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Revue de presse semaine 10/2010

- La baisse de l’euro, soutien inattendu de la croissance française (02 Mars 2010, Les Echos)
- Les informaticiens peuvent comparer leur salaire en ligne (01 Mars 2010, 01 Net Pro)
- Recrutements : des SSII réactivent leurs plans d’embauche (01 Mars 2010, Journal du Net)
- Le CeBIT, numéro 1 des salons IT, fait le pari de la reprise (02 Mars 2010, Silicon)
- Les réseaux sociaux en 20 chiffres en 2010 (02 Mars 2010, ITR Manager)
- Lancement du programme Innovations democraTIC (02 Mars 2010, ITR Manager)
- Start-up informatiques : razzia sur les pépites (03 Mars 2010, Les Echos)
- Coup de bambou fiscal pour les SSII indiennes (02 Mars 2010, Le Mag IT)
- La France et l’Allemagne, premiers à rebondir après la crise (04 Mars 2010, 01 Net Pro)
- Le monde des affaires toujours pas « women friendly » (08 Mars 2010, Les Echos)
- Comment les grandes SSII françaises résistent à la crise (05 Mars 2010, 01 Net Pro)
- Vers l’industrie lourde avec le Cloud Computing (08 Mars 2010, IT Channel)
- Le Pays de Galles, nouvel eldorado de la high tech ? (05 Mars 2010, ITR Manager)
- Munci : la propension du secteur IT à créer des emplois va s’amenuiser (04 Mars 2010, Channel News)
- Les réseaux sociaux sont stratégiques pour la communication corporate (04 Mars 2010, Usine Nouvelle)

Revue de presse semaine 09/2010

- Nanotechnologies : le débat impossible (23 Février 2010, Les Echos)
- 72% des entreprises prévoient de migrer tout ou partie de leur SI vers le cloud computing public (22 Février 2010, Journal du Net)
- Baisse de 6,4% des investissements IT dans l’industrie en 2009 (22 Février 2010, Journal du Net)
- L’agilité dans l’analyse de données : le nouvel enjeu des entreprises (22 Février 2010, Journal du Net)
- Réduire ses coûts avec la communication unifiée (22 Février 2010, Silicon)
- Enquête modernisation du SI et maturité des entreprises (Cabinet Sapientis) Création de valeur par le SI : réalité maitrisée ou défi réel ? (2e partie) (22 Février 2010, ITR Manager)
- Enquête modernisation du SI et maturité des entreprises (Cabinet Sapientis) Création de valeur par le SI : réalité maitrisée ou défi réel ? (1re partie) (19 Février 2010, ITR Manager)
- 2010 : Les logiciels des PME évolueront plus que ceux des grandes entreprises (22 Février 2010, Distributique)
- Investissements en logiciels et services : une reprise très poussive en 2010 (22 Février 2010, Le Mag IT)
- Etude PAC : l’informatique passe en phase industrielle grâce au cloud (23 Février 2010, CIO Online)
- Le cloud computing va provoquer une redistribution des cartes chez les prestataires (23 Février 2010, Distributique)
- Les Européens ne se ruent pas sur les services IT externalisés en Inde (23 Février 2010, Le Monde Informatique)
- Les secteurs qui vont investir dans l’IT (24 Février 2010, Channel News)
- Services SaaS : l’externalisation de la sécurité ne fait plus peur (24 Février 2010, Indexel)
- La croissance de la production chinoise ralentit en février (01 Mars 2010, Agefi)
- Dans l’Å“il des SSII clones
- Plus qu’un levier de performance opérationnelle, les TIC sont au cœur de la compétitivité des entreprises (25 Février 2010, Newzyexecutive)

Revue de presse semaine 07/2010

- Quand des blogueurs dénoncent les conditions de travail en SSII (08 février 2010, 01 Net Pro)
- L’informatique d’entreprise en 2010, selon Deloitte (08 février 2010, 01 Net Pro)
- Techdays 2010 : Microsoft imagine une continuité entre data center et cloud (08 février 2010, 01 Net Pro)
- Les éditeurs de logiciels doivent se préparer au tsunami du cloud (08 février 2010, 01 Net Pro)
- Les logiciels et services vont retrouver, difficilement, un nouveau cycle de croissance (08 février 2010, Distributique)
- Dossier offshore en France : pas encore le raz-de-marée, déjà plus qu’un épiphénomène (09 février 2010, Le Mag IT)
- En 2009, certaines SSII ont dégraissé sans plan social (09 février 2010, Channel News)
- Chute des fusions et acquisitions dans l’IT en 2009, sauf pour les petites SSII (10 février 2010, Distributique)
- BI 201x : l’an 4 de la Business Intelligence ? (partie 4) (10 février 2010, Le Mag IT)
- Recrutements de cadres IT en 2010 : stables, voire en hausse selon l’Apec (11 février 2010, Distributique)
- Adieu la crise, les beaux jours reviennent (15 février 2010, 01 Net Pro)
- Une nouvelle norme RFID de l’ISO pour tracer les produits dans la chaîne logistique (15 février 2010, ITR Manager)
- Conseil en technologie : la prudence est de mise pour 2010 (15 février 2010, Usine Nouvelle)

Revue de presse semaine 06/2010

- Que sont devenus les fournisseurs informatiques (2e partie) Vingt ans après (01 février 2010, ITR Manager)
- Serge Dassault promet d’investir dans la reprise d’Altis Semiconductor (02 février 2010, Les Echos)
- Les SSII préparent leur plan de lutte contre le stress (01 février, 01 Net Pro)
- Les réseaux sociaux ne permettent pas de protéger efficacement nos données personnelles (01 février 2010, Bulletins electroniques)
- 14 % de projets IT en moins en 2009, selon Comm’back (01 février 2010, Le Mag IT)
- Outils collaboratifs : les entreprises françaises démarrent lentement, selon Markess (01 février 2010, Le Mag IT)
- Que sont devenus les fournisseurs informatiques (3e partie) Vingt ans après (02 février 2010, ITR Manager)
- Externalisation : le nearshore vole la vedette à l’offshore (03 février 2010, Journal du Net)
- Gartner : prédictions sur l’avenir des réseaux communautaires (02 février 2010, NetEco)
- Altran créé un pôle d’excellence en systèmes embarqués et critiques (01 février 2010, Industrie)
- Marc Simoncini va miser 100 millions dans des start-up (04 février 2010, Les Echos)
- « Social business » : Muhammad Yunus promeut son modèle via les partenariats (04 février 2010, Les Echos)
- La fin de l’année semble confirmer la reprise pour les SSII indiennes (04 février 2010, Le Mag IT)
- L’optimisation : objectif numéro un des DSI en 2010, selon Pierre Audoin Consultants (04 février 2010, IT Channel)
- Outsourcing : avalanche de contrats signés en fin d’année 2009 (04 février 2010, Le Mag IT)

Revue de presse semaine 05/2010

- SSII : 5 000 postes à pourvoir en 2010 (25 Janvier 2010, 01 Net Pro)
- SAP vise une hausse de son chiffre d’affaires et de ses marges d’exploitation en 2010 (27 Janvier 2010, Les Echos)
- Deux cérémonies parallèles pour l’année France-Russie (26 Janvier 2010, L’Express)
- 2010 doit voir la croissance de l’e-marketing se poursuivre (26 Janvier 2010, 01 Net Pro)
- La croissance du marché IT prévue à 4,6 % en 2010 (27 Janvier 2010, IT Channel)
- Deux PME sur trois abandonnent les voyages d’affaires au profit de nouveaux modes de communication (27 Janvier 2010, IT Channel)
- Où va l’Open Source ? Par Roger Burkhardt, CEO d’Ingres (26 Janvier 2010, IT Channel)
- Le gouvernement allemand pousse au développement d’une industrie logicielle forte (27 Janvier 2010, Le Mag IT)
- L’intérim lorgne les 12 000 informaticiens en portage salarial (28 Janvier 2010, 01 Net Pro)
- BI 201x : l’an 4 de la Business Intelligence ? (Partie 3) (28 Janvier 2010, Le Mag IT)
- Résultats 2009 : une fin d’année positive pour le secteur IT (29 Janvier 2010, 01 Net Pro)
- 2010… l’odyssée de l’informatique ? (25 Janvier 2010, ITR Manager)
- Dossier infrastructures 2010 : la convergence au service de la réduction des coûts (1ère partie) (29 Janvier 2010, Le Mag IT)

Pentalog en Russie ?

Après le voyage en Inde que Frédéric et Alexandra ont fait début novembre, ils comptent se rendre en Russie pour une étude sur place des possibles destinations qui pourraient accueillir une nouvelle entité du groupe Pentalog.

Comme auparavant le but est de faire une évaluation de la capacité du pays à servir des clients en informatique, notamment embarquée, dans les secteurs suivants : aéronautique, défense, automobile. Ils gardent toujours en vue la question de la francophonie, donc nous invitons tous les ingénieurs russes, les expats et les entrepreneurs francophones qui lisent ce texte à nous contacter.

