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J’ai participé avec Cornel Fatulescu, le directeur de Pentalog Institute, au ScrumDay 2012 organisé par le French Scrum User Group. Malgré, une participation payante, près de 500 personnes devait être présentes aux conférences.

Pour ma part, j’avais choisi les conférences suivantes :
Scrum for business team
La présentation était un retour d’expérience de l’implémentation de Scrum au niveau d’une équipe Marketing pour lesquels les notions de timebox et de produits en tant que telles ne sont pas totalement évidentes. Dans tous les cas, le constat fait avant le déploiement de la méthode était équivalent à ce que l’on peut rencontrer dans des projets IT : incompréhension, manque de communication, activité dans une urgence permanente, peu de gestion des priorités.
Je suis un convaincu des méthodes agiles à la fois sur les équipes de production mais également sur les activités métiers (hors IT) car l’agilité c’est avant tout de l’organisation et un état d’esprit.
J’ai trouvé intéressant l’approche de considérer le backlog de cette équipe Marketing comme le produit-objectif. Au final, c’est plus de clarté et plus de capacité à répondre aux besoins.
Construire et animer le plan de release d’un grand projet
Tout le monde n’applique pas dans un projet Scrum la mise en place d’un plan de release. Il est pourtant essentiel au démarrage du projet et par la suite pour donner une vision globale du projet. Le product owner avec ses clients travaillent à la définition du plan de release sur la base d’estimation globale. C’est la source de la vision partagée pour l’équipe Scrum. Pour le client, c’est la capacité de positionner l’état du projet par rapport à cette vision.
Évidemment, un plan de release apporte vraiment sa valeur sur de grands projets où la vision globale est indispensable.
Dans la peau du manager agile
Dans un projet Scrum, les rôles du product owner, Scrum master, les développeurs et autres testeurs sont bien clairs. Par contre, celui du manager ne rentre pas dans le périmètre de ce framework. La présentation a consisté à faire un état des lieux des bonnes pratiques pour les managers quand ils gèrent des équipes Scrum.
Le constat est le suivant : si Scrum change certaines pratiques, il subsiste des activités qui ne changent pas. Le manager est surtout présent pour mettre en œuvre le changement : migration vers Scrum. Il doit garder le contact avec tous les membres de son équipe. S’il y en a trop, c’est peut être une des sources du problème. Même si le Scrum Master protège l’équipe, le manager sert à protéger ses équipes dans la gestion de la logistique par exemple.
Le rôle du manager a un peu été écarté dans ces conduites de changement mais lui aussi doit adapter ses techniques de management aux pratiques et à l’état d’esprit de ces méthodes agiles. Il sera d’autant plus aidé si sa hiérarchie est capable de s’adapter également.
15 jours pour concevoir le release plan de votre projet avec les serious games
La mise en place d’un Release plan n’est pas une tâche simple. Le product owner doit être capable de faire ressortir la vision commune de l’ensemble de ses clients. Les partis pris, les chapelles (ou cathédrales), les problèmes de communication, etc … ne facilitent pas les choses et le simple fait d’entendre “je connais le besoin et mon métier” réduit les capacités de changement.
L’utilisation du serious Game permet d’extraire chacun de cet environnement fermé. Les serious games ont tendance à ramener chacun au même niveau et organiser la compréhension sans être trop perturbé par le métier.
Ce délai de 15 jours pour concevoir le release plan est court mais il permet une focalisation importante des décideurs/managers sur une définition claire de besoin. Le product owner est largement impliqué dans ce processus mais il faut tenir compte qu’un animateur et son rapporteur son indispensable à la réussite de ce type d’opérations.
Scrum aux frontières de la psychologie sociale
Cette session a été très instructive. La démarche était d’arriver à présenter quelles étaient les pratiques sociales dans la société, dans des projets, dans des projets agiles pour en montrer les mécanismes pour mieux en tirer partie. La démonstration s’est essentiellement orientée vers l’engagement, comportement fondamental dans une équipe Scrum.
La démonstration n’est pas synthétisée ici en quelques mots, mais je vous conseille de visionner cette session.
Leadership des talents – Rythme et performance, issu des pratiques Scrum et du sport olympique
La keynote de clôture pourrait paraître un peu décalé par rapport à la thématique mais quand on cherche à atteindre la performance maximale des équipes de production, il est facile de faire la transposition avec les performances attendues d’un sportif de haut niveau. Intègre-t-on en entreprise la notion de récupération, de relaxation ? En grande majorité, il faut d’abord assurer, assumer. On rencontre ça et là des marches forcées sur les projets mais à quel prix. Cela a été la démarche de présentation de Ralph Hippolyte, Philippe Houssin, Patrice Petit, Xavier Warzee. En plus de cette approche, les intervenants ont évoqué les comportements sociaux identifiables par le comportement physique avec quelques démos à la clé.
