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Le T4 2011 affiche une croissance organique légèrement supérieure au T3, autour de 18% et de 26% sur l’année 2011 .
Le T4 ressemble beaucoup au trimestre précédent si ce n’est qu’il se caractérise aussi par une accélération forte des renouvellements de projets pour 2012 et un frémissement un peu supérieur des intentions de commande dans le newbiz.
De la même manière qu’au T3, en France, la croissance provient principalement de l’extension des projets existants et très peu des nouveaux comptes ouverts courant T4. Notre orientation stratégique dans le e-Commerce continue à se renforcer, nos efforts et les projets que nous démarrons nous positionnent véritablement en expert européen de la discipline. Les commandes pour l’un des leaders français des services web et du e-commerce, annoncées au T3, ont d’ores et déjà augmenté de 25%.
En Belgique, nous avons conclu une nouvelle collaboration avec une société Digital Native, full services, pour plusieurs projets DotNET et Sharepoint.
Nous venons également de signer notre premier client italien, dans le domaine de la R&D embarquée. Ce qui nous amène pour fin 2011 au chiffre de 10 pays dans lesquels nous avons vendu nos services cette année ! Alors que nous ne sommes présents que dans 6 pays et que nous n’avons d’équipes commerciales que dans 3, il s’agit là indiscutablement d’une véritable démonstration de l’efficacité de la stratégie menée en collaboration avec Virtual Fanatic de Virtualisation commerciale (Digital Salesforce).
En Allemagne, 2 nouveaux clients ont démarré leur collaboration avec Pentalog (SSII). Le 1er, la division e-Commerce d’un des plus grands groupes de médias européens, avec plus de 100 000 employés dans le monde et un CA de 15 milliards d’euros, nous a fait confiance pour le développement de modules comme le « payment gateway ». Le 2ème, une société de consulting IT allemande nous a retenus pour le développement de ses applications de Business Intelligence.
Toujours dans ce pays, un éditeur du domaine de la santé, dans les technologies Microsoft, a pratiquement doublé son investissement chez Pentalog.
Les activités commerciales démarrées au Vietnam, qui sont coordonnées par l’ancien Directeur d’agence de Hanoi, Tuan Nguyen Quoc, commencent à porter leurs premiers fruits. Un premier projet, certes de petite taille, pour un broker en assurance, a été signé au début de ce trimestre. Nos cibles sont les sociétés à capitaux privés, tant vietnamiennes qu’étrangères, dans les domaines de la banque, de l’industrie, des télécoms, de l’assurance… De même, des actions sont en préparation pour les marchés régionaux, comme le Japon, la Corée, Singapour ou la Malaisie, pour lesquels nous préparons un roadshow durant le premier trimestre de l’année prochaine. Récemment, fin novembre, nous avons participé au forum ASEAN, à Kuala Lumpur. Notre but était non seulement de rencontrer des prospects locaux malaisiens pour du nearshore, mais aussi l’offshore, pour des sociétés francophones qui cherchent à s’implanter en Asie.
Conformément aux prévisions annoncées au T3, nous avons atteint au T4 les 700 collaborateurs !
L’unité de Cluj atteindra déjà les 35 personnes fin janvier. Elle devient la première unité à avoir atteint le plus rapidement son seuil de rentabilité de notre histoire. Bucarest et Iasi ont continué à augmenter leurs effectifs. Ce qui nous permet de franchir le cap des 700 employées pour 2011, sans atteindre les 770 initialement prévus. Le ralentissement lié à la nouvelle crise économique en porte certainement la responsabilité.
Même si le rythme de la croissance au S2 est presque 2 fois plus faible relativement au S1, nous conservons une fois encore une rentabilité à 2 chiffres. Nous affichons pour l’ensemble de l’année une croissance annuelle de 26% sous la marque Pentalog. Elle est supérieure à 33% si l’on intègre nos participations du Pentalabbs (l’incubateur d’entreprises). Le mois de décembre présente une accélération d’un point de vue commercial. Dans un contexte où le taux de recommandation est en forte hausse et atteint le chiffre record de 94%, il n’y a rien d’étonnant à voir apparaître de nouveaux leads. Nous avons été extrêmement touchés, au T4, de recevoir les visites de 2 de nos clients majeurs, qui ont tenu à exprimer directement leurs remerciements aux équipes, et à présenter leur stratégie 2012 et le rôle des équipes Pentalog dans l’accomplissement de cette stratégie.