Ils n’ont pas encore pris de décision définitive au sujet des villes à visiter. Après un passage à Perm, il faut décider entre Moscou, St. Petersbourg et Novossibirsk.

Le voyage aura lieu du 21 au 28 janvier. N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez pouvoir jouer un rôle dans notre projet.

Posted on jeu., 7 jan. 2010 15:44 by arafoi (63 day(s) old)
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Revue de presse semaine 50

- Ruée des SSII françaises sur le contrat informatique du siècle en Inde (01 décembre 2009, 01 Net Pro)
- La hausse des prix dans le décisionnel va-t-elle tirer l’Open Source ? (27 novembre 2009, ZDNet)
- Patrick Bensabat, Business et Décision : “nous avons dépassé le point bas de la crise” (02 décembre 2009, Le Mag IT)
- Le cloud privé semble plus prometteur à court terme que le cloud public selon le Gartner (02 décembre 2009, Distributique)
- IT et back-office : la Grande-Bretagne mutualise à tous crins pour économiser 7,8 Md€ par an. Un exemple pour la France ? (30 novembre 2009, Le Mag IT)
- L’e-sourcing en Centres de Services : nouvelle génération de l’externalisation (04 décembre 2009, IT Channel)
- La crise a favorisé le dialogue entre les DSI et les directions métier (04 décembre 2009, 01 Net Pro)
- Maturité du système d’information : un levier à la performance des entreprises (04 décembre 2009, ZDNet)
- Le nearschore tunisien mise sur ses compétences et sur des partenariats (03 décembre 2009, Distributique)
- HEC, première “business school” européenne selon le Financial Times (07 décembre 2009, Capital)
- Bourse : les SSII ont retrouvé la cote en 2009 en dépit d’une activité en berne (04 décembre 2009, Le Mag IT)
- La ‘Business Intelligence’ en PME : à quoi bon ? (07 décembre 2009, Silicon.fr)
- Nearshore : Le marocain Finatech veut acheter des intégrateurs en Europe et aux US (04 décembre 2009, CIO)

Revue de presse semaine 49

- La croissance allemande confirmée à 0,7% au 3e trimestre (24 novembre 2009, Les Echos)
- La mondialisation à rebours (25 novembre 2009, Les Echos)
- L’économie française sans immigrés pendant un jour (24 novembre 2009, Le Figaro)
- Le « problème » de Pôle Emploi est aussi informatique (24 novembre 2009, 01 Net Pro)
- Pas d’été indien pour les SSII (3/3) : les fortunes très diverses des acteurs nationaux (3/3) (25 novembre 2009, Le mag IT)
- Rémy Berthou (itSMF France) “Le cloud computing pose des questions de sécurité” (26 novembre 2009, Journal du Net)
- Applications d’entreprise et cloud computing : convergence ou mythe ? Dossier Gartner (1ère Partie) (25 novembre 2009, It Channel)
- Inde : la fraude chez Satyam est bien plus importante que prévu (26 novembre 2009, Le Mag IT)
- Applications d’entreprise et cloud computing : convergence ou mythe ? Dossier Gartner (2e Partie) (26 novembre 2009, IT Channel)
- Applications d’entreprise et cloud computing : convergence ou mythe ? Dossier Gartner (3e Partie) (27 novembre 2009, It Channel)
- 6 % des informaticiens sont au chômage en octobre 2009 (27 novembre 2009, Le Mag IT)

Posted on lun., 30 nov. 2009 15:27 by amondanel (101 day(s) old)
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De retour du Karnataka

10 jours de périple en Inde, dans 3 villes et 2 états, en pleine période de mousson, l’expérience a été très riche, tant sur le plan personnel que professionnel… par où commencer ? Peut être par remercier toutes les personnes rencontrées sur place, qui ont fait preuve d’une grande hospitalité à notre égard. Nous avons rencontré des petites boîtes, des grosses boites, des indépendants, des salariés, des expatriés, des professeurs… tous nous ont très bien reçus, nous ont parlé ouvertement de leur pays, si fascinant de contradictions, et fourni des clés pour comprendre leur culture et leur histoire. Special thanks à Prashant pour la petite incursion dans la vie nocturne de Madras, et à Bhagath pour nous avoir emmenés dans ce musée de plein air ! Dommage que nous n’ayons pas eu plus de temps pour en profiter. Bah, nous reviendrons peut être bien ! En tous cas ni la climatisation, ni le curry ne vont me manquer pour quelque temps :-P et ne parlons pas des embouteillages et de la pollution de Bengalore, que je ne suis pas prête d’oublier !

Ce qui m’a d’abord frappée en arrivant en Inde, c’est l’état de délabrement de ses villes, dont la population croît plus vite que ne peuvent s’adapter les infrastructures. Nous n’avons vu que 2 grandes villes (Chennai et Bengalore, Pondichéry comptant moins d’un million d’habitants), mais ceci semble tout aussi bien être le cas à New Dehli, Calcutta et à Mumbai, d’après les témoignages entendus. Effectivement, comme le soulignait Fred, ça donne à réfléchir sur la capacité du pays à progresser assez vite et améliorer son niveau de qualité général. Même à Bengalore, où oh surprise, quand on quitte l’aéroport en direction du centre ville, on se dit « quelle belle autoroute !», on retrouve très vite les vaches broutant des tas d’ordures sur les trottoirs et les campements de fortune aux portes des campus universitaires, dans des quartiers où les entreprises high tech côtoient la misère des rues.

La question centrale de la disponibilité des ressources humaines, aussi bien d’un point de vue technique que linguistique, s’avère encore plus épineuse que ce à quoi je m’attendais. Même à Pondichéry, les étudiants en IT qui apprennent le français sont très rares… ils ne sont pas plus de 5% au Pondicherry Engineering College que nous avons visité. Le réseau des Alliances Françaises et Campus France ont beau être très présents et actifs partout dans le pays, au final, on parle d’à peine quelques centaines d’étudiants IT indiens qui font des études en France chaque année, et combien parmi eux dans le domaine d’expertise qui nous intéresse plus particulièrement ? le nombre doit être dérisoire. Nous avons rencontré un important acteur de l’IT aéronautique indien à Chennai et eux estiment qu’à peine 1% de leurs 1500 ingénieurs embedded dans ce secteur sont francophones. Ils ont fait le pari de la formation linguistique avec l’Alliance Française pour pouvoir étendre leurs opérations avec la France. C’est un investissement sur du long terme… Et comme l’a suggéré un chef d’entreprise indien rencontré à Bengalore, à juste titre me semble-t-il, demander à un ingénieur IT aéronautique de passer du temps à apprendre une langue étrangère, au détriment de sa progression technique dans son métier, n’est ce que pas prendre le risque de le faire fuir ? Il y a bien aussi la solution d’employer des traducteurs qui travailleraient aux côtés des ingénieurs mais je suis bien placée pour savoir que la traduction n’est pas une mince affaire non plus, surtout quand on traite des sujets d’un si haut niveau de criticité et de technicité, même en ayant recours à des outils d’automatisation. Apparemment certaines grosses boîtes le font, donc ça doit quand même bien marcher un minimum, je reste cependant sceptique.

Côté technique, à l’échelle d’un pays comme l’Inde, il y a bien les experts que nous recherchons. Ils seraient 15 000 dans tout le pays. Mais ces profils veulent travailler chez les grands noms, en direct pour le client final et sont des employés fidèles dès lors qu’ils travaillent sur des projets de haut niveau. On nous a parlé de 20% de taux d’attrition moyen en Inde, et dans les sociétés qui font de l’embarqué aéro, on tombe à des chiffres de l’ordre de 8%. Il ne sera pas facile de recruter.

Mais à côté de toutes ces difficultés dont nous avons clairement pris conscience, nul doute que les Indiens ont aussi su nous démontrer leur sérieux et leur maturité dans le business offshore. Les rencontres faites me donnent à penser qu’il y a vraiment des choses à faire. “Everything’s possible in India” nous a-t-on dit à plusieurs reprises :-D et je le crois sincèrement. Néanmoins les investissements qui paraissent indispensables pour construire quelque chose de solide là bas seront certainement plus lourds et le process sera plus complexe que pour nos précédentes implantations.

Voilà, j’ai essayé d’être synthétique et pragmatique, j’aurais pu en écrire des pages. Les conclusions de ce voyage ne sont donc pas évidentes. Pour l’heure, une réflexion doit être menée sur les objectifs de Pentalog et les moyens à mettre en œuvre dans une possible aventure indienne. Peut être aurons nous bientôt l’occasion de faire un 2ème voyage pour approfondir encore un peu le sujet. Il me semble que nous aurions dû voir au moins 2 villes supplémentaires pour avoir un peu plus de recul. Coimbatore et Hyderabad sont souvent ressorties comme intéressantes dans les échanges que nous avons eus… En tous cas si nous nous lançons et que nous réussissons le challenge, ce sera un sacré accomplissement, la cerise sur le dispositif offshore de Pentalog.

