« La transparence, dans le cadre de l'affirmation des
nouvelles technos comme support essentiel de business,
est devenue le feu sacré de la communication. »
Aymeric Libeau
CIO - Vice President Infrastructures and R&D
« Créer le navire, ce n'est point tisser les toiles, forger les clous, lire les astres, mais bien donner le goût de la mer. » Saint Exupéry
Monica Jiman
Deputy CEO
Deputy CEO
Alexandra Mondanel
International Operations Officer
« S’appuyer sur des partenariats internationaux dans des environnements complémen- taires, c’est assurer la pérennité d’une stratégie de croissance et de globalisation. »
Hélène Hemery
Responsable Marketing
« Une politique web innovante déployée gràce à des méthodes marketing 2.0 permet d'assurer une plus grande visibilité des produits et des services. »
Sophie Lelarge
Director Sales WW and BLs
Director Sales WW and BLs
Pierre Peutin
Responsable de la Business Line Information Systems
Responsable de la Business Line Information Systems
Mickaël Hiver
Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO
« Notre fierté est d'accompagner nos clients dans l'implémentation de leurs idées, c'est pourquoi nous jouons notre rôle de conseil au maximum. »
Eric Gouin
Administrateur
Administrateur
Aleth Delcenserie
Quality Manager
« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » Jean Monnet, père de l'Union européenne.
Tuan Nguyenquoc
Sales Director
« Pense à celui qui a planté l'arbre dont tu manges le fruit » dit un proverbe vietnamien. Tous nos collaborateurs participent à la vie de l’entreprise et jouissent de son fruit.
Frédéric Lasnier Titre : President&Chief Executive Officer Bio : Frédéric Lasnier fonde Pentalog (en 1993) accompagné de quatre camarades, universitaires comme lui. En 1999, dans le cadre d'un grand projet logiciel (10 000 jours/homme en J2EE), il effectue ses premiers voyages en Roumanie et pose les bases de la politique de low cost européen de Pentalog High Tech.En 2005, il initie le lancement de l'offre BPO (Business Process Outsourcing) et propose le nouveau Business Model de Pentalog High Tech.
Aymeric Libeau Titre : CIO - Vice President Infrastructures & R&D Bio : La direction Infrastructures & R&D dont Aymeric a la charge, comprend l'ensemble des aspects techniques internes et clients qu'il s'agisse des moyens généraux ou des projets, du quotidien, de la R&D ou encore de la Qualité.
« Monsieur Cohérence » du groupe, Aymeric est ainsi celui qui définit la stratégie de développement des infrastructures et du système d'information de l'entreprise.
Après avoir dirigé plusieurs opérations internationales, plus particulièrement en Europe de l'Est, cet ancien Casque bleu conserve une petite part d’activités opérationnelles, pour certains de nos clients, comme expert en architectures, chargé d'études ou consultant dans le choix de technologies.
Monica Jiman Titre : Deputy CEO Bio : Titulaire d’un Master en Marketing et Production à l’Université d’Orléans, Monica a rejoint Pentalog en qualité de stagiaire, période après laquelle elle a choisi de rester au sein de l’équipe.
Monica a pris la direction de l'agence de Bucarest qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui s'investissent tant dans la production logicielle que dans les services outsourcés pour le marché offshore et le marché roumain.
En mai 2009, la Direction des Opérations lui est confiée. Cette responsabilité s’applique au niveau global (France, Allemagne, Europe de l´Est, Vietman) et intègre la gestion des ressources humaines et le développement des agences, la direction des ventes, opérations commerciales et contractuelles, et le management de nos 3 Business Lines. Plus de 300 collaborateurs sont sous sa responsabilité.
Depuis août 2011, Monica est Deputy CEO (Directeur Général Délégué) de Pentalog. Elle prend en charge les activités liées à la gestion opérationnelle et intègre la direction de la production et des structures de production, la direction financière et le reporting, la gestion et le développement des partenariats existants, la direction des systèmes d'information, la direction technique et la pépinière de formation.
Alexandra Mondanel Titre : International Operations Officer Bio : Après un stage de 4 mois au
sein de l’équipe orléanaise de Pentalog, Alexandra
a été recrutée en 2005 comme commerciale export.
Cette jeune diplômée en Commerce International est
une véritable européenne dans l’âme :
de mère allemande et de père français, elle
a fait une partie de ses études supérieures au Royaume
Uni, avant de rejoindre la filiale allemande d’un grand groupe
français pendant une année de césure. Son
quadrilinguisme sera un atout de poids dans sa recherche d’entreprises
partenaires dans le domaine de l’ingénierie informatique
à travers toute l’Europe.
Sophie Lelarge Titre : Director Sales WW and BLs Bio : Sophie a comme principale fonction la direction commerciale et le pilotage des trois business lines : Information Systems (management et organisation des systèmes d’information), Embedded Systems (externalisation des activités R&D de nos clients) et Business Process Outsourcing (externalisation des process métiers des clients). Sophie assure ainsi le dialogue avec les consultants et les chefs de projet, ainsi que le contrôle de nos engagements dans l'exécution de nos prestations, en coordination avec ces derniers.
Pierre Peutin Titre : Responsable de la Business Line Information Systems Bio : Pierre est entré chez Pentalog en tant que développeur il y a tout juste 10 ans en 1999. Il a travaillé sur des projets web et client/serveur en France et en Belgique sur des missions de moyennes et longues durées. Après plusieurs années en tant que développeur, Pierre s'est orienté vers la Business Intelligence en participant à divers projets de reporting pour des clients comme PSA Peugeot Citroen, Loxam ou le groupe ACTICALL. Ensuite, Pierre a été chef de projets pour des développements d'applications spécifiques en manageant des équipes allant de 1 à 7 personnes réparties en France et sur les sites offshore de Pentalog. Pierre a ensuite naturellement occupé la fonction de directeur de projets offshore avant de prendre la responsabilité de la Business Line Information Systems. Pierre a en charge la rédaction de propositions commerciales, le suivi des clients existants, le contrôle des engagements vis-à-vis de nos clients sur les projets, le respect des procédures du système qualité de Pentalog et le contrôle et l'optimisation des charges de la business line.
