Dans l’avion entre Tel Aviv et Bucarest, je m’apprête à vous faire le compte rendu mon troisième voyage en un 10 mois en Israël. Avant de rentrer dans le détail de mes actions et de chercher à en faire une synthèse, je m’aperçois que je ne peux pas parler de ce pays, sans commencer par rappeler l’extraordinaire et quelque peu paradoxale confiance dans l’avenir que je ressens dans cette nation. Je sors juste d’une visite de l’Université Bar Ilan, dont j’ai rejoins le comité stratégique en France récemment, et je ne peux que porter un regard admiratif sur la volonté qui anime tout responsable et manager de ce pays. Bar Ilan, comme aussi le Technion, affiche une ambition extraordinaire dans pratiquement 100% des disciplines. L’université dispose ainsi, pour les nanotechnologies d’un bâtiment quasi unique en son genre, qui l’isole de pratiquement 100% des vibrations et en fait un établissement de recherche premium sur ce sujet pointu s’il en est.
Je ne veux pas consacrer ce papier au seul sujet Bar Ilan, mais l’exemplarité de ce financement public-privé à échelle mondiale, adossé à une obligation d’excellence budgétaire à l’égard des donateurs, ne peut laisser insensible le défenseur du modèle universitaire que je suis en France. Les écoles ultra élitistes à la française, et les universités en déliquescence, ne sont pas une fatalité… si nous pouvons sortir des impasses doctrinaires de droite de gauche. L’université doit être un humanisme, un universalisme, une excellence et pas une élite, au service de la société et des individus.
J’ai également passé mon premier WE en Israël, un immense merci à Lina et Eli pour leur extraordinaire accueil. J’ai pu apprécier des sites uniques, sur la Mer Morte, telle que la citadelle de Masada et l’extraordinaire sentiment de fraîcheur que l’on rencontre dans les oasis du désert du Néguev. Rien que pour ça… allez en Israël.
Le volet business s’enrichit. Le portefeuille de propositions grandit. Et disons, sans avancer trop de noms, que Pentalog est en approche avec l’un des tous plus gros éditeurs de logiciels du pays, avec l’un des plus importants équipementiers telecom, et qu’il devrait annoncer bientôt, grâce à l’apport de Pentalog Israël, une extension de sa gamme de services à la conception de systèmes électroniques… encore quelques jours de patience.
J’ai aussi eu à répondre aux questions d’une formidable reporter de Globe, l’équivalent local des Echos, je fournirai l’article (sans doute en hébreu, pour ceux qui peuvent le lire), dans les jours qui viennent. Elle a parfaitement saisi l’enjeu stratégique de l’outsourcing dans les 20 prochaines années et je pense que cela pourrait être l’un des conducteurs de son article. Ça nous changera un peu du ton larmoyant de la presse professionnelle française, qui, pour faire bonne mesure, interroge un coup un patron de SSII poids moyen, un coup un syndicaliste salarié, un coup un syndicaliste patronal. Les trois ayant le même intérêt, aucune position originale et divergente ne sort jamais : « pas de managers expérimenté », « oulala, le turn over » , « pas la même culture du travail »…
Là nous avons parlé des vrais enjeux du sujet, des vrais risques qui pèsent sur l’économie IT et les entreprises qu ne sauront pas utiliser l’offshore/nearshore.
Ce voyage a, sans surprise, comblé mes attentes, et je suis aujourd’hui confiant dans l’avenir de Pentalog dans ce pays.
