Pour voir les photos, c’est par là. Je vous en mets ici quelques unes parmi mes préférées :-)

Pondichéry : au bord de l’Océan Indien
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Dans les rues de Pondichéry
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Sur la route de Chennai
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Bengalore
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Posted on mar., 17 nov. 2009 20:30 by amondanel (114 day(s) old)
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Revue de presse semaine 47

- Les pôles de compétitivité face au défi de l’international (10 novembre 2009, Le Monde)
- Le marché IT se prend les pieds dans le tapis en 2009 (10 novembre 2009, Journal du Net)
- Symposium /ITxpo 2009 du Gartner (3e jour) – Le virage social de l’IT (9 novembre 2009, IT Channel)
- Allemagne : excédent commercial en baisse, production industrielle en hausse (9 Novembre 2009, La Tribune)
- Des délocalisations à la campagne (9 novembre 2009, 01 Net Pro)
- La crise et les tendances à moyen terme du marché informatique (10 novembre 2009, IT Channel)
- Seule l’infogérance a progressé en 2009 sur le secteur des logiciels et services en France (6 novembre 2009, Distributique)
- Logiciels : les ténors français montrent la voie (12 novembre 2009, 01 Net Pro)
- Les enjeux IT des banques en contexte de crise (13 novembre 2009, Journal du Net)
- Cinq technophiles sur le podium Forbes des personnalités les plus puissantes (13 novembre 2009, NetEco)
- Timide retour à la croissance en 2010 pour l’informatique française (9 novembre 2009, Silicon.fr)
- Cloud computing : un marché français de 1,5 milliard d’euros en 2009 (10 novembre 2009, Journal du Net)
- L’informatique devient officiellement une science (10 novembre 2009, Le Point)

Revue de presse semaine 46

- Logiciels : un marché français très concentré et faiblement internationalisé (03 novembre 2009, Les Echos)
- EuroSoftware 100 : les éditeurs français s’affirment sur des secteurs verticaux (02 novembre 2009, Distributique)
- Mieux utiliser Twitter en se servant des listes (04 novembre 2009, Le Monde)
- Logiciels: le classement Truffle 100 affiche une croissance de +3% (03 novembre 2009, Silicon.fr)
- Le face à face Grande Bretagne/Etats-Unis dans la compétition sur l’innovation (4 novembre 2009, Usine Nouvelle)
- Les pôles de compétitivité se réunissent à Sophia Antipolis (4 novembre 2009, 01netPro)
- Classement du logiciel européen Truffle 100; La France derrière l’Allemagne et le Royaume Uni (04 novembre 2009, It Channel)
- Semiconducteurs : hausse de 10,2% attendue en 2010 (09 novembre 2009, Journal du Net)
- 2009 : une année de transition pour l’industrie informatique en France (06 novembre 2009, L’informaticien)
- Pas de retour à la croissance des dépenses IT dans l’industrie avant 2010 (04 novembre 2009, Distributique)
- L’informatique, parent pauvre du plan de relance (03 novembre 2009, 01netPro)

Découverte du Tamilnadu

Cela fait maintenant cinq jours que j’ai rejoint l’état du Tamilnadu dans la fédération indienne. Quatre jours et pas le moindre article sur Pentablog. Etonnant non ? Je dirai bien, par convenance, que notre emploi du temps, ne m’en a pas laissé le temps. Mais serai-je totalement honnête ? Non, cette Inde aux saveurs et flaveurs si nombreuses, aux contrastes si violents, à la mousson si lancinante, cette inde là ne me laisse aucun répit, et sème devant moi des embuches constantes pour m’empêcher de me faire une idée.

N’y a-t-il d’ailleurs qu’une seule Inde qui regrouperait en son sein ces universités, qui, comme celle de Chennai, que nous avons visitée Alexandra et moi, envoie son propre satellite dans l’espace, la même qui définit un programme de production nucléaire ambitieux pour subvenir aux besoins de sa population en courant électrique mais qui présenterait aussi toute les caractéristiques du tiers monde le plus inacceptable ; des corps entassés par dizaines dans un coin abrité, seulement pour y dormir, ou des guirlandes d’ordures qui s’étalent indéfiniment le long des rues.

Dès que l’on parle de pays émergents, l’expression « société à deux vitesses » revient toujours. Elle paraît plus que jamais applicable en Inde ou l’on passe directement de première en cinquième. Entre les deux, rien. Rien ? Probablement pas, car les salariés de l’IT existent, ceux des banques et des opérateurs de télécoms également. Mais que représentent-ils exactement des plus d’un milliard d’indiens ? Deviennent-ils aujourd’hui, comme dans tous les autres pays émergents, une force politique, une classe moyenne ?

Aujourd’hui dimanche, j’ai passé un très agréable moment avec Jean Michel, consultant à Pondichéry pour les sociétés françaises, avec Cyril, Tamara et leurs filles Natacha et Cloé que je remercie pour la chaleur de leur accueil et l’échange que nous avons eu. J’essaierai d’ailleurs de revenir sur les activités de Cyril dans les jours qui viennent.

Ce que nous avons vu nous confirme que l’Inde n’est pas protéiforme. Non, elle est carrément plurielle. Les potentialités de son marché local sont inabordables à un esprit occidental car 10% de l’Inde accédant à une classe moyenne représenteront la population de la France et l’Allemagne cumulée.

Pour l’offshore… Je ne sais d’abord pas quand je pourrai publier cet article car le WIFI du resort au bord de l’Océan Indien ne fonctionne pas, how lucky we are ;) et en cet instant précis, nous n’avons toujours pas vu Bengalore. Mais vous devez savoir, mes amis indiens qui nous accueillez avec gentillesse et ouverture, ce que les entreprises que nous voyons disent de vous. Je ne dénonce personne ici, je veux au contraire faire progresser la relation. Les plus grandes comme les plus petites n’hésitent pas à critiquer fortement votre niveau de productivité, parlant de rapport de « 3 indiens pour un français ». La qualité de la formation technique est également bien souvent remise en cause. Vous devez le savoir, pour améliorer encore votre offre.

Et vous, chers compatriotes, investissez-vous assez dans votre stratégies de réduction des coûts ? Investir dans la réduction des coûts ??? N’est-ce pas après tout, toute l’histoire de l’industrie ? Diminuer le coût, augmenter la qualité, par l’investissement dans la machine, dans la méthode et l’organisation ? Pourquoi en irait-il autrement lorsque vous parlez, si souvent, de l’industrialisation de vos services. Or, je vous vois bien peu nombreux, ici, à investir « vraiment » dans la formation et l’accompagnement. Bien peu, parmi vous, investissent dans les cours de langue, le coaching, ou transfèrent du personnel, déjà qualifié pour les opérations offshore, au moment où vous abordez l’Inde, dont tout le monde pourtant, et vous les premiers, reconnaissez la complexité. Que tous ceux qui ne se reconnaissent pas ici me pardonnent, c’est que je ne les ai pas rencontrés pour l’instant.

Jean-Michel, dans un tout autre métier, a évoqué, en contrepoint, le cas de Louis Vuitton, qui a lourdement investi dans la formation mais qui recueille aujourd’hui le fruit de ses efforts. Il n’y a pas de hasard.

Plus un pays est complexe, plus il est difficile à comprendre, plus il convient de l’aborder avec pragmatisme. Je crois que pour réussir en Inde, dans une relation avec la France, il faut commencer par admettre qu’en général, les collaborateurs indiens ne seront pas confrontés aux meilleurs locuteurs d’anglais au monde, que les indiens ne le sont eux mêmes pas forcément non plus. Il faut aussi tirer des enseignements, sans doute, de ce qui saute aux yeux, partout, dans le pays. Le beau, le fini, l’achevé n’existe nulle part. j’ai connu ça ailleurs, dans un pays que j’adore et dans lequel Pentalog est sur le podium national pour l’outsourcing et le consulting IT. C’est aux indiens et à leurs partenaires occidentaux de saisir ces questions de qualité, sempiternelles, mais tangibles et intelligibles, et de les mettre en perspective avec l’incompréhension et le trouble dans lequel je suis moi-même aujourd’hui, pour, peut-être, commencer à comprendre et à formuler des challenges à relever ensemble.

Si en lisant ce billet vous m’avez compris, c’est que vraiment je me suis mal exprimé.

Pondichéry, le 9 novembre, à 6H du matin.