Mickaël Hiver Titre : Responsable des Business Lines Embedded Systems & BPO Bio : Mickaël est entré comme Administrateur Réseau chez Pentalog en février 1997 avec comme objectif d’acquérir une vision transversale de l’informatique pour pouvoir aider et guider les utilisateurs pour répondre à leurs vrais besoins. Pendant 8 ans, il est producteur en régie chez des clients. Fort de ses expériences, Mickaël sort progressivement de la production pour devenir manager, d’abord en tant que chef de projet, puis directeur de projet, et enfin Responsable des Business Lines Embedded Systems et BPO.
Impliqué, ouvert, ayant le sens de l’organisation et des priorités, Mickaël accompagne et conseille ses clients et prospects pour qu’ils puissent sereinement se recentrer sur leur cœur de métier.
Eric Gouin Titre : Administrateur Bio : Déjà étudiant, Eric Gouin s'est intéressé au monde du web en créant certains sites liés à ses activités étudiantes. Après 2 stages de recherche chez un fabricant Français de composants pour la téléphonie mobile, dans le technopole de Sophia Antipolis, Eric rejoint le monde de l'informatique de gestion, en occupant plusieurs fonctions clefs. Eric a dirigé les implantations Pentalog en Roumanie et est aujourd'hui consultant en finance et contrôle de gestion.
Aleth Delcenserie Titre : Quality Manager Bio : Associée-fondatrice de Pentalog et membre du Conseil d'Administration,
Aleth Delcenserie a d'abord évolué au sein du pôle graphique de l'entreprise. Douée d'un fort sens de l'organisation et d'un goût prononcé pour le détail, elle a dirigé avec méthode et rigueur les projets d'édition et de supports d'information électroniques pendant plus d'une dizaine d'année, et lancé le pôle BPO-édition de Pentalog dès la fin 2005. A partir de septembre 2007, Aleth a porté la définition et la mise en œuvre du référentiel Qualité de Pentalog, conduisant à la certification ISO
9001:2008 du groupe, le 24 démbre 2008. Directrice Qualité, Aleth est basée en Roumanie-Moldavie depuis le 1er
janvier 2009, où elle partage désormais son temps entre l'accompagnement des chefs de projets et des managers dans l'application du système, le contrôle d'efficacité et l'évolution du référentiel.
Tuan Nguyenquoc Titre : Sales Director Bio : Diplômé d'une maîtrise et d'un Master 2 en Système d'Information et Nouvelles Technologies à l'Université de Paris-Dauphine, Tuan a eu plusieurs courtes expériences professionnelles en France avant de rentrer au Vietnam pour commencer son parcours en offshore. Débutant comme Team Leader dans un projet de déploiement Datawarehouse en Afrique pour un opérateur de télécom, Tuan a connu une expérience mouvementée en se trouvant au milieu des émeutes violentes à Kinshasa pendant quelques jours.
Après ce projet, Tuan a voulu s'orienter plus vers le Marcom en prenant le rôle du responsable du développement commercial offshore d'une grande SSII vietnamienne.
Situation et perspectives du monde arabe : Quelles opportunités pour la France Chambre de Commerce Franco Arabe (le 23 janvier à l’Assemblée Nationale)
Lundi dernier j’assistais à l’Assemblée Nationale, avec Guy, mon père, à une passionnante conférence sur ce printemps arabe qui casse toutes les règles des solstices puisque cela fait bientôt un an qu’il a commencé (en plein hiver). C’est fou tout ce qui s’est passé, l’année même où nous, Pentalog (SSII), envisagions enfin notre entrée dans cette nouvelle culture pour nous.
Tout le monde pense à la chute de Kadhafi, finalement si facile à obtenir. Peut-on d’ailleurs se demander pourquoi personne ne l’a fait à l’époque du DC10 d’UTA ou de Lockerbie ? Nous avions là des raisons plus légitimes encore d’agir, s’agissant de vrais actes de guerre contre l’occident. A la même époque l’année dernière, qui pensait que l’OTAN déclarerait la guerre à la Lybie quelques mois plus tard ou que des procureurs égyptiens demanderait la peine de mort pour Moubarak ? Nous y voilà, cette accélération et l’extension possible du printemps arabe pose des questions à tout candidat investisseur dans la région MENA.
Tout le beau monde qui était là, investisseurs expérimentés, ambassadeurs, mais aussi Jean-Paul Betbèze (senior Economist du Crédit Agricole), Pascal Boniface de l’IRIS, Nicolas Sarkis (directeur du Centre Arabe d’Études Pétrolières), Christophe Lecourtier (DG Ubifrance), Hervé de Charrette (ministre des affaires étrangères de Chirac), ont, je crois, bien posé le sujet.
La situation dans les pays arabes va de la très grande maîtrise affichée par le Maroc à la confusion totale en Égypte ou plus encore au Yémen. Et quel est l’avenir des régimes immobiles tels que l’Arabie Saoudite ou le Qatar ? Ce dernier est dans toute les bouches et semblent être l’objet de tous les commentaires des observateurs politiques. Les partis islamistes, tels Enhada en Tunisie, ou les frères musulmans en Égypte, seraient les instruments d’une machine politico-diplomatique (certains ont dit mafieuse) dont les pilotes seraient à Doha, à Londres et à Washington.
