c est l immigration…LEs ingenieurs tunisiens qui sont loues a des SSII francaises n ont pas de statut legal en France et sont paye en cash par de l argent qui voyage dans des valises. Le consulat francais est parfaitement au courant de ses pratiques et sont consentantes. Systemes mafieux avec un reseau extremement complique d influence…Les mentalites sont a changer des deux bords de la rive…Bonne chance pour votre implantation
Avez –vous comparé les différentes villes pour votre éventuelle installation en Tunisie ? Les villes tunisiennes ne sont pas comparables en termes de turn over, coûts, recrutements, etc.
Bonjour WallE, Je n’ai pas entendu parler de système de cash, mais j’ai connu des entreprises russes implantées en Europe de l’Est qui payaient leurs employés au black en passant par des paradis fiscaux. Il est probable qu’avec la sortie des développeurs de la liste des professions en tension, les fraudes vont se multiplier.
@Elghali Nous constatons toujours effectivement des taux de TO inférieurs dans les villes de province dans lesquelles nous sommes implantés que dans les capitales. Nous avons beaucoup entendu parler de Sfax et c’est une option que nous considérerons.
A mon avis, Sousse est aussi une ville à considérer. Elle se trouve sur l’autoroute entre Tunis et Sfax. Elle est connue par un cadre de vie agréable (pôle touristique ), infrastructures évoluée, proximité d’aéroports et une panoplie d’écoles et d’universités. Sousse dispose d’un techno-pôle ( http://technopole-sousse.com/info.php ) .
Bonjour Frédéric,
Ton retour de visite est très fidèle à la réalité tunisienne telle que je connais. Tu décris fort bien cette forme de concurrence déloyale qui, si elle n’était pas si grave, prêterait à sourire tant on reproche souvent à l’offshore/nearshore l’inverse de cette réalité, à savoir d’être responsable du chômage en France.
On ne peut pas uniquement reprocher au SSII tunisiennes d’être la cause de leur propre malheur. Elle ne saurait pas retenir leurs collaborateurs ? Il y a sans doute une partie de vrai dans cette affirmation, mais il est dur de lutter. Les sirènes de l’occident restent très enchanteresses, et pour plusieurs raisons.
Le gain escompté : la valeur annoncée fait briller les yeux, mais est en réalité rarement au rendez-vous, car on ne compte pas de la même manière des deux côtés de la Méditerranée. Entre le net-net en Tunisie (on parle du salaire perçu, sans charge, sans l’impôt qui est prélevé à la source) et le brut annoncé en France (les charges seront défalquées et il y aura un impôt à payer en différé l’année suivante), l’écart de compréhension (savamment entretenu par les négociateurs) s’avère souvent un désastre au contact de la réalité, notamment quand on se retrouve confronté au prix de l’immobilier parisien. J’avais eu l’occasion de rédiger sur Offshore Blogging un billet sur ce point intitulé “Les dérives de l’offshore”
La promesse d’un CV rutilant : les ingénieurs tunisiens sont convaincus qu’un passage à l’international leur permettra une employabilité accrue quand ils reviendront sur leur sol natal. Ils n’ont pas foncièrement tort. D’autant que cet argument de leur(s) collaborateur(s) est souvent mis en avant par les entreprises nearshore tunisiennes auprès de leur client. Et puis parfois, ils ne rentrent pas, mais trouvent des opportunités de carrière convaincantes dans leur pays de destination.
La coupure familiale : cette raison n’est pas triviale, car elle reste un sujet tabou. Mais les ingénieurs trouvent parfois dans l’émigration une manière de couper une présence familiale très prégnante, que la jeune génération tolère moins que les précédentes sans oser l’avouer. Être recruté par une entreprise à l’étranger permet de couper le lien, avec l’aval la famille souvent fière de cette opportunité.
Face à tous ces attraits, les SSII tunisiennes, tu le vois, ont du fil à recoudre pour enthousiasmer et convaincre leurs collaborateurs. J’en connais plusieurs qui animent avec énergie et enthousiasme leurs troupes (comme l’entreprise que tu décris dans ton billet), mais tout le talent et l’investissement dans les RH ne suffit pas toujours à lutter face à des forces qui les dépassent.
On ne mesure d’ailleurs pas encore l’impact de la révolution sur les velléités de départ des ingénieurs. Est-ce que rester pourrait devenir plus motivant, et l’émigration ralentir, voire se tarir ? Est-ce que des expatriés pourraient même souhaiter revenir pour participer à l’effort de développement du pays ? Ce qu’on peut dire, c’est qu’à ce jour, on ne constate pas un tel revirement, et qu’il est sans doute trop tôt pour qu’il ait pu se produire, au regard de la situation politique du pays.
Je te souhaite une bonne installation en Tunisie si elle est confirmée, et tu sais que tu peux compter sur mon aide. Nous en reparlerons prochainement.
Bien cordialement,
JFR
Bonjour Mr LASNIER,
Je pense que vous avez touché au fond du problème, je vais essayer de résumer en quelques points ce qui causent ce turn over.
-Insatisfaction du salaire par rapport au marché
-insatisfaction de la qualité tu travail, des démarches techniques, des projets qu’ils développent..
-insatisfaction de l’ambiance du travail, routine, esclavage, mauvaises relations avec les chefs ….
-Certains pensent qu’aller travailler en France avec 2000 euro mieux d’être en Tunisie et payé 1800 dt et 2000 dt, alors qu’ils méritent avec tels expériences d’avoir les 3000 euro.