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Posted on lun., 9 nov. 2009 9:59 by flasnier (122 day(s) old)
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Revue de presse semaine 45

- La reprise se poursuit en octobre dans l’industrie française (02 novembre 2009, Capital.fr)
- Internet a 40 ans (30 octobre 2009, ZDNet.fr)
- Des rabais fiscaux pour les PME high-tech en Chine (30 octobre 2009, 01NetPro)
- La crise fait baisser les tarifs de l’externalisation applicative (29 octobre 2009, Journal du Net)
- Wipro NewLogic : sortie de crise en vue (29 octobre 2009, 01Netpro)
- Les villes françaises championnes de l’innovation ; l’Europe en tête de la course à l’innovation (28 octobre 2009, ITespresso.fr)
- Externalisation : les DSI français restent assez conservateurs (28 octobre 2009, 01Netpro)
- Les partenariats de Renault en Inde et en Russie, un cas d’école (27 octobre 2009, Usine Nouvelle)
- Google introduit la « recherche sociale » (27 octobre 2009, ZDNet)
- Allemagne : Internet aurait dynamisé l’esprit civique (27 octobre 2009, NetEco)
- Collaboration en entreprise : l’e-mail privilégié face aux outils web 2.0 (26 octobre 2009, Silicon.fr)
- Le CRM à l’heure du SaaS et du cloud (22 octobre 2009, Journal Du Net)

Inde, suite : nous voilà

Suite à nos pécédents posts (que vous pouvez relire ici et là), je viens apporter quelques précisions à notre programme. J’en profite pour remercier encore toutes les personnes qui nous ont déjà contactés à ce sujet, et qui ont commenté nos posts sur ce blog ou et autres réseaux sociaux.

Le projet se précise donc encore un peu plus… Sous réserve de modifications de dernière minute, Frédéric et moi devrions être :
- à Chennai les 05 et 06/11,
- à Pondichéry le week end du 07-08/11,
- puis à Bengalore jusqu’au 10/11.

Peut être ferons nous aussi un passage à Mumbai ou ailleurs, il y a tellement d’endroits intéressants, il a malheureusement fallu faire un choix. Nous ne pourrons pas rencontrer toutes les personnes qui ont manifesté leur intérêt pour notre projet. Ceci dit, nous reviendrons certainement pour approfondir notre étude et aurons alors l’occasion de nous rendre dans d’autres villes.

Les personnes intéressées par une rencontre et qui sont disponibles aux dates et endroits indiqués ci-dessus peuvent me contacter directement par email. Nous avons déjà pu identifier quelques partenaires potentiels et souhaitons rencontrer autant de candidats à l’aventure Pentalog que possible : jeunes chefs de projets et entrepreneurs, expert techniques dans les domaines qui nous intéressent (informatique embarquée), mais aussi des universitaires, étudiants et enseignants qui pourront nous aider à évaluer le niveau d’expertise technique et de pratique de la langue française dans les villes où nous allons nous rendre. Les personnes travaillant dans des centres de R&D IT et aéronautique et écoles spécialisées font également partie de notre cible.

Voilà pour les dernières précisions. Le prochain post sur le sujet sera certainement publié juste avant notre départ. A suivre donc…

Posted on jeu., 22 oct. 2009 15:14 by amondanel (140 day(s) old)
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Revue de presse semaine 43

- L’euro fort complique la sortie de crise de la zone euro (16 octobre 2009, Les Echos)
- LinkedIn dépasse les 50 millions de membres (15 octobre 2009, NetEco)
- Bientôt l’heure de la reprise pour les fusions-acquisitions de SSII (14 octobre 2009, 01NetPro)
- Une PME sur deux maintient ses projets IT (14 octobre 2009, ITChannel.info)
- Clare Hart, Dow Jones : “les réseaux sociaux jouent un rôle dans l’activité professionnelle” (13 octobre 2009, NetEco)
- Twitter va bientôt gazouiller en français (12 octobre 2009, 01Net)
- Inde : bientôt le nouveau leader technologique selon Forbes (12 octobre 2009, NetEco)
- Les pays émergents prendront le contrôle de la production en 2014 (12 octobre 2009, Usine Nouvelle)
- Des commandos pour assurer la sécurité des SSII… (05 octobre 2009, 01NetPro)

Posted on lun., 19 oct. 2009 17:45 by amondanel (143 day(s) old)
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Revue de presse semaine 41/2009

- Un million de membres pour LinkedIn en France (2 octobre 2009, ZDNet)
- India to add more rules in IT Act soon (2 octobre 2009, CIOL)
- Kehraus im BPO-Markt (1 octobre 2009, Computerwoche)
- China’s Online Censors Work Overtime (30 septembre 2009, Business Week)
- Germany Benefits from Global Recovery (30 septembre 2009, Business Week)
- Les plus belles croissances du secteur logiciel en 2008 (30 septembre 2009, Journal du Net)
- TIC durables : une opportunité pour l’industrie ? (30 septembre 2009, Usine Nouvelle)
- IT muss mehr Innovationen bringen (29 septembre 2009, Computerwoche)
- Les SSII indiennes baissent les salaires pour durcir la concurrence (28 septembre 2009, ZDNet)
- La virtualisation se met au service de la qualité de service (28 septembre 2009, ZDNet)
- Preismodelle für SaaS (28 septembre 2009, Silicon.de)

Posted on lun., 5 oct. 2009 16:51 by amondanel (157 day(s) old)
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Revue de presse semaine 40/2009

Bonne lecture…

- Twitter s’apprête à lever 100 millions de dollars (25 septembre 2009, les Echos)
- Internet: The forty glorious years (25 septembre 2009, CIOL)
- La Dares confirme la montée du chômage des informaticiens (25 septembre 2009, ZDNet.fr)
- La zone euro n’est pas vraiment tirée d’affaire (23 septembre 2009, le Monde)
- China zückt politisches Scheckbuch (22 septembre 2009, Handelsblatt)
- Offshoring geht nur mit Methode (22 septembre 2009, Computer Zeitung)
- Un français à la tête de l’Institut Européen de l’innovation et de Technologie (IET) (21 septembre 2009, L’Informaticien.com)
- Indian IT firms step up security with paramilitary (21 septembre 2009, CIOL)
- CFOs unzufrieden mit CIOs: Keiner weiß, was Outsourcing bringt (18 septembre 2009, CIO)

India!

Le voyage se précise en même temps que le projet trouve sa place dans le business plan de Pentalog. L’Inde pourrait, entre autre, devenir, au sein du groupe, le pôle de compétence principal en aéronautique. Les compétences identifiées dans le pays semblent prometteuses sur ce genre de niche, alors que les besoins d’offshore dans ce métier sont insuffisamment couverts à ce jour. Nous avons lancé des recherches, que ce soit dans Linkedin ou dans Viadeo, de cadres intéressés par notre projet. Ce peut être tout à la fois des chefs de projets, des responsables de centre, des associés…Nous sommes ouverts à tous les types d’expérience et de recherche d’accomplissement personnel. Là où nous risquons de surprendre, c’est que nous cherchons encore plus de francophonie qu’au Vietnam… Diable ! Ce ne semble pas être le lieu. Ok, j’en dis un tout petit peu plus. Nous allons chercher à constituer un petit pôle de 100 à 200 collaborateurs dans lequel nous mettrons un accent très fort sur les langues pour faire dans le pays ce que personne n’a réussi à faire. Certains Pentaloguiens actuels, très expérimentés dans le management en pays émergents et dans les technologies et projets cibles feront partie de l’aventure si elle se concrétise. Les villes targets à ce jour sont Mumbai, Bengalore, Chennai (Madras), Delhi. Nous cherchons à l’heure actuelle à réunir les conditions. Mais je ne m’avance pas trop en disant que le voyage, lui, devrait se faire. Si nous réussissons ce pari là, Pentalog sera la seule entreprise européenne à être 100% offshore, 100% métiers, 100% nearshore, 100%shores !

Posted on ven., 25 sep. 2009 8:15 by flasnier (167 day(s) old)
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Pentalog recherche des partenaires potentiels en Inde

Nouveaux voyages, nouvelles contrées, la stratégie de Pentalog va cette fois nous emmener en Inde…

Voilà tout juste un an que nous préparions le premier voyage de Frédéric et Virginie au Vietnam, après une étude approfondie de plusieurs destinations susceptibles d’accueillir la nouvelle entité du groupe, qui viendrait compléter son dispositif offshore et contribuer à sa croissance… Nous avions lancé quelques semaines auparavant un appel similaire sur ce blog pour entrer en contact avec des gens au Vietnam et en Chine. Un an plus tard, Pentalog Vietnam, la première filiale du groupe en Asie, comptait déjà 25 collaborateurs !

Dans la continuité des plans de développement établis en 2008, Frédéric s’apprête maintenant à passer un peu de temps en Inde, pour étudier plus précisément les opportunités que présente cet immense pays, doté d’un vivier de compétences IT unique au monde.

Le but de ce voyage est d’évaluer la capacité du pays à servir des clients en informatique embarquée, dans des secteurs industriels tels que l’aéronautique, l’automobile, la défense. La question de la francophonie sera bien sûr au centre de nos attentions; nous sommes conscients qu’il s’agit là d’une exigence à laquelle il ne sera pas simple de répondre. Mais parmi tous les expats français et ingénieurs indiens qui parlent français, il y a forcément des experts dans les domaines de compétences qui nous intéressent.

Frédéric compte se rendre à Bengalore, Delhi, Chennai, Pondichéry et Mumbai. Nous cherchons donc dans un premier temps à entrer en contact avec des entrepreneurs IT français ou francophones installés là bas, ainsi que de jeunes chefs de projets et experts IT francophones. Le voyage aura lieu début novembre. Contactez-nous si vous pensez pouvoir jouer un rôle dans ce projet…

Posted on mer., 23 sep. 2009 14:07 by amondanel (169 day(s) old)
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Revue de presse semaine 39/2009

Quoi de neuf ?