Je vous conseille le visionnage de cette session.
Je ne sais s’il sera possible comme l’an dernier de (re)visionner les sessions, mais si c’est le cas je donnerai le lien avec une mise à jour de cette article.
Les deux dernières sessions (moins directement Scrum) ont été celles qui m’ont le plus intéressé. Ce fut également le cas de Cornel quand nous avons débriefé. On voit bien qu’en recherchant la performance et les relations sociales, on ne peut pas seulement se contenter d’une simple application des bonnes pratiques. Le comportement social est une pratique à intégrer dans l’organisation.
Du côté des qualités les qualités des intervenants et de l’organisation de cet événement, je sais que j’irai au ScrumDay 2013.
Lire aussi le blog des Méthodes et Technologies IT.
Voir aussi la série d’articles ScrumDay 2011.
C’est aussi lorsque nous perdons un gros budget que je m’aperçois d’à quel point notre politique est pleine de sens. Nous venons en effet d’apprendre qu’un de nos plus gros client, très satisfait de nos services depuis 4 ans nous lâche, suite à une décision politique interne. Ce blog ne peut pas être seulement le messager des bonnes nouvelles. Il en va parfois ainsi avec ces géants mondiaux. C’est un client à 7 chiffres annuel, emblématique de nos succès des derniers 5 ans. Le coup est rude, la prévision de croissance 2012 sera peut-être atteinte, la marge aussi sans doute un peu. Mais vraiment, c’est dans ces moments-là que je ressens le plus la force incroyable de ce que nous avons construit. Notre politique de marge par exemple, pourra sans problème absorber ce choc. Non seulement le groupe restera rentable, mais il fera encore des envieux en la matière. Je ne suis pas inquiet sur ce point.
Au 32 personnes qui constituent cette équipe, je veux donc dire précisément que la société que nous avons bâtie a la capacité de résister à ce type d’aléas, notre politique de marge à 2 chiffres depuis des années nous le permet et trouve ainsi une utilité sociale. La question ne se pose pas car soyez sûrs qu’avec un rythme de création de plus de 20 clients par an, Pentalog n’entend pas laisser partir ses excellents collaborateurs. Aucune société en Europe de l’Est n’a connu un tel rythme de croissance organique sur les 5 dernières années. Alors, voilà, peut-être devrons nous réviser la croissance 2012 à la baisse, entre 9 et 15%, mais pas plus. Dans le seul mois de février, hors de toute création de nouveaux clients, nous annoncions des extensions de 15 personnes dans nos équipes existantes. D’ores et déjà, nous identifions de nouveaux projets pour 12 personnes de cette équipe. Par ailleurs, nous avons dans le pipe, pour une autre unité, une opportunité colossale qui rentre dans sa phase finale d’analyse. Notre taux d’intercontrat est par ailleurs historiquement faible.
Personne ne doit donc s’inquiéter, Pentalog a toute la puissance financière qu’il faut pour faire face à cet aléas. Ce que je demande simplement à tous, c’est le minimum de temps et de patience qu’il nous faudra pour retrouver à chacun le projet qui correspond à ses compétences.
Les marchés émergents attirent 85% des dirigeants français, les visas de travail sous contrôle, le green IT progresse lentement et Seesmic licencie la moitié de ses effectifs. Quelques sujets de la revue de presse de l’informatique offshore.
- Seesmic licencie la moitié de ses effectifs (23 Mars 2012, Le Monde)
- Montre-moi ton profil Facebook et je te dirai si je t’embauche (23 Mars 2012, 01 Net)
- La circulaire Guéant complique la vie des entreprises informatiques (26 Mars 2012, Les Echos)
- Les marchés émergents attirent 85% des dirigeants français (22 Mars 2012, 01 Net)
- Green IT : l’idée progresse, mais le passage à l’acte reste difficile (22 Mars 2012, 01 Net)
- VMware travaille sur un bureau distant HTML 5 qui n’a pas besoin de client (21 Mars 2012, 01 Net)
- L’entreprise « human centric » (21 Mars 2012, 01 Net)
- Une nouvelle tendance dans l’e-commerce : la curation de produits (23 Mars 2012, Journal du Net)
- Les Investissements d’avenir en pincent pour les projets Smart Grids (23 Mars 2012, Silicon)
- Monster, spécialiste des annonces d’emploi, est à vendre (23 Mars 2012, Clubic)
- Journée Française des Tests Logiciels : le programme (23 Mars 2012, IT Channel)
- Salaires IT : après le statu quo, une légère hausse possible et ciblée en 2012 (23 Mars 2012, Le Mag IT)
- Moins de 3% des entreprises françaises utilisent la RFID en 2011 (23 Mars 2012, Le Mag IT)
- 10 langages de développement pour secouer la IT (2e partie) (23 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Grand emprunt : 25 millions d’euros iront au Big Data (26 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Les entreprises restent sous-équipées en outils de collaboration (26 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- En Corée du Sud, les banques adoptent résolument les réseaux sociaux (23 Mars 2012, Atelier)
- Big Data : de la business intelligence à la business analytics (26 Mars 2012, CFO News)

Lorsque notre catalogue était en téléchargement libre, nous constations, hors campagne de marketing direct, un volume de téléchargements mensuels qui pouvait atteindre les 700. Pendant les campagnes, nous dépassions même parfois ce chiffre en une seule journée.