-une forte demande, forte concurrence dans le marché un ingénieur, sans envoyer des demandes d’emplois, il reçoit des appels téléphonique pour faire des entretiens, tu touches 1400 je te donne 1500,
Il y a certainement des solutions à ces points, certaines sociétés que je connais arrivent à apprendre la leçon et ils ont appliqués des nouvelles stratégies RH, ceci dit je suis sure que si ça se concrétise l’équipe RH Penalog trouvera les bonnes solutions, je vois des idées déjà faites en Roumanie.
Sans oublier à mentionner que le problème est essentiellement à Tunis, vue le nombre important de sociétés IT qu’y s’installent, sur d’autres villes c’est pas le cas, une les plus grande Boite Tunisienne connue à l’échelle internationale implémenté à Sfax ne connait pas le problème avec cette envergure malgré qu’ils font travailler leur ingénieurs 10,12 et 14 heures dans la journée.
Avant de finir je pense que le nombre d’ingénieurs utilisables est un peu plus de 3000.
A bientôt,
@JFR tout à fait d’accord. J’ai effectivement ressenti un peu le facteur familial mais pas aussi précisément que tu le formules là. J’ai par ailleurs été surpris de la focalisation hexagonale. On est bien au delà du tropisme des autres pays francophones vers la France. L’aller simple vers la France, dans ces conditions devient un “certificat” de réussite personnelle. Peut-être pourrait-on se faire un premier débat sur le sujet sur Pentalog TV ? Ce pourrait-être un bon sujet.
En tous cas, j’ai parfaitement ressenti les différences existantes entre Maroc et Tunisie… à l’avantage de cette dernière. Mais je confirme que finalement la Tunisie n’est pas la destination nearshore facile dont tout le monde parle. En existent-ils ? quoi qu’il en soit, il y certaines qui sont plus difficiles que les autres
@Nizar, j’essaye de te répondre un peu plus tard
Je cite : “La patron d’un pilier IT de l’économie tunisienne m’a démontré qu’il travaillait sur le fond, c’est-à-dire l’insatisfaction des ingénieurs tunisiens, en envisageant pêle-mêle participation salariale, bonus et avantages divers pour retenir ses troupes.”.
Voici les premiers éléments pour monter des équipes avec un faible taux de TO… Je gère une équipe d’une vingtaine de personne à Tunis dans un cadre 100% Nearshore et mon turnover ne dépasse pas les 10% sur ces deux dernières années.
Un énorme effort est à faire au niveau des recrutements des personnes pour comprendre leurs vrais motivations et leurs projets de vie et de carrière. Les personnes attirées par l’occident finissent toujours par le dire lors des entretiens de recrutement chez les sociétés d’offshore en espérant décrocher une mission avec ces entreprises.
Il faut bien souligner le fait que les ingénieurs ici reçoivent beaucoup de feed-back de personnes ayant tenté l’expérience dans l’hexagone. Il y en a plusieurs (de plus en plus) qui sont conscients des difficultés d’une telle expérience et préféré sincèrement faire carrière chez eux à côté de leurs familles et leur proches. Encore plus pour les personne mariées avec des enfants à charge, partir en France devient une expérience bien compliquée à gérer.
J’ai travaillé auparavant au Maroc, où j’ai eu aussi à monter des équipes d’offshore. J’avais un TO nettement plus élevé mais en interne (au Maroc). Il y a tellement opportunités et d’entreprises à renommé internationale que les personnes ne se trouvent pas du tout de difficulté de changer de contrat (pour qq dirhams de plus) en restant toujours dans la même ville.
Y a un élément très important qui a mon sens joue beaucoup pour recruter les bonnes personnes en Tunisie et les fidéliser : c’est la culture de ces gens. Il faut avoir dans le staff des bon managers tunisiens capables d’être proche de ces ingénieurs et qui impose un respect mutuel : faut surtout pas tomber dans le modèle donneurs d’ordre-exécuteurs.
Il faut savoir investir sur ces gens en terme de formation et de montée en compétence au début de chaque projet et instaurer un système de récompense basé sur le mérite pour motiver les troupes et inciter sur les respects des enjeux des projets (qualité, respects de la charge et des délais).
Il y a de quoi en écrire un bouquin
J’en reste là pour le moment….
@Fred > Très bonne idée
@KA > Le respect de la culture locale, et notamment le relais via un manager local, est en effet un point crucial qui conditionne fortement la réussite d’une implantation. C’est la raison qui me pousse à toujours conseiller à des donneurs d’ordre de privilégier le partenariat avec un acteur local plutôt que tenter sa propre implantation avec un expatrié. A défaut, il faut trouver un manager relais pour gérer la structure. KA a tout a fait raison de soulever ce point.
Bonjour tout le monde ! Nous partageons aussi ce pt de vue sur le management local. Pour au moins 10 raisons, le manager expat de longue durée est à proscrire. Parmi nos 7 delivery centers, un seul est dirigé par un français… qui parle parfaitement roumain et a travaillé chez P5RO comme dev, puis comme CP pendant 7 ans avant de devenir directeur d’unité. Nos 3 agences commerciales sont dirigées par des locaux.
@JFR, j’en ai parlé à la demoiselle de Pentalog TV, elle nous attend. Je vais essayer de trouver une date. Mais je ne vais pas bcp être en France dans les semaines qui viennent.
Vous en-êtes où pour le projet d’implantation en Tunisie svp ?