- 20 start-up européennes à suivre (21 septembre 2009, Journal du Net)
- Nouvelles technologies : la France améliore son classement au niveau mondial (17 septembre 2009, les Echos)
- Secteur IT : la France manque de compétitivité (17 septembre 2009, IT Channel.info)
- Phone calling coming to Twitter (17 septembre 2009, CNN.com)
- Vers une consolidation de l’automobile en Europe avec la reprise (16 septembre 2009, Euroinvestor)
- BPO-Markt Deutschland: Umfang der ausgelagerten Aufgaben nimmt zu (16 septembre 2009, CIO)
- IT soll Finger von Web 2.0 lassen (16 septembre 2009, CIO)
- How Russia could be more productive (septembre 2009, Mc Kinsey)
- Infrastructure outsourcing on the rise (15 septembre 2009, Offshoring Times)
- Outsourcing demand to pick up in H2: NASSCOM (15 septembre 2009, CIOL)
- Löhne: Arbeitskosten steigen stark (15 septembre 2009, CIO)
- Finland to set up tech innovation centre in Delhi (11 septembre 2009, CIOL)

Posted on lun., 21 sep. 2009 14:22 by amondanel (171 day(s) old)
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Voyage-Voyage

Je suis à une semaine de repartir pour le Vietnam où vont bientôt être lancées deux nouvelles plateformes projet de taille moyenne, et peut-être trois, si nous réussissons à convaincre l’un de nos prospects actuels.

Mais surtout, je vois se profiler un incroyable mois de novembre qui devrait me faire parcourir la fédération indienne en tous sens à la recherche d’une pépite dans le développement embarqué (j’en dirai plus dans les jours qui viennent), puis je reprendrai directement la route d’Hanoi (sans repasser par la France ou la Roumanie, CO2 oblige) où je séjournerai une dizaine de jours. Toujours sans passer par nos bases européennes, je m’arrêterai cette fois aux portes occidentales de l’Orient, à Tel-Aviv, dans le cadre d’une mission exploratoire de Croissance+ dans les clusters high tech israéliens. Alors seulement, je rejoindrai soit la France, soit les balkans.

Ce run devrait durer environ un mois. Je chercherai pendant ce long parcours de nouvelles sources de croissance pour compenser les effets de la crise. Certains de nos clients potentiels ont besoin de l’Inde et j’ai besoin de voir comment relier cet immense réservoir de possibles à la stratégie de Pentalog et de voir comment elle peut constituer une solution participant à nos plans de croissance.

En Israël, j’y vais au contraire parce que ce pays semble marquer un intérêt grandissant pour l’outsourcing est européen. Donc là-encore, j’irai chercher de nouvelles pistes, mais aussi de nouvelles idées.

Revue de presse semaine 38/2009

Voici ce que nous avons retenu pour vous de la presse ces derniers jours :

- Satyam va mieux, mais des zones d’ombre demeurent (14 septembre 2009, le Mag IT)
- Wipro sees pick-up in European business in Q2 (14 septembre 2009, CIOL)
- Deutsche Telekom Torn In The USA (14 septembre 2009, Forbes)
- Twitter prêt à accueillir de la publicité (11 septembre 2009, 01Net)
- Semi-conducteurs : vers un retour des investissements ? (11 septembre 2009, IT Channel.info)
- Après une chute de 6% en 2009, les dépenses IT repartiront en Europe en 2010, selon Forrester (10 septembre 2009, le Monde Informatique)
- Wipro ferme son centre français de R&D en électronique (07 septembre 2009, le Mag IT)

Et pour nos amis germanophones :
- Ausgaben in IT-Innovationen sinken um elf Prozent (08 septembre 2009, Computerzeitung)
- Unternehmenssoftware, Alle Zahlen stets im Blick (07 septembre 2009, Capital)
- BPO: Firmen lagern immer komplexere Prozesse aus (07 septembre 2009, Computerwoche)
- Deutschland fällt bei IT-Kompetenz leicht zurück (03 septmebre 09, Computerzeitung)

Posted on lun., 14 sep. 2009 16:41 by amondanel (178 day(s) old)
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Revue de presse semaine 37/2009

A Pentalog, les équipes Marketing et Relations Internationales travaillent depuis peu en collaboration avec une nouvelle cellule intelligence économique. Ces “veilleurs” vont nous fournir chaque semaine un florilège des articles de presse trouvés sur le net, qui sont en relation avec nos métiers et centres d’intérêt. Nous partagerons ces infos sur ce blog. Alors, à vos claviers pour commenter !

- Le marché IT européen peine à reprendre des couleurs (08 septembre 2009, IT Channel.info)
- Motorola planning to test 4G in India (24 août 2009, The Hindu Business Line)
- Fusions-acquisitions : l’heure des soldes a-t-elle sonné pour les SSII en difficulté ? (20 août 2009, Le Mag IT)
- Die besten Infrastruktur-Outsourcer (18 août 2009, CIO)
- L’été meurtrier des SSII (3/3) : coup de buis pour les acteurs nationaux (19 août 2009, Le Mag IT)
- L’été meurtrier des SSII (2/3) : les poids moyens en alerte (18 août 2009, Le Mag IT)
- L’été meurtrier des SSII (1/3) : les grands noms disent merci à l’infogérance (18 août 2009, Le Mag IT)

Posted on mer., 9 sep. 2009 15:07 by amondanel (183 day(s) old)
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Rentabilité des SSII indiennes en temps de crise

Il y a quelques jours, je suis tombé sur un article du Mag It qui commentait un tableau des résultats des SSII indiennes, lesquels s’effondre de manière continue depuis fin 2007. Plusieurs parmi elles enregistreraient même des pertes. Cette information, à part pour le cas de Satyam, m’a tout de même surpris car la pente est d’autant plus vertigineuse que ces sociétés sont parties de rentabilités incroyablement fortes. Certaines d’entre elles ont même affiché du 30% d’EBIT sur plusieurs centaines de millions. La raréfaction des clients en temps de crise ne me semble pas en mesure d’expliquer à elle toute seule une telle chute.

J’envisage plusieurs pistes :

- une clarté financière douteuse dans les années passées. Il fallait lever de l’argent pour financer les fabuleux complexes immobiliers. Il n’y a lors rien de tel que d’afficher des chiffres fantastiques
- le coût des investissements pharaoniques dans lesquels certaines se sont lancées. Quelqu’un connaît-il le bilan de ces sociétés et leurs dettes en particulier. Je me demande ce que ça représente sur leur overhead ?
- elles sont extrêmement sensibles à la parité roupie/dollar et le nouveau mouvement baissier de ce dernier pourrait bien faire très mal à nouveau. Tout ce qui s’importe aux US coûte alors de plus en plus cher, au profit de la production locale américaine.

Mais quoi qu’il en soit, la chute actuelle n’est pas en conformité avec la baisse des profits des compagnies américaines, européennes de l’Est et de l’Ouest qui travaillent sur les mêmes clients. Elles ne sont pas en train de connaître un passage de +30% vers -10 ! Les plus profitables vont passer de 12 à l’équilibre et les moins performantes passeront de 3 à -5%. Bref dans tous les cas, la baisse des profits se limitera à moins d’une dizaine de points.

Reste maintenant à voir si les sombres prédictions de cet article vont se confirmer ou non, balayant dans ce dernier cas l’intérêt de ce billet Smile

Offshore / Nearshore : La géopolitique de l’IT

Dans une conversation avec l’un de nos associés en JV la semaine dernière, nous avons un peu disserté sur la nature géopolitique et stratégique de l’offshore. Nous avons réfléchi quelques minutes à la cartographie mondiale de l’outsourcing.

Nous sommes arrivés à la conclusion que la demande « Europe de l’est » répondait à des problématiques de proximité sociale, culturelle et ménageait la chèvre et le chou entre protectionnisme et délocalisation compétitive.

La demande « Asie » répond elle majoritairement à une pure question de réduction de coûts, lorsque les contraintes de décalage horaire, de circulation des biens et des personnes et de culture ne sont pas des obstacles.

J’enfonce ici des portes ouvertes depuis des années. A côté de cette carto simpliste, mais qui exige déjà la construction d’un réseau d’unités de production complexe pour qui prétendrait à l’exhaustivité, je m’aperçois qu’il existe aussi des régions disposant de spécialités qui sont soit liées aux anciennes spécialisations technologiques de ces pays, soit encore à une volonté parfaitement contemporaine de développement de leur portefeuille d’activités.

