Je pense que dans tout contexte de l’expression de l’opinion, "la vérité" est un grand mot. Les gens peuvent partager une opinion ou pas, une opinion peut être confirme par le déroulement ultérieur des événements ou pas… ce n’est pas ça le sujet.
Vu que le VRAI n’est pas toujours le JUSTE (William Faulkner), je ne crois pas que la perception des idées par les interlocuteurs / récepteurs est le problème.
Il faut tout simplement continuer de les exprimer.
On risque de perdre une liberté d’expression (et d’impression
) au nom de politiquement correct.
Je ne suis pas un supporteur de l’idée que chacun DOIT s’exprimer par rapport a tout ce qui se passe dans la société (allez voir ce qui se passe sur les forums et agoras en ligne dont le contenu n’est pas filtré), mais ceux qui ont une responsabilité sociale sont même obligés de prendre leur rôle sérieusement.
Monsieur l’ambassadeur Paul a bien raison : l’identité d’une entreprise est liée à sa langue, à ses langues. Et cette identité conditionne sa pertinence et sa performance.
Ce que je trouve passionnant à Pentalog, c’est aussi la contrepartie : tout français qui travaille en Roumanie, au Vietnam, en Moldavie, …, apprend à son tour la langue de ses nouveaux collègues : il suffit d’inverser la prise de la professeure de français de Chisinau pour qu’elle enseigne le roumain à l’orléanaise en résidence en Moldavie.
Ah ! Salata de vinete, que ne ferais-t’on pas pour t’apprécier …
Ce que vous décrivez est aussi le cas de Pentalog. Une première expérience d’outsourcing de la comptabilité de Pentalog Roumanie ayant échoué, avec des conséquences graves, nous nous sommes repliés sur nous-mêmes. Le cabinet de Brasov auquel nous faisions appel a été condamné par la justice. Aucune entreprise locale ne semble aujourd’hui relever le défi global d’une entreprise comme Pentalog : exportations, multi-monnaies, incentives complexes, 4 delivery centers sur le territoire roumain, interaction forte avec le site moldave. Il nous aurait fallu un EY à Brasov, et il n’y en a pas.
Nous nous sommes restructurés en internes, avec beaucoup plus de personnel aujourd’hui : plusieurs comptables, une juriste, des admins… Nous département comptable et financier roumain est en ordre de bataille aujourd’hui. Nous ne rebougerons pas facilement. A Bucarest, il existe de meilleures solutions… mais je ne veux pas mettre ce département dans notre agence de Buc.
Je ne connais pas bien votre domaine d’activite mais partage votre point de vue sur l’outsourcing en general ….
Sans etre concerne par de quelconques menaces, le fonctionnement interne et les reflexes du passe empechent ou pour le moins freinent le developpement de l’outsourcing.
Je m’occupe aujourd’hui du developpement d’une societe d’expertise comptable et suis effare de voir le nombre de comptables que les entreprises embauchent en interne. La vision sur cette activite n’est pas mondiale mais se pose quand meme la question de la bonne utilisation et de l’optimisation de cette activite. Les entreprises roumaines partent du principe que cela n’est pas une fonction "cher" et prefere conserver en interne sans prendre en compte les problemes de gestion de personnel, de formation, etc etc…
Je pense toutefois que la crise accelere les mentalites et oblige tout le monde a reflechir a d’autres modeles ….
Bon courage dans votre developpement,
Cordialement,
I am not sure I understood everything in this blog. Will this be translated to English? Please?
Regards,
Lina
Je dois pourtant vous avouer qu’il y a quelques semaines, j’ai effectivement pensé à lever des fonds, dans le cadre d’une ONG, auprès d’expatriés, fiscaux ou non, qui viendraient, de leur plein gré, financer de belles actions de la France ou des français. Ils pourraient ainsi faire la preuve que ce n’est pas leur pays qu’ils n’aiment pas, mais ce que les états successifs en font.