Bref, les raisons de croire que tout cela est loin d’être terminé, voire pas si spontané que ça, sont nombreuses.
En attendant, pour revenir à la Tunisie, nous avons tous été surpris par cette révolution sans leader. Elle n’était pas religieuse et même pas pan arabique ! Mieux, elle a accouché d’une fantastique avancée : les premières élections transparentes et démocratiques. Si les réserves de change du pays sont au plus bas, la faute à un tourisme toujours en berne, les exportations de biens et services sont en hausse. Mieux, un pétrole maintenu à un prix élevé par le niveau d’instabilité régionale a permis au textile tunisien, qui doit faire moins de chemin pour rejoindre les marchés européens, de regagner des parts de marché face à la Chine ! Le résultat, c’est que ce sympathique pays n’est même pas rentré en récession en 2011 !
Finalement, les nouvelles pour les investisseurs sont plutôt rassurantes en ce qui concerne le Maghreb. Les partis islamistes modérés qui prennent une importance nouvelle ne peuvent-ils être comparés aux partis chrétiens démocrates, qui ont pris de l’importance en Europe de l’Est après la chute du mur ? Pourquoi serait-ce trop osé ? Après tout, l’orientation d’Ennahdha semble être plutôt libérale sur le plan économique ? Les dirigeants ne cessent de vanter les vertus du libéralisme britannique ! Ce discours-là ne peut déplaire à aucun chef d’entreprise. Par ailleurs, l’opinion de pratiquement tous les intervenants était que les médias français ont sur-réagi à l’arrivée des partis religieux. Ces pays, comme un peu plus tôt l’extrême orient tournent tout simplement la page de la toute-puissance occidentale en tentant maintenant de poser les règles fondatrices d’un nouvel islam civil, en dialogue d’égal à égal, commercial, politique et diplomatique avec l’Occident Judéo-Chrétien. Pourquoi pas ?
SSII offshore, nearshore : Arrêt du générateur de devis en ligne sur le site Pentalog
C’était certes une des fonctions clefs de la galaxie des sites web du groupe Pentalog et l’un de nos principaux différenciateurs dans le cadre d’une politique de transparence initiée en 2008 avec notre premier catalogue de prestations en téléchargement gratuit. Rien n’est jamais parfait, mais nous avons ainsi unifié nos pratiques tarifaires, et le prix à la tête du client, commun à tous les métiers de conseil et d’outsourcing, n’a jamais eu cours à Pentalog.
Nous savons aussi que nous avons fortement contribué à la structurations des prix des offres offshore-nearshore européenne, nord-africaine et extrême orientale grâce à cette pratique. Nos confrères étaient les plus nombreux à venir vérifier leur prix et à se mettre en cohérence sur l’échelle de Pentalog. Je crois qu’en ce sens, nous avons eu un rôle commercial particulier, voire éthique. Les téléchargements de catalogue et l’utilisation de nos générateurs de devis ont pu atteindre jusqu’à 1500 connexions/mois sur ces seules fonctions !
Mais ce travail est maintenant fait, l’offre est mature et nous ne souhaitons réserver cette transparence qu’à nos « vrais » clients, partenaires et prospects. Depuis un moment, en effet, nos sites sont aspirés en continu par des entreprises britanniques, roumaines et tunisienne, en particulier mais pas seulement , qui se livrent par ailleurs à une copie presque systématique de nos services : design de l’offre, des process de recrutement et de commercialisation, des prix…
Nous avons donc conçu un espace Web2.0, extrêmement convivial, qui nous permettra de contrôler la distribution de nos contenus de plus grande en valeur, en même temps qu’il accueillera la remise de nos propositions, la gestion des projets et des équipes clients, des contrats… Basé sur une vraie GED, il sera en plus doté de fonctions conversationnelles comparables à celles qui existent sur les réseaux sociaux professionnels.
Ainsi dans les jours qui viennent, notre bon vieux catalogue des prix va ressortir en format PDF et sera téléchargeable, par de vrais clients, partenaires et prospects, identifiés par des identités réelles, depuis notre portail de services. Vous y trouverez également des modèles de contrats, de plans d’assurance qualité compatibles ISO, nos futurs livres blancs, ainsi que toutes les mises à jour de nos documents projets.
Alors, soyez attentifs, cet espace est déjà ouvert pour toute la gestion des projets clients existants et de quelques prospects déjà. Mais dès la semaine prochaine, nous lancerons la mise à jour de notre nouveau catalogue de prix, qui contiendra pas moins de 25 nouvelles prestations et nouveaux types de compétences. Dans les semaines qui suivront arriveront les sommaires de Plans Qualités Projets, le catalogue des prestations et des formations Pentalog Institute, le livre blanc de l’offshore, puis celui du e-commerce et des systèmes embarqués… Tous ces lancements seront annoncés préalablement sur nos blogs, dans les réseaux sociaux, nos newsletters et seront accessibles pour tous ceux qui ne se définissent pas simplement comme des pilleurs de sites
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 03
Comme je vous ai habitués, je vous propose de commencer la revue de presse de l’informatique offshore ce cette nouvelle semaine avec quelques sujets économiques. La zone euro et son avenir, la bourse et la notation Standard & Poor’s ces sont des sujets qui nous intéressent tous. On continue ensuite avec les autres sujets de la semaine. Bonne lecture!
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 49
Bonjour et bienvenue sur la revue de presse de l’informatique offshore de cette semaine. On commence par un sujet délicat. Alors que la crise de la zone euro s’étend, on commence à se poser la question s’il y a une vie pour les entreprises après l’euro. Je vous invite à commenter ce sujet.