Disons que, parmi les pays offshore, tout le monde fait de l’informatique de gestion, mais pas tous de la même manière :

- les petits pays d’Europe de l’Est (Slovaquie, Tchéquie, pays baltes, Bulgarie, Moldavie) s’investissent majoritairement sur de petits projets. Ils sont souvent forts pour soutenir un processus d’innovation ou des petites maintenances. La faible quantité de ressources humaines les amène souvent à des niveaux de coûts prohibitifs (sauf Bg et Moldavie).
- Les grands pays d’Europe de l’Est : Ukraine, Pologne, Roumanie, Russie. Ceux-ci ont la puissance de feu pour constituer des plateformes projets de plusieurs dizaines de collabs (y compris plus de 50). Mais on les retrouve aussi sur les petits projets. Ils disposent souvent d’un catalogue de spécialités important, que ce soit dans les infras, les grandes appli (SAP, Oracle, BO, les ETL…). Ceci leur permet de dépasser la typologie standard du projet de dev offshore (Java/Dotnet+1 BDD).
- Les pays d’Asie font rêver par la capacité à mettre en ligne des centaines de collabs mais inquiètent sur les aspects fonctionnels et la communication.

Dans l’embarqué, c’est beaucoup plus complexe car très peu de pays en font vraiment alors que cette demande explose. Choisir un lieu de production à cet égard n’est pas aisé car bien souvent votre client requiert un niveau d’expertise élevé. JE DIS BIEN EXPERTISE, ET PAS SIMPLEMENT EXPERIENCE. Cette expertise ne se gagnant bien souvent que par la participation à des projets dans le domaine industriel de référence de chaque client.

Alors, où peut-on faire de l’embedded aéro ? Bien sûr là où l’on construit des avions : en Russie évidemment, un peu en Ukraine, un peu au Brésil. Mais la politique indienne en la matière commence elle aussi à porter ses fruits, car désormais il existe de réelles capacités en la matière. Mais attention, car sur ce marché, l’appartenance à l’Otan peut-être déterminante.

Où peut-on faire de l’embedded telco : là où l’on est fort en télécom depuis longtemps. En Russie, en Roumanie, en Inde, en Pologne.

Et de l’automotive ? En Roumanie, en Pologne, en Russie… et en Inde.

En conclusion, vouloir faire de l’offshore ou du nearshore n’est déjà plus aujourd’hui une stratégie suffisante, car la promesse de réduction des coûts ne rassasie plus les donneurs d’ordre. L’offshore lui aussi a du se spécialiser, se professionnaliser. Mais on ne peut accomplir ces progrès sans une analyse en profondeur des logiques nationales de compétitivité et d’excellence qui s’établissent tant sur les héritages du passé que sur les politiques de développement.
 
L’acteur de l’offshore / Nearshore, dans ce contexte, devra établir ses choix en fonction de l’offre qu’il entend déployer. Mais force est de constater qu’à ce jour, il n’y a guère que l’Inde qui propose une carte des spécialités complète ; la Russie n’étant pas loin derrière. Par contre, l’un comme l’autre posent de sérieux problèmes dès lors que l’on travaille dans des domaines un peu trop pointus ou que les processus de communication se complexifient, incluant par exemple des allers/retours entre client et fournisseurs, ou la compréhension d’un patrimoine de spécifications rédigés en d’autres langues européennes que l’anglais, bien des années avant le portage offshore.

Pour toutes ces raisons, je conclus que l’offshorer est contraint à des choix dictés par ce que j’appellerai une « géopolitique de l’offre de services ». Je ne vois vraiment pas aujourd’hui comment être un outsourcer low cost complet sans disposer d’implantations en Europe et en Asie. Cela me parait être le minimum. Et encore, plusieurs unités sur les deux continents peuvent être nécessaires pour disposer d’un portefeuille de spécialités tendant à l’exhaustivité.

Je pense que c’est en quelque sorte une analyse précoce de cette contrainte qui a permis à Pentalog de creuser un écart avec ses confrères. Nous l’avons d’abord mis en œuvre à l’échelle de la Roumanie-Moldavie, puis, plus tard, de l’Asie. Le benchmark n’est donc pas fini. La Roumanie n’est pas le nearshore de la Suède (nous irons donc à Petersbourg et à Riga), l’inde impose des compensations en ingénierie quand on lui vend des Airbus (nous irons donc voir en Inde), l’explosion des BPO pourrait sourire au Maroc… ITO, BPO, EDO, are neverending stories!

Offshore : L’Inde peine à maintenir ses parts de marché

Cela fait quelques mois maintenant que je ressens une pression commerciale accrue de la part des sociétés offshore indiennes… On les savait aggressives mais là ça devient du harcèlement. Il ne se passe plus un jour sans que je reçoive quelques mails ou coups de fil de prospection. C’est sans doute révélateur de quelques difficultés, comme le souligne un article publié récemment dans la presse spécialisée anglophone, annonçant que Gartner s’attend à un ralentissement de la croissance du business offshore en Inde… Infosys s’attend même pour la première fois de son histoire à enregistrer une baisse de CA sur 2009, de l’ordre de 3 à 6%.

Comme explication, il y a bien sûr les conséquences de la crise économique mondiale : les clients ont tendance à diminuer le volume de leurs opérations, ils cherchent à renégocier les prix. Mais avant ça et de manière générale, il y a aussi l’augmentation des salaires, le turnover, les problèmes d’infrastructure, le scandale Satyam, l’attentat de Mumbai… bref, la réputation de l’Inde en a pris un coup ces derniers temps… Cela profite à d’autres destinations comme l’Europe de l’Est, le Brésil, le Vietnam, qui semblent faire de plus en plus d’ombre au géant. Il est vrai que l’Inde est le must pour les très gros contrats qui nécessitent la mobilisation de ressources colossales en un temps record mais ces clients là ne représentent qu’un petit pourcentage des entreprises qui cherchent à externaliser des développements aujourd’hui. Et pour la constitution d’équipes de 10, 20, 50 ou 100 personnes, il y a beaucoup d’alternatives dans d’autres pays, tout à fait aptes à répondre à ce genre de besoin. Ce sont peut être plutôt ces pays là qui vont profiter de la tendance qui voudrait que la crise favorise le recours à l’externalisation vers des pays low cost…

Bon, il est clair que l’Inde devrait tout de même garder sa position de leader offshore pour encore un bon moment. Effectivement, du point de vue des ressources, les jeunes diplômés en informatique sortent chaque année par dizaines de milliers des universités indiennes. A ce niveau, aucun autre pays ne peut rivaliser, même pas la Chine, qui doit faire face à des problèmes linguistiques qui freinent considérablement le développement du pays sur le marché de l’offshore. Il faut payer 10 à 15% plus cher pour des ressources anglophones et les destinations clés où on trouve ces perles rares sont déjà saturées. Donc les prix montent, et beaucoup plus vite qu’en Inde…

Et puis avec leur expérience, les Indiens savent aussi tirer profit de la montée en puissance des autres destinations offshore nearshore. La plupart des géants indiens ont des filiales en Europe de l’Est, ils sont en train de s’implanter au Mexique, au Brésil.

Ils ne vont pas se laisser voler la plus grosse part du gateau comme ça !

Posted on mar., 28 avr. 2009 18:31 by amondanel (317 day(s) old)
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Offshore Outsourcing et démocratie sont-ils compatibles ?

Je me suis posé cette question hier soir en faisant le point sur la situation en Moldavie… laquelle n’avait rien de réjouissant.
Pourtant, je me suis alors fait cette réflexion, à savoir que tous pays offshore étaient sans exception des dictatures et que les pays nearshore étaient déjà presque tous des démocraties. Vous allez penser que je caricature, mais la petite liste suivante me donne raison :

- Nearshore : tous les pays de l’Europe centrale et orientale, membres de l’UE sont des démocraties, n’en déplaisent à ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’une dictature. L’Argentine, le Chili, l’Uruguay sont les pays nearshore des US et posent peu de problèmes à leurs habitants.  En Europe, les exceptions ont toute la même caractéristique ; ce sont d’ex RSS (Moldavie, Bielorussie, Ukraine). Le bonheur ne revient pas vite là où l’impérialisme de Moscou est passé. La palme revient sans doute à la Biélorussie, qui elle a toujours un leader de l’ère Crétacée (l’ère des crétins ?). Le Maroc n’est pas une démocratie et il est bien possible que la France ait contribué à cette situation. La Tunisie n’est pas une démocratie non plus et veut jouer également la carte du nearshore.

- Offshore : Madagascar tient quand même la une depuis un petit moment, mais l’Inde est-elle une démocratie quand 80% de sa population vit un sort innommable que personne ne veut améliorer ? La Chine, l’Indonésie, la Malaisie, mon cher Vietnam, ne sont pas des exemples de respect des droits de l’homme non plus. Finalement, je ne trouve aucune démocratie dans la zone offshore

Alors, est-ce que cela veut dire que la démocratie coûte trop cher  pour notre industrie ? Ce n’est pas impossible en fait, quoique pourtant réducteur. Pas plus tard que la semaine dernière, un de nos concurrents sur les ressources humaines en Moldavie, souhaitait que les communistes gagnent l’élection « pour que rien ne change ». Je ne me prononcerai pas ici personnellement sur l’élection moldave car je ne suis pas légitime. D’ailleurs, pour moi, le problème n’est pas que les communistes gagnent où perdent cette élection. La vraie question est de savoir quel sera le régime, qui, par sa politique, assurera le développement économique du pays et le respect de droits élémentaires à l’éducation, à la santé, à voter sans doute sur le respect des procédures démocratiques. Là sont les vraies questions. J’expliquai donc à ces gens, que nous, les compagnies de soft, devions payer nos charges sociales, en vraies entreprises citoyennes, quitte à demander des contreparties fiscales pour nous et nos salariés. Je leur expliquai alors ce que tout le monde sait, y compris eux, à savoir que les gens quittent ce genre de pays pour les conditions de vie plus que pour le salaire (ce que la plupart du temps, les dirigeants ignorent). JE NE PARLE ICI QUE DE NOTRE METIER. Mais ce garçon a refusé de l’entendre en m’expliquant le bienfait de son système salarial, basé sur l’utilisation d’un paradis fiscal pour payer ses salariés. Je reviendrai sur ce sujet un de ces jours.