J’ai ainsi imaginé que ce mouvement ou cette organisation, financée par du différentiel fiscal à une référence française, viendrait en aide à des démarches utiles mais exangues, ravagées par une crise de la dette, de la gabejie, mais surtout de l’incurie.
J’aime particulièrement ce que vous dîtes sur le dévoiment des systèmes sociaux et le manque de gouvernance démocratique de ces systèmes. Pas de doute. Il est probable aussi qu’un travail constitutionnel doive être engagé. Le paritarisme syndical de gestion, c’est du vent. Les déficits nous le prouvent. Mais que pouvons nous attendre démocratiquement et civiquement, d’organisations syndicales qui ne sont ni démocratiques (corporatisme inégalitaires), ni civiques (déficits abyssaux, organisation du désordre et de l’affaiblissement national) ?
Il est vrai que comme tout le monde, j’ai des choses à protéger. Une ptite entreprise, mondialisée, que j’adore, avec des gens qui bossent et dont la disponibilité le dispute à la bonne humeur. Ce que je leur dois m’autorise-t-il à me mettre en danger ? Certains de mes proches m’ont suggéré que non. Que les 550 collaborateurs et associés qui nous ont rejoint un peu partout doivent me faire réfléchir… Ce sont des voix qu’il m’est facile d’entendre.
Je réfléchis à ma situation fscale personnelle, c’est tout. Je ne veux plus contribuer à des projets qui ne sont pas clairs dans les objectifs et pas sains dans leur financement. Je ne me sens plus l’obligé de cet état. Il m’a donné beaucoup, certes, mais je ne crois plus en sa capacité à s’améliorer. Le degré de complexité a atteint le degré de paroxysme au dela duquel on ne contrôle plus la situation.
Oui, sans aucune hésitation il faut le dire ; les français ont aussi droit à la vérité.
Les challenges :
- se faire entendre : Internet est surement le Support qui change significativement l’opportunité et les moyens d’atteindre cet objectif.
- se faire comprendre du plus grand nombre (l’expérience de P SEBASTIEN avec le DARD montre, indépendamment de toutes les erreurs qu’il a pu faire dans ce lancement, l’inculture du « peuple français » en matière d’économie et de social et l’affligent manque de solidarité (touche pas à mon petit avantage, …)
- continuer d’exister : se lancer dans ce type de projet , c’est focaliser l’ensemble des structures établies (et qui vivent bien du consensus actuel) contre soi. Par conséquent, sauf à disposer d’une fortune personnelle, c’est souvent se mettre en risque.
Ce dernier aspect est aujourd’hui une limite majeure à mon engagement opérationnel (j’ai compris que cette limite était aussi présente dans votre analyse).
Il y a quelques années, j’avais évalué l’opportunité d’implanter mon projet d’entreprise au Québec plutôt qu’en France avant de devoir y renoncer ( employé clé, associés,…). J’avais déjà pu apprécier la fragilité du « Modèle Français » et son « défaut d’exemplarité » ; la situation s’est considérablement dégradée depuis. La crise agit comme un puissant révélateur (c’est une véritable radiographie : le roi est nu).
Est-ce le bon moment pour s’engager dans la mobilisation ?
- la fin d’un système, la fin d’une ère : le modèle économique du libre échange « dérégulé » basé sur une croissance sans contrainte arrive, au moins dans une part importante des pays occidentaux et singulièrement de la France, à la fin d’un cycle. Les dispositifs sociaux, économiques ou fiscaux sont détournés de leur fonction initiale. Les mesures correctives sont de plus en plus difficiles à mettre en œuvre et leur efficacité de plus en plus aléatoire. Les priorités sociétales et la prise de conscience environnementale modifie l’axe de priorité des sociétés et sont absentes (pour l’essentiel) de l’action des politiques.
- une analyse partagée : le sentiment d’injustice, d’inefficacité voire de système corrompu est partagé par une part croissante de la population. Cette opinion est partagée par la plupart des couches sociales et générations, elle diffuse internationalement (les « peuples » sont dans un relatif consensus).