Nearshore Tunisie : Pentalog TV invite Jean-François Renault et Frédéric Lasnier dans un débat de fond sur les forces et les faiblesses du pays !
Suite au voyage d’évaluation offshore/nearshore qu’Eric, Sophie et moi avons réalisé en Tunisie durant l’été, nos positions se précisent. Ira, ira pas ? Le turn over record constaté sur place est il un frein ? Jean-François Renault blogger sur Offshore Boosting, également partner à IP-Tech, nous aide, dans le contexte électoral tunisien, pas nécessairement clair pour des européens, à y voir clair. Émission de 30 minutes avec Lucie Brasseur pour aider la communauté IT à y voir clair. La Tunisie post-électorale est-elle une destination viable ?
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 38
On commence la revue de presse de l’informatique par un article paru dans Le Mag IT qui nous parle des craintes en ce qui concerne la rentabilité des SSII indiennes. On continue ensuite avec d’autres actualités du monde IT. Bonne lecture!
Tunisie : une implantation nearshore de Pentalog pourrait se concrétiser bientôt
Un bon mois après notre retour de Tunisie, le travail de débriefing est déjà largement accompli, beaucoup plus simple en tous cas que celui qui a suivi notre périple entre la Silicon Valley et New York.
Entre avantage francophone indéniable, qualité de l’éducation certaine, mais aussi troubles politiques et émigration de masse, la Tunisie cumule tout à la fois les bons points et les difficultés.
Longtemps je me suis demandé pourquoi ce petit pays ne voyait pas ses plus grandes entreprises exploser à l’international, porté par une amitié indéfectible avec la France, une culture méditerranéenne et un système éducatif à faire pâlir nombre de pays européens et ses plus proches voisins également. Ce pays m’a toujours attiré mais les évènements de l’hiver dernier nous avaient encore une fois empêchés de venir chercher des réponses à nos questions.
Nos premiers rendez-vous nous ont immédiatement donné la principale réponse. Le problème n°1 de l’IT tunisienne, c’est le turn over national. Comprenez par-là que les jeunes ingénieurs tunisiens continuent de fuir le pays, ne trouvant pas dans l’économie locale les réponses à leurs attentes. Nous avons ainsi eu une conversation avec un très jeune entrepreneur, je ne le connais donc que très peu mais beaucoup le qualifient simplement d’opportuniste. Je ne porterai moi aucun jugement de valeur morale, car il serait exagérément réducteur de lui imputer, à lui seul, toute la responsabilité du problème de rétention des ingénieurs tunisiens. Chaque année, il fournit en effet 300 à 400 personnes aux SSII françaises, pour un chiffre d’affaire d’environ 1M€. Il dit n’employer que 3 personnes tant son système est bien rôdé et sa profitabilité fait frémir. 100% de son CA est réalisé en France. Officiellement, l’IT tunisienne délivre 10 000 diplômes d’ingénieurs informaticiens chaque année, mais d’après toutes les personnes que nous avons rencontrées, dont plusieurs membres d’associations patronales de type Syntec, le chiffre de ceux qui sont réellement « utilisables », ne dépasserait pas les 3 000, loin du discours officiel à la presse française. La compétition avec le Maroc autour de ce chiffre ressemble au match statistique qui opposait l’URSS aux USA dans les années 50 ! Mais on voit déjà à ce stade l’impact gigantesque de cette seule personne sur le développement du secteur IT tunisien.
Ajoutons à cela que lui n’envoie aucun débutant à ses clients français mais effectue plutôt son « prélèvement » dans la tranche séniorité allant de 3 à 10 ans. Ajoutons encore, que, pour organisé qu’il soit, il n’est pas le seul à vivre de ce déplacement de population, que beaucoup de candidats se débrouillent par eux même et que certaines SSII françaises font aussi leur marché toutes seules. Parmi les moyens employés viennent ensuite, parfois aux frontières de la légalité, les pratiques de détachement des filiales locale de SSII françaises ou d’officines spécialisées. On peut donc supposer que l’addition se monte bien au-delà des mille personnes par an. Au tarif moyen de l’offshore en France, ce déplacement de population coûte un peu plus de 30 millions d’Euros par an aux exportateurs de services IT tunisiens, tandis que le commerce migratoire ne rapporte « que » 2 à 3 millions, et que chaque personne recrutée par des SSII françaises ne génère par définition de revenu qu’une seule fois, tandis qu’elle continue à manquer durablement aux industriels des services locaux . Ainsi, ce n’est probablement pas à 30M€ qu’il faut comparer les 2 ou 3, mais à la période moyenne pendant laquelle ces personnes resteront en France. Il est tout à fait vraisemblable que la perte nette pour la Tunisie atteigne 100 à 200M€ sur plusieurs années. En revanche, les SSII françaises, à tarif moyen y gagnent environ 90 millions d’Euros de chiffre d’affaire par an soit 270 à 450 sur une durée moyenne de 3 à 5 ans . Pour un pays en développement, l’addition est très, très lourde, voire vertigineuse.
D’un point de vue opérationnel, comment absorber les nouveaux entrants dans l’économie IT locale si les confirmés et les séniors, sensés devenir des experts et des middle managers, disparaissent pour plusieurs années du système ou pour toujours ? Voilà pourquoi l’économie IT tunisienne n’est commercialement pas au niveau où l’on pourrait l’attendre. Il y a là également un gigantesque réservoir de productivité perdu.