Notre dernière campagne, qui vient de démarrer, propose donc le téléchargement de notre nouveau catalogue depuis un espace de type « Vente privée » sur lequel l’utilisateur doit préalablement se créer un compte. La tendance sur le premier envoi à 1000 destinataires nous montre que le nombre de demandes de téléchargements sur cette campagne (totalité de nos contacts) devrait atteindre les 200. Quand on sait qu’un client Pentalog moyen rapporte plus de 300 000€ de chiffre d’affaire par an, on se dit que le jeu en vaut la chandelle. Le chiffre de 200, en lui-même, est assez satisfaisant puisque ces utilisateurs-là ont du faire l’effort de se créer un compte.
Dans les mois qui viennent, nous leur proposerons de découvrir en avant-première, dans le but de réduire les temps de sourcing, les CVs des meilleures nouvelles recrues de Pentalog et même de préempter les meilleurs candidats. Nous leur proposerons aussi de télécharger des contrats, des sommaires de plans qualité-projet…(Voir aussi la vidéo de présentation de l’interface)
Si vous décidez de télécharger notre catalogue, vous le recevrez dans les 3 heures ouvrées. Je vous propose aussi de découvrir la vidéo de présentation de Sophie Lelarge.
Bonjour et bienvenue sur la revue de presse de l’informatique offshore de cette semaine. On parle aujourd’hui de la gamification, de Google et de son moteur de recherche plus intéllligent, de la popularité des languages (C versus Java) et beaucoup d’autres sujets importants. N’oubliez pas de nous Liker!
- Comment Google veut rendre son moteur de recherche plus intelligent (19 Mars 2012, Les Echos)
- Les entreprises encore prisonnières de Cobol (15 Mars 2012, 01 Net)
- Gamification : vers un nouvel eldorado (14 Mars 2012, 01 Net)
- Le mal-être des salariés de SSII enfin quantifié (13 Mars 2012, 01 Net)
- Les négociations sur les salaires patinent dans les SSII et chez les fournisseurs (12 Mars 2012, 01 Net)
- Le nomadisme séduit les entreprises françaises (15 Mars 2012, Silicon)
- Le C, bientôt plus populaire que Java ? (15 Mars 2012, Silicon)
- INNOROBO : L’évolution de la robotique au service de l’industrie et de la recherche (14 Mars 2012, Clubic)
- L’Internet pourrait être la source de plus de 300 000 emplois en France ! (15 Mars 2012, ITR Manager)
- InnoRobo : Plus de 50 robots jamais présentés en Europe (16 Mars 2012, L’Informaticien)
- 40 millions d’internautes en France, dont 25% inscrits sur au moins un réseau social (14 Mars 2012, Distributique)
- Les SSII indiennes attendaient plus du nouveau budget du gouvernement (19 Mars 2012, Le Mag IT)
- Salesforce se tourne vers les ressources humaines et la création de contenus (16 Mars 2012, Le Mag IT)
- 10 langages de développement pour secouer la IT (1ère partie) (16 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Consumérisation IT : les entreprises s’adaptent (19 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- La start-up Poken lève 2 millions et va s’installer en Californie (16 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Création du premier groupement d’écoles d’ingénieurs en France (14 Mars 2012, Industrie)
- L’innovation doit être transverse à l’entreprise (19 Mars 2012, CIO Online)
- En 2012, la Chine sera le premier marché mondial de smartphones (16 Mars 2012, Atelier)
- Les collaborateurs moins réfractaires à évoquer leur entreprise sur les réseaux (15 Mars 2012, Atelier)
- “Cadrer la prise de parole des salariés en réduirait l’ampleur” (13 Mars 2012, Atelier)
- L’e-commerce peer-to-peer révolutionné par l’utilisation des liens ? (16 Mars 2012, Atelier)
- Tunisie : l’espace euro-méditerranéen des TIC en gestation (12 Mars 2012, Tunisia IT)

Quelques-uns des sujets de la revue de presse de l’informatique offshore: l’étape suivante en marketing est d’analyser le regard des client qui achètent sur Internet; PAC nous annonce qu’il y a de bonnes perspectives pour l’outsourcing. Avec une croissance de 4.1%, le marché de l’infogérance, la TMA, l’hébergement et le BPO seront les grands gagnants de cette année.