2012 s’annonce difficile pour toute notre profession, nous l’abordons avec un optimisme prudent, mais avec sérénité. Nos capitaux propres et notre trésorerie atteignent un niveau record et nous naviguons à un niveau de profitabilité de 30% supérieur à la moyenne de la profession. Les éléments clefs de notre stratégie demeurent orientés autour de l’innovation, de la qualité et recherche continue de la satisfaction client. Nous n’oublions pas qu’en 2009, année noire pour de nombreux acteurs, c’est sur ces bases politiques claires que Pentalog avait devancé tous ses concurrents, tant en termes de croissance que de rentabilité.
Nouveau directeur de l’agence de Hanoi
2009 a marqué le début de l’aventure vietnamienne. Pendant 2 ans et demi, les rênes ont été dans les mains de Tuan Nguyen Quoc. Une belle équipe de 60 personnes est responsable de plusieurs projets d’externalisation informatique client (Altadis Imperial Tobacco, Sierra Wireless, Active System, Lexware, People Centric, Anevia etc) ou projets informatique internes. Un autre client important démarrera en septembre, avec une équipe IT de 8 à 10 personnes.
Ce chemin de croissance stratégique n’est qu’au début. Notre stratégie asiatique nous amène à faire des pas en avant, avec une évolution organisationnelle qui valorisera l’Asie au sein du groupe.
Toutes les multinationales ont fait ce choix depuis longtemps, le dynamisme économique de la région ne pouvant être ignoré.
Dans cette nouvelle organisation, la direction de l’agence de Hanoi a été transférée à Marc Charbit. Arrivée début du mois de juin, il a passé ses premières semaines à Pentalog dans les agences nearshore de Roumanie et Moldavie et au siège d’Orléans. Jeune cadre français, avec une expérience internationale dans une des 5 premières SSII françaises, il a fait le choix du Vietnam il y a 5 ans. Marc a développé une intense relation à ce pays et en a même appris la langue. Comme tout bon pentaloguien il est polyglotte. Il parle vietnamien, anglais, allemand, slovaque et bien sûr français. Il aura un rôle majeur dans la mise en ouvre du discours qualité et la préparation de l’intégration de l’agence d’Hanoi dans la certification ISO.
Bienvenue Marc ! Tu as un grand défi devant toi !
Journée PENTASTOCK-10 !
Et voila, il nous reste que 10 jours jusqu’à la fête des 10 ans de Pentalog en Roumanie et 5 ans en Moldavie. Un projet démarré dans les premiers jours de janvier 2000…transformé dans une belle aventure humaine !
Je vous laisse découvrir le programme de PENTASTOCK !

Pentalog dans le journal Wall-Street
Il y a quelques jours, Wall-Street nous a interviewés. L’article reprend les principaux chiffres annoncés en début de l’année, sur les résultats 2009 et des axes de réflexions sur la stratégie Pentalog pour 2010 :
http://www.wall-street.ro/articol/IT-C-Tehnologie/80236/Outsourcing-ul-si-criza-Cum-abordeaza-Pentalog-anul-2010.html
Remise de prix PentOSCAR 2009 Bucarest !
La première édition PentOscar 2009, organisé par l’agence de Bucarest a connu ses gagnants, le 17 décembre. Après une campagne électorale soutenue et un vote démocratique, sans beaucoup d’incidentsJ, les prix ont été décernés dans un cadre festif. Voici les grands gagnants de la soirée :
La fourche d’Or – le meilleur développeur
- Cosmin Iordache
La pelle d’Or – le meilleur ingénieur embedded
- Daniela Stefan
La clé d’Or – le meilleur Chef de projet
- Eric Gouin
La clé d’Or Embedded – le meilleur Chef de projet embedded
- George Sandu
Le microphone d’Or – le meilleur People Centric
- Elena Gouin
La calculette d’Or – le meilleur Administrateur – prix spécial du jury
- Bogdan Anuta
Vous pouvez vous délectez, en visualisant une partie de la cérémonie de la remise des prix : http://www.youtube.com/watch?v=61GFOunRf94
Bravo pour les gagnants et tout nos appréciations pour les participants !
