Ça, c’est une des questions qui revient sans arrêt dans les phases de vente avec nos clients. Combien de m2 allouez-vous à vos collaborateurs ? Et bien, cher client, c’est très simple, nos collaborateurs sont dans une cage à lapin, généralement individuelle, dans laquelle ils reçoivent directement le café par un petit tuyau qui passe entre les barreaux.
Pour leur éviter de perdre du temps aux toilettes, nous leur mettons une pampers que nous changeons tous les matins… on n’est pas des bêtes ! Les cages sont inclinées vers l’arrière pour qu’ils restent bien cramponnés à leur clavier dans une recherche continue de la meilleure productivité.
Nous préférons les petits collaborateurs, ainsi, nous pouvons parfois en mettre deux par cage. Nous cherchons par ailleurs à faire des sélections des meilleurs développeurs. Nous les mettons alors dans la même cage pendant quelques jours.
Vous savez que cette vision d’horreur n’est pas forcément loin de ce que d’aucun imagine !!!! Mais ce n’est pas exactement comme ça que cela se passe… même s’il est vrai que Pentalog est très attentif à la gestion de l’espace. Nous avons ainsi conçu, par exemple, notre propre ligne de mobilier de bureau (que nous faisons réaliser à un fabricant unique, qui nous livre des tables de travail pour 30€/pièce environ). Ils sont triangulaires, avec les angles arrondis et sont groupables par 4. Nous optimisons ainsi l’espace de travail. C’est ceux que vous avez pu apercevoir sur les photos illustrant l’article consacré à l’ouverture de Sibiu.
Les prix des locaux dans toute l’Europe de l’Est sont tout simplement aberrants. Retenez que pour loger une équipe offshore dans une ville de province roumaine, vous allez devoir payer le prix de la 2è couronne parisienne, ou le prix d’une très chouette ville de province française ou allemande.
Disons qu’à Pentalog, notre option est de rechercher la meilleure rentabilisation du paramètre « locaux ». D’abord en le négociant pied à pied. Nous venons par exemple de signer pour le dernier étage d’un magnifique immeuble à Iasi, avec terrasse (voir photo). Au début de la négo, les proprios nous demandaient 204€/m2/an… nous avons signé à 156, soit à 23,52% de moins que le prix demandé !!! Bien entendu, le proprio nous disait que nous nous moquions de lui, qu’il avait une dizaine de demandes dans la poche. Nous avons dit non… et c’est lui qui est revenu. Il s’est passé exactement la même chose quelques mois plus tôt à Chisinau.Tout le monde se fait avoir avec le prix de l’immobilier de bureau en Europe de l’Est. J’ai pris l’avion avec un expat il y a quelques semaines qui était heureux d’avoir signé à 300€/m2 annuel à Bucarest. A l’endroit où il a pris ses locaux, il ne devait pas payer plus de 190… un de plus ! Le prix des bureaux dans la Roumanie de province ne devrait pas dépasser, quoi qu’il en soit, les 135€ annuels… ce qui n’est déjà pas ridicule.
Ce que je sais moi, lorsque mes directeurs d’agence me montrent les locaux qui les font baver de désir devant le propriétaire, c’est que, et c’est variable selon les agences, 1€/m2/mois=de 0,5 à 1% de marge nette/CA= 5 à 15% de la marge totale… ça commence à causer, là, vu comme ça ?
Dans le cas de mon exemple de Iasi, les 4€/m2/mois (50/an) de différence qui séparait la demande de notre proprio et notre contre-proposition, représentait 3,7% du CA mensuel de l’agence… donc de la marge nette qui s’évaporait, 20% du bénéfice total prévisonnel de cette agence.
La conclusion, c’est que lorsque l’on fait de l’offshore pour faire du cost saving, il faut commencer par ne pas se faire arnaquer par les petits malins de l’immobilier local (qui entretiennent l’illusion de la pénurie). Ensuite, lorsque vous avez bien négocié, vous devez comprendre que vous devez faire une exploitation « parisienne », voire « londonienne » de vos bureaux. Car le principe de l’offshore, à mon sens, doit toujours être de chercher à gagner plus sur l’organisation que sur les salaires… stratégie qui ne conduit qu’à des taux de turn over élevés. D’autant qu’une gestion réfléchie et optimisée de l’espace ne nuit pas le moins du monde à l’équilibre d’un groupe de travail… au contraire même.
Nous choisissons en général des locaux qui nous permettent de culminer aux environ de 6m2 par personne. Dans certains « grands moments » nous sommes passés en dessous de 6, mais c’est alors la productivité qui se met à en souffrir. Disons qu’en général, nous rentrons dans un local en disposant de 10 à 11 m2 par personne et que nous le quittons aux environs de 6.

























Commentaires sur cette entrée :
J’aime beaucoup cet article… Au delà de l’image trash qui m’a bien fait marrer ce matin devant mon écran, tout seul dans mon bureau, c’est encore un article très bien construit, avec de vraies infos sur l’off shoring…
Merci !
Hi! Il fallait corriger cette injustice; Beaucoup de donneurs d’oredre oust européen pensent que nous gagnons beaucoup sur les coûts de location immobilière. Nenni !
De toutes façons, sur le long terme, il est évident qu’offshore ou pas offshore, la généralisation du logiciel dans le développement de n’importe quelle produit ou service condamne notre industrie à mieux s’organiser.