- Assistance à la personne et marketing, des marchés d’avenir (11 Mars 2012, Le Monde)
- « Les méthodes de référencement sont idiotes ! » (12 Mars 2012, Les Echos)
- Un réseau social bouleverse le financement des start up dans la Silicon Valley (09 Mars 2012, 01 Net)
- Sécurité en entreprise : quels enjeux pour les terminaux mobiles? (09 Mars 2012, 01 Net)
- Les dépenses en logiciels et services en berne en 2012 (08 Mars 2012, 01 Net)
- 01 Business : spécial budgets IT 2012. Où les entreprises comptent-elles investir ? (05 Mars 2012, 01 Net)
- Twitter va étoffer ses pages de marque (09 Mars 2012, Journal du Net)
- Le recrutement en ligne recule en France (09 Mars 2012, IT Channel)
- Cloud : les mobinautes sont séduits mais en veulent toujours plus (09 Mars 2012, IT Espresso)
- « Logiciels et services : la crise sera moins forte qu’en 2009 » (09 Mars 2012, Distributique)
- Le cloud computing, un gisement d’emploi pour la France selon IDC (08 Mars 2012, Le Mag IT)
- Baromètre HiTechPros/CIO : Un recul des demandes de prestations IT en février (12 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Android Market se mue en Google Play (09 Mars 2012, Le Monde Informtique)
- Shadow, l’outil de développement web mobile gratuit d’Adobe (08 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Facebook interrompu suite à une attaque DDoS (08 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Physicalisation : l’anti-virtualisation (07 Mars 2012, Indexel)
- Technologies : des RH plus flexibles, efficaces et collaboratives ? (09 Mars 2012, Atelier)
- Innovation dans les services mobiles : l’Europe à la traîne (09 Mars 2012, Atelier)
- Pour financer l’innovation, il faut simplifier et accélérer les étapes (09 Mars 2012, Atelier)

En ces temps d’élection, en France, comme aux USA, ce mot est à la mode. Facile à employer, à cours sûr racoleur, il réconcilie docilement l’extrême gauche, l’extrême droite, l’extrême centre et les vieux. Ça marche presque tout seul ! Le risque qu’il y a, c’est de dire beaucoup de bêtises sur le plan économique, mais de ça, en général, politiques et journalistes s’en soucient peu.
Ainsi, par exemple, on oublie systématiquement de dire que lorsqu’une compagnie indienne commande 127 Airbus qui vont rapporter 10 milliards au Sud-Ouest de la France et au Nord de l’Allemagne, c’est parce qu’il y a de plus en plus d’indiens, qui, accédant à des meilleurs revenus, atteignent de ce seul fait la passerelle de l’avion. Bien sûr nous voulons les leur vendre ces Airbus ! Mais ce serait bien mieux si les indiens pouvaient continuer à ne pas produire de biens et services s’échangeant sur le marché mondial ! Ce qui serait vraiment le top, c’est qu’ils nous les achètent avec de l’aide américaine et britannique !
Cette vision n’est malheureusement pas caricaturale. Ce genre de démagogie est même très en vogue, y compris dans les partis politiques de gouvernement. Pourquoi le peuple est-il toujours présumé stupide, ignorant et raciste ? Il peut parfaitement comprendre que si la France perd des parts de marché partout dans le monde, c’est parce qu’elle n’est pas assez innovante et pas assez compétitive. Ce problème, c’est à chacun d’entre nous de le résoudre et ce n’est pas en criant au loup que nous nous renforcerons enfin.
Pentalog a eu également droit à ce catalogage, dans la presse, alors que nous n’avons jamais transféré le poste de quiconque, ni de chez nous, ni de chez nos clients, en Europe de l’Est ou ailleurs. Plus encore, le site d’Orléans exporte des services d’ingénierie logicielle (je me demande qui d’autre fait ça à Orléans), vers une dizaine de pays. Le Groupe dans son ensemble, détenu à près de 100% par Pentalog France, réalise même 50% de son CA à l’export. Dans les faits, nos équipes locales françaises sont spécialisées sur la conduite de très grands projets informatiques (où que soit le client), et prennent part à une co-production avec l’Europe de l’Est ou l’Asie. Au final, non seulement aucun poste n’est délocalisé, mais nous contribuons en plus à notre commerce extérieur et générons des bénéfices sur une base élargie… largement imposés en France. Ainsi, en 2011, alors que 5% de notre effectif est basé en France, environ 40% de nos bénéfices mondiaux y seront fiscalisés cette année.