- une demande : De nombreuses voix s’élèvent pour remettre en cause le système existant (tel que nous le faisons) . La manifestation du rejet et du refus peut d’ailleurs être beaucoup moins civile que celle que nous concevons et exposer à des risques de violences extrêmes.
- des moyens ad’hoc : la technologie apporte les moyens d’une communication transversale (trans-sociétale et géographique). Elle apporte aussi des moyens puissants de rénovation de l’administration publique, de l’e-citoyenneté et d’efficacité budgétaire (authentification forte, décentralisation, …).
- S’inscrire dans une perspective: placer les évolutions nécessaires et les efforts qui en résultent dans le cadre d’une valorisation future les rendant plus acceptables.
Les thèmes donnant des perspectives fédératrices sont nombreux tels que :
- Mettre en place d’une politique de prélèvements fiscaux et sociaux raisonnables et équitables (dans un contexte de charges élevées et peu compressibles pendant de nombreux exercices) : migrer progressivement de l’IRPP à la CSG
- Reformer (pour la France) la gouvernance des organismes sociaux (des budgets équivalents à ceux de l’Etat échappent au contrôle démocratique). Diminuer fortement la taxation directe du travail (au profit d’une Taxe de responsabilité sociale et environnementale).
- Développer l’économie à partir de facteurs de mieux-être et de mieux vivre (le service plus que la propriété, le pouvoir d’utiliser plus que le pouvoir d’achat, …). Là encore, les moyens technologiques apportent des moyens nouveaux. Développer la notion du pouvoir acheter (par opposition au pouvoir d’achat)
- Remettre l’intérêt général au centre des affaires publiques (santé, sécurité, éducation, services publics)
- Recréer des équilibres sociaux et sociétaux. Redéfinir les règles de la redistribution et de solidarité sociale.
- Garantir la sécurité alimentaire (y compris dans nos pays) et l’accès à tous à une alimentation saine et suffisance (formulation de la FAO applicable aussi en France).
- Mettre en place le contexte réglementaire et économique pour le développement de productions Eco- responsable (économes en énergie et en matières premières) en s’appuyant sur la puissance de l’espace économique européen.
- Construire une Europe Unie, équilibrée et équitable au plan économique et sociale.
- Reconnecter l’économie financière à l’économie réelle (interdire par exemple les ventes à découvert de valeurs européennes ou par des opérateurs européens).
Après une carrière variée, dense et riche, je suis aujourd’hui un demandeur d’emploi quinquagénaire. Parallèlement, je suis très tenté, à partir d’une valorisation de mon expérience personnelle, culturelle et professionnelle de contribuer à l’évolution économique, sociale et politique en France et en Europe.
Je pense qu’elle peut se faire sur la base de réseaux sociaux et sur l’offre de dispositifs novateurs en termes d’offres de services (publics ou non, payants ou non), de la défense des intérêts des consommateurs et des contribuables d’une part ; sur la gestion de communautés d’idées d’autre part. Il s’agit naturellement de projets importants et nécessitant un investissement personnel à plein temps en plus de ressources techniques et financières non négligeables. Votre groupe parait porteur d’une part importante des ressources techniques indispensables et d’une structure internationale susceptible d’accélérer et amplifier la portée de telles initiatives.
Pour ma part , je pourrais me mettre à disposition d’un tel projet en y apportant, outre mon énergie quotidienne, mon investissement et ma créativité, les projets techniques et organisationnelles déjà évalués. Il va de soi, que cette orientation suppose de réunir des conditions économiques ( sponsors ) qui me permettraient de suspendre ma recherche d’une direction de business unit « plus conventionnelle ».
Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, et serais ravi d’échanger avec vous sur ces thèmes, ces projets ou tout autre projet d’avenir.
Bien cordialement.