Je crois en fait que ce n’est pas la démocratie qui coûte cher en elle-même. Personne ne conteste la vigueur de la démocratie canadienne et pourtant le travail y est beaucoup moins cher qu’au Luxembourg, en Suède, en Allemagne et même qu’en France.

Je ne cherche pas à retomber absolument sur mes pieds à la fin de cet exercice difficile, mais je dirai que ces pays ont besoin des revenus que nous générons. Je dirai aussi que nous sommes des entreprises exigeantes en termes d’infrastructures éducatives mais aussi techniques. Nos entreprises sont également par nature ouvertes sur l’extérieur via leurs clients. J’ai parfaitement senti l’émotion de ceux qui ont partagé cette semaine difficile avec nous. Ils se sont intéressés à ce qui se passait et en ont discuté avec les équipes. Les salariés des entreprises offshore, qu’ils soient moldaves, marocains ou biélorusses sont bien souvent à l’avant-garde démocratique de ces états et partagent souvent des attentes très supérieures au reste de la population. Nous leur offrons bien souvent la seule solution de mettre leur savoir à profit tout en restant dans leur pays.

Et pour conclure, je dirai que personne, pour ces raisons d’ouverture indispensable, ne peut s’implanter dans les pires dictatures, quel que soit le coût salarial. Qui fait de l’offshore en Corée du Nord ou de Nearshore en Lybie ? Ainsi, la présence d’activité offshore informatique pourrait donc servir de mesure au degré de dureté d’une dictature ! Etonnant non ?

Offshore en France : la délocalisation en Inde en croissance rapide (étude PAC)

Laurent, de Casawaves, m’a interpelé sur l’article que le Mag’IT consacre à l’étude PAC sur l’offshore en France. Marius de Iasi avait attiré également mon attention dessus hier. Je viens de répondre à Casawaves. L’article suivant est une reprise à 95% de mon commentaire sur Casawaves… probablement le plus long que j’ai jamais fait ! 

Chiffre par chiffre :

- 1,5% des prestas totales IT françaises  seraient réalisées en offshore : ça me paraît complètement absurde. Les anglais seraient quelque part au delà de 10, les américains au delà de 20 et les français à… 1,5. Non, ça n’a pas de sens. Déjà je suis sûr que tout l’offshore des PME innovatrices n’est pas mesuré… parce qu’il n’est jamais passé par le Syntec. Combien ce chiffre pourrait il atteindre ? Selon moi 30%. Pourquoi ? Parce que nous avons des clients pour lesquels nous représentons 100% de leur dev (y compris la réalisation offshore de la specs fonctionnelles – certes c’est rare). Pour certains nous faisons l’infogérance distante ET les dev. Dans ce cas, nous sommes quelque part entre 80 et 100%. Certes, ce n’est pas faisable pour 100% des clients. Mais ce chiffre a encore énormément de marge en France. J’insiste sur le fait que pour toucher les 30%, les offshorers devront atteindre un très haut niveau de qualité et d’industrialisation. Aujourd’hui, 100% des clients de Pentalog sont convaincus du modèle et atteignent des résultats supérieurs à ce qu’ils faisaient dans le passé avec des prestataires et des équipes françaises, GRACE A L’INDUSTRIALISATION des grands projets. Je connais quelques autres sociétés du même niveau, en Europe de l’Est comme en Inde. Je dois avouer que n’en identifie pas encore au Maroc. Mais je suis sûr que ça viendra.Par ailleurs, 1,5¨%, ça fait 1,2 Milliard… ça signifie, si on retire l’Allemagne, que nous assurons 0,6% de l’approvisionnement offshore de la France ;)  

- 50% de progression sur les 2 ans à venir ? Là il y va fort le Pierre Audoin. Mais je pense de toute façon que l’explosion de la demande va être énorme. Par exemple, nous avons dans nos carnets de commandes au T1 et au T2 2009, des croissances organiques de 50% (donc 2 fois et demi supérieures à celle que P. Audoin prévoit pour le marché) et sur un rythme annuel qui est maintenant de 10M€. Une augmentation de la taille du marché de 50% en deux ans, est donc possible mais attention car beaucoup de clients ne sont pas prêts. Cela signifierait aussi que les pays fournisseurs de la France seraient prêts à encaisser cette demande, et ça, ça me paraît difficile sans changement des acteurs en présence. J’en reparle plus loin.

- 15 % de la délocalisation en Inde est aux mains de Capgemini : oui ça me paraît réaliste.

- 35% pour les pays de l’est. Tu permets, je fais mon petit calcul ? Hmm 420M€=PDM de 1,7% pour Pentalog ! ouaouh, ça, ça me botte. Mais encore une fois, je pense que ces chiffres sont sous-évalués. Je crois, et vous le savez bien, en l’Europe de l’Est plus qu’à n’importe quelle autre zone pour gérer la relation avec l’Europe de l’Ouest, y compris la France. La question de la langue est toujours présentée en France comme la première. Mais c’est faux, c’est même de plus en plus faux. La part montante de l’Inde l’établit durablement. Je ne veux pas réduire à néant ce qui a toujours été un atout pour mon entreprise. Je reconnais d’ailleurs en avoir joué abondamment et le faire toujours. Non, la force de l’Europe, c’est l’intégration politique. La circulation absolue des matériels (pas de blocage de prototypes de téléphone à la douane, pas de bakchich…), mais aussi une circulation très facilitée des personnes, dans des cadres totalement légaux, sont atouts absolus au moment du démarrage et des phases de livraison. L’Europe de l’est, aujourd’hui encore, c’est la clef du très haut niveau à moindre coût.

- 30% pour l’Inde. Evidemment et je peux vous dire qu’elle n’a pas fini de monter. Elle dépassera bientôt l’Europe de l’Est. Les managements opérationnels des grands comptes français et des PME innovantes sont désormais anglophones et leur culture software de plus en plus américaines avec des modes de spécifications adaptés à l’industrialisation. Leur demande, je le vois bien, est tournée vers de grands plateaux fonctionnant sous contraintes qualité élevée. L’Inde est armée pour ça. Elle est même le centre mondial du savoir… et elle a besoin de boulot. 

- 10 et 15 % pour l’Afrique du Nord : c’est émergent. Je suis particulièrement attentif à la concurrence que vous représentez. La Tunisie, en particulier, est en avance sur la région. Mais ces capacités sont limitées en nombre. Beaucoup de clients restent encore dubitatif sur la culture business du Maroc et de l’Algérie. Je comprends que cela puisse choquer de votre côté de Gibraltar. L’Union pour la Méditerranée sera évidemment un plus qui permettra peut-être de challenger une Europe de l’Est ayant perdu de sa compétitivité. Mais attention, aujourd’hui, vous êtes trop chers… sinon, je serai chez vous ;)  

En conclusion, je crois que les plus globaux, les plus capables de traiter les plus gros volumes, seront les plus forts. Ni l’Europe de l’Est, ni le Magreb, ni les deux ne pourraient traiter 600M€ de plus dans les 2 ans. C’est d’ailleurs les offres offshore de Cap, de Steria et d’autres, en Inde, qui vont bénéficier de ces augmentations. Tout simplement parce qu’il s’agira d’abord de transferts captifs. 

Vous avez compris que Pentalog a décidé se tourner vers l’Europe et vers les 20% oubliés ici : le Reste du Monde. Les 20% qui ne sont pas présentés mais qui intègrent des concurrents aussi intéressants que la Chine, le Brésil, l’Argentine ou le Vietnam. Je suis pratiquement sûr que leur part va grandir à peu près à la même vitesse que celle de l’Inde, car plusieurs d’entre eux sont très mâtures (Brésil, Chine, Argentine, Mexique) et d’autres en pleine progression et moins chers (Vietnam, Malaisie, Thailande..).

offshore : Et maintenant Wipro !

De plus en plus classe ce qui se passe dans les SSII indiennes. C’est maintenant Wipro que la banque mondiale chasse de ses fournisseurs… pour corruption (article les echos)

Je repense à ce que je disais l’autre jour sur la concurrence de Pentalog ! Merci à tous ces cadres et dirigeants pour leurs efforts soutenus de déstabilisation de leurs entreprises.