Et puis il y a la fiscalité… 57% des français sont pour une fiscalisation de 75% des revenus des gens qui gagnent plus de 1M€. Même si je suis encore malheureusement très loin de ça , je sais que ce genre de position n’a ausun sens, sauf à faire fuir ceux que les fruits de leur travail propulseraient à ce niveau de revenu. Pourquoi Monsieur Hollande n’a-t-il pas proposé 90% ? Ou peut-être que 75% des français sont en faveur d’une fiscalité de 57% pour les revenus de 1M€ ! Qui sait ? Ce sont là que des conjectures aussi hasardeuses dans l’efficacité que populistes dans l’intention.
Attention, car nous sommes très nombreux, contributeurs au commerce international et au budget français, à être victimes de ces visions manichéennes qui pèsent terriblement sur la relation qui existe entre l’entrepreneur français et son territoire. Vache à lait du système, l’entreprise qui réussit à international est la plus sensible à l’expatriation de son siège et de ses dirigeants, car, par la nature de ses activités, elle y est déjà prête. Je précise ici que je ne parle pas pour nous. Mais il est vrai que les conversations de ces derniers jours me font penser qu’à force de stigmatisation, beaucoup s’apprêtent à franchir nos frontières.
Poutine est le nouveau président, Twitter vend nos tweets aux marketeurs, les budgets informatiques restent stables en 2012, les pays émergents sont l’avenir du business mobile et autres sujets dans la revue de presse de l’informatique offshore de cette semaine.
- Poutine annoncé vainqueur de la présidentielle russe (04 Mars 2012, Le Monde)
- L’opération promotion du jeu vidéo français à l’étranger (02 Mars 2012, Le Monde)
- Où va l’économie numérique ? Vers une innovation sans emplois ? (02 Mars 2012, Le Monde)
- IPO : le symbole Facebook (04 Mars 2012, Les Echos)
- Twitter a vendu vos tweets aux marketeurs (02 Mars 2012, 01 Net)
- La gouvernance de l’information au service de l’entreprise 2.0 (05 Mars 2012, 01 Net)
- Développeur, un «Dirty Job»? (01 Mars 2012, 01 Net)
- A la une de 01 : Des budgets informatiques stables en 2012 (01 Mars 2012, 01 Net)
- Comment limiter les effets négatifs des TIC sur les conditions de travail (29 Février 2012, 01 Net)
- 70% des internautes sont contre l’obligation d’utiliser la Timeline (02 Mars 2012, Journal du Net)
- Bilan du MWC 2012 : gammes resserrées, puces dopées et produits hybrides (01 Mars 2012, Business Mobile)
- Twitter et Facebook se lancent dans la publicité mobile (01 Mars 2012, L’Informaticien)
- Informatique et télécoms : IDC reste confiant sur l’évolution des marchés en France en 2012 (02 Mars 2012, Distributique)
- Vers une balkanisation d’Internet ? (02 Mars 2012, Le Mag IT)
- Convergence IT : un manque de formations et de management adapté (01 Mars 2012, Le Monde Informatique)
- Ne plus payer à l’aveugle sur les services de crowd-sourcing (02 Mars 2012, Atelier)
- Les pays émergents, l’avenir du business mobile (02 Mars 2012, Atelier)

La suite de la conférence sur une vision de 2022 (voir mon précédent post ici) tournait autour de la présentation de plusieurs sociétés et de leurs solutions innovantes. Paul Lee (Deloitte), l’animateur de cette conférence, nous a demandé de voter pour voir laquelle de ces solutions innovantes incarne le futur :
- EarSmart : cette société permet à un objet d’entendre (même dans un environnement sonore extrême) : pour eux, en 2022, la voix aura plus d’utilité qu’actuellement. Pour cela la qualité du son et de la capture de la voix doivent s’améliorer sur les mobiles, mais aussi sur les traducteurs vocaux et même les réseaux sociaux. Des sociétés comme Skype, HD Voice, Apple (avec Siri) et FaceBook dirigent les tendances technologiques par (à cause de) leurs utilisateurs. Pour cela il faut que les réseaux de communication LTE/4G/WiFi/G (Là je n’ai pas compris : parlait il sérieusement de Google TiSP ???) doivent fournir une meilleure QoS. La technologie de EarSmart permet de différencier les voix dans un environnement extrêmement bruyant. Plus de 60 mobiles utilisent actuellement cette technologie. Démonstration de la technologie : Le responsable d’EarSmart nous montre un film d’un collaborateur entrant dans un restaurant bondé, tout ce que nous entendons c’est un bruit de fond assourdissant. Ensuite il demande à un technicien de brancher un appareil sur la sortie audio de l’ordinateur et de brancher le cable audio à cet appareil. Nous revoyons le même film mais cette fois ci nous entendons le collaborateur qui filmait présenter la technologie EarSmart : impressionnant il ne reste qu’un tout petit bruit de fond.