Extrapolation ? D’autres chiffres me donnent raison. Alors que l’offshore tunisien a à peu près 10 ans, on compte, selon les dires des uns et des autres, entre 7 000 et 20 000 informaticiens actifs sur le sol national. Le chiffre de 7 000 correspondrait plutôt à la population des centres offshore, tandis que le chiffre de 27 000 intégrerait les techniciens réseaux des administrations et les employés IT locaux (27 000 personnes représentant tout de même 0,42% de la population totale du pays, c’est-à-dire une proportion deux fois inférieure seulement à la France). Quoi qu’il en soit ces données montrent qu’évidemment l’économie informatique tunisienne ne retient pas ses diplômés et que ce pays exsangue financièrement forme des ingénieurs (et des médecins) pour les pays riches ! Ils sont de plus en plus nombreux à partir aux States, en Belgique et au Canada, en plus de la France.
A la décharge de notre entrepreneur profitant de conditions de marché exceptionnelles, précisons que ce n’est pas de sa faute si les entreprises locales ne répondent pas assez aux aspirations de la population. Comme il me l’a dit « au bout de 2 ans en France, ils deviennent les clients ou les patrons des équipes des centres offshore marocains et tunisiens ». Notre homme voit d’ailleurs de plus en plus grand puisqu’il a commencé à recruter directement dans les centres offshore des SSII françaises de rang 1… au Maroc
Il y a là les bases d’une relation incestueuse dans laquelle les grandes SSII françaises et leurs clients jouent le rôle de la victime consentante. Ce sont en effet eux qui investissent sur les centres offshore nearshore, pillés par des acteurs de moindre envergure, qui sapent leurs efforts de productivité. Les clients de notre homme ne s’appellent en effet pas Atos, Cap Gemini ou Steria… Il faut les chercher en deuxième, voire en troisième ligne, chez les sous-traitants du rang 1.
Que faut-il changer pour mettre de l’ordre dans tout ça ? L’immigration choisie chère à notre président de la République ? Il paraît que c’est fait depuis quelques semaines et que les informaticiens de développement sont sortis de la liste des professions en tension. Où alors que les SSII de rang 1 et leurs clients excluent de leur sourcing des entreprises occupées à les piller par ailleurs ? Humm, pas facile. Tout ce que je sais, c’est que certains de mes excellents confrères tunisiens méritent de meilleures conditions que cela car eux investissent lourdement dans une économie software locale ruinée sans compensation par des acteurs qui n’investissent pas le moindre euros et se contentent de venir aspirer une jeunesse qui rêve de la France. C’est consternant et trop facile. Où est la limite de la morale dont on nous a souvent rebattu les oreilles dès lors qu’il était question d’offshore ou de nearshore ? Je connais bien, moi, le cas de la Roumanie où le même genre de sergents recruteurs, patentés par l’administration hospitalière française et la médecine libérale, viennent piller sans vergogne les derniers médecins et infirmières.
La patron d’un pilier IT de l’économie tunisienne m’a démontré qu’il travaillait sur le fond, c’est-à-dire l’insatisfaction des ingénieurs tunisiens, en envisageant pêle-mêle participation salariale, bonus et avantages divers pour retenir ses troupes. Jusqu’à une période récente, cette société qui compte parmi les plus respectables, souffrait d’un TO annuel que j’ai évalué entre 35 et 50%. Leur politique leur permet déjà de le réduire très fortement dès cette année. Pendant ce temps, le fleuron de l’IT tunisienne, malgré un chiffre de 200 recrutements par an, n’a pas dépassé le cap des 500 collabs depuis plusieurs années ! Comme moi vous avez déjà fait le calcul.
Finalement, la francophonie ne fait pas de la Tunisie, dans la réalité, une destination offshore facile pour les acteurs français. La taille des entreprises existantes prouve que la croissance n’y est pas aisée, malgré la disponibilité d’un excellent vivier.
De notre côté, nous pensons que nous maîtrisons des instruments de gestion de RH qui nous ont fait réduire le taux de TO sous les 10% depuis des années, dans des pays pourtant caractérisés par des rotations des personnels très élevées. Nous envisageons donc de nous implanter dans ce magnifique pays, très prometteur, afin de tirer parti des magnifiques opportunités qu’il compte. Nous entamerons, dans les jours qui viennent, des discussions avec des partenaires intéressés par les valeurs, les méthodes, et les succès commerciaux du groupe Pentalog, qui connaît chaque années des croissances organiques comprises entre 25 et 50% et dont l’effectif dépassera bientôt les 700 personnes (voir les CVs en ligne de nos collabs).
A l’issue de ce voyage, malgré les difficultés locales, nous confirmons donc que nous envisageons la création d’une unité logicielle qui pourrait revendiquer dans les 3 ans plus de 100 collaborateurs. Cette décision reste malgré tout suspendue aux conditions qui régneront à l’issue du processus électoral en cours. Un membre de notre conseil d’Administration commencera des consultations dans quelques jours.
La République du Centre a publié le 27/08/2011 un nouvel article consacré à la SSII Pentalog. Les sujets abordés sont liés à la croissance de l’entreprise. On y mentionne la possible implantation du groupe en Tunisie et aux USA dans un avenir proche, ainsi que le déménagement du siège social orléanais.
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 34
On a choisi de commencer la revue de la presse IT de cette semaine avec quelques articles qui parlent de la crise boursière actuelle pour voir comment cette situation peut influencer le monde IT. N’hésitez pas nous laisser vos commentaires. Bonne lecture!