Ajout 18H50 : je viens de tomber sur cet article très détaillé : http://www.lemagit.fr/article/wipro-satyam-banque-mondiale/2204/1/la-banque-mondiale-servi-poule-aux-ufs-aux-ssii-indiennes/

Il va vraiment falloir réfléchir fort à Bengalore dans les jours qui viennent. De mon côté, je persiste à dire que si les entreprises indiennes ont la trésorerie qu’elles prétendent avoir, elle devrait passer à l’offensive, soit sur Satyam, soit sur une cible occidentale car le moment est de plus en plus propice… à suivre de très près. 

Posted on jeu., 15 jan. 2009 16:02 by flasnier (420 day(s) old)
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Offshore / Nearshore : Bulgarie, Maroc, Roumanie, Inde ? Qui sont les vrais concurrents de Pentalog ?

J’avais promis la suite et la fin de la trilogie consacrée aux concurrents de Pentalog. Il s’agit cette fois du volet commercial. Eh bien là encore, ce n’est pas simple. Comment répondre à une telle question lorsque nous travaillons pour des clients dont le siège est potentiellement distant de plusieurs centaines, voire milliers de kms de notre siège ? Le client qui nous consulte peut tout aussi bien interroger la Chine, l’Inde, le Maghreb ou en Europe de l’Est. Après tout, il en a le choix. Il m’est donc relativement difficile de donner des noms de compagnie, car bien souvent, nous ne les rencontrons qu’une seule fois sur notre route. Il y en a pourtant quelques uns que nous avons croisés 2 à 3 fois. Alors quelle est la logique tectonique du marché offshore ? Je crois qu’elle réagit à 3 sollicitations :

1. Une sollicitation culturelle. Le client est-il, personnellement, intimement, africain, européen ou asiatique ? Pas évident, ça. Car la culture dont je parle peut tout aussi bien être celle d’un individu ou celle d’une entreprise. Le plus souvent il s’agit de celle d’un individu appartenant à une entreprise. Très, très très régulièrement, j’ai vu des décideurs d’entreprise s’affronter sur le choix de leur destination offshore. L’un se considérant comme absolument européen, le deuxième ayant des origines nord africaine ou asiatique et le troisième rappelant que l’entreprise et la clientèle se définissent comme plutôt occidentales ou plutôt asiatiques. Super simple ! Nous avons alors très largement affaire à des pré-supposés, la plupart du temps non vérifiés, sur telle ou telle zone. « Je ne travaillerai pas avec les roumains, ce sont de voleurs de poules », « au Maghreb jamais ! Ces gens là ne savent pas bosser ! » Même dans les grands groupes, ça arrive. On est parfois à la limite du racisme.

2. les clients réagissent aussi au prix ! Non sans blague ?! Et les prix ont aussi une logique continentale, voire géopolitique, particulière. Je cite : « L’inde, la Chine, le Vietnam, et toute la zone dollar, c’est moins cher ! » Je peux vous assurer pour avoir parcouru le monde pas mal de fois à la recherche de spots offshore, que ce n’est vraiment pas aussi simple que ça ! Mais ce n’est pas totalement faux non plus.

3. un vrai benchmark, basé sur la stratégie d’entreprise, la proximité intellectuelle entre le shore et les clients et même les clients du client. Viennent aussi parmi les critères d’une analyse détaillée le décalage horaire, les risques monétaires, l’analyse de l’inflation et de l’économie du pays shore, l’analyse des capacités de formation dans le pays, le nombre de jours de fermeture des aéroports, le nombre d’alertes cycloniques annuelles… J’oubliais un critère très important : la langue de travail ! Bref, commencez par regardez « Le dessous des cartes » sur Arte !

Le plus triste, c’est que nos interlocuteurs sont la plupart du temps assez paresseux intellectuellement. Ils en restent généralement aux stades 1 et 2, ceux de l’épiderme et du « on m’a dit que… ». Autrement dit, la plupart du temps, quand un client nous consulte, c’est sur une idée préconçue, bien souvent assez fausse, et un tarif supposé. Le client n’interroge ainsi des entreprises qui n’appartiennent qu’à une seule zone géographique. Ce qui fait que les Est-européens se battent avec les Est-européens, les magrébins avec les magrébins et les indiens avec les indiens. Sur les marchés français et allemands, que je connais le mieux, le fait d’être Est-européen reste un atout très déterminant. Nos confrontations avec l’Inde, sans doute 5 ou 6 fois, ont TOUTES tourné à notre avantage. Ni le Maroc, ni la Tunisie ne nous ont jamais pris un dossier à ce jour (une dizaine de confrontation sans doute). Cela fait finalement assez peu de matches, hors Europe de l’Est, en 9 ans d’offshore, tout de même, et environ 50 clients gagnés. Moins d’un tiers se sont donc déroulés dans une vraie compétition mondiale. Je note toutefois que nous avons de plus en plus souvent affaire à la Tunisie et qu’il s’agit en général d’une concurrence sérieuse. Finalement, nous n’avons perdu que très rarement, peut-être 3 fois, face à des roumains et des polonais.

Alors, qui seraient nos concurrents les plus performants, dans l’absolu ? Finalement, et de mon point de vue, modeste ;) , je n’identifie, en nearshore européen, que deux entreprises à notre niveau… mais elles ne prospectent pas la France ! Leur territoire, c’est les îles britanniques, l’Allemagne et les US. Ça m’ennuierais de vous donner leur nom… Tiens, ma transparence a des limites ! Appelez-moi, je vous dirai.

Les offshorers de culture française sont en général assez inadaptés à l’organisation des projets offshore : peu d’importance accordée à la démarche qualité (je pense qu’il n’y a pas un offshorer français sur 2 qui démarre son projet par un PAQ), exigence commerciale trop faible… ceci les conduit trop souvent vers de turn over élevés et des échecs trop nombreux. En Roumanie, seulement 3 entreprises dirigées par des français ont dépassé les 100 collaborateurs.

La France a vécu dix ans de trop en régie classique, même si ça tend vraiment à changer. Les modèles d’organisation ne sont la plupart du temps pas au niveau et les collaborateurs des pays offshore évitent les entreprises dirigées par les frenchies.

C’est, je crois, ce qui fait que nous gagnons toujours nos grosses compétitions (plus de 1000j/homme) dès que la francophonie est une clef. Car très peu de concurrents francophones, peut-être même aucun, réunissent une vraie Direction Qualité, un Data Center parisien disposant de 100Mb de débit et d’une équipe support technique (admin, DBA, Telecom), de quatorze collaborateurs mobilisés H24, une redondance totale de l’ensemble des réseaux, un service recrutement de 13 personnes full time. Il ne suffit pas d’avoir 150 collabs pour monter des équipes de 30 personnes pour un client. Il faut des structures qui rassurent et qui ont du répondant. C’est en général là-dessus que nous faisons la différence, y compris maintenant sur le marché allemand qui est peut-être le plus exigeant du monde. Ça paraît un peu prétentieux. Mais c’est le prix à payer pour passer des affaires en centaines de milliers d’euros aux affaires en millions d’euros (nous n’en avons pas tant que ça et apprécions toujours les affaires en centaines de milliers ;) ).

Alors, bien sûr, il y a une entreprise, créée en Roumanie par l’un des pionniers français de l’offshore, et que je respecte, malgré tout ce qui se dit du caractère de son dirigeant (je n’ai pas toujours bon caractère non plus), à laquelle pense déjà les spécialistes. Sommes-nous parfois concurrents ? Oui, nous l’avons été, à ma connaissance, car on ne le sait pas toujours, 5 fois : dans une filiale d’Orange (Pentalog a gagné), dans une ex start up du Sud de la France (Pentalog a gagné), dans une grande banque roumaine (environ 5 fois, 100% de succès pour Pentalog), chez Orange ro (Pentalog a gagné), dans un groupe industriel suisse (en 2004, ils ont gagné car nous n’étions pas prêts à monter un plateau de 30 personnes à l’époque). Mais ces confrontations deviennent moins nombreuses en offshore, du fait de leur focalisation accrue sur le marché intérieur roumain.

En conclusion, nos concurrents Est-européens sur le marché allemand et américain sont globalement plus affutés et redoutables que ceux que nous rencontrons en France. Allez, je le dis ! Je pense à IQuest pour l’Allemagne (250 collabs dont 200 en Roumanie), Endava pour le UK, qui compte environ 450 collabs. Imaginez un peu la réunion de ces 2 là et de Pentalog ! Ça aurait de l’allure et je ne sais pas quel pure player pourrait se mettre en face aujourd’hui en Europe. Les trois entreprises partagent un très haut niveau d’organisation et un souci absolu de la VRAIE performance économique.

Nous continuons notre chemin avec le Vietnam, devenant ainsi le seul pure player à capitaux et management européen à proposer tout à la fois du nearshore européen et de l’offshore asiatique. Notre objectif est simple : Nous sommes l’une des 30 premières structures de nearshore européen et nous voulons maintenant rentrer dans le top 5. Il nous faudrait, aujourd’hui entre 1000 et 1500 collaborateurs. Que de route à parcourir encore !