- Expert Maker : le responsable de cette société fait le constat suivant : Total over load (au niveau des data et Apps) et cela ne s’améliorera pas dans le futur. Les Apps permettent de verticaliser et de réduire le champ des données (à trier ou afficher), mais cela ne résoudra rien. Le temps est aussi un problème : encore une verticalisation par Apps. Pour résoudre cela, Expert Maker pense que les data non structurées sont une voie. Ils proposent donc un concept autour d’un flux d’informations filtré par les préférences de l’utilisateur (soit par paramétrage, soit par apprentissage du système par rapport à l’utilisation que fait l’utilisateur des données et des Apps). Les sources sont des RSS mais aussi des Apps (comme YouTube, pages jaunes, FB…) qui recommandent “quelques choses”. Chaque infos peut-être classée, priorisée, rejetée et transférée. C’est donc de l’analyse de données non structurées présentées à la manière d’un fil d’actualité d’un réseau social. La démonstration a été rapide car le projet est essentiellement centré sur la partie traitement donc peu de visuel.
- Fiksu : cette société a développée une plateforme centralisant la collecte et la diffusion des Apps. Le but est donc de permettre que ‘votre’ apps soit finalement dans les ‘mains’ de l’utilisateur final. Il y a tellement d’Apps (et il y en aura encore des millions supplémentaires dans les prochaines années) qu’il est difficile de faire sortir du lot (du bruit) son Apps. Fiksu entend simplifier cela par sa plateforme pour devenir le seul point de contact entre les utilisateurs finaux et les stores : 1 seul endroit pour charger une apps sur les stores, un seul endroit pour que les users trouve l’Apps.
- Blippar : réalité augmentée. Blippar a inventé un nouveau mot “Blipping”, c’est à dire, transformer quelque chose de réel en quelque chose de virtuel. Ils utilisent la caméra du mobile pour capturer les images d’un objet ayant un tag Blipper dessus ce qui permet d’ajouter du contenu interactif à l’image. Cela fonctionne sur n’importe quelles surfaces et objets. Pour la démonstration, le responsable de Blippar a sorti son smartphone et plusieurs objets dont un CD de musique sur lequel est apparu du contenu additionnel (les paroles des chansons, le calendrier de la prochaine tournée du groupe, des photos du groupe…), et une barre de céréales sur laquelle est apparue un jeu (un quiz ainsi que les spots publicitaires).
Imaginer cela appliqué à une rue ou un magasin entier et vous avec une paire de lunettes intégrant un écran et une caméra connectées à votre mobile (ou remplaçant complètement le mobile) : j’ai hâte d’y être
Blippar remporte les votes du public et le mien, même si je trouve que c’est dommage pour Expert Maker dont le concept n’a pas été vraiment compris par le public (c’est un concept sans vraiment d’application à montrer). Je pense que les votes de Blippar sont principalement dus au fait que la démonstration était visuelle et interactive.
Blippar remporte donc un soutient d’AT&T sous la forme d’un contact chez WAC qui les aidera à intégrer leur solution dans le réseau d’AT&T.
La conférence de ce 3ème jour était animée par Paul Lee, l’un des directeurs de la R&D de Deloitte.
Les conférenciers sont :
- John Donovan, d’AT&T
- Erik Kruse, responsable R&D d’Ericsson
John lance le bal sur le futur de la mobilité pour sa société AT&T. Rien de neuf par rapport à la présentation d’hier (voir mon précédent post ici). J’ai retenu 2 axes sur lesquels John a particulièrement insisté :
- Networking of intelligence : AT&T gère un volume énorme de Data (Big Data) avec des données personnelles et aussi des données anonymes. AT&T veut lier le cloud et les services (comme ceux de la santé par exemple) pour fournir des services mobiles de nouvelle génération (un médecin peut intervenir à distance).
- La sécurité est aussi l’une des premières préoccupation d’AT&T. Il faut permettre à l’utilisateur de choisir de partager ou non telles ou telles données à telles personnes ou à telles Apps. Pour cela, via le programme WAC, ils ont créé 130 API pour 14 catégories d’utilisation. Avec 4,5B de transactions en 2011, et 10B estimées en 2012, il est d’autant plus important pour AT&T d’aider (voir même de contrôler) comment les développeurs vont utiliser le réseau dans leurs Apps.
- HTML5 : AT&T pousse en avant l’utilisation de HTML5.