G.SALOMON
Je ne comprends pas (ou plutôt ne veut pas comprendre l’argument des générations futures). Elles se suivent et se ressemblent et reproduisent le même manque de détermination, la même aspiration à la passivité et le même conservatisme.
Il faut qu’une génération (laquelle ?) descende au fond du trou pour que le rebond s’amorce.
Et si ce n’est pas pour nous, ce sera pour ceux qui nous suivent ou ceux pour qui cette option ne se pose même pas.
Maintenant quand on a dit ça, que nous reste t’il pour agir ?
A vrai dire, ce qui me semble le plus problématique, ce n’est pas la question de l’engagement des politiques, c’est plutôt la façon dont ceux ci s’adressent à la population. Le schéma est toujours simplificateur, formaté pour expliquer les problèmes majeurs et les décisions prises en moins d’1 minute, blanc ou noir.
Au final, les choix sont toujours "tout pour" ou "tout contre". Pas d’alternative possible. Choisis ton camp, camarade !
Et là, ça déraille. On élit un président qui annonce haut et fort qu’il veut faire bouger les lignes et on hurle aux loups quand lesdites lignes commencent à esquisser une ébauche d’intention de mouvement.
On se fichait il y a quelques années de Miss THatcher quand elle disait "NIMBY" – Not In My Back Yard – mais les français sont en majorité eux mêmes dans ce schéma de pensée.
La vraie question est alors pour moi : comment expliquer les données des problèmes pour que les solutions proposées prennent leur sens. Bref est-il possible de s’adresser à la population en considérant que celle ci est composée de femmes et d’hommes intelligents et pas de moutons encartés.
Cette évolution des modes de pensée s’est progressivement intégrée dans les entreprises (même s’il reste des bastions à faire sauter). La question est : quand rentrera t’elle dans les mentalités des leaders ?
Cela pourrait certainement aussi nous mettre à l’abri des attentes qui ressurgissent périodiquement en matière d’homme guide ayant une vision.
Même s’il est important de trouver des gens qui ont une vision, un projet, je me méfie aussi toujours des sauveurs.
Le chantier est ouvert.
Amicalement
Philippe
Comme dirait le sage "nous avons les meilleurs homme politique français, au monde !…tout le monde nous les envies, mais personne ne vient les chercher! " (Coluche) Eh bien oui, ils nous ont endormis pendant trop longtemps, et maintenant il faut sortir la France du monde de oui oui…c’est dur, sur le terrain, la gueule de bois se fait sentir, mais ce nouvel élan devra être incarné par des winners tel que vous Frédéric…ouverts à l’internationnal mais pas fermé sur l’idée de mettre le pied à l’étrié de la Nation. Cependant, je ne vous pousse pas à changer, mais personnellement je tâcherais de donner mes compétences aux personnes qui cherchent à faire changer cela…j’en connais quelqu’uns dans les couloirs du sénat, de l’assemblée nationale, de fédération pro…peut-être sont-ils déjà un peu enrôlés, mais il est important de connaître les rouages avant de s’en détacher ! (sans mettre à plat les institutions).
Nouvelle partie : Nouveau parti ! Comment faire sans internet ?
Concernant les enjeux communautaires pour les partis politique, il est vrai qu’il faut maitriser ces nouveaux médias…en ce qui me concerne, je ne veux pas maitriser ces outils pour un parti existant, structuré…mais créer une communauté indépendante et proposer aux gens de construire ensemble leur parti idéal…du rêglement intérieur, au programme en passant par la sélection des prétendants de tout horizon…le tout auto-financé par des entreprises et institutions partenaires indépendantes (Montaigne…), supportant ce projet pédagogique, démocratique et républicain ! il s’agit d’animation de communauté, avec tout un staff, ayant pour but de faire émerger une nouvelle tête portée par des millions de gens, tel que le permet aujourd’hui internet ! C’est un beau projet, qui mérite d’être partagé…et peut-être bien réalisé ! Tout à suivre…Arnaud





