Offshore – Nearshore francophone : en Tunisie pour 3 jours
En grande délégation (Sohie, Eric et moi), nous rendons en Tunisie pour y mener un voyage d’étude et de réflexion. La Tunisie a toujours fait partie des pays préférés par Pentalog (SSII) mais à plusieurs reprises le calendrier commercial de Pentalog d’abord, puis les récents événements survenus dans le pays, sont venus perturbés nos réflexions d’implantation. Quand je parle du calendrier commercial, j’entends par exemple que notre récent déploiement en Allemagne (nous avons des clients à Hambourg, Hanovre, Francfort, Mannheim, Stuttgart, Berlin et Munich), ou même en Suisse et en Autriche, nous ramènent inlassablement vers l’Europe centrale et orientale. Que nous le voulions ou non, les pays germanophones se tournent tout aussi naturellement vers l’ancien Empire austro-hongrois que la France vers le Maghreb. Nous avons donc continué d’ouvrir des unités nearshore en Roumanie (ou nous comptons aujourd’hui 460 salariés) et en Moldavie (120). Le Vietnam et la France comptent eux respectivement 30 et 60 salariés.
Lorsque nous avons pris la décision récente d’ouvrir notre 5ème delivery center roumain, récemment, la Tunisie et la Pologne faisaient de très beaux challengers à cette option. Mais nous avions besoin rapidement d’un nouveau site pour alimenter notre croissance (environ 5M€ de plus en 2011) et les événements en Tunisie nous ont contraints à rester en Europe cette fois-ci encore.
Avec 60% de notre chiffre d’affaire en France (et 10% en Wallonie et en Suisse Romande), la francophonie reste l’une de nos préoccupations majeures et il est sûre qu’une Tunisie apaisée serait une solution très intéressante. Venant d’ouvrir une unité il y a quelques jours (qui comptait déjà 15 personnes recrutées hier), nous ne reprendrons pas de décision d’implantation avant quelques mois (probablement commencerons nous à y penser dans les 6 à 12 mois).
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce voyage : une découverte sans urgence. Eric, au nom de People-Centric, dont il est un actionnaire majeur, s’intéressera lui plus particulièrement à la disponibilité des ressources humaines dans le pays. Ce spécialiste du recrutement IT agit aujourd’hui comme recruteur (300 personnes en 2011) pour le compte de ses clients mais aussi comme un véritable conseil en stratégie dans un contexte de raréfaction accéléré des ressources. Eric vient donc évaluer en quoi et comment ce pays peut répondre au besoin de ses clients européens et français en particulier.
SSII, prestation de services informatiques : Les services achat doivent s’adapter à l’offshore
L’explosion des modèles web modifie en profondeur les échanges économiques. Les services achats peuvent y trouver un magnifique gisement d’efficacité et des opportunités stratégiques considérables. L’achat de prestation offshore reste toutefois encapsulé dans un processus d’information local inadapté, trop lié aux achats de consulting locaux du fait des référencements nationaux. Pourtant, l’offshore intègre de nombreuses pistes stratégiques de réduction des capex des clients. La productivité des services commerciaux des SSII, inchangée en 20 ans, pèse aussi sur les tarifs et la satisfaction client. réflexions…
Si j’avais le temps… arghh, encore un post qui commence par une incantation ! Si j’avais le temps, donc, j’aimerai mener une étude approfondie sur la pertinence des modèles d’achat de prestations de service en vigueur dans l’IT en Europe. Je suis en effet régulièrement surpris de constater que parmi nos prospects qui viennent nous visiter, ceux qui, presque systématiquement, payent le plus cher leurs voyages et leurs séjours sont ceux qui disposent pourtant de services achats, ayant référencé des fournisseurs pour au minimum un an. A l’heure du web, et donc de la désintermédiation et, de la remise en cause des rentes de situation, ce genre de pratique n’a aucun sens, puisqu’il existe constamment des promos que leurs agences référencées ne leur proposent pas. Et très souvent, il payent 2 à 4 fois plus cher que nous un voyage acheté le même jour sur la même compagnie. Chaque fois ils pestent contre ce gaspillage, mais invariablement ce scénario se reproduit. C’est typiquement de l’inertie à intégrer un changement fondamental.
En l’offshore, l’internalisation chez le prestataire réduit le capex des clients et « opexise » R&D et maintenance
Il se passe un peu la même chose dans l’achat de SI et de R&D offshore-nearshore. Régulièrement nous recevons des demandes de grands groupes sous forme de TJM des juniors ou des séniors alors qu’évidemment le modèle offshore ne peut se réduire au prix DU bonhomme. Ils nous demandent les salaires moyens, les charges afférentes dans le pays et tentent de faire l’impasse sur les coûts d’infra… alors que la différence entre la SSII parisienne et son homologue offshore, c’est l’hébergement du travail, l’intégration ou non des questions de sécurité, la formation de masse, la logistique, la gestion internalisée du personnel… Ils résonnent comme les commerciaux de SSII locales, en marge brute. En l’offshore, l’internalisation chez le prestataire réduit le capex des clients et « opexise » R&D et maintenance ! A l’heure ou le critère stratégique est la vitesse d’exécution, cela fait toute la différence. Le service achat, formaté depuis des années, refuse de le comprendre et pénalise ses clients internes en excluant les vrais pure player offshore, qui font les efforts d’investissement. La connaissance des enjeux de l’offshore est souvent trop faible. Aux US, où le taux d’offshore est estimé autour de 40%, les premières questions qui vous sont posées concernent la protection de la propriété intellectuelle, la plateforme de télécommunication et sa sécurisation, les process qualité… Bref, on a compris le sujet et je pense sincèrement qu’il y a un vrai travail à faire en ce sens dans les directions achat dès lors qu’il s’agit d’offshore. Pardonnez-moi, mais je souris en pensant aux nombreuses officines marocaines et indiennes (partenarisées ou non) des SSII moyennes françaises qui sont référencées de fait parce leur maison mère vend de la régie à Paris !