Deux exemples d’Apps que John a présentés : un homme entre dans sa voiture et celle-ci vérifie si l’ensemble des éléments qu’il a tagués, sont bien dans le véhicule, évitant ainsi au conducteur de partir travailler sans son laptop. Utilisation d’un mobile pour gérer la clé d’accès (via NFC/RFID) pour entrer dans un lieu (une chambre d’hôtel par exemple).
Bref, pour AT&T, le monde de demain est un monde entièrement connecté, où tous les objets aideront l’utilisateur dans sa vie quotidienne.
Erik prend le relais et présente la vision d’Ericsson pour 2022. Depuis 1999, Ericsson savait qu’il fallait inventer de nouveaux moyens de communication. Erik insiste sur le chiffre 3 et présente 3 personnes qui incarnent les changements annoncés :
- Kayranga Moses, un Rwandais habitant un village loin des grandes villes et de leurs infrastructures, qui connecta son village pour “amener” la médecine sur place.
- Irina de Russie qui utilise les réseaux sociaux pour retrouver les enfants perdus à Moscou.
- Son fils de 10 ans, Alexander (Suédois) qui ne connait pas de limite à la communication quel que soit l’équipement utilisé (il semble que son père ramène beaucoup de prototypes chez lui ).
Erik présente ensuite un robot de télé-présence qui permet de faire un lien de présence à l’école pour des enfants malades ne pouvant sortir de chez eux.
Pour Erik, Broadband, mobility et cloud sont les 3 clés du futur (encore ce chiffre 3), ce sont les fondements du changement. Le web est la nouvelle plateforme de marché mondiale. Erik conclu par : “Networks are everything (physical but also people)”, “Speed is everything”, et “Innovation is everything”
Encore une fois, c’est une vision d’un monde ultra connecté, même dans les régions les plus reculées. Un collègue me faisait remarquer dernièrement que seul un faible pourcentage de la population mondiale est connectée actuellement. Nous avons encore du chemin pour que tout le monde en bénéficie. La téléphonie mobile est l’un des premier moyen pour le faire mais le fossé va continuer à s’agrandir.
Pour ma part, au-delà du tout connecté, je pense que nous devons continuer à militer pour une simplification des usages et une révolution de la gestion des données et des applications : leur nombre augmentant de manière exponentielle au fil du temps, nous allons arriver à saturation. Tout comme la business intelligence a permis d’agréger les données et de les redistribuer aux décideurs au bon moment, je pense que les OS doivent se transformer pour offrir des services (et pas des applications).
La conférence s’est poursuivie sur une présentation de plusieurs solutions de jeunes sociétés qui incarnent le futur. Je vous invite à lire la suite dans mon prochain post
Cette conférence était animée par Tim Green de Mobile Entertainment. Les conférenciers étaient :
- Jon Summers, SVP, App & SVC Services, AT&T
- Scott Jenson, Creative Director, Frog
- Peter Broekroelofs, CTO & Co-Founder, Service2Media
- Safdar Mustafa, Head of Mobile Media, Al Jazeera
- Hoojong Kim, SVP, Global Technology Research Institute, SK Telecom
C’est Jon Summer d’AT&T qui démarre les débats. Pour lui, les changements doivent venir de la complexité des outils, des plateformes, des langages, des protocoles, et des sources de données que les développeurs doivent gérer : il faut simplifier tout cela. AT&T a ouvert son réseau au travers d’un programme (WAC) pour développer le Cloud, pour fournir des API/plateformes pour aider les développeurs, et pour améliorer la collaboration avec les autres opérateurs de télécommunication. Cette ouverture est entouré de HTML5, de support aux développeurs, d’un portail dédiée et du ‘On boarding’ (il n’a pas développé ce point, donc je ne sais pas ce qu’il a voulu dire par là). Ce changement a commencé en 2008 et continue aujourd’hui.
Scott Jenson de Frog nous a ensuite parlé des Apps et du débat natif ou web développement. Pour lui l’hybride est la solution avec 3 possibilités :
- App Glut : il faut un store, un produit et un site web.
- Size and cost reduction : comme il le dit “Zombie applications appocalypse”, vu le nombre d’applications arrivant sur les stores beaucoup n’auront aucune chance de sortir du lot et deviendront des “zombies”.
- Leverage other applications : avoir la possibilité d’interagir avec différents équipements comme par exemple connecter une bouteille pour connaître le nombre de fois ou elle a été utilisée, la date de validité du contenu.
Pour lui, les Apps n’ont pas encore eu leur révolution (en suivant le cycle Kuhn) : du mainframe à la tablette/mobile. Il y a donc une super opportunité pour créer une solution qui va concentrer tous ces nouveaux équipements. Le mobile va/doit fournir les apps/services dont l’user à besoin au bon moment par rapport à l’endroit.
