En échos au récent post de Monica sur l’importance de la localisation, au sens économique, pour le choix d’un centre offshore, je souhaite avancer deux autres idées qui peuvent avoir tout leur sens :
- la monnaie utilisée au niveau local
- la monnaie utilisée dans les échanges auprès du client
Quand entre 2004 et 2005, Pentalog High Tech a commencé à s’intéresser à la question de l’ouverture de nouveaux centre offshore en complément de Brasov (Roumanie), l’Euro atteignait son plafond historique à 1,37$.
L’importance de ce facteur m’est apparue le plus bêtement du monde dans l’aéroport de Chisinau (Moldavie). Je me suis aperçu en regardant de jolies montres dans une vitrine, que du fait de l’indigente valorisation du billet vert, la montre ayant dormi quelques mois dans sa vitrine coûtait pratiquement 20% de moins qu’à Paris ; je parle bien sûr du prix hors taxes. Un salaire, c’est pareil ! Même dans les zonzes où il évolue vite, il est tout de même fixé pour plusieurs mois.
Ce n’est pas que je sois totalement inculte en matière d’économie, mais je venais de découvrir que, si je m’installais en Moldavie (zone majoritairement dollar), et alors que j’étais devenu, au fil des ans, un importateur/exportateur de services informatiques, je pourrais tirer un bénéfice à vendre en Europe et produire en Moldavie (les salaires, fixés en $, étant notre poste de coût principal). Tout cela se faisant en plus, sans aucune souffrance particulière au niveau comptable ou au niveau social !
Et, s’il y a bien un point sur lequel je pouvais assurer notre client d’une réduction de prix sans altération de la qualité, c’est bien celui résultant des parités de change, qui n’a effectivement rien à voir avec les pressions internes à l’entreprise ou la qualité de la formation.
Par la suite, c’est malheureux à dire, mais l’enlisement des Etats-Unis dans la guerre en Irak et le déficit budgétaire en résultant sont venus confirmer la pertinence de ce choix. Et ce n’est pas en continuant à s’enfoncer sous la barre des 10% de déficit commercial, en relançant la croissance par les taux, et en lançant toujours plus de chantiers d’armement que l’Oncle Sam va venir bousculer ma petite stratégie.
Alors, bien sûr, les esprits malins et surtout concurrents, pourraient m’objecter que la majeure partie des ressources de Pentalog est en zone euro (Roumanie et France). Et c’est exact… mais :
1) parmi les offshorers independants, Pentalog est un des seuls à disposer d’une assiette monétaire élargie dès à présent
2) Pentalog intègre la question monétaire dans une approche géo-politique présentée et partagée avec ses clients. Selon, les cas, nous avons ainsi des plans communs basés plutôt sur une zone, ou plutôt sur une autre.
J’ai toujours pensé que le choix était un impératif de l’éthique commerciale… surtout quand il est générateur de réduction des coûts et sans altération de la qualité.

























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