Et nous regardons déjà dans le futur, en attendant PentOscar 2010 !
Bon année à tous, que des réussites et plein bonheur !
Un retour sur le Salon Vietnam Comm 2009
Comme Tuan a précisé dans son dernier post, la semaine dernière a été très chargée à Hanoi. Plusieurs événements auxquels nous avons donné suite, ont été partagés entre Frédéric, Tuan, Guy et moi.
Je vais m’arrêter surtout sur le Salon Vietnam Comm et Vietnam Electronics 2009, le plus grand salon vietnamien de TIC et notre première participation sur un salon en Asie. Je vous assure que c’est une expérience intéressante, déjà d’un point de vue animation et atmosphère.
Le veille de l’ouverture, j’ai participé avec Tuan, à un RDV collectif avec VNPT (Vietnam Posts and Telecommunications Group), organisé par Ubifrance. C’était l’occasion de présenter Pentalog, notre dynamique de croissance et spécialement la présence locale. Ce qui a marqué un fort intérêt de la part de nos interlocuteurs vietnamiens et une ouverture vers des futurs partenariats. A la fin, l’échange de cadeaux, une coutume locale à ne pas négliger.
L’ouverture du salon s’est déroulée dans une atmosphère de fête. Tout simplement impressionnant. Voici une vidéo relevante : http://www.youtube.com/watch?v=b4SRxjQO8HM.
Pour ne pas démentir nos origines françaises, le stand Pentalog a trouvé sa place dans le Pavillon France, organisé pour la première fois par Ubifrance.
La présence sur le stand Pentalog a été assurée par Tuan, notre Directeur d’agence de Hanoi, Frédéric, Kim-Anh, Mai et moi-même.
La visite des officiels français et de Monsieur l’Ambassadeur Hervé Bolot (l’ancien ambassadeur de France en Roumanie), m’a permis d’échanger quelques phrases en roumain.

Même si nous avons eu un très bon emplacement, nous avons dû faire face à des problèmes d’organisation, essentiellement dûs au bruit incroyable fait par les opérateurs télécom. Habitués à un style sobre et réservé, les jeux, les concours et les spectacles, avec un fond sonnore qui ne tenait pas compte des autres exposants, nous ont surpris négativement.
En terme de rencontre, très peu de visiteurs qualifiés. Les discussions intéressantes que nous avons eues ont été avec des contacts que nous connaissions déjà avant le salon. La plupart des rendez-vous organisé sur stand ne sont même pas venus. Mais je ne vais pas oublier les RDV intéressants organisés par Ubifrance, avec Canal Overseas et Calyon.
Par contre, les rencontres avec les autres exposants ont ouvertsplus d’opportunités de business. Je vais rappeler ici Orange (très intéressante, la présentation de leur solution télé conférence), Sagem Com, HTTV, Infoterra, Hit Value, SAP et pas en dernier Noema.
Je n’oublie pas de dire 2 mots sur la soirée de Gala. C’était un moment qui m’a rappelé des souvenirs « déjà vu », dans notre ancien régime.
En conclusion, le salon nous a permis de faire sentir encore une fois notre présence locale et l’implication dans les événements francophones (je parle ici d’Ubifrance) et de prouver que les investissements françaises et l’intérêt français dans la zone sont très forts et soutenus par les officiels.
L’année prochaine le Salon sera organisé à HCM Ville. Et qui sais, j’espère que notre présence 2010 va marquer aussi l’ouverture d’une nouvelle agence.
Rediffusion d’un autre commentaire (Exigence de démocratie)
Je me permets de rediffuser le commentaire que j’ai fait pour l’article de Fred.