Un référencement parisien ne garantit pas la qualité de l’offshore-nearshore
Le référencement agit alors de facto comme un intermédiaire (mot pourtant honnis des acheteurs), qui, comme pour les billets d’avions, devraient faire le tour régulièrement de l’offre abondante et renouvelée qui apparaît partout dans le monde. Le web peut alors jouer le même rôle de désintermédiation commerciale qu’il a joué dans d’autres secteurs d’activités. Les clients maîtrisent en général mieux l’internationalisation des achats et l’ingénierie globale que les SSII. Ils ont donc tout à y gagner.
Les services de sécurité et achat des clients seraient parfois bien inspirés d’aller visiter la ressource offshore proposée par leur partenaire référencé. Je me souviens d’avoir vu un projet offshore d’un très grand avionneur où 3 développeurs sur 10 travaillaient le soir pour une autre firme du même secteur. Bien entendu cette petite boîte bénéficiait du référencement d’une SSII française référencée. J’ai vu au Vietnam le bocal à développeurs d’une major française à l’intérieur d’un des gros acteurs du pays, connu pour travailler pour l’armée vietnamienne… Ils travaillaient pour sur des programmes de sécurisation des frontières européennes. Un référencement parisien ne garantit pas la qualité de l’offshore-nearshore. No more comment.
Vous m’avez compris, je n’en doute pas, et mon discours est partisan il est vrai. Mais la différence entre ces boîtes et nous, c’est qu’à Pentalog, c’est moi qui m’engage, pas un commercial qui a fait 3 employeurs dans les 5 dernières années ! Ma critique n’est pas pour autant terminée. Sa dernière dimension ne concerne pas particulièrement l’offshore. Elle reste d’ordre plus général. Les process achat dans l’IT ont permis aux clients de faire durablement pression sur les prix. C’est de bonne guerre et c’est le but de tout le monde après tout.
la productivité d’un commercial dans les SSII n’a pratiquement pas progressé
Toutefois, je m’interroge quant à la conséquence sur l’organisation commerciale des SSII, qui, pour gagner ces fameux référencement, puis les faire vivre, se retrouvent avec des équipes commerciales coûteuses et pléthoriques. En moyenne, on compte dans les grandes SSII un commercial pour 20 collaborateurs, qui, à lui seul, représente 5% du chiffre d’affaire de prestations. Nous ne parlons là que de son coût salarial direct. L’ensemble de l’environnement commercial pesant pour 20 à 30% du CA des SSII classiques, ayant un niveau de capex techno proche de 0. Je crois qu’il y a là, pour nous tous, clients et fournisseurs, un passionnant enjeu de performance et de productivité car ce chiffre est intrinsèquement injustifiable dans un monde où l’AT continue de représenter plus de 50% des facturations. Alors qu’en comparaison avec le début des années 90 le niveau de la demande a explosé, les ventes moyennes réalisées par un commercial de SSII semblent bloquées sous la barre de 2M€, ce qui si ma mémoire est bonne, correspond au chiffre en vigueur quand j’ai commencé ma carrière en 93 ! En d’autres termes, malgré l’effet volume et l’apport des nouvelles technologies, la productivité d’un commercial dans les SSII n’a pratiquement pas progressé. Cela traduit un vrai manque de créativité dans le management de notre secteur.
Les expériences que nous avons pu mener à Pentalog et chez Invelia, en terme de virtualisation des fonctions commerciales, montrent que ce chiffre peut facilement être triplé. A Pentalog nous n’avons qu’un commercial pour 150 collaborateurs ! C’est un vrai sujet que pourrait se poser ensemble clients et fournisseurs de notre industrie. Le coût des fonctions commerciales (25 à 30%) pèsent très naturellement dans l’équation prix d’achat-qualité-rentabilité-satisfaction sociale. A l’heure où le framework d’achat de prestas doit être revu pour mieux intégrer une part d’offshore qui atteindra les 30% à 50% de temps homme engagé, n’y a-t-il pas là une opportunité de se poser ensemble des questions sur l’efficacité de notre relation client-fournisseur ?
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 20
Avez-vous passé un bon week-end? J’espère que vous avez envie à lire les meilleurs articles IT de la semaine passée. Commençons par un article publié dans Channel News sur la coopération France – Tunisie au sujet de l’open source.
Nearshore Tunisie : programmation d’un voyage d’analyse de la situation en mai
J’ai pris la décision d’accompagner mes amis de Peoplecentric en Tunisie dans le courant du mois de mai (autour du 20) afin de me faire une idée de la situation sur place. Mes compagnons de voyage auront eux pour but de rencontrer des étudiants et des professionnels intéressés par des postes d’ingénieurs en France. Quelques mois après la révolution tunisienne, je souhaite sentir sur place les qualités de l’offre IT tunisienne et pourquoi pas de rencontrer des partenaires potentiels, intéressés par la force de frappe de Pentalog en Europe.
Sur le versant Est de l’Europe et particulièrement dans la francophile Roumanie (18% de la population, soit près de 4M de personnes), on voit débarquer depuis quelques mois des entreprises clientes qui souhaitent créer un back up de leurs équipes nord africaines et parfois même les remplacer. A Varsovie, la semaine dernière, l’un des tous plus gros acteurs nord africain du BPO disait à Monica qu’il devait monter d’urgence un BOT (Build operate Transfer) en Europe de l’Est, d’une cinquantaine de personnes, pour l’un de ses plus gros clients.
Deux semaines plus tôt, au Spring Campus de Croissance+ à Avoriaz, la patronne d’un call center implanté en Tunisie me disait qu’elle considère le processus électoral tunisien comme un risque majeur, tant avant qu’après les élections et qu’elle migrait déjà des équipes vers d’autres destinations francophones en Afrique du Nord et dans l’Océan Indien. « Premièrement je considère que cela fait partie de ma gestion de risques. Deuxièmement, mes clients me le demandent » m’a-t-elle dit.