Je suis tout à fait d’accord avec lui
Ensuite Peter Broekroelofs de Service2media a parlé de la solution qu’ils ont mis en place pour leur client Aljazeera : le cross device est une bonne opportunité pour réduire les coûts. Pour cela il faut designer l’Apps une seule fois, les déployer sur de multiples plateformes et les maintenir. Peter a alors énuméré un certain nombre de faits :
- Développer sur du natif prend x fois plus de temps. Il y a donc une augmentation du cycle de vie du produit.
- L’expérience utilisateur est différente en fonction de la plateforme (iOS, Android…) et aussi par rapport à l’équipement (Apple, HTC, Sony…).
- Il y a aussi le problème de la sécurité : l’utilisateur final a confiance dans la sécurité de son smartphone, il faut donc la conserver.
- Il y a aussi l’intégration du mobile dans le SI (cloud, serveur, accessoires) via le wifi/3G.
- Dernier point et non des moindres : il faut gérer la multitude des langues des utilisateurs (français, anglais, chinois…).
Safdar Mustafa a enchainé pour faire un retour d’expérience en tant que client (Aljazeera). Il a insisté sur 2 points : la problématique du multi plateformes et sur la diversité des sources et des médias à l’origine de l’info (ex du tweet de la photo d’un crash d’avion qui a été reprise par tout le monde). La révolution du mobile dans l’information est très importante dans le monde du média. Aljazeera ajoute autant de fonctionnalités qu’il est possible en écoutant les utilisateurs (obtenir ce feedback n’est pas toujours simple au vue du peu d’outils offert par les plateformes hôtes). Pour le problème de la langue, Safdar a cité un exemple concret : Windows 7 ne supporte pas l’arabe (en entrée/saisie) ce qui est un comble pour un OS de portée mondiale. Pour Safdar, le monde IT doit faire augmenter le nombre de médias, évoluer les Apps et les plateformes, et surtout faire du benchmark et rester à l’écoute des retours utilisateurs.
Hoojong Kim de SK Planet s’intéresse à l’écosystème autour des Apps. L’implantation du mobile en Corée est en train d’exploser avec 27% de pénétration par an. SK Telecom a donc créer une spinoff, SK Planet, pour gérer les plateformes de développement mobile. Avec 12 millions de consommateurs, 26 millions de pages vues mensuellement et 619 millions de téléchargements (documents et Apps confondus), SK Telecom (comme AT&T) doit faire face à l’explosion de l’utilisation de son réseau. D’après une étude réalisée par SK Planet, Android est devant l’iPhone et les site mobiles. Toujours d’après cette étude, Android est plus gourmand en terme réseau que l’iOS. Toujours à la recherche d’une plateforme permettant d’intégrer tous les équipements, Hoojong confirme qu’HTML5 semble être une des meilleures solutions.
Après l’ensemble de ces présentations, les conférenciers ont débattus sur l’éternel sujet “HTML5 ou développement natif ?” sans apporter de réelle réponse.
Une question d’une personne russe a passionné les conférenciers : elle indique que 80% du marché est pris par Apple, elle demande donc aux conférenciers quand et comment les autres plateformes vont réussir à faire changer la donne ? Pour Frog, l’un des premiers problèmes vient du modèle économique par la publicité, tant que celui-ci durera, il sera difficile de contrer Apple. Pour le Coréen, il faut plus de collaboration entre l’opérateur et les éditeurs de plateformes, en particulier autour d’HTML5, ce qui permettra de séparer Apps et plateformes. Pour Aljazeera, il faut se rappeler l’histoire de Nokia ou même de Microsoft : les utilisateurs adoptent très rapidement de nouveaux standards du moment qu’ils y voient une nouvelle valeur ajoutée. Mettre à disposition une Apps Android est, pour lui, un pari sur l’avenir. Comme hier (voir mon précédent post ici) il milite pour que HTML5 puisse accéder aux fonctionnalités de l’équipement. Pour Service2Media, les Apps sont de plus en plus pensées “gratuites” et pour se différencier il faut donc innover et réussir à se faire connaître.
Autre question : Est ce que les opérateurs vont faire payer aux développeurs la bande passante et la consommation batterie que leur apps utilisent ? AT&T travaille sur un outil permettant aux développeurs de voir/constater cette consommation pour qu’ils la réduisent. Bonne initiative
La conférence s’est terminée sur cette question. Pour ma part, j’ai découvert après qu’il y a déjà une solution pour permettre aux Apps en HTML5 d’accéder aux fonctionnalités des équipements : appMobi{!}.
Deuxième journée à MWC : c’est toujours aussi passionnant !
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