Encadrants de haut niveau, spécialistes métier avancés, spécialistes méthodes et normes : expats, collaborateurs offshore ou réalisation purement française ?
La question devient de plus en plus cruciale pour tous les opérateurs offshore tant les vrais spécialistes et managers de haut vol sont rares. Notre agence de Bucarest est devenue la spécialiste de cette question… mais pour les besoins du marché local !
Comment faire, en offshore, quand :
- Je cherche des dev rompus à la DO 178 pour les industries de l’aéronautique dans le cadre de projets R&D… je vais en trouver 5 et mon client en veut 50.
- Je cherche des Business Analysts en finance dans le domaine des télécoms. J’en veux deux, or il y en a 10 sur le marché qui tiennent la route… bien sûr ils sont pris.
- Je cherche un Directeur de Projet capable d’encadrer les réalisations d’une équipe de 60 personnes… combien de profils locaux sont compétents et disposent de « cojones » suffisamment éprouvées ?
- Je cherche des spécialistes du développement couches ultra basses…
Vous voyez de quoi je parle, des pros, des spécialistes, des moustachus, des killers, des obturateurs de questions restées trop longtemps ouvertes.
Passez une annonce dans la presse et les sites de recrutement des LCC (low cost countries) : vous recevrez une marée deCV de bras cassés qui se disent qu’un job comme ça, ça doit être bien payé. Le nullard en question vous dira qu’il est le meilleur du monde et que là où il est, ça va faire mal quand il va partir. Monica en a encore reçu un hier, qui voulait 4000€ brut (à l’heure actuelle dans la plus grande SSII française de Bucarest) et qui l’a bien fait rigoler.
Ajoutons à ça que tous les LCC qui font de l’offshore sont des économies en très forte croissance, dont les banques, les opérateurs de télécoms ont aussi de très grands besoins d’encadrements de leurs opérations TIC. A Bucarest, tout le monde dit que Pentalog paye très bien… oui, c’est vrai, mais parce que nous avons spécialisé cette agence sur les profils de très haut de gamme pour les missions de conseil à l’international (ce n’est pas de l’offshore) ou pour les besoins des grands donneurs d’ordre locaux qui nous font l’honneur d’être nos clients.
Revenons maintenant à la question, comment faire pour vos besoins d’encadrants, de pivots, de formateurs, d’évangélistes des bonnes pratiques…, dans le cadre de vos projets offshore ? Je crois toujours que le vecteur le plus sûr, c’est le développement humain en interne fondé sur un suivi pointu des meilleurs éléments et la formation. J’en ai parlé durant l’été dernier dans un article consacré à la question du coût du middle management.
Après 8 ans de Roumanie, 3 ans de Moldavie et une bonne connaissance russo-ukrainienne (et je sais que le problème est 10 fois pire en Inde et 20 fois en Chine), je peux formuler la conclusion suivante :
- un expat coûte plus cher qu’une ressource locale pour du team lead ou pour la gestion d’équipe ne dépassant pas 10 personnes. Une ressource locale fera mieux et pour moins cher. Au lieu d’économiser 60% en brut, vous ferez -30 mais ça reste avantageux… de toute façon, vous n’avez pas le choix.
- Un, voire des expats sont indispensables, en revanche, pour la coordination des projets dans des domaines très normatifs tels que l’aéronautique ou la défense. Là on n’y coupe pas. Le local n’existe pas du tout, ou coûte 50% de plus que l’expat ! La meilleure équation de prix est sans doute alors de placer la conduite des opé offshore dans les mains des expats et si le projet est trop petit, de le laisser en France.
- Directeur de projet stratégique, rendant des comptes à un steering comitee de haut vol : idem. N’hésitez pas à avoir recours à l’expat. Sa maîtrise des cultures d’entreprise, sa communication et sa business attitude seront de vrais atouts pour un coût à peu près équivalent, voire moindre.
Comprenez bien ma position, elle n’est en rien impérialiste, ce n’est pas du tout mon genre. Elle est pragmatique. 90% de nos cadres offshore sont roumains et moldaves, dont les 2 dirigeantes et 3 chefs d’agence sur 4. Elle est le résultat de ma connaissance du terrain. Tout le monde connaît les difficultés dans le cadre du middle management de projet pour des besoins standards. Ce problème est tout simplement décuplé dès que l’on parle d’hyperspécialisation ou de très grands projets.
En clair, si le niveau local répond mal à vos besoins d’encadrants de haut niveau, n’hésitez pas à avoir recours à un expat tenté par l’aventure. Le rapport qualité prix est souvent assez intéressant.
L’inconvénient, bien sûr, c’est qu’il partira… idéalement en laissant son projet dans les mains d’une ressource locale et après avoir “imprégné” les équipes locales. Cette mission d’expatriation ne devra pas durer moins de 12 mois pour en tirer le meilleur parti.






















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