Les roumains ont attendus 50 ans pour se débarrasser des communistes. 20 ans après les événements du dec. 1989, le chemin n’a pas été finalisé. Mais nous allons dans le bon sens. Et les roumains ont réussi à avoir la patience nécessaire et continuer à croire.
Ce que les moldaves doivent faire aussi. Quitter le pays c’est une solution personnelle immédiate, mais pas un acte de confiance dans la Moldavie. Il ne faut pas oublier qu’il y a des gens qui vont rester, qui vont continuer à croire, à garder l’espoir et qui, au moment venue vont prendre leurs places.
Je regarde la situation actuelle en Roumania. Je n’entends plus des gens qui veulent quitter le pays. Dans notre métier, que des gens qui cherchent des missions intéressantes à l’internationale, mais pour des périodes limites. Par contre, les roumains qui sont parties il y a quelques années, reviennent à la maison. Des gens qui travaillent dans des sociétés d’envergures, tourne leur regard vers leur pays d’origine. Peut-être que la crise c’est un des facteurs, mais n’oublions jamais que nul part n’est qu’a la maison !
Vidéo faite à Hanoi avec Tuan …
A mon retour de Hanoi, j’avais amené plusieurs vidéos enregistrées avec l’équipe vietnamienne. Je viens de voir en ligne, une vidéo faite avec Tuan, que j’avais oublié. Mais, Hélène non .
C’est une discussion libre, sur la période de 3 mois que j’ai passé au sein de l’agence de Hanoi. Sur les objectifs, les résultats et mes faibles progrès dans l’apprentissage de la langue vietnamienne (je dois avouer que c’est un point duquel je ne suis pas fière).
Tuan se débrouille pas mal dans la posture de reporteur. La prochaine fois, on change les places…et l’interview sera en roumain .
Mais j’arrête de raconter toute la discussion et je vous laisse visionner la vidéo :
Besoin d’un Directeur d’agence pour Bucarest
Frédéric a évoqué dans son article sur la modification de l’organigramme, le besoin de un à deux DA en Roumanie. Dans un premier temps, le besoin immédiat est de trouver un Directeur d’agence pou le site de Bucarest.
Je vais expliquer en quelques lignes la spécificité de ce poste.
Bucarest a une activité locale qui occupe plus de 90% de l’équipe. Le reste de l’équipe travaille sur les projets offshore, mais que sur les technologies de niches ou de très haute niveau technique. Dans le cas de Bucarest, le DA a deux casquettes : une qui est liée à la fonction classique de gestion et une activité commerciale orientée sur le marché roumain.
En grandes lignes, sur la première partie, le DA est le responsable de l’atteinte des objectifs de développement fixés par la Direction. Il assure le recrutement et la gestion des ressources, le contrôle des indicateurs de son agence (charges des structures, marge brute et marge nette, coût moyen d’un producteur etc.), dont la rentabilité de son agence. Un point important : le DA est le sponsor de l’ensemble des projets qui se déroule dans son agence et un interlocuteur client.
La partie commerciale sera un très important challenge. Nous avons besoin d’une multiplication de notre présence sur les comptes roumains. La période actuelle n’est pas la plus favorable, mais c’est un autre sujet qui mérite un autre article.Les clients locaux actuels font travailler plus de 25 personnes, qui sont impliqué dans différents projets comme Datawarehouse télécom, migration applications bancaires, infogérance etc. L’objectif en termes de clients nouveaux est d’ouvrir avant fin 2009 minimum 3 nouveaux comptes locaux. La CA sur le marché local pour 2008 a été d’approximatif 1,5 mil €. Nos objectifs pour cette année est de 2 mil € et des projets qui permettront à avoir sur le marché local 10 nouveaux collaborateurs.
Le poste est ouvert et il y a déjà des gens qui ont déclaré leur intention pour prendre en charge cette position. La décision finale sera prise vers septembre. Donc, si le poste vous intéresse, le challenge est ouvert pour tout le monde.