A Pentalog, nous avons identifié entre 2 et 3 nouveaux clients qui sont arrivés chez nous récemment plutôt qu’au Maroc ou en Tunisie au premier trimestre. Nous en avons aussi perdu un qui a fait le pari d’une baisse radicale de prix de l’autre côté de la Méditerranée suite aux évènements récents.
Bref, que ce soit pour la recherche de nouveaux partenaires ou pour mieux comprendre nos compétiteurs, il est temps pour moi de faire ce voyage.
Pentalog ouvre sa 5ème unité de production en Roumanie et double sa capacité de recrutement (communiqué, demain sur Pentalog.fr)
Face à l’explosion de la demande de services nearshore ces derniers mois, le Groupe Pentalog a décidé d’ouvrir sa 5ème unité de production en Roumanie. Pentalog a retenu la ville de Cluj, le plus important plateau universitaire du pays après celui de Bucarest où sont déjà présents le Groupe Emerson, Siemens, Nokia, HP, Endava, Iquest, Continental…
Pentalog fait face depuis quelques semaines à une violente augmentation de la demande du marché pour ses services de nearshore européen. Le groupe, qui compte 630 collaborateurs fin janvier et a recruté plus de 200 personnes en 2010 avait jusqu’ici prévu une augmentation similaire de son effectif en 2011. Mais le nombre de nouvelles signatures (8 nouveaux clients et 11 projets) sur les 6 premières semaines de 2011, de même que les ouvertures de discussions nouvelles l’amènent à bouleverser ses plans et à prévoir un doublement de la capacité de recrutement par la création de sa 5ème unité de production roumaine. Il s’agira de la 7ème dans le monde (Pentalog est également présent au Vietnam et en Moldavie), au côté de quatre agences commerciales à Orléans, Bucarest, Francfort et Tel Aviv.
«Nous évaluons actuellement les raisons de cette accélération de la demande et envisageons 2 pistes » a déclaré Frédéric Lasnier, Président Directeur Général de l’entreprise. « Les récents événements intervenus sur la rive sud de la Méditerranée ont amené vers nous deux clients habituels des entreprises marocaines et tunisiennes. La géopolitique du nearshore vient de connaître une modification brutale et nous avons du retarder encore l’ouverture d’un site au Maghreb ». Mais la raison qui semble la plus convaincante tient plutôt à la situation de pénurie grandissante sur le marché des ressources humaines IT en Europe et en France en particulier. Des entreprises leaders de leurs secteurs d’activité ne parviennent plus à recruter laissant imaginer ce qui se passe dans le tier 2, le tier 3 et surtout dans les SSII françaises. Selon Frédéric Lasnier nous revenons à la situation de 2006-2007 lorsque l’essentiel de la demande qui s’exerçait sur le nearshore s’expliquait par des tensions capacitaires.
Pentalog, qui est le premier acteur du conseil et des services de Roumanie et Moldavie (les deux pays sont frontaliers et parlent la même langue), avec plus de 500 collaborateurs sur les 630 que compte le groupe, a choisi la ville de Cluj deuxième plateau universitaire du pays après Bucarest et envisage d’y recruter 100 à 150 collaborateurs, conformément aux pratiques du groupe, d’ici à 2 ou 3 ans. En cumulant ce potentiel aux autres villes d’implantation, la capacité annuelle de recrutement du groupe pourrait atteindre 400 personnes dès 2011. Les phases aval du recrutement sont confiées à Peoplecentric, actif stratégique du Groupe sur le marché du recrutement, leader du recrutement IT en Roumanie et en passe de le devenir en France. Dans ces deux pays, PeopleCentric estime avoir une capacité de recrutement annuelle de 1000 collaborateurs utilisée à 50% environ aujourd’hui.
Ajoutons que 18% de 21 millions de roumains sont francophones, plaçant la Roumanie loin devant les pays du pourtour méditerranéen en nombre de locuteurs de langue française. La ville de Cluj, anciennement nommée Klausenbug, haut lieu de culture germanique, sera également un atout de taille sur le marché allemand.
Pentalog entend par ces nouveaux moyens rester le leader européen du nearshore et soutenir la croissance de la demande sur ses deux marchés de référence que sont la France et l’Allemagne.
Revue de presse de l’informatique offshore : semaine 05
La revue de presse de cette semaine sera dédiée aux crises que la Tunisie et l’Egypte vivent et aux conséquences économiques et politiques que les entreprises IT et l’offshore y subissent.
Des conclusions? Il est bien évident que les deux pays ont le même but, mais il y a quand même des conséquences nationales différentes qui s’installent. Le peuple égyptien a suivi l’exemple tunisien qui a crée un précédent dans le monde musulman. Mais il y a des traits et des conséquences différentes: la liberté d’expression et de presse, les hausses des prix, l’intervention de l’armée, les effets de la crise politique.
Et quels effets sur les entreprises françaises? La plupart des entreprises concernées ont fait un premier bilan de la situation tendue. Les grands risques pour leur business: le climat social très tendu, le besoin de repatrier leurs employées, l’instabilité économique, l’indisponibilité des locaux et du système informatique et l’indisponibilité des fournisseurs.
Quels seront les conséquences à long terme? Comment vont ces crises impacter la carte de l’offshore mondial? Le débat reste ouvert.
Le Directeur d'agence de Pentalog Vietnam de Hanoi vous explique les avantages de l'externalisation informatique au Vietnam : communication IP, profils francophones, décalage horaire, organisation certifiée.