Pentalog dans Wall Street Ro
Un mois après l’article consacré à Pentalog dans la presse roumaine , je suis cette fois-ci interviewée par les journalistes de wall-street.ro
L’article présente les plans de développement de Pentalog en temps de crise éco : le taux de croissance organique supérieur à celui de nos concurrents, l’augmentation du niveau de productivité et de qualité en interne et la création de partenariats (joint ventures).
Vous trouverez l’article intégral ici
Premier week-end au Vietnam
Comme annoncé dans les posts anciens de Frédéric, je viens de commencer ma mission de 3 mois dans l’agence de Hanoi. J’insiste sur les 3 mois, et non pas sur 6 ou 9 indiquée. Et ce n’est pas parce que je n’aimerai pas rester plus. C’est seulement pour m’autoconditionner dans la réussite efficace de ma mission. Aymeric est arrivé en même temps, mais pour une durée plus courte. Et pour ne pas s’ennuyer que dans le travail, nos collègues vietnamiens nous ont fait une surprise sympa ce week-end : un petit voyage à une centaine de kilomètre au sud de Hanoi. Nous avons visité deux attractions touristiques : Trang An et la pagode Bai Dinh.
- Trang An , qui est à une dizaine de km distance de Ninh Binh, c’est la “baie d’Along terrestre”. Un site d’une rare beauté, Trang An abrite un reseau de plusieurs grottes, qui relient plusieurs lacs entre eux. Nous avons fait une promenade en canot, qui n’accueillent que 4-5 personnes à la fois et qui s’infiltrent dans les grottes.Un trajet marqué par le luxe, calme et volupté….


- La pagode Bai Dinh, qui est toujours en construction, sera la plus grande du ASEAN. D’une taille impressionnante, elle accueille un Bouddha en bronze de 100 tonnes, 3 autres statues en cuivre de 52 tonnes chacune, un bourdon en bronze de 36 tonnes et plus 500 statues en pierre de La Han.


Ce qui nous a vraiment étonné, c’est que moi et Aymeric on était les seuls occidentaux. D’ici aussi le grand succès d’Aymeric, qui a été sollicité plusieurs fois de faire des photos.
Pour repérer plus facilement voici une image de google maps :
Agrandir le plan
Les Vietnamiens ont cru voir Bouddha en voyant Aymeric. Ils voulaient lui toucher le ventre, c’était extraordinaire !. Aymeric, je promets de ne pas mettre les photos .
Et la journée c’est fini, avec une grande victoire. Nous avons réussi à trouver, enfin, le restaurant Le Tonkin. Parce que samedi soir c’était pas du tout évident….Excellente adresse, je vous assure que ça fait la peine de le chercher.
Une roumaine à Saigon
Premiers instants magiques, premiers pas en Asie, premières impressions tropicales. Ce voyage, je le sens dès les premières secondes, ne va ressembler à aucun autre. J’ai la curieuse sensation de trouver quelque chose que je n’avais jamais cherché avant, mais qui pourrait ne plus me quitter tellement les sentiments sont puissants.
Ces minutes qui passent me reviennent en tapant ces lignes sur mon clavier. Je me rejoue toutes les images surprenantes qui ont frappé ma rétine, mais aussi mes poumons. L’humidité chaude me prend à la gorge bien qu’il ne soit que 6 heures du matin. Et Fred qui me dit qu’il fait beaucoup plus frais que la dernière fois ! S’ensuivent des odeurs de tropiques, les odeurs de toutes ces mobylettes dont on m’avait parlé mais qui semblent s’écouler, comme une sorte de rivière mécanique. Les saïgonnais ne s’arrêtent jamais, sur leurs petits engins, la circulation est pratiquement toujours possible. Ils s’infiltrent partout mais sans jamais aucune agressivité. Pratiquement aucun véhicule ne dépasse les 50 km/h.
Après, nous avons enchaîné les rendez-vous à un rythme soutenu : entreprises, universitaires, étudiants, et notre premier stagiaire ! Fred vous en parlera dans un autre post.
Finalement, je n’ai pas ressenti de choc au sens négatif du terme.
La VNU (l’université nationale) m’a impressionné par la qualité de son plateau technique, la propreté, l’état et la conception des bâtiments. Tout cela est bien loin du délabrement que j’ai trop connu dans les universités est-européennes ou j’ai étudié, enseigné et avec lesquelles je collabore maintenant. Que dire de la rencontre avec les étudiants ? On m’avait tellement dit qu’ils seraient quasiment muets ! La vérité, c’est qu’ils nous ont posé des dizaines de questions sur nos stages et sur notre projet dans leur pays. Voila, je m’attendais à un choc et à ce stade, il n’a pas eu lieu. J’en aurai, je m’en doute, mais plus tard. Pour l’instant, tout ce que je peux dire, c’est que la vie à Saigon a une saveur toute particulière. Ceux qui connaissent Fred s’imaginent bien qu’il ne lui faut pas longtemps pour se procurer les meilleures adresses de l’art de vivre local. Et bien, croyez-moi, il y en a beaucoup. Nous avons mangé des Nems au foie gras, des raviolis de langoustes, des œufs brouillés aux truffes, un tournedos Rossini de ton et de foie frais poêlé, des vins sublimes de Bourgogne et du Rhône, un millefeuille de framboises, une déclinaison de bœuf en 5 plats. Dans l’un des trois excellents restaurants où nous avons été, nous avons payé moins cher que pour une pizza et deux bières sur Colentina à Buc ! Pour un restau de niveau 2 étoiles au guide Michelin, c’est-à-dire quelque chose qui n’existe même pas à Bucarest ! Et là, il y en a plusieurs. Dans mon prochain billet, je vous parlerai de la cuisine locale et de mes nouvelles amies les épices ! Tous ceux qui me connaissent savent que je changeais de table si quelqu’un s’amusait avec un piment ! Que dire enfin du bar du Caravelle, au 9ème étage d’un établissement aussi ancien que la colonisation française, qui surplombe de peu le dôme de l’immeuble occupé par Louis Vuitton. Un vrai cocktail de France de toujours, de Safran, de pluie chaude et de lumières de la ville. Nous voici maintenant à Hanoi, où je sais que je vais passer de nombreux mois l’année prochaine. Je voudrais remercier Frédéric pour la correction de ce billet.
Odessa 2 : photos et impressions
La 2ème journée sur Odessa…
Je vais me permettre de reprendre les premières impressions de Frédéric sur Odessa et à mon tour de m’exprimer sur la 2ème journée de ce voyage.
Notre retour à l’université d’Odessa nous a donné une image plus optimiste. Déjà, que je n’étais pas 100% d’accord avec l’avis de Frédéric. En tant qu’ex professeur dans une université roumaine, quand j’entends des profs tenir un tel discours éloigné, du but de l’enseignement, qui ne prend pas une seconde en compte l’intérêt des étudiants, je suis en profond désaccord. Les petits salaires ne doivent pas être la justification d’un travail moyen. Faire le métier de professeur comme n’importe quel autre métier, impose le respect des règles du jeu.
Dans les labs qu’on a vu hier, nous avons rencontré des professeurs impliqués, qui placent l’intérêt des étudiants en première position. En plus, ils expriment une forte ouverture internationale. Mais, comme déjà vu dans d’autres villes ukrainiennes, la qualité des compétences linguistiques n’aide pas beaucoup aujourd’hui. Et ici je parle plutôt pour les étudiants, qui ne maitrisent pas des langues de circulations internationales, ce qui limite les échanges avec les universités occidentales. Mais, je reconnais qu’il y a un gros potentiel en Ukraine !
Au moment où j’écris ses lignes, Serghei vient m’informer que le système financière ukrainien flirte avec la faillite (Petru est en mission à Kiev pour une grande banque de la place). A priori, les banques ne remboursent plus les dépôts d’économie et l’argent ne sort plus du pays. Une raison de plus, de renforcer notre réflexion sur notre stratégie future





Sibiu, nouvelle agence, les photos !
Bucarest, au carrefour du marché local et l’offshore !
ZF (Ziarul Financiar), l’équivalent roumain de Financial Times ou les Echos, m’a interrogé, il y a quelques jours, sur la stratégie des agences Pentalog en Roumanie et République de Moldavie.
Voir l’article (en roumain):
http://www.zf.ro/articol_137705/in_outsourcing_e_riscant_sa_pariezi_100__pe_bucuresti.html
J’avais déjà attaqué ce sujet dans un article antérieur, en expliquant pourquoi notre stratégie pour Bucarest a une tournure locale si forte. Bucarest ne pourra plus être un centre de développement offshore. Et on l’a bien compris, si mes confrères ont commencé depuis 2 ans à s’orienter vers la province, pour garder leur compétitivité.
C’est vrai qu’aujourd’hui les deux activités principales pour Bucarest sont :
• les services pour le marché local, qui sont réalisés d’une manière classique, d’assistance technique, comme à Paris, Londres ou autre capitale européenne,
• les activités de conseil à l’international.
Il ne faut pas perdre de vue le fait que la province roumaine ne dispose pas d’assez d’entreprises locales, capables de générer une demande des services informatique suffisante et qu’elles doivent en profiter au maximum de l’informatique offshore/nearshore. Et que désormais Bucarest, à cause des coûts beaucoup plus élevés, garde son intérêt sur les besoins locaux.
Choisir son centre offshore : province ou capitale ?
En 1999, notre stratégie de développement nous a amené à créer notre première agence en Europe de l’Est, dans une ville de province roumaine. Le choix que nous avons fait n’a pas été le fait du hasard, il constituait une réponse à notre besoin initial de stabilité de l’effectif. C’était il y a 7 ans, et aujourd’hui, les raisons de ce choix stratégique seraient encore renforcées.
L’inflation des coûts immobiliers et des ressources humaines, combinée avec l’entrée quasi certaine de la Roumanie dans l’espace européen, prévue pour 2007, m’incite à me poser des questions quant à la pertinence d’une stratégie d’offshore dans les temples IT que sont Bucarest, Bangalore ou Moscou.
En tant que directrice d’un centre de développement bucarestois, je ne peux qu’admettre l’importance pour Pentalog de disposer également de ses centres de Brasov et de Chisinau. Mes concurrents locaux, à Bucarest généralement, sont envieux de notre dispositif, qui s’appuie sur des structures provinciales très fortes. Notre compétitivité s’en trouve accrue.
Quelle stratégie pour Bucarest après 2007 ?
En prenant en considération toutes les contraintes et les avantages à être présent dans une capitale, la cohérence de ma stratégie s’affirme par une forte collaboration avec mes collègues de Brasov et de Chisinau.
Les avantages sur lesquels je m’appuie sont la proximité de l’aéroport et l’importance du vivier de ressources humaines pour le montage d’équipes projet. Je peux ainsi assurer un cadre d’accueil à côté de l’aéroport, pour les clients qui souhaitent minimiser les temps de déplacement et organiser dans mon agence les réunions projets, en mobilisant les ressources venant des agences disposant des capacités de production.
Ma ville, Bucarest, représente effectivement le plus grand réservoir de ressources IT du pays (probablement plus de 50%), ce qui m’assure une grande réactivité en recrutement, pour les opérations exigeant une forte mobilisation de personnel. A cela s’ajoutent la variété et le haut niveau des compétences, qui renforcent ma position privilégiée.
Outre les perspectives du marché local, la présence dans la capitale sert les logiques de recrutement d’experts fonctionnels et techniques de haut niveau. J’insiste tout particulièrement sur ce dernier point, il n’y a aujourd’hui aucun intérêt à recruter des développeurs de base dans une ville comme Bucarest, Bangalore ou Moscou (que je connais bien).
Les ressources de développement de la capitale doivent être utilisées pour assurer de fortes montées en charge. Le montage d’équipes pour des engagements à long terme doit être évité dans ces environnements, à turn over élevé. Pour cela, choisissez de préférence un centre offshore en province.
L’enjeu d’un centre offshore de capitale comme le mien est de proposer le plus haut niveau de ressources offshore et de convertir une partie de ses équipes aux marchés